Nom de code : Festival de la pluie®

 

Mission : faire vivre l'art contemporain en Normandie plus qu'ailleurs

 

Créateur: Vanluc Nghiemphu

 

MHAP : Le Festival de la pluie, je trouve l'idée magique. C'est un projet magnifique qu'il faut à tout prix faire naître en Normandie. L'association GrandEcart a choisi l'EN pour présenter son projet.


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Photo : Vanluc Nghiemphu et une de ses vache de création

Voici l'interview que Vanluc accordait en exclusivité à l'EN :



Pourquoi avoir choisi la Normandie pour créer un festival d’art contemporain? 

Je vis et travaille à Arromanches avec ma femme Caroline, depuis une dizaine d’années, lieux symbolique de la libération de l’Europe. La Normandie est devenue, au fil des années, notre espace d’expression, d’identité, d’épanouissement. Pour ma part mes “vache de création” sont maintenant reconnues et mes rencontres avec le monde se font ici. Ici j’ai décidé d’entretenir mon rapport avec le monde et de créer un festival pas comme les autres, un festival qui serait, dans sa conception même, une oeuvre d’art……pas facile!


Comment vous est venue l’idée?

L’idée trottait dans ma tête depuis de longues années, l’idée de chambouler un peu les mentalités. J’ai appris que les normands ont besoin de certitudes pour avancer, ils sont fiers de leur Région et de leur passé, mais j’avais envie de construire un projet ambitieux, inédit, comme si tout était possible, comme si il suffisait d’ avancer pour gagner;  l’art est un formidable moyen pour tendre la main à la réflexion comme au partage. L’idée d’un rassemblement sur notre territoire s’est imposée très vite.


Pourquoi le Festival de la pluie?

La pluie! voilà bien un mot qui fait peur à tout le monde!! Aux professionnels du tourisme comme aux vagabonds du Week-end... Mais il pleut en Normandie tous les jours on le sait bien!!Tous les jours la météo est catastrophique... J'en avais marre d’entendre toujours cette chanson là, du journal télévisé du vendedi soir aux dernières pages du quotidien du matine t si on se prenait une vrai averse hein? Qui, quoi, pourrait nous surprendre plus qu’une belle giboulée? Seule l’œuvre d’art est capable de nous en jeter plein les yeux et je reste poli... Le tout enrobé dans un Festival magique étonnant, rayonnant, sans parler du contre pied poétique. Pour vous dire le nom n’était même pas déposé, maintenant c’est fait. La Normandie sera donc la seule région du monde à ironiser sur son climat et à faire autocritique, de se proclamer reine chez elle et de le dire. Ici on s’en prend plein les rétines, ici c’est un territoire d’art contemporain.


Votre idée fut-elle d’emblée bien accueillie?

Je dois dire que oui. Nous sommes au démarrage de l’opération mais déjà on m’écoute on me conseille on me rencontre et de fil en aiguille j’irai frapper à toutes les portes. Quand il pleut on ne laisse jamais la personne dehors chez nous!


Votre parcours?

Je suis un artiste aujourdhui, formé à la grande école de la communication. J’ adore communiquer avec les autres. Pendant 15 ans j’ai dirigé une agence de communication à Vincennes. Il me reste quelque réflexes, j’espère les meilleurs...


De quoi avez-vous encore besoin, d’artistes, d’argent, de soutien?

Nous avons créé l’association GranEcArt pour tenter de rassembler les artistes, des entreprises, le tout sur notre territoire: la Normandie.

L’enjeu est colossal, unir les passions, développer les intérêts communs, favoriser les contacts multiples, installer de nouvelles mentalités, donner de l’espoir aux jeunes même aux très jeunes, éduquer les yeux , donner envie de partager, d’appartenir à un groupe, rencontrer des populations qui a priori n’avaient rien à se dire
Bien entendu j’ai besoin d’aide, bien entendu j’ai besoin des réseaux du web, du buzz et autres facebook pour diffuser aux Normands d’abord, mais à tout le monde qui croit en l’initiative artistique contemporaine, donc vivante!
Nous venons d’amorcer les contacts avec les entreprises, j’espère que notre projet fera l’adhésion sur le long terme. Je ne vise pas l’été prochain, il s’agit bien d’un projet pour les années qui viennent. Chaque pas doit être un but.
J’ai besoin d’un peu, mais de tout le monde.


Comment en êtes-vous venu à vous adresser à l’Etoile de Normandie?

Ma première rencontre avec Philippe Cleris lors d’un passage aux universités Populaires, c’est lui qui ma donné l’adresse , le web a fait le reste.


Avez-vous une idée personnelle sur la réunification de la Normandie?

Une seule Normandie! Je le vis depuis si longtemps croyez vous qu’un Américain qui passe une journée ici se doute un seul instant que nous sommes divisés? Qu’un Parisien en manque d’iode se dirige vers la côte la plus proche en étant conscient qu’il est arrivé en Basse Normandie? Qu’une agricultrice explique à son fils: regarde ici c’est chez nous ,en face c’est la haute Normandie? Un enfant de 4 ans ne comprendrait pas non plus.

Une guerre de chapelle politique, j’imagine comme dab à l’origine de la frontière. Au jour où Berlin fête le 20tieme anniversaire de la chute du Mur,  qui se pose sérieusement la question de conserver les deux “Normandie”? Allé on va faire simple on garde la  Seine et on allume les projecteurs face à la mer et le monde applaudira bientôt  une Région qui à elle seule fera de la France la plus belle région contemporaine.


Aujourd'hui, qu'avez vous encore envie de dire?

Je cherche une base “d’éclaireur” existe t'il une MAISON de la Normandie à Paris ou ailleurs?
Je souhaiterai y installer mes créations monumentales en extérieur pour annoncer notre Festival.

Cher Vanluc, une maison de la Normandie, cela fait dix ans que je la réclame dans les métropoles européennes, c’est un projet que j’ai proposé dix fois au moins aux responsables politiques et aux CCIs et au CRT, j’attends toujours une réponse.

Merci pour l’exclusivité de cette interview.

Merci à vous Michel et à l'Etoile de Normandie.


Vous pouvez aider et soutenir Vanluc ICI