Aéroport régional : première réaction parue dans Ouest-France

Conseil Municipal de Trouville, le 31 mars 2006 :

Régis Lehot (opposition) a demandé aux élus trouvillais de se « prononcer pour une motion contre l'aéroport régional de Saint-Gatien. Nous n'avons jamais été contactés par les présidents de région Haute et Basse Normandie. Et suite à notre conférence de presse du 22 mars, ils nous menacent de poursuites judiciaires. »

Le maire répond aussitôt : « si tel était le cas, vous auriez le soutien du conseil municipal ». M. Lehot réitère le point de vue de son groupe. « Il n'est pas question que la population subisse les inconvénients d'une telle entreprise. » Et M. Cardon d'ajouter : « Des villes comme Caen, Rouen ou Le Havre ont plus besoin d'un aéroport que nous qui sommes suffisamment proches des aéroports parisiens pour nos déplacements. » La motion est votée à l'unanimité : « Le conseil municipal s'oppose à un aéroport régional qui ne correspond pas à un marché économique réel et serait de nature à perturber le quartier d'Hennequeville ».

MHAP : ce n’est que la première note d’un concert de mécontents. Deauville n’a jamais eu la vocation d’un aéroport régional, il manque à Saint-Gatien les infrastructures routières et ferroviaires qui doivent desservir un aéroport ayant une vocation régionale. Aussi je pense que l’on oubliât un peu vite l’écologie et la protection du littoral normand. Il y aura d’autres réactions.

Toujours dans Ouest-France : Inquiétude sur le départ des jeunes de la région.

La Basse-Normandie est avec la Bourgogne la région qui perd le plus de jeunes diplômés. Le conseil régional cherche des remèdes.

Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, le solde migratoire de la Basse-Normandie est redevenu positif. Entre 1999 et 2004, le bilan des entrées et sorties s'établit à un peu plus de 2 000 personnes, soit un modeste 0,15 % (0,53 % en Bretagne). Modeste mais symbolique. En revanche, les jeunes continuent de quitter la Basse-Normandie particulièrement les plus diplômés qui vont chercher en Bretagne, dans les Pays de Loire mais surtout en Île-de-France l'emploi qu'ils ne trouvent pas à leur porte. On pouvait encore entendre dans les manifs contre le CPE ces jeunes normands affirmer leur intention de vivre à Rennes, Nantes ou Paris. La Basse-Normandie est même avec la Bourgogne la région qui perd le plus de jeunes diplômés. Surtout chez les 25-29 ans. Le solde était de - 19 930 entre 1990 et 1999. Une tendance lourde à laquelle a décidé de s'attaquer la Région.

Elle l'a inscrit dans son Schéma régional d'aménagement du territoire (Sradt) dont elle va débattre aujourd'hui et mardi en session. « La Basse-Normandie forme de nombreux étudiants mais elle n'arrive pas à les conserver, note le rapport. L'insertion des jeunes sur le marché du travail est globalement difficile. » La Région est la troisième française pour le nombre des jeunes inscrits à l'ANPE « en raison d'un faible niveau de formation » : la 18e sur 22 régions pour le nombre de bacheliers. Ce départ des jeunes contribue naturellement au vieillissement de la population bas-normande, autre préoccupation des conseillers régionaux dans ce Sradt. L'analyse montre que la région a des carences de formations, notamment d'ingénieurs, et dans les écoles de commerce (17e et 19e rangs). Dans le même temps, le potentiel d'emplois qualifiés proposés par l'économie régionale est trop faible. Le nombre de départs augmente proportionnellement avec le niveau de formation.

La formation et le lien formation-qualification des emplois seront donc l'un des éléments de ce Schéma d'aménagement du territoire « Il faut élargir l'offre de formation sur le territoire, à tous les âges de la vie », martèle Philippe Duron. Certains métiers, dans le bâtiment, le service à la personne, la santé... souffrent d'un déficit de personnels qualifiées. D'où la nécessité de développer des formations adaptées et attractives. Reste à espérer des 25 000 départs en retraite des générations baby-boom dès 2007. Mais seront-ils suffisants ?

Xavier ORIOT.

L'Île-de-France, la Bretagne et Les Pays de Loire sont les trois régions où les jeunes Bas-normands les plus qualifiés vont chercher l'emploi qu'ils ne trouvent pas en Basse-Normandie.

MHAP : Inquiétude tardive monsieur Duron, dès le début de votre présidence vous auriez du vous atteler à résoudre le problème de l’exode de la jeunesse. Réunifiez la Normandie, les problèmes s’envoleront d’eux même ! Seule une grande Normandie sera capable de former durablement aux techniques nouvelles et traditionnelles voire ancestrales car elle profitera des retombées de son enseignement. Des écoles oui mais pour des Normands qualifiés restés au pays pour y travailler, pas au profit des régions voisines. Vous êtes un lève tard Mr. Duron.

MHAP