30 janvier 2007
Comment réinventer & réenchanter la démocratie ?
TRIBUNE LIBRE
Le visage de la France et de la Normandie deviennent de plus en plus morose et l'on se demande ce que de nouvelles promesses où discours pourront changer aujourd'hui les choses, tant la maturité politique semble avoir aujourd'hui changer de camp...
N'importe qui suivant les nouvelles du monde (et maintenant par internet, c'est très facile) et suivant la politique se rendent bien compte des décalages évidents qui sautent aux yeux jours après jours :
1/ La classe politique se dit "nouvelle" et en "rupture" : en fait il n'en est rien et personne n'est dupe des faux jeux d'appareils où les oppositions théatrales ne sont que du bluff.
2/ Ce qui est étonnant, c'est que tout le monde reconnaît aujourd'hui les difficultés françaises et de l'Etat : trop de dettes, de déficit et de dépenses, mauvaise gestion des finances publiques : ses dernières ne seraient point grave s'il s'agissait d'investissement sur l'avenir .. mais ici ce n'est pas le cas. Or dans les meetings, les candidats à la présidentielle minimisent ce fait et continuent de promettre au grand public, histoire d'engranger les voix et autant aux élus pour s'assurer leurs étiquettes au parti.
3/ A l'heure actuelle, les citoyens iront sans doute voter.. mais quoi ? Il est clair que tout est possible.
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pour ne plus voir la France en flamme
regardons et modifions la manière dont sont organisés les territoires
afin d'améliorer la façon de décider.
Et pourtant la classe politique est "consciente" (mais maladivement atone, car dépendante d'Etats-Majors de Partis à l'esprit borné) de la situation : combien de fois on entend les mêmes rengaines par exemple en Normandie: "désamour entre le peuple de France et les politiques", et on nous parle de "proximité".. "toujours de proximité".. des paroles, des discours, sans jamais ne voir aucun acte politique majeur digne de ce nom..
Face aus défis majeurs d'aujourd'hui et auxquels nos générations futures feront face, je milite pour une authentique régionalisation (et une réunification de la Normandie), et rapprocher les lieux de pouvoirs des individus selon des échellons de subsidiarité, voici pourquoi :
- Il faut aujourd'hui dépasser le cadre de la centralisation de la décision afin de faire vivre les territoires de France et de les responsabiliser, sinon le vote pour un seul homme providentiel déresponsabilisant les autres pourra produire tous les excès à l'avenir. il faut une régionalisation démocratique de la France pour (enfin !) rentrer dans l'Europe de XXIème siècle et combler nos retards, pour une meilleure adaptativité et réactivité : à la jonction d'une double légitimité municipale et nationale en Europe, se met en place une régionalisation démocratique, auquelle la France ne peut outrepasser, sinon de rester en marge de l'Histoire.
- Combien de fois nos concitoyens pestent contre un Etat tout puissant en théorie, mais bien impuissant dans les faits et paraissant très éloigné du quotidien et des aspirations de nos concitoyens.
Et quels légitimités démocratiques peuvent avoir des actions publiques territorialisées décidées par quelques experts-technocratiques par le centralisme gouvernemental (et donc sans concertation des élus et des citoyens) ? Quand au contenu des décisions politiques, comment peut-on les considérées comme étant l'émergeance d'une démocratie participative, puisque celle-ci n'existe pas dans les faits, et n'est pour l'instant qu'un outil de médiatisation de parti politique, et qu'un outil pour rédiger de la (future) littérature ?!
- Pour gagner en dynamisme et en animation, le territoire institutionnel régional doit devenir une arène politique, un lieu d'actions collectives, de débats et de définition d'enjeux et surtout d'actions.
Que cela soit dans le secteur économique et d'attractivité territoriale ou dans les différents secteurs de l'action publique (éducation, santé, services sociaux, etc.), est-ce que un Etat centralisé doit seul décider au risque que les acteurs actifs régionaux ne "désertent" devant tant d'esprit de supériorité et de dédain ? : cela met en perspective la question du déficit démocratique de l'action publique, c'est-à-dire celle de la responsabilité politique devant des collectivités les plus directement concernées.
- La décentralisation politique qui a essayé de s'amorcer dans notre pays était erronée dès le départ : elle était vide de sens, elle n'était pas généreuse, elle n'était qu'un moyen pour l'Etat central de se débarasser de ses problèmes sans donner les moyens de l'émergence du fait régional et de sa responsibilisation : pas de sens, pas de confiance, il est normal que la "décentralisation" tel qu'elle fut "vendue" soit un échec presque patent, la vraie politique ne peut résider dans les faux-semblant, même si des bases intéressantes furent jetées.
- Pour repartir du bon pied, on ne peut faire l'économie d'une *réflexion sérieuse sur la répartition des responsabilités et des compétences entre les divers échellons territoriaux. Or, une telle réflexion pose dans toute son ampleur la question de la démocratie dans la gestion de l'administration publique.
- L'État central, qui dans sa grandeur, tente de tout définir, de tout coordonner, finit par intégrer la division des intérêts et n'arrivent même plus à coordonner lui-même : car le monde d'aujourd'hui nécessite réactivité, dialogue, concertation... ce que l'Etat n'arrive pas à faire tout seul : le probleme n'est pas ici partisan, il est politique, de noble politique me permettrais-je d'ajouter.
La régionalisation sera-t-elle mise en place et sera-t-elle un progrès de la citoyenneté, comme acquis démocratique, un progrès de réactivité économique retrouvant efficacité et de renouveau sociétal pour, entre autre, réduire l'inégalité des compétences et de l'expertise ?
C'est à chacun de nous d'y réfléchir, et même si nos valeurs, nos sensibilités diffères, tâchons de ne pas trop nous enfermer dans nos chapelles partisanes et dans nos tours d'ivoires.
Les citoyens ne sont pas réductibles aux rôles de clients ou de consommateurs, du moins dans un régime démocratique. Le défi actuel de la construction régionale concerne la place du citoyen dans un système en mutation. La relation entre citoyens et élus demeure la base de la démocratie, qui rend possible la participation et le contrôle démocratique. C'est au prix de cette médiation politique que peut se construire une région comme espace public citoyen.
Yuca de Taillefer.
Le monde associatif est-il soluble dans la politique ?
Le monde associatif représente un grand poids en Europe, en France, en Normandie. Les associations permettent de tisser le lien social et d'organiser les activités de nos collectivités. Proche du terrain au quotidien, elles sont proches des réalités ressenties par la population. Une réunion nationale de congressistes se tenait récemment à Paris.
La plupart des candidats à l'élection présidentielle le savent et ont défendu le 20 janvier 2007 le rôle des associations dans la vie publique : étaient présents les candidats Ségolène Royal (PS), François Bayrou (UDF), Marie-Georges Buffet (PCF) et Dominique Voynet (Verts) à l'invitation Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA, fédération de 500 000 associations). Le candidat Nicolas Sarkozy (UMP) était représenté par Claude Malhuret, secrétaire national de l'UMP.
Les candidats ont tous plaidé en faveur d'une participation accrue des associations à la vie démocratique et ont rappelés la très grande importance de la place et le rôle des associations en France.
Les candidats présents en ont profités pour détailler des propositions en faveur du monde associatif, conscients du poids électoral de 12 millions de bénévoles associatifs.
"Petites phrases" de candidats :
"L'associatif sait parfois mieux que la politique traduire les sentiments des citoyens, leur révolte", a estimé la candidate Ségolène Royal.
Pour le candidat François Bayrou, il faut "une France qui s'exprime non pas à partir du haut mais à partir du bas", analysant que "l'Etat n'a plus les moyens et la capacité d'être le recours universel".
La candidate Dominique Voynet a dénoncé le "regard suspicieux" souvent porté par les politiques sur les associations, indiquant que "le phénomène associatif est un phénomène démocratique majeur" qui remplit "souvent des missions que l'Etat est incapable de remplir"
La candidate Marie-Georges Buffet a soulignée de son côté "la vitalité démocratique" des associations, suggérant le vote d'une "loi cadre pour préciser les rapports entre les espaces associatifs et les décisions publiques".
Enfin la plupart des candidats se sont aussi prononcé en faveur d'une plus grande représentation des associations dans les institutions officielles, notamment au Conseil économique et social, mais aussi à terme dans l'ensemble des instances paritaires.
Pour en savoir + !
Cf le site de la CFCA.
Cf le site/slogan de la campagne de la CFCA : "Que serait la vie sans les associations ?"
Les régions vont gérer les fonds structurels européens
Le texte du Sénat semble assez compliqué mais maintenant les régions vont se voir confier la gestion des fonds structurels européens pour l'aménagement de leur territoire : voir les amendements & discussions ici.
Déjà décentralisés avec succès au profit de la région Alsace pour la période 2000-2006 (stade de l'expérimentation), le transfert de compétences au profit et à la demande des régions, concerne les programmes relevant à la fois de l'objectif de coopération territoriale et de l'objectif "compétitivité régionale et emploi". Cela doit permettre, selon les élus régionaux, de répondre plus efficacement et rapidement aux enjeux de développement socio-économique de leurs territoires.
Les fonds structurels européens sont aujourd'hui le principal instrument de la politique communautaire de lutte contre les disparités régionales.
Reportages sur des Régions d'Europe :
" La Bavière , Région d'Europe " sur le site pédagogique lesite.tv: La Bavière est une région à l'identité culturelle forte. Elle constitue un pôle majeur pour l'Allemagne, mais aussi pour l'Europe (...)
" La Catalogne, Région d'Europe " sur le site pédagogique sur lesite.tv : La Catalogne est une région à l'identité culturelle forte et au dynamisme économique important. Bien que située à la périphérie de l'Europe, la Catalogne est rattachée au coeur économique par des flux variés et importants matérialisés par les infrastructures de transport.
" La Normandie, Région d'Europe " c'est pour quand ? on attend quoi ?
C'est l'été ou l'hiver en Normandie ?
Coup de vent, coup de froid.. ou douceur en Normandie.... Le temps semble se jouer de nos sensations : la preuve en images (des photos prises récemment à Périers-en-Auge dans le département du Calvados, par Florestan d'Hudimesnil).

Tout refleurit à l'Espérance en Normandie.. mais en janvier, c'est étonnant !
Et non vous ne révez pas.. c'est des fraises !
<pour mieux voir les images, cliquez dessus pour qu'elles grandissent>
23 janvier 2007
L'Abbé Pierre reposera en terre normande
Qui ne connaît pas l'abbé Pierre ? Personnalité atypique, jouissant d'une importante popularité, religieux mais aussi très libre et souvent indigné, et surtout très apprécié, ce personnage aura marqué son temps et son époque.
Henri Groues est né en 1917, moine chez les Capucins à 19 ans, devint prêtre catholique, il prit le nom de l'abbé Pierre dans la Résistance en 1942 et fut élu député sous l'étiquette MRP. En 1949, il fonde l'association Emmaüs, communauté de chiffoniers-bâtisseurs : homme de foi et d'espérance et de grande bonté, il consacra sa vie aux déshérités et aux accidentés de la vie avec une sereine et forte énergie.

L'Abbé Pierre et le Dalaï Lama
Un lieu qu'il aimait profondément fut le monastère de St Wandrille (il y vécu de 1983 à 1991), pour se ressourcer, prier, se retirer du monde et retrouver calme et solitude tel un ermite. L’Abbé Pierre a aussi vécu plusieurs années (de 1992 à 1999) dans la communauté d’Esteville près de Rouen.
L'abbé Pierre est décédé à Paris le Lundi 22 janvier 2007 à Paris.
Il sera inhumé en fin de semaine dans le village normand d'Esteville (département de Seine-Maritime), au côté de compagnons d'Emmaüs.
2 citations de l'Abbé Pierre :
« Ce qu'il faut revendiquer, ce n'est pas l'égalité qui est illusoire. De la naissance à la mort il y a inégalité : quand l'enfant naît, le père et la mère sont forts et il est faible ; et quand il sera devenu fort, ses parents seront devenus faibles. Ce qui est nécessaire à la vie même, c'est la solidarité. »
tiré du livre de Philippe Jost, Les quatre vérités de l'abbé Pierre, Hors collection, Paris, 1995, p.13, Ex Libris, décembre 1994.
« Agir pour que chaque homme, chaque société, chaque nation puisse vivre, s’affirmer et s’accomplir dans l’échange et le partage, ainsi que dans une égale dignité »
Extrait du Manifeste universel
Site de la fondation Abbé-Pierre : www.fondation-abbe-pierre.fr
Emmaüs France : www.emmaus-france.org
< Ce billet est un hommage, merci de débattre en toute tranquillité >.
22 janvier 2007
Communiquer autour d'une seule Normandie
Suite au billet précédent (titrée "Drôle de conférence de communiquants en Normandie"), les communiquants de Normandie sont unanimes : il faut communiquer autour d'une seule Normandie : une communication rassurante.
Compte-rendu de notre chère Dominique
La conférence a attiré 260 personnes professionnels de la communication cad journalistes, directeurs d'agences, resp presse ou marketing d'entreprises privées, publiques ou de collectivités territoriales.
Mr Augier en tant que maire de Deauville (et horsain plus Normand que les Normands eux-mêmes comme il en existe heureusement !) a ouvert cette conférence.
Nous ont été ensuite présentés les résultats de trois enquêtes.
La première réalisée par Nota Bene auprès de 180 communicants qui a fait ressortir que :
7 communicants sur 10 complètent leurs argumentaires par les atouts régionaux.
Les atouts normands littoral, gastronomie et art de vivre, paysages, env. naturel, douceur de vivre et tissu économique, D-Day pour les plus utilisés.
8 sur 10 parlent de la Normandie en général car
C’est une référence positive,
Pour les cibles, il n’y a qu’une seule Normandie,
Dans l’esprit des communicants, il n’y a qu’une région.
1 seul communiquant sur 10 utilise tout le temps ou régulièrement le blason à deux léopards.
10 sur 10 n’utilisent jamais le nom « Neustrie »
Les qualités collectives mises en avant pour valoriser l’identité normande sont essentiellement l’attachement à « un art de vivre », l’attachement aux racines, l’esprit conquérant, le goût d’entreprendre, le pouvoir d’innovation et le sens du travail bien fait.
8 communicants sur 10 disent à l’extérieur qu’ils viennent de Normandie.
La deuxième enquête réalisée par le CRT que vous pouvez consulter sur le site du CRT nous était présentée par Mr Laville directeur avec beaucoup de conviction !
La troisième réalisée par Symbial institut d’étude marketing installé maintenant à Bayeux. L’enquête faite auprès d’environ 200 cadres de tous les secteurs d’activité pour savoir quelle image ils ont de leur région.
Les trois quarts des personnes interrogées se disent favorables à la réunification pour des raisons économiques ou qu’elles pensent que c’est tout simplement une question de bon sens car les deux régions sont trop petites par rapport aux autres régions européennes ou bien encore parce que la Normandie est une entité culturelle qu’il est dommage de diviser, notamment parce que cela affaiblit son « aura » sur le plan international.
A la question « quels sont les symboles, lieux et édifices qui évoqueraient le plus la région Normandie dans votre esprit ? »,
Réponses les plus fréquentes :
Mont Saint Michel, pont de Normandie, plages du débarquement, Rouen, Caen, Deauville, la mer.
A la question de savoir quelle ville symboliserait le mieux la Normandie unifiée, les réponses se partagent entre Caen, Rouen, Deauville et Le Havre (dans cet ordre).
Points forts et points faibles de la Normandie
Les deux principaux points faibles sont selon ces enquêtes l’organisation politiques et les transports ? Un nombre important de personnes estime que la durée du trajet pour Paris en train est un gros handicap. Viennent ensuite : le dynamisme économique surtout pour les « bas » Normands, l’évolution démographique et les ressources humaines.
Ils citent en points forts le cadre de vie (94%), le tourisme (94%), l’agriculture (83%), l’emplacement géographique (81%), la pêche (73%) et dans une moindre mesure, les télécommunications (51%).
Il a été dit en conclusion que cette étude illustre une situation où tous les ingrédients pour faire progresser la Normandie sont disponibles mais où la mise en musique de toutes ces qualités n’a pas été entreprise, en tout cas pas encore rendue audible d’après ce panel de décideurs normands.
Les interventions, questions et autres remarques du public lors du débat montrent selon moi la prise de conscience que la Normandie est une et indivisible et que les élus vont être fermement interpellés sur ce sujet par la société civile (entreprises et simples citoyens) tellement il apparaît que cette division est dangereuse pour l’avenir et que le rapprochement de ces deux entités artificielles et réalisées uniquement par et pour les politiques est aujourd’hui une question de survie.
Petite anecdote relatée je crois me souvenir par Luc Dumcombe suite à l’intervention de Luc Couillard rappelant que la Normandie est la seule région de France connue dans le monde entier en tant que région, territoire : Il demande à un Chinois s’il connaît la Normandie, l’autre de répondre « oui bien sûr depuis mon enfance à l’école en histoire à propos du débarquement ». On lui demande encore quelles régions de France il connaît, il répond « Paris, la Normandie et la côte d’Azur ». Une seule région là dedans, la Normandie !
Luc Duncombe tout en reconnaissant les efforts faits dans le sens de la réunification par les actuels présidents de région et surtout Philippe Duron (l’autre a brillé par son absence ?!...) leurs a tout de même reproché leur lenteur et leur prudence. J’ai trouvé moi aussi que les réponses de Mr Duron montrent une politique de petits pas alors que de toute évidence, nous sommes dans l’urgence. J’ai l’intime conviction que s’il n’y avait que lui, les choses iraient beaucoup plus vite et que plus il va sentir la pression et donc le soutien de cette société civile, plus il osera !
<Mobilisation des Etoiliens & internautes normands> :
Ceci m’amène à mon tour à vous interpeller amis normands de ce blog pour vous mobiliser un peu plus que devant votre ordinateur et de rejoindre le collectif. Battons le fer tant qu’il est chaud !
Donc nous organiserons pendant les vacances de Février une nouvelle réunion à Dozulé pour préparer nos actions 2007 (voiture normande et banderole).
Compte-rendu sur Ouest-France édition Caen-Trouville (édition Lundi 22 janvier 2007 par Xavier ORIOT) intitulé Pour les communicants, une seule Normandie (article accessible par le cache google).
Sur le blog de la rédaction de Ouest-France : Les communiquants pour la réunification de la Normandie.
17 janvier 2007
Drôle de conférence de communiquants en Normandie
EVENEMENTS, COLLOQUES (OU NON-EVENEMENT...)
Suite à une information donnée par EP.Le Guelinel
Bientôt va se dérouler une Conférence-débat « J’irai revoir mes Normandies », à Deauville le jeudi 18 janvier 18h30
Voici les informations recueillies sur cette fameuse conférence-débat :
" Basse-Normandie et Haute-Normandie sont des régions clairement scindées. Pourtant, les communicants normands ne sont-ils pas les premiers à gommer, dans leurs discours et leurs argumentaires, ce clivage ? Cette pratique est-elle courante et est-elle en lien avec l’image que les Normands ont d’eux-mêmes et de leur(s) régions(s) ? Pourquoi, d’ailleurs, réunir les deux régions dans un même discours ? La séparation administrative et politique a-t-elle un sens face à l’image de

"J'irai revoir mes Normandies !" dit le slogan de l'affiche...
sauf qu'on en a pas envie, elle loûche, c'est loûche ! [dixit Yuca de Taillefer -
affiche récupérée par iftyb et mise ici du mieux qu'on a pu]
Autant de questions auxquelles les trois clubs hauts et bas-normands, réunissant les professionnels de la communication, Com’Estuaire et le Club de la presse de Haute-Normandie, Nota Bene, proposent de répondre, ensemble, au Centre international de Deauville, le jeudi 18 janvier à 18h30.
En introduction aux débats, sur la base d’une enquête menée auprès des adhérents des trois clubs, une étude exclusive de la société Symbial sur l’image qu’ont les Normands de leur région sera présentée et l’étude récente du Comité Régional du Tourisme sur l’identité normande viendra compléter les témoignages. A cette conférence-débat participeront des élus, des représentants du monde des entreprises et des institutions, ainsi que les étudiants en communication poursuivant leurs études en Basse et Haute-Normandie. "
Contact : contact@notabene.asso.fr
Les sites des associations, qui d'après les informations précédentes sont parties prenantes de cette conférence.
Site de l'association Nota-bene
Site de l'association des professionnels de la communication-Estuaire de la Seine (Com'Estuaire)
Site du Club de la Presse de "haute"-Normandie

Tiré du site Nota-Bene, les images de communication sur la Conférence-débat
[ Commentaire de Yuca de Taillefer : Drôle d'affiche de "communication" sur la Normandie pour une conférence-débat... En plus ses concepteurs font loûcher la Normandie (avec ici la "basse" et la "haute") ??? Ces images paraissent délibérément dévalorisantes et méprisantes, non ? ]
[Note de Yuca de Taillefer : Une conférence qui disons le laisse très dubitatifs de très nombreux Normands : Que vont nous pondre ces "communiquants" sur la Normandie? Quel est leurs buts, leurs intérêts ? Pourquoi cette initiative ? Que veut dire "Basse-Normandie et Haute-Normandie sont des régions clairement scindées" ? , alors que " "Basse"-Normandie et "Haute"-Normandie sont deux demi-régions clairement artificiellement scindées" ! Sur quels critères ont été établies la liste des participants, et quels seront-ils puisqu'aucune liste est divulguée ? Serait-ce une sombre manoeuvre politico-politicienne (sait-on jamais) derrière cela (et commanditée par quels maîtres-d'oeuvres ?) ? Sachant que le rôle d'un communiquant est de valoriser un produit à des fins commerciales, que veulent donc nous "vendre" ces communiquants avec cette conférence ? Qui est le commanditaire ? A quel jeu veulent jouer ces "communiquants", quels est leurs rôles et leur feuille de route ? Est-ce délibérément une provocation ?
Autant de questions laissant perplexes (et non exhaustives) ...
[CE "DOSSIER" SERA SUIVI AVEC TOUTE L'ATTENTION QU'IL MERITE... FAITE NOUS PART EN COMMENTAIRE DE TOUTES INFORMATIONS !]
Le Guide Economique de la Normandie 2007 est sorti
Etudes, Analyses, Avis
Vu sur Drakkaronline.fr
Le Guide Economique de la Normandie vient de sortir : il est publié par les Editions PTC et c'est sa 18ème édition.
L'éditeur indique que le guide recense les quelques 3233 communes des 5 départements normands, 2 700 organismes, 1 900 entreprises et 11 000 responsables. Il est diffusé à 20 000 exemplaires chez les principaux libraires et maisons de la presse de Normandie (23 €).

Ecouter l'interview de la Présentation du Guide Economique de Normandie par Béatrice Picard, sa rédactrice en chef (interview réalisée par Drakkaronline.fr)
16 janvier 2007
Pourquoi apprendre une langue nordique ?
CULTURE & SAVOIR : Apprendre une langue nordique
Le danois, l’islandais, le norvégien et le suédois sont des langues germaniques, au même titre que l’anglais et l’allemand, et partagent avec ces derniers de nombreux traits grammaticaux et lexicaux. Leur apprentissage présente d’autant plus de facilité que l’enseignement s’adresse à des « grands débutants ».
Apprendre le finnois, langue de la famille finno-ougrienne, c’est en revanche s’initier à un autre univers linguistique, à une autre manière d’exprimer les choses...
L’Université de CAEN est, avec l’Université de Paris-SORBONNE (Paris IV), le seul établissement français d’enseignement supérieur à proposer un cursus complet pour l’ensemble des langues scandinaves ; le Département d’études nordiques est en outre le seul en France à offrir un enseignement de finnois débouchant sur un diplôme national.
Apprendre une langue nordique, c’est une invitation à découvrir de vastes territoires (plus de 1.250.000 km2, soit plus de deux fois la France...) qui présentent une grande variété de paysages souvent grandioses...
... Et c’est aussi aller à la rencontre d’une population de près de 25 millions d’habitants qui a su, au cours des siècles, façonner un art de vivre original.
C’est se familiariser avec de riches traditions culturelles qui ont engendré des personnalités de la littérature, des sciences et des arts reconnues dans le monde entier.
Apprendre une langue nordique, c’est également mieux connaître et se rapprocher de pays qui font partie de l’Union Européenne (Danemark, Finlande et Suède) et sont donc nos partenaires politiques, économiques et culturels ; c’est découvrir un mode de fonctionnement social et économique réactif et dynamique souvent érigé en modèle.
Apprendre une langue nordique, c’est enfin acquérir une spécificité rare et originale qui s’avèrera utile dans le cadre de relations franco-nordiques (tourisme, culture, liens avec de nombreuses entreprises dont certaines font partie de notre quotidien – comme IKEA, Lego, Nokia ou H&M – et bien d’autres encore, moins connues du public, qui sont implantées en France ou travaillent régulièrement avec des entreprises françaises).
Car les relations franco-nordiques demeurent un terrain encore trop peu défriché dont la mise en valeur n’attend que de nouvelles initiatives...
François Émion, Maître de Conférences, directeur du département des Etudes Nordiques à l'Université de Caen
Informations complémentaires :
- Départements Etudes Nordiques à l'Université de Caen
- 1956-2006 : les 50 ans du Département fêtés en novembre 2006
- Festival Les Boréales
- Office franco-norvégien d'échanges et de coopération (OFNEC)
- Office universitaire d'études normandes (OUEN)
- Festival du cinéma nordique, Rouen
- Blog sur la Norvège (Culture, Histoire, Traditions, Actualité)
Ce qu'il y a de commun entre France, Normandie, et l'Angleterre
Europe, Angleterre.
L'Angleterre, c'est pour nous, juste la porte d'à côté - Quel histoire et point commun entre nous et l'Outre-Manche, quelle histoire et présence aujourd'hui entre les diférentes cultures ? Voici la parole à Patricia Stoughton, Licenciée ès lettres de University college of London et journaliste indépendante. Son point de vue est à lire et à commenter [Yuca]
Chers Amis internautes,
Nous sommes cousins, n’est-ce pas ? Anglais et Français. Génétiquement. Culturellement. Mais c’est curieux comment la traversée d’une petite Manche de 33 kilomètres d’eau salée, ou d'un tunnel souterrain, donne l’impression que nous sommes si différents les uns des autres. Ce n’est pourtant pas le cas. Malgré leur passé guerrier et les rivalités coloniales, nos peuples sont restés très proches. Il y a toujours eu un échange d’idées. Car nous sommes de simples êtres humains de la même famille, liés par la commerce et la culture bien avant Guillaume le Conquérant.
Depuis 1066 la langue française fait partie de l’anglais. Une partie supérieure. Au début, elle fut la langue de la cour, de la diplomatie, de l’élégance, de la politesse. Elle reste intacte dans des sports comme l’escrime, l’équitation, un art tel que le ballet ainsi que la cuisine et l’art de vivre. Il y a aussi des traces partout dans les noms de famille et les lieux-dits.
Notre cousinage linguistique n’a fait que se développer. En cherchant dans le dictionnaire français-anglais de Randle Cotgrave, chef d’œuvre du début du XVIIe siècle, et tous les grands qui le suivent, la rivalité mais aussi l’admiration mutuelle des lexicographes pour l’autre langue est évidente. Les deux langues ont évolué avec le temps et lorsqu’il y avait des mots qui manquaient à l’anglais ils étaient adoptés d’ailleurs, très souvent du français. Et voici qu’arrivent, récemment, crêche et carnet, deux mots parmi mille autres devenus partie de la langue anglaise courante. (...)
Pour finir l'article, le blog de la direction de Ouest-France (La France reste très influente Outre-Manche).


