L'Etoile de Normandie

Le Magazine Internet des Normands, entre Traditions & Modernité - "Ce site s'inscrit dans la volonté de mettre fin à la division administrative de la Normandie, morcelée depuis 1956 par le bon plaisir de l'Etat, contre l'avis des élus et des citoyens".

30 avril 2005

Week-end chargé!

festiaoc1Dans le cadre bucolique du village de Cambremer (Pays d'Auge/Calvados), les AOC normandes se sont données rendez-vous pour le Festival des AOC de Normandie :
cf http://www.cambremer.fr/festival_aoc.htm
Les 12 AOC normandes : Le Calvados, roi à l’export
Données Chambre d'Agriculture de Normandie (Date de l’AOC)
Poiré Domfront (2002) : 20 producteurs, 700.000 bouteilles avant la tempête de 1999, 115.000 en 2004. Objectif : 800.000 bouteilles dans les 5 – 7 ans.
Calvados (1984), Calvados Pays d’Auge (1942), Calvados Domfrontais (1997) : 450 producteurs, 7 millions de bouteilles commercialisées dont 50% à l’exportation.
Pommeau de Normandie (1991) : 900.000 bouteilles par an.
Cidre Pays d’Auge (1996) : 30 producteurs, 700.000 bouteilles par an.
Camembert de Normandie (1983) : 125 millions de litres de lait collectés auprès de 1.200 producteurs ; 12.750 t. en 2004 soit 18% de la totalité des camemberts.
Livarot (1986) : 140 producteurs de lait, 1.350 t. en 2004.
Neufchâtel (1977) : 70 producteurs de lait, 1.115 tonnes en 2004 dont 1% exportés.
Pont-l’Evêque (1986) : 400 producteurs de lait, 3.230 tonnes en 2004.
Beurre et crème AOC d’Isigny (1986) : 4 usines, 4.287 t. de beurre et 4.864 t. de crème en 2004


bato046Comme tout les weeks-end du premier Mai, les 24 heures motonautiques de Rouen vont voir vrombir des monstres de puissance sur les vagues de la Seine. Spectacle Garanti.
Pour plus de précision, consultez le site officiel : http://www.24heuresrouen.com


stade_de_france2Le Stade Malherbe de Caen affronte le Racing-Club de Strasbourg ce jour en Finale de Coupe de La Ligue. 30.000 Normands vont déferlés sur le Stade de France. Que la fête soit au rendez-vous et que le meilleur gagne (inutile que je précise qui je vais supporter je crois...)

Posté par Yuca 2 Taillefer à 15:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Les Responsables Normands et les Normands Responsables sont pour le OUI au "Traité des Européens" appelé "Constitution"

Le débat qui raconte l'histoire "d'amour" de la France avec l'Europe selon le OUI/NON/Un peu/Beaucoup/ALaFolie/PasDuTout continue... et n'est pas près de finir.. dans les sondages les Ouis et les Nons sont en balançent au gré des vagues, des levers, des couchers et du vent...
Dans le camp des Normands responsables qui se prononcent pour le Oui, on trouve (liste non exhaustive):
- Mr Hervé Morin, qui a été pendant un temps le "champion" de la promotion de la réunification normande, a écrit une lettre à tous ses administrés de Cormeilles-Epaignes (soit près de 80000 dans le nord de l'Eure). (cf ci-dessous sa lettre)
- Mr Jean-Louis Bourlanges, meilleur spécialiste Français et Normand de L'Europe. (cf ci-dessous son "Oui")
- Mr André Bettencourt, personnalité du Pays de Caux, propriétaire du Courrier Cauchois, et qui a écrit dans son journal un texte pour le "Oui" à L'Europe.
- Le Commissaire Pascal Lamy, d'origine Cauchoise.
- Mr François Hollande, 1er secrétaire du Parti Socialiste National et dont la famille est d'origine normande.
- L'UMP normand (vous pouvez consulter http://www.umpeurope.org), et le PS normand (dont le site est http://www.normandiepourleoui.org)
- Les organisations "Demain la Normandie", "L'Etoile de Normandie", "Club Normandie 2004".
......(a vous de compléter ou d'envoyer vos messages)

Quand à Messieurs Duron et Le Vern, ils recherchent une capitale ou une métropole de plusieurs villes normandes, une plate-forme aéroportuaire ou hub (pour rationnaliser les coûts et séduire voyageurs et compagnies aériennes), et une date (pour le référendum citoyen ou signatures entre les présidents) pour la Région Normandie. Il faut donc les laisser bosser et ne pas les ennuyer avec l'Europe!!!!

Quand à Mr Laurent Fabius, longtemps partisan "convaincu" de l'Europe, mais depuis largement seulement "convaincu" de vouloir devenir le "premier de la classe" (un coup j'attaque le PS par la droite, une autre fois je tente par la gauche...), daignant visiter les Normands deux à trois fois par an histoire de valider son seul mandat local de Gd-Quevilly, est toujours en train de faire campagne pour son NON... mais il le fait aux Etats-Unis.... (Cette diatribe est, bien sûr, un mélange de vrai et de faux, je vous laisse donc faire le tri sélectif...., et je ne peux pas m'en empécher car j'en avais besoin et ça me soulage...]


Lettre d' Hervé MORIN
Député Maire d’Epaignes

A moins de quinze jours du référendum, j’ai souhaité vous écrire personnellement car le vote du 29 mai est très certainement le plus important que vous aurez à effectuer dans les 20 ans qui viennent. Nous ne pouvons pas laisser une majorité d’abstentionnistes décider de notre avenir et de celui de nos enfants. Ce vote est en tout cas aussi important qu’une élection présidentielle ou les élections législatives.

Je sais que vous êtes tentés de profiter de cette élection pour exprimer votre mécontentement face à la situation de notre pays. Ne nous trompons pas d’élection ! Les élections nationales, en 2007, vous permettront d’exprimer votre opinion. Ne jetez pas l’Europe à la rivière de vos déceptions.

Le 29 mai, ne faisons pas de l’Europe le bouc émissaire de nos problèmes. Beaucoup de pays en Europe vont bien (Grande Bretagne, Suède, Danemark, Espagne…). Ils ont su faire les réformes qu’il fallait. Les difficultés de notre pays, nous ne les devons qu’à nous-mêmes, à notre incapacité depuis vingt ans à regarder les choses en face et à régler nos problèmes. Pour les surmonter, avec une politique nationale courageuse, l’Europe est notre meilleur atout ; l’Europe est notre chance !

N’oublions pas d’abord les acquis de l’Europe. L’idée des pères de l’Europe était de construire de tels liens entre les pays et les peuples que la guerre qui ruinait tous les 40 ans notre continent serait impossible. Ils y ont réussi : pour la première fois de notre histoire l’Europe est en paix mais cela demeure par définition fragile ; les anciens le savent bien.
Par ailleurs, la construction de la communauté économique européenne devait permettre l’émergence d’un grand marché qui accélèrerait la modernisation de notre économie et la constitution d’entreprises assez fortes pour rivaliser avec le reste du monde. Quelles que soient les difficultés du moment, c’est aussi un succès.
Grâce à l’Europe, par exemple, la France est devenue la deuxième puissance mondiale dans l’agroalimentaire. C’est grâce à notre union qu’Airbus est devenu numéro 1 mondial dans l’aéronautique devant Boeing et fournit du travail à près de 100 000 Français. Qui aurait pu imaginer cela il y a 25 ans ?
Savez-vous qu’aujourd’hui un emploi sur cinq en France dépend des échanges avec les autres pays d’Europe ? En fait, la France sans l’Europe serait plus pauvre et plus isolée.

Vous voyez bien que l’avenir du monde sera dans les mains des grands Etats. Le Monde est dominé par les Etats-Unis. La Chine s’est réveillée ; demain l’Inde, la Russie, le Brésil probablement seront les grandes puissances qui rivaliseront.
Si les pays européens ne s’unissent pas, la France comme les autres nations européennes n’auront pas le poids nécessaire pour défendre notre conception du monde, nos intérêts économiques et sociaux, notre culture face à ces géants. Tant que nous ne parlerons pas d’une seule voix, comme sur la question Irakienne, les Etats-Unis imposeront leur loi. Il nous faut être unis ; c’est pourquoi nous aurons avec la Constitution, un Ministre des Affaires Etrangères européen et la possibilité de construire une défense européenne.

Je ne peux me satisfaire à l’idée que la sécurité du continent européen repose sur le bon vouloir des américains, que nous ne sommes pas en mesure d’imposer notre vision de la planète lors des grandes négociations internationales ou commerciales alors que l’Europe est la 1ère puissance économique du monde. Doit-on à jamais rester un nain politique ?

Je sais que vous trouvez l’Europe actuelle trop technocratique et trop libérale. Justement, la Constitution apporte des solutions à ces deux reproches.

Elle rend l’Europe plus démocratique avec des institutions transparentes et compréhensibles par tous. Par exemple, les décisions du Conseil des ministres européens se prendront publiquement. Nous saurons désormais à chaque fois quelle sera la position du gouvernement français. Les décisions ne se prendront plus dans notre dos. Le droit de pétition permettra à un million d’européens de demander à la Commission européenne de revoir une question. Le Parlement européen votera désormais toutes les lois européennes.
Et l’Europe, que nous identifions si difficilement aujourd’hui, aura désormais un visage et un responsable : un Président, élu pour cinq ans.

Beaucoup d’entre vous trouvent aussi que l’Europe est trop libérale, qu’elle permet les délocalisations, le « dumping social »… Justement, avec la Constitution, l’Europe sera plus sociale. L’Europe reconnaît pour la première fois les services publics. Elle se donne des objectifs politiques et sociaux comme par exemple la lutte contre les inégalités, la solidarité entre les générations, la défense de notre protection sociale, la protection de notre environnement, un haut niveau de santé publique, l’interdiction du clonage reproductif… L’Union européenne n’a plus uniquement, comme dans les précédents traités, l’objectif de créer un grand marché favorisant la liberté de circulation des personnes, des biens et des capitaux.

Bien sûr, ce texte n’est pas une fin en soi. Il est une étape dans la construction d’une Europe unie et en paix. La France s’est construite en plusieurs siècles. En soixante ans, l’Europe est passée de la guerre et de la haine entre les peuples à la volonté de construire quelque chose en commun pour compter au XXIe siècle.

Il est certain que, si jamais la France disait non à la Constitution, elle pèserait moins en Europe et dans le monde. Par exemple, quel poids aurait la France pour maintenir la Politique Agricole Commune (PAC) qui, en dépit de ses imperfections, apporte chaque année 9,5 milliards d’euros aux agriculteurs français ? La dynamique européenne, qui est si fragile, serait cassée pour longtemps.


«QUELLE EUROPE VOULONS-NOUS ?»
Une série du «Figaro»

Remettre l'église au coeur du village
par jean-Louis Bourlanges *

L'Union européenne hésite entre deux modèles : les Etats-Unis d'Europe et... l'Union postale universelle. D'un côté, un acteur global, des frontières stables, d'importantes ressources institutionnelles, financières et militaires, une volonté de présence et d'influence. De l'autre, une simple organisation internationale, un territoire illimité, des moyens chichement mesurés, une raison sociale spécialisée, non certes dans l'acheminement du courrier mais dans la diffusion des échanges et du droit à l'intérieur d'un cercle sans cesse élargi.

Les Français sont acquis au premier de ces deux modèles qu'ils ont d'ailleurs baptisé d'un nom légèrement provocateur : l'Europe puissance. Le drame de la campagne référendaire, c'est que la Constitution européenne n'arbitre pas clairement entre ces deux options. Les Britanniques y ont veillé : tout ce qui relève de la politique, les impôts, l'harmonisation budgétaire, la politique étrangère ou la défense, demeure pratiquement soumis à la règle de l'unanimité et continue donc de flotter à la lisière des compétences nationales et européennes. Du coup, nos concitoyens se sentent frustrés par un débat qui paraît ignorer l'essentiel. Ils pensaient avoir rendez-vous avec l'Histoire, on leur propose de bénir quelques aménagements institutionnels passablement incompréhensibles.

Par un procédé à la fois irrationnel et intelligible, la passion politique refoulée s'en prend aux premiers sujets chauds qui passent : l'adhésion turque et la directive Bolkestein, l'Europe passoire et la dérive ultralibérale. Le procès en libéralisme est triplement infondé. On impute à la Constitution la reprise, le plus souvent au mot près, de tout ce qui figurait dans les traités antérieurs : l'économie de marché, le respect de la concurrence ou l'ouverture des frontières. On feint d'ignorer les avancées sociales du nouveau texte : intégration à l'ordre juridique communautaire d'une Charte des droits fondamentaux, droits économiques et sociaux autant que politiques, création d'une base juridique pour les services publics jusque-là plus tolérés que reconnus par les traités, institution d'une clause sociale générale contraignant le législateur européen à prendre pleinement en compte l'incidence sociale de chacune des politiques communes. On oublie enfin que le traité constitutionnel est un acte de droit international comme les autres, identique par sa portée comme par les modalités de sa révision aux traités antérieurs. En vérité, le seul effet produit ici par la Constitution est d'ordre politique : elle oblige les Français à reconnaître officiellement le monde dans lequel ils vivent depuis cinquante ans. Apparemment, l'atterrissage dans le réel est plutôt rude.

L'incidence de la question turque sur le débat référendaire est plus complexe. Les deux dossiers sont à la fois politiquement liés et juridiquement distincts. L'adhésion de la Turquie constituerait sans doute un pas décisif sur la voie d'une Union diluée et vide de tout contenu mais le rejet ou la ratification du traité constitutionnel serait sans incidence sur le sort de cette candidature. Curieusement toutefois, l'irruption de la Turquie dans la campagne référendaire aura permis d'apporter au problème un règlement brutal, inattendu mais sans doute définitif. Les amis de M. Erdogan auraient dû s'inquiéter de savoir Jacques Chirac «favorable à long terme» à l'adhésion de la Turquie, car, chez lui, la préférence pour le court terme n'a jamais été prise en défaut. Les espoirs d'Ankara menaçaient le camp du oui. Il fallait donc déminer. Avec la révision de la Constitution française, c'est désormais chose faite. En obligeant le Chef de l'Etat à soumettre à référendum chaque adhésion nouvelle, le Congrès casse net le processus d'élargissement indéfini dans lequel l'Union semblait entraînée. Théoriquement insoluble, la question des frontières est pratiquement résolue, non d'ailleurs sans quelque risque politique pour la France. Les partisans du non objecteront que la révision de la Constitution de la Ve République n'a rien à voir avec la Constitution européenne. Sans doute, mais à la condition de reconnaître qu'il n'y aurait pas eu de révision de la Constitution française sans débat sur la Constitution européenne. Champion du club chrétien, M. de Villiers ne peut ignorer que les voies de la providence sont impénétrables.

Eminemment propre à engendrer la frustration, le traité constitutionnel, ce texte oblique et retenu qui se donne pour ce qu'il n'est pas et qui ne dit pas vraiment ce qu'il donne, n'est pourtant pas insignifiant. Sur un point central, il opère un changement décisif : la modification des modalités de prise de décision entre les Etats membres de l'Union. La chose déconcerte. En apprenant que le nouveau traité substitue la règle dite de la double majorité à celle des trois critères enfantée à Nice, nos concitoyens n'auront sans doute pas le sentiment de découvrir la pierre philosophale. Ce qui est pourtant derrière cette réforme incompréhensible, c'est l'avenir d'une certaine idée de l'Europe. A l'heure présente, l'Union se situe à la conjonction de trois blocs distincts : celui des pays fondateurs, emmené par le couple franco-allemand, celui de l'Association européenne de libre-échange, jadis constituée par le Royaume-Uni pour faire pièce à l'Europe des Six, et celui enfin des anciens pays socialistes dont la Pologne est la figure de proue. L'Europe communautaire, rejointe par l'Espagne, est globalement acquise à l'économie sociale de marché, à des institutions communes solides et à l'affirmation politique du Vieux Continent. Les deux autres sont pour des raisons intelligibles porteuses d'une même méfiance périphérique pour le coeur carolingien de l'Union, d'une même solidarité tout-terrain avec les Etats-Unis et d'une même dévotion exclusive pour les mécanismes du marché.

La préférence de la France et celle des pays fondateurs pour une Europe forte exigent que la capacité de décision de l'Union soit substantiellement accrue. Là est l'apport essentiel de la future Constitution. Elle éliminera les effets paralysants du traité de Nice en multipliant par plus de sept les chances arithmétiques de former au Conseil une coalition gagnante, c'est-à-dire une coalition capable d'aboutir à une décision positive.

Il fallait toutefois que ce progrès ne se traduise par aucune perte d'influence relative de la «Vieille Europe» par rapport aux deux autres. Tel sera bien le cas. En substituant la démographie aux pondérations de Nice, le nouveau traité renforce les protections du bloc communautaire. Jugeons sur chiffres : dans le nouveau système de pondération, la France disposera de 13% des pouvoirs contre 9% dans le cadre du traité actuel, le couple franco-allemand de 31% contre 18%, l'Europe des Six de 49% contre 36% et le front du refus de la directive Bolkestein de 47% contre 37% !

Sachons défendre l'Europe de nos préférences, efficace et équilibrée. Epargnons-nous, en cédant aux délices du prophétisme imprécatoire, de nous tirer une balle dans le pied. La Constitution européenne n'a peut-être qu'un seul mérite mais il est grand : elle remet largement l'église communautaire au coeur du village de l'Union. Le reste, Série noire ou Bibliothèque rose, n'est que littérature.

* Essayiste et député européen (UDF).

Posté par Yuca 2 Taillefer à 14:15 - France, Europe, Monde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Aggravation économique et social en Europe : Faut-il encore se leurrer ?

Comment l'Etat et le Premier Ministre peuvent encore être rassurants et attendre sans cesse dans leurs beaux discours que la manne providentielle (la "croissance") viendra "d'en haut" comme par magie..... Et pourtant les voix commencent à se faire entendre.. le monde que nous avons connu n'existe plus, et de plus en plus les jeunes devront se retrousser leurs manches... surtout que si nous voulons garder tous les "acquis", nous devrons payer toujours de plus en plus.... Peut-il y avoir encore des privilèges tels ces grands patrons qui se versent des sommes colossales alors qu'ils sont reconnus "incompétents" par leurs conseils d'administrations et leurs actionnaires (cas de Carrefour), même les responsables en économie doivent prendre leurs responsabilités : il serait d'ailleurs intéressant d'entendre sur ce sujet les organisations patronales normandes ! (mailez à etoile@normandie.tk).

Car il faut leur dire aux jeunes la vérité en face : L'Etat ne peut pas tout et semble même ne vouloir plus rien, il fait des discours mais n'oeuvre pas concrètement, et il va falloir avoir du courage, bosser dur, et apprendre une voir plusieurs langues, ne pas écouter vos profs si ce sont des dandys ou des gens foutres (et bien oui je le dis, y'en a! et ne me dites pas que c'est une réflexion de droite! j'ai eu des profs de gauche, qui savaient éduquer et instruire, qui pouvaient avoir de l'autorité mais que je remercie chaleureusement aujourd'hui!), ne pas hésiter à partir loin de chez vous pour vous former et acquérir de l'expérience, et si vous êtes Normand et donc d'une région qui n'a pas su se défendre et assurer un avenir à la plupart de ses jeunes, il va falloir vous battre encore plus ! Et si vous êtes issu d'un milieu modeste et que vous montez à Paris, vous devrez vous contenter d'une chambre de bonne et vous endetter (ne riez pas, j'en connais plusieurs dans cette situation!).

Et que l'on ne me dise pas que la solution, c'est l'extrême gauche! : Désolé mais quand je vois qu'il ne sont pas pour l'Europe, je me dis qu'en fait, s'ils sont "souverainistes", c'est qu'il ne sont pas très partageurs... (puisque de toute manière dans ce billet je me lâche, allons-y gaiement... j'entend déjà venir de très loin les quolibets....)
En plus on nous dira quoi?? C'est la Faute à qui? A l'Europe (NB : toute l'Europe souffre, mais d'autres pays un peu moins que nous), au Monde entier, à Bush? NON, C'est de notre faute de ne pas voir la réalité en face! Car je ne veux faire ni angélisme, ni anathème.
Je sais, Ca peut faire mal, mais c'est comme ça! [Point De Vue de Yuca de Taillefer]

Voir les articles ci-dessous parus ce jour dans
Le Figaro

SOCIAL En mars, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,3%, portant le taux à 10,2%
L'aggravation du chômage frappe les jeunes de plein fouet

François-Xavier Bourmaud
[30 avril 2005] 

Le chômage a poursuivi sa hausse en mars. Selon les chiffres publiés hier par le ministère du Travail, 6 700 personnes sont venues grossir les rangs des demandeurs d'emploi le mois dernier (+ 0,3%), ce qui porte à 2 487 800 leur nombre en France.

Le taux de chômage atteint désormais 10,2% de la population active, soit une progression de 0,1 point par rapport à février. Après avoir reconnu il y a quelques semaines que son objectif d'une baisse de 10% pourrait être «décalé de quelques mois», Jean-Pierre Raffarin s'est employé hier à minimiser cette nouvelle progression, la troisième depuis le début de l'année. «Nous avons une décélération de l'augmentation du chômage puisque nous étions à peu près à 30 000 chômeurs de plus en janvier, à peu près à 12 000 en février et à peu près à 6 000 en mars», a noté le premier ministre.

De son côté, le ministre délégué aux Relations du travail, Gérard Larcher, s'est contenté de constater que le chômage n'avait pas encore entamé «la décrue que nous attendons pour la fin du semestre».

Dans le détail, ce sont une nouvelle fois les jeunes et les chômeurs de longue durée qui ont le plus souffert de la progression du chômage. Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans a bondi de 1,3%, le chômage de longue durée a augmenté de 0,5%.

Une note diffusée par le ministère du Travail souligne que parallèlement à l'augmentation des licenciements économiques (+ 6,6% en mars), les «reprises d'emploi déclarées» ont enregistré une forte hausse de 9,4%. «Les offres d'emplois déposées à l'ANPE continuent à augmenter, ce qui confirme un marché de l'emploi moins atone qu'il n'y paraît», souligne la note. Comment dès lors expliquer les «273 000 offres d'emplois non satisfaites, soit + 6% sur le dernier mois», s'est interrogé Jean-Pierre Raffarin, en une allusion claire à la question du contrôle des chômeurs.

Le débat a d'ailleurs été alimenté hier avec la publication d'un document de travail sur la convention que préparent actuellement l'Etat, l'ANPE et l'Unedic. Selon ce document, l'assurance-chômage serait désormais chargée d'examiner «périodiquement, de façon aléatoire ou sur saisine de l'ANPE», les conditions dans lesquelles l'allocataire «tient les engagements qu'il a pris» dans le cadre de son projet personnalisé de retour à l'emploi. Une perspective que dénonce Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière. «Si le gouvernement veut accroître les sanctions sur les chômeurs et transférer le pouvoir de sanctions des pouvoirs publics vers les Assedic, ce sera un point de rupture», a-t-il averti.

Commentant les chiffres du chômage de mars, il a estimé qu'il fallait désormais «soutenir la consommation, qui est le moteur principal de l'économie française».

Une analyse partagée par le Parti socialiste qui n'a pas ménagé ses critiques à l'encontre du gouvernement. Dénonçant «l'attentisme coupable» de celui-ci, le PS fait valoir qu'il était «urgent de mener une politique de soutien à la consommation des ménages et volontariste en matière d'emploi».

CONJONCTURE La confiance économique se dégrade en France comme dans la zone euro
Ménages et industriels partagent leur pessimisme

Marie Visot
[29 avril 2005] 

Les ménages français sont un peu moins pessimistes aujourd'hui qu'ils ne l'étaient il y a un mois, mais leur confiance demeure à des niveaux historiquement bas. Quant aux industriels, ils n'ont franchement pas le moral et confirment un ralentissement de l'activité.

De l'avis des chefs d'entreprise, la demande « a nettement marqué le pas » au cours du premier trimestre, selon une enquête publiée hier par l'Insee. Un mouvement qu'ils ne voient pas s'inverser : ils anticipent, pour les trois prochains mois, un nouveau tassement de la demande intérieure (– 7 points) et étrangère (– 12 points).

Autre aspect significatif du ralentissement, une entreprise sur cinq déclare ne pas pouvoir produire davantage avec ses moyens actuels. En toute logique, elles annoncent donc avoir réduit leurs effectifs (– 5 points) au premier trimestre, estimant que cette baisse devrait se poursuivre (– 3 points). La conjoncture demeure « trop incertaine pour s'engager dans une procédure d'embauche qui demande au moins six mois de visibilité », souligne Nicolas Bouzou, chez Xerfi.

Il faut dire que les freins conjoncturels ne manquent pas, contribuant à renforcer les inquiétudes et empêchant cette visibilité dont les industriels ont tant besoin : les cours du pétrole demeurent à des niveaux élevés, contribuant à renchérir les coûts de production.

Quant à la vigueur de l'euro, elle continue de pénaliser la compétitivité des produits français. Pour Jean-Pierre Raffarin, la « compétition internationale retarde aussi les résultats » que la France attend de son économie. « Nous avons une forte pression avec l'émergence des grandes puissances », a-t-il dit hier devant les présidents de chambre de commerce et d'industrie, en citant la Chine.

« On n'est pas encore aujourd'hui dans une dynamique de récession mais il y a quand même un ralentissement prononcé » de l'activité, en conclut Nicolas Sobczak. Les économistes sont tous d'accord : avec une progression du PIB qui pourrait être nulle au deuxième trimestre, la France aura du mal à atteindre 2 % de croissance – le minimum espéré par Bercy.

La situation française n'est pas isolée au sein de l'Europe. Le gouvernement allemand a abaissé hier sa prévision de croissance pour cette année à 1 % – contre 1,6 % anticipé jusqu'alors –, les chiffres de conjoncture publiés ces dernières semaines confirmant sa fragilité.

Le continent, plus généralement, semble atteint du syndrome. La confiance des chefs d'entreprise et des consommateurs s'est à nouveau dégradée au mois d'avril dans la zone euro, selon une étude de la Commission européenne publiée hier. L'indicateur est en baisse pratiquement continue depuis novembre dernier, « indiquant un ralentissement considérable de la croissance au premier semestre 2005 », selon Bruxelles.

Posté par Yuca 2 Taillefer à 13:04 - Economie, Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 avril 2005

le Forum de Normandie

Ceci pour vous informer que le Forum de Normandie est toujours à la disposition des Normands. Le Club Normandie2004 limite son action dans le temps et à transférer son activité à l'Étoile de Normandie. Vous avez quelques critiques à formuler, des idées à partager alors RDV vous est donné sur :

http://forum.europeanservers.net/cgi-bin/liste.eur?mhap

Posté par MHAP à 14:47 - Initiatives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 avril 2005

AIRBUS A380

Bravo AIRBUS INDUSTRIES, BRAVO L'EUROPE,

airbusa380

14h30:aéronautique: l'A380, l'avion géant d'Airbus, s'est posé sans encombres à 14h22 à Toulouse-Blagnac,à l'issue d'un premier vol d'essai de 3h53mn

Enfin une bonne nouvelle !

Bravo Airbus et ce Bravo va à tous ceux qui de loin ou de près ont contribué à cette merveille technologique. En Allemagne, en Angleterre en France, en Espagne et partout en Europe c'est l'euphorie. Des messages du Monde Entier parviennent au siège de Airbus mais étrangement aucun encore des USA, il est vrai qu'avec le décalage horaire ... Poor Boeing ! Les Canadiens félicitent leurs cousins européens ... l'Asie, l'Afrique ne sont pas en reste. L'Europe vient d'offrir  au monde un beau cadeau !,

Ce vol réussi c'est la confirmation de la suprématie aérienne de l'Europe. C'est aussi la preuve qu'ensemble les Européens peuvent faire de grandes choses. Ceux qui diront NON le 29 mai pourront peut-être revenir au temps de la Caravelle qui dans les années 60 faisait le succés d'une société française à l'origine de Airbus. Moi je dis OUI au progrès quand il est européen.

Normands nous pouvons être fiers, nous avons des Normands qui travaillent chez Airbus ou chez des manufacturiers travaillant pour le groupe et nous avons aussi une filiale de Airbus en Normandie près du Havre si je ne me trompe.

Salutations normandes

MHAP

Posté par MHAP à 14:48 - France, Europe, Monde - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


22 avril 2005

le OUI ou le NON ?

oui

non

Moi je trouve le OUI plus symphatique.

La ressemblance avec des personnages

politiques existants est voulue.

MHAP

Posté par MHAP à 10:57 - France, Europe, Monde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 avril 2005

PF et 7 raisons de dire OUI

Le Parti Fédéraliste avec lequel je sympathise vous donne ses 7 raisons de voter OUI.

MHAP

Si vous êtes nationaliste ou souverainiste, vous refusez peut-être l'Europe. Mais que vous soyez de gauche ou de droite, voici 7 bonnes raisons de dire "oui" au traité constitutionnel même si vous êtes tentés par le "non".

EN GUISE D'INTRODUCTION
Refuser ce nouveau traité, baptisé "Constitution", c'est rester dans l'Europe actuelle (celle du Traité de Nice) qui est plus libérale, moins démocratique et moins efficace pour 25 Etats.


OUI A PLUS D'EUROPE SOCIALE

Avec la Constitution, l'Europe sera plus sociale qu'aujourd'hui. En disant le contraire, certains partisans du "non" sont des menteurs. En effet, avec le nouveau traité, pour la première fois, l'Europe reconnaît le droit de grève et le droit aux prestations sociales, elle exprime pour objectif la lutte contre l'exclusion, affirme le principe d’égalité entre hommes et femmes, le droit des handicapés à l'autonomie, et interdit les discriminations. A moins de considérer que tous ces mots ne relèvent pas du vocabulaire "social", il y a bien des progrès sociaux dans cette Constitution. D'autre part, l'essentiel des politiques sociales restera de la compétence de chaque Etat. Autrement dit l'Europe ne dictera pas des lois sociales à la France. En revanche, un Etat de l'Union qui voudrait, par exemple, supprimer le droit de grève ne le pourrait pas après avoir adopté la Constitution. C’est d'ailleurs pour toutes ces raisons que la Confédération européenne des Syndicats (60 millions d’adhérents à travers l'Europe) dit "oui" à la Constitution.



OUI POUR UN MARCHE REGULE

Avec la Constitution, les principes de l'économie de marché et de "la concurrence non faussée" sont réaffirmés. Ce n'est pas nouveau, il en est ainsi depuis les origines de l'Union. En revanche, le traité constitutionnel affirme pour la première fois la notion d'économie sociale de marché et laisse en dehors du marché trois domaines qui entrent dans la logique de solidarité communautaire : la santé, l’éducation et la culture. Ces domaines sont soutenus en partie par l'Europe aujourd'hui. Ils pourront l'être encore mieux après l'adoption du traité.



OUI POUR LES SERVICES PUBLICS

Pour la première fois, avec cette Constitution, l'Europe reconnaît des «services d’intérêt économique général». Cette notion recouvre les services marchands et non marchands que les Etats estiment utiles «dans la promotion de la cohésion sociale et territoriale » de l'Union. Cela concerne principalement les transports, les services postaux, l’énergie et les communications. Il s'agit donc bien d'affirmer la valeur des services publics. Le traité ne dit pas comment doivent être gérés ces services d'intérêt général mais rappelle seulement que la gestion de ces services ne doit pas empêcher le principe de concurrence. Autrement dit, contrairement à ce qu'affirment certains partisans du "non", la Consitution n'impose pas la privatisation des services publics. Ce genre de décision reste la compétence de chaque Etat.



OUI POUR PLUS DE CLARTE

La politique agricole commune ne change pas avec le Traité constitutionnel. L'évolution de la PAC n'a rien à voir avec ce texte. On peut comprendre que la réforme agricole adoptée en 2003 suscite la colère des agriculteurs français (nouveaux contrôles, aides conditionnées au respect de l'environnement, baisse des subventions à l'exportation) mais ce qui est sûr c'est que l'adoption de la Constitution permettrait de revoir plus facilement la PAC que si on en reste à l'Europe actuelle.



OUI POUR PLUS DE DEMOCRATIE

La Constitution rendra l'Europe plus démocratique. Le texte affirme la notion de citoyenneté européenne. La Constitution donne au parlement européen (élu tous les 5 ans) des pouvoirs plus importants : initiative des lois et contrôle de l'action de la Commission renforcés. La Constitution renforce aussi le pouvoir des parlements de chaque Etat membre : le tiers des Parlements nationaux pourront notamment demander le réexamen d’un projet de loi européenne s'ils estiment que ce projet est contraire aux intérêts de leur Etat. Enfin, la Constitution instaure un droit d’initiative populaire : 1 million de citoyens pétitionnaires pourront s’adresser directement à la Commission pour réclamer une nouvelle réglementation européenne.



OUI POUR PLUS D'EUROPE DANS LE MONDE

Avec la Constitution, l’Europe sera plus visible dans le monde. C'est d'abord la création d’un ministre des Affaires étrangères de l’Union, nommé par le Conseil européen. Il sera la « voix » de l’Union sur la scène internationale et disposera d’un service diplomatique autonome. Ensuite, la Constitution donne du poids à la Défense européenne : clause de défense mutuelle dans le cas où un Etat membre subirait une agression armée, coopération militaire renforcée pour des missions européennes dans le monde, et création d'une Agence européenne de l’Armement pour lancer des programmes d’armement communs. La coopération pour lutter contre l'immigration est également renforcée avec la mise en place d’un «système intégré de gestion des frontières extérieures », première étape vers une police européenne des frontières. Enfin, la Constitution et les négociations avec la Turquie n'ont rien à voir. La Turquie pourrait tout de même être intégrée à l'Union même si le "non" l'emporte.



OUI POUR DES PROGRES FUTURS

La révision de la Constitution est toujours possible. Certes, elle sera difficile car soumise à la règle de l'unanimité des Etats membres. Mais cet argument des partisans du "non" a des limites. La règle de l'unanimité n'est pas nouvelle en Europe : elle vaut depuis le début pour toute négociation d'un traité. Refuser l'actuelle constitution ne permettra pas d'aboutir plus facilement et plus vite à un meilleur compromis. Le texte actuel a déjà été élaboré pendant 3 ans.

EN GUISE DE CONCLUSION
Un traité n'a jamais réglé et ne réglera pas tous les problèmes de l'Europe (chômage, délocalisation, dumping social, place de l'Europe dans le monde, question de l'adhésion de la Turquie...). Le texte soumis au référendum le 29 mai est simplement un nouveau cadre de fonctionnement pour 25 Etats qui ont choisi de réaliser un projet de paix et de solidarité en commun. L'Europe peut devenir plus efficace et plus juste encore. Pour cela, il faudra sans doute augmenter son budget, tenter une harmonisation fiscale, bâtir un modèle social européen, développer une véritable recherche européenne... Autant de sujets que l'on pourra débattre plus facilement après l'adoption de la Constitution. Le compromis et l'expression démocratique doivent continuer pour faire avancer l'Europe. Le projet européen ne cessera pas après l'adoption de la Constitution. En revanche, la victoire du "non" lui donnerait un sérieux coup d'arrêt. Si vous n'avez pas lu le texte de ce nouveau traité, il est encore temps de le faire pour vous convaincre par vous-mêmes que le "oui" serait utile à tous.

Posté par MHAP à 14:02 - France, Europe, Monde - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Déraison ou der raisons

Déraison ou des raisons, à vous de choisir.

Déraison.

Ceci est ma résultante des campagnes pour le OUI ou pour le NON à la Constitution Européenne. J’ai 45 ans cette année et je pense avoir le droit de juger les forces qui gèrent mon pays. Normand, je parlerai bien des pommes qui gèrent la France mais cela reviendrait à salir un fruit dont nous raffolons en Normandie.

Il n’aurait pas fallu laisser la Classe politique française mener les débats sur la Constitution Européenne, c’est un problème de société qui concerne notre avenir et donc forcément nos jeunes. 45 ans que j’observe l´âge moyen grandissant de nos députés, je ne parlerai pas de l´âge moyen de nos sénateurs, ces valeureux gardiens de nos valeurs qui semblent baigner dans la fontaine de jouvence… Alors permettez moi de critiquer la classe politique française tous partis confondus. Ils furent jeunes en leur temps, ils avaient pour la plupart 20 ans en 68 et ils tiennent le pouvoir, tentent de se l’approprier ou de se le réapproprier. Ayant atteint l’âge légal de la retraite ne pourraient-ils pas laisser la place à des plus jeunes qui sauraient mieux bâtir l’avenir de la France en Europe ?

Les programmes et les idées des partis politiques ressemblent à s’y méprendre à des doctrines. Chacun y va de sa prose sénile reprenant les grandes valeurs d’un héritage passé.

Il faut changer le dialogue, il faut communiquer autrement et laisser le droit aux jeunes à s’exprimer. Ce qui était bon hier ne satisfait pas aujourd’hui. Le parti démocrate auquel j’appartiens et qui pourtant fait figure de petit jeune ne dérange pas à la règle. N’ayant pas visité les universités d’été conduites par des anciens je n’ai pas le droit à être cité. Le Chef du Parti est comme un patriarche, le plus jeune des politiciens vieux par l’expérience auquel on n’a pas appris à se démarquer des politiques menées dans d’autres partis. Il se contente de cadrer les erreurs et de proposer des solutions en riposte. Ici ou là le dialogue est le même, les programmes diffèrent car diamétralement opposés et c’est une erreur qui est perpétuée de génération en génération.

France, la sénilité te gagne. Quand on parle d’Europe on semble se préoccuper plus de l’avenir des personnes âgées que de l’avenir des jeunes. Un pays mené de la sorte n’a d’autre alternative que le NON à la Constitution Européenne, le OUI reviendrait à passer le flambeau aux jeunes. Les vieux auraient ils peurs des jeunes ? Je refuse à le croire !

Pourtant les vieux s’attèlent à tort à se faire les partisans du OUI ou du NON, mais laissez donc une chance aux jeunes… Hélas il est déjà trop tard ! Nous avions déjà craints pour le traité de Maastricht car les anciens avaient peur que le monde qu’ils connaissaient se trouve bouleversé. Ils avaient peur de ne pas trouver leur place en Europe. De quoi peuvent-ils avoir peur aujourd’hui ? Leur retraite continuera d’être payée par des plus jeunes alors que ces derniers n’auront pas le droit aux mêmes prestations et cela nous le savons déjà aujourd’hui.

Le droit de choisir de dire OUI ou NON à la Constitution Européenne concoctée par un vieux doit revenir aux jeunes. Les jeunes ne veulent pas évincer les vieux, ils demandent à prendre le relais et ils continueront à puiser un enseignement utile auprès des générations qui les ont précédés. Il y a de la place pour tout le monde en Europe, les vieux politiciens doivent laisser la place à la génération à l’origine de l’informatisation de notre société. L’info est devenue trop rapide pour être assimilée par des gens ne se trouvant pas à l’aise devant les nouveaux outils informatiques. Plus que jamais le temps de réaction joue un rôle important et décisif, plus il est court et plus nous allons de l’avant. Plus long et c’est le choix Français et nous nous perdons dans des méandres desquels nous ne pouvons plus nous extirper.

Avoir accepter de donner un referendum aux Français sur la Constitution Européenne est louable mais il fallait laisser les jeunes Européens sensibiliser l’opinion publique. Chirac en a fait une affaire politique alors même que la popularité de son Gouvernement est en baisse constante, les Gauche avec ses vieux militants est divisée sur la question ne sachant pas afficher un programme pour une Europe moderne.

La France souffre de l’obésité politique, nos élus pour occuper plusieurs sièges ou fauteuils doivent devenir très gros. Ne sont-ils pas appelés les poids lourds de la politique ? Ils travaillent certes mais à contre-courant, la mauvaise graisse les gagne, ils s’essoufflent, ils perdent la raison qui les conduisait à choisir la vie politique. Les vieux d’aujourd’hui ont fait les beaux jours de la France alors qu’ils étaient jeunes. En politique la longévité engendre la déraison. OUI les vieux, vous avez tort pour la plupart d’entre-vous ! Vous avez torts de vous être mêlés des affaires des jeunes.

Français qui lirez ces lignes, votez OUI ou NON en votre âge et conscience. Ce n’est après tout que l’avenir de vos enfants que vous mettez en jeu. La Constitution Européenne ne fera que garantir aux jeunes un avenir avec des mêmes droits au sein d’une Europe moderne et entendue car forte de la valeur des gens qui font sa Société.

Des Raisons !

Tous les gens que je rencontre me disent aspirer à vivre libres en Europe. Ils veulent profiter de la liberté d’entreprendre et se mouvoir au sein d’une grande famille. Nos tout- petits apprennent que l’Europe sera leur terrain de jeux, les écoliers apprennent les limites du territoire européen, les adolescents apprennent les langues de leurs voisins, les jeunes adultes aspirent à trouver du travail dans l’Union Européenne, nos travailleurs ne connaissent que le système social français, ils craignent pour son avenir ; les chômeurs restent immobiles et personne ne semble capable de les conseiller; les retraités craignent pour leur avenir .... Oui c’est cela la France d’aujourd’hui !

Cela fait des décennies que nous oublions de préparer nos travailleurs à affronter une concurrence européenne voire mondiale aujourd’hui, résultat nous avons un grand nombre de chercheurs d’emploi. On ne leur a pas appris à profiter de l’élargissement de l’Europe, même nos entreprises sont à la traîne.

Toutes et tous ils ne connaissent pas suffisamment les langues étrangères (je souligne ici que la majorité des Français expatriés ayant un emploi à l’étranger est issue du monde de l’artisanat).

Les retraités ont des craintes entretenues par des partis à bout de souffle auxquels l’Europe semble faire peur. Les Partis doivent admettre qu’ils nous ont mal préparés à l’Europe et qu’il est maintenant trop tard pour vouloir rattraper le temps perdu. Les politiciens des nouveaux pays de l’UE savent déjà comment tirer des bénéfices de l’Union Européenne car ils s’y préparaient de longue date. Ils sont mieux armés. Notre classe politique est trop vieille, notre République est trop usée et elle ne trouvera pas sa place dans l’Europe que nous construisons et cela ne changera pas même si le NON l’emporte le 29 mai prochain. La classe politique française a mis la France hors-jeu, nous sommes OUT car nous faisions trop confiance à une classe politique qui ne sait toujours pas se remettre en question.

Il suffit de suivre les débats sur la Constitution Européenne pour se rendre compte du peu de qualité des idées déployées pour le OUI ou pour le NON. Je le répète encore ici, les représentants de la France au Parlement Européen, au Conseil de l’Europe et à la Commission Européenne ne peuvent pas parler d’une chose qu’ils ne vivent pas. Il faut une immersion en Europe pour comprendre, desceller les problèmes et répondre aux attentes des habitants de l’Union Européenne, il ne suffit pas de parler d’Europe au Parlement Européen, au Conseil de l’Europe ou encore à la Commission Européenne.

Les élus européens sont tels des élus nationaux, ils sont sortis du même moule, ils sont prisonniers des mêmes carcans.

Seul un bouleversement de l’ordre établi par la classe politique en France nous permettra de sortir de l’ornière. La France dans le fossé, cela fait désordre en Europe 

Posté par MHAP à 10:49 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 avril 2005

Tall Ship's Race à Cherbourg en juillet : Toute la planète de la mer sera là!

Plus de 90 grands voiliers attendus à Cherbourg du 14 au 17 juilllet

Le cap des 90 voiliers inscrits à la Tall Ships’ Race qui fera escale à Cherbourg du 14 au 17 juillet est atteint et devrait être franchi prochainement, annonce les organisateurs de l’étape normande de la course de grands voiliers. Le dernier est le Pride of Baltimore (52 mètreshors tout), une goélette de l’Etat du Maryland aux Etats-Unis, construite en 1988 sur le modèle des clippers de Baltimore de 1812. L’édition 2005 de la Tall Ships’ Race réunira 23 nations allant de la Bulgarieà l’Indonésie, en passant par les Iles Caïman, l’Inde, la Pologne, l’Uruguay, la Russie, les Etats-Unis, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la France, l’Angleterre, le Sultanat d’Oman…

Posté par Yuca 2 Taillefer à 21:47 - Evenements, Colloques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Prime au mérite pour les fonctionnaires ?

Voici un communiqué dans l'air du temps... Je vous laisses réagir [Yuca de Taillefer]

lundi 11 avril 2005, 19h00

La mairie de Lisieux va donner une prime au mérite à ses agents

LISIEUX (AP) - La ville de Lisieux (Calvados) vient de décider en conseil municipal que les agents se verront désormais allouer en plus de leur traitement habituel une prime au mérite, a-t-on appris lundi auprès du maire.

"Aujourd'hui, on peut appliquer à un service public les méthodes de motivation et de rémunération du privé", explique Bernard Aubril, le maire UDF de Lisieux qui a fait toute sa carrière professionnelle dans la fonction publique.
"Le système de notation de la fonction publique est devenu obsolète. Il est donc logique de récompenser ceux qui travaillent plus", reprend le maire. "Et en plus, ça remotive les agents".

Trois cent quatre-vingts agents municipaux vont être concernés par cette prime variable versée annuellement en fonction d'un dispositif d'évaluation. Pour cette année 2005, 50.000 euros ont été affectés pour allouer cette prime au mérite qui pourra se monter à 126 euros par agent.


"Bien sûr, on veut être augmenté, mais pas comme cela", juge Jacky Chesnel de la CGT de la ville de Lisieux. "Chez les fonctionnaires, ce n'est pas avec des primes que l'on récompense les gens mais en donnant des points". "La valeur du point est équitable, une prime c'est aléatoire et au bon vouloir de la hiérarchie", ajoute-t-il. Pour lui, "le fait de récompenser une partie du personnel va créer des tensions".

Communiqué The Associated Press.

Posté par Yuca 2 Taillefer à 21:41 - Economie, Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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