etoileOn ne doit pas commenter une décision de justice? Ah bon? Et bien moi si! je vais commenter et critiquer même !!!


Une décision de justice a été rendu récemment à propos de la "rénovation" en laideur dont a été victime le Château de Falaise, témoin de la naissance de Guillaume le Conquérant et capitale un temps de Normandie (sous le duc Robert).
Le malaise, l'objet du délit ? : un beau jour, un architecte débarqua, un obscur architecte des monuments nationaux, qui non seulement ni connaissait rien en Normandie, ni en patrimoine historique normand, mais en plus il crut qu'il pouvait faire selon son bon plaisir, selon ses fantasmes, selon son nihilisme dégoutant et répugnant!

Trois associations falaisiennes, normandes et aimant le patrimoine avaient donc combattu en justice, le gain n'est pas total puisque les outrages fait à l'auguste Chateau ne seront pas détruits : les prévenus saccageurs n'ont écopé que d'une amende. Nous ne pouvons pas féliciter la justice d'avoir ignorer complètement le dommage esthétique, et même historique de ce vandalisme d'Etat!

Nous remercions les trois associations normandes pour leur courage et tenacité.

Comment éduquer des jeunes, leur apprendre l'histoire en Normandie, si on défigure les témoins, des traces permettant d'expliquer l'art et la construction défensive à ces époques?

Yuca de Taillefer.

falaise



D'ailleurs dans le magazine Archéologia, dans son numéro 334 de mai 1997, publiait un encadré intitulé : « le château de Falaise défiguré». L’architecte des Monuments Historiques en charge du projet de restauration depuis 1993, ne concevait pas sa tâche comme un simple devoir de préservation, encore moins de restitution, mais plutôt comme la nécessité de marier l’architecture d’un monument médiéval pluriséculaire aux canons en vigueur et surtout… à sa propre sensibilité… Le résultat est pour le moins saisissant… A coups redoublés de béton armé, de toile pour les couvertures, sans même aborder le chapitre des restructurations intérieures, le château fut ainsi « réinseré » dans le XXe siècle dont il avait sans doute le mauvais goût de ne pas émaner.

Par souci d’information sur un sujet dit "sensible" (on ne peut pas dire que les politiques et médias se disant soi-disant "normands" furent très mobilisés....) et sur un long combat qui touche directement à la préservation du patrimoine commun, nous vous invitons à consulter les articles en ligne ou sites internet suivants :

Parole de Normand : Le Chateau de Falaise - le chateau défiguré

- www.lyonne-republicaine.fr/dossiers/20020306.YON_D5183.html
- www.lyonne-republicaine.fr/dossiers/20020927.YON_D8909.html
- agercadomus.free.fr/histoire/noctismar02ej.php  (ce lien en parlait, il n'existe plus)
- www.rfr.fr/Pages/fran/projbank/311/311.html   (ce lien en parlait, il n'existe plus)

Pourquoi mettre des liens inexistants... pourquoi dire que le combat fut difficile... tout simplement parce qu'il y a eu d'énormes pressions tant médiatiques que politiques pour taire au maximum cette "affaire".
Pourquoi ?? Dans quel but ?? Les aménageurs venus d'on ne sait où ne feraient pas toujours du bon boulot??
Ou peut-être tout bêtement que ce château est très, trop "normand"? ....

Le site de France 3 avait également fait un article sur internet (mais l'article n'est plus en ligne... mais il a été récupéré : le voici : (il était à l'adresse : http://www.normandie.france3.fr/info/16017600-fr.php  france3 conserve des archives.. alors.. pourquoi??).



Epilogue du procès du château de Falaise

L'architecte de la rénovation condamné pour faute technique pour son "blockhaus" en béton.

Un procès frustrant pour les 3 associations qui avaient porté plainte il y a 9 ans contre la "rénovation" . Le tribunal correctionnel a retenu l'infraction technique, mais pas le dommage esthétique.

Marc SADOUNI et Thierry LEPREVOST

Publié le 25/11 à 11:05

Un choix esthétique discutable

Le coeur du litige n'a jamais été purement technique, ni administratif. En attaquant les représentants de l'état, les associations entendaient d'abord fustiger le parti-pris architectural de l'aménagement du donjon, auquel ils refusaient le nom de restauration.

Bruno Decaris, architecte en chef des monuments historiques et maître d'oeuvre de la restauration et de la modification à partir de 1995 du château, a été condamné à verser une amende de 3.000 euros.
Elisabeth Gautier, ex-directrice régionale des Affaires culturelles de Basse-Normandie, a été condamnée à verser une amende de 2.000 euros avec sursis.

La justice leur reproche d'avoir autorisé et exécuté les travaux de restauration et de modification sur le château sans certaines autorisations administratives.
Le tribunal a dispensé les deux prévenus d'une inscription de leurs peines au casier judiciaire, au vu de leurs fonctions dans la fonction publique et en l'absence d'antécédents.

La verrue en béton continuera à défigurer pour longtemps le château où Guillaume le Conquérant vit le jour, édifié au 12ème siècle.

Les interviews:
-décembre 1996
Bruno Decaris
architecte en chef des Monuments Historiques
-Christian Lair
association "Aimer Falaise"
reportage de Thierry Leprévost et Jean-Michel Guillaud