L'Etoile de Normandie

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16 mars 2010

Barentin, ville d'art et d'histoire, fière de ses couleurs !

Rubrique Coup de Coeur !
Barentin future capitale de la Normandie ? : Car voilà un Hôtel de Ville qui réaffiche les armoiries normandes. Une belle initiative de la municipalité pour cette belle cité d'art et d'histoire.

blason_barentin_normandie

Barentin est une ville connue principalement :
1/ pour le viaduc ferroviaire sur la ligne Le Havre - Paris, conçu par l'ingénieur Joseph Locke. Un viaduc haut de 33 mètres et long de 480 mètres.
2/ comme la "Ville aux 100 statues", mais en fait on peut y voir 160 statues. La plus celèbre est une réplique de la statue de la Liberté de 13,5 mètres de hauteur, réalisée pour le film "le Cerveau" avec Bourvil, originaire d'un village cauchois proche.

Récemment mis en place, dans les salons de l’hôtel de ville, on peut découvrir deux superbes blasons en laine d'Aubusson (tapisseries traditionnelles reconnues) : le blason de Barentin et le blason de la Normandie.
On reconnaît à droite sur la photo le rouge et jaune pour la Normandie (deux léopards).
Le bleu et le jaune pour Barentin (les abeilles et le viaduc).

NDLR : Il reste aujourd'hui à Aubusson et à Felletin (Creuse - Limousin) , une dizaines d'ateliers de tapisserie qui emploient une cinquantaine de lissiers et lissières.

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Vidéo : Régionales 2010 - normandie, l'Arche d'Alliance

vidéo de 2minutes,34secondes , qui résume bien en quelques phrases et images le point de la situation en Normandie.

Posté par Yuca 2 Taillefer à 16:16 - Coup de Coeur Net - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le sens d'un engagement

Pourquoi un individu - un citoyen peut-être - franchit-il le pas et décide-t-il de s’impliquer dans une action collective à propos d’un problème environnemental, économique, social qui le concerne ? S’engager dans l’action fait surtout appel à l’affectif, au sentiment d’affiliation à un groupe, d’appartenance à un territoire, au fait d’avoir tissé des liens avec un lieu, en somme, d’« habiter ». On déclinera les différentes notions d’habiter, de résider, demeurer et être-au-monde.

L’idée de ce débat "étoilien" vient du constat généralement partagé que l’information ne mène pas forcément (et rarement directement) à l’action et que les communications médiatiques ou politiques ne servent qu'à déshabiller l'individu de sa propre personnalité. L’engagement dans l’action fait appel à l’affectif, au sentiment d’affiliation à un groupe, d’appartenance à un territoire, au fait d’avoir tissé des liens avec un lieu, en somme, d’« habiter ». Bien que la notion d’habiter suscite un relatif intérêt dans des disciplines scolaires et universitaires comme la géographie, la philosophie ou l'histoire, nous mettront l’accent sur l’ensemble des pratiques éducatives qui cherchent à faire prendre conscience, à utiliser et à développer le lien avec l’environnement, l'économie, le sociétal qu’il soit proche ou plus lointain.

Préambules

Habiter comme « résider »

Par « habiter », on désigne le fait d’avoir son domicile en un lieu, d’occuper un logement ou un territoire qu’on définira ici comme un espace de mobilité, d’expression et d’action pour un individu. Les « habitants » sont ceux qui résident, s’expriment et agissent dans un lieu donné. Avec le développement des pratiques participatives, l’accent mis sur le développement local, l’habitant est une figure qui a émergé sur la scène politique. Certes, l’identité de lieu n’est plus celle d’autrefois. La mobilité a fait éclater les cadres de vie quotidienne et les pratiques coutumières d'autrefois, les résidences multiples créent autant d’attachements locaux, aisi que les déracinements des régions d'origine. Des distinctions pourront être faites entre familiarité, attachement, sentiment d’appartenance, identité sociétale, ou socio-spatiale. Individus et groupes développent leurs propres pratiques spatiales, se représentent différemment leur espace, qu’ils investissent de sens et de valeurs divers, et où ils visent des buts divergents.

Comment l’éducation à l’environnement, aux enjeux économiques et sociétaux peut-elle participer à la construction d’une opinion raisonnée ? Quelles démarches adopter pour permettre aux individus de participer au débat public ?

Pourtant, l’habitant n’est pas exactement le citoyen, et habiter un lieu et appartenir à un territoire ne fonde pas, au moins dans les pays démocratiques modernes, une véritable légitimité politique. Si le retour de l’habitant est bien lié aux difficultés de la parole publique dans le cadre démocratique actuel, on peut se demander jusqu’à quel point son expression participe de l’intérêt général. Au-delà de l’habitant, la référence est la communauté : vivre « parmi » ou « entre » nous. Et bien que l’idée de communauté diffère d’un groupe, d’un pays à l’autre, se pose toujours la question de son ouverture, et à défaut, de l’exclusion qu’elle génère.

Dans ces conditions, comment les démarches employées pour faciliter l’expression des habitants peuvent-elles garantir l’expression de tous, ou au moins réduire les phénomènes de tiers absents ?

Les expériences que l’on peut envisager sur ce thème sont nombreuses : gestion de l’eau dans les bassins versants, conservation de paysages, animation de quartiers urbains, budgets participatifs, développement local, éducation au patrimoine, partage de vécus et d'expériences sur un même territoire... Seront valorisées les communications axées sur les actions de sensibilisation, de formation et d’éducation intégrant une démarche réflexive.

Habiter comme « demeurer »

« Demeurer » signifie qu’on s’attarde en un lieu, et évoque un ancrage physique et temporel. On reste fidèle à une demeure, un chez-soi, dans la durée. Un aspect de la crise environnementale, et probablement sociétale actuelle, naît de la dissociation entre les habitants et leur habitat. Parmi les savoirs existentiels fondamentaux, on peut décrire le « savoir habiter » comme la capacité à la fois pratique et psychologique à utiliser, à entretenir, à s’approprier un lieu. Qu’il s’agisse d’un logement, d’un quartier, d’un lieu plus vaste encore telle une région, un continent, habiter, c’est maîtriser les différentes interactions sociétales, techniques, économiques, symboliques qui font qu’au-delà d’occuper un lieu, on y vit.

Vivre dans un territoire s’appréhende à deux niveaux toujours en interaction : celui de l’action des personnes ou des sociétés sur les supports matériels de leur existence, et celui des systèmes de représentations qu’elles se font d’elles-mêmes et de leur espace.

Habiter une maison prend en compte un aspect technique : celui des matériaux, de l’agencement, du fonctionnement de la maison ; mais la maison est aussi le port d’attache du corps et l’ancrage de nos rêves. La maison éduque ses habitants par les routines, les habitudes, et transmet ainsi le sens de la communauté. Habiter un quartier, une ville, un territoire rural implique de la même façon un côté matériel, celui que les sociétés aménagent, et un côté idéel. Les lieux sont ainsi porteurs de valeur et de sens ; de mémoire aussi. La maison familiale transmet celle de l’habitant, des territoires portent aussi les traces d’appartenance de groupes sociaux passés : paysages, monuments, patrimoines de toutes sortes.

Dans cette perspective, la crise du savoir habiter prend tout son relief. Les pratiques spatiales d’un individu - ou d’un groupe - traduisent les représentations qu’il se fait de l’espace, investi de sens et de valeurs.

Dans ces conditions, l’éducation à l’environnement, à l'économique, au sociétal qui a pour but de modifier nos représentations de nos milieux de vie n’est-elle pas un outil fondamental pour un habiter plus conscient ? 

Ici aussi ce sont les actions éducatives (au sens large) qui visent à se réapproprier les lieux et à sensibiliser aux portées environnementales éocnomiques sociétales de nos pratiques. On peut donner quelques pistes, mais elles sont très nombreuses : reprendre en main la construction de sa maison par l’auto-construction ou l’éco-construction ; lutter contre l’exclusion sociale par l’auto-réhabilitation de son logement… Bien entendu, les expériences d’éco-quartiers et d’éco-hameaux constituent de bons exemples d’habiter durablement son territoire, de même que des actions de protection et de réhabilitation de paysage, de sauvegarde d'entreprise, ou de sauvegarde de patrimoine naturel ou historique.

Bien entendu, dans les territoires, l’école n’est pas un lieu neutre et de plus en plus les programmes scolaires, les projets éducatifs, le fonctionnement de l’établissement et son rayonnement autour de lui s’intéressent à cette notion d’habiter et contribuent à renforcer les liens entre tout établissement éducatif, l’école et son territoire.

Habiter comme « être-au-monde »

Habiter le territoire, habiter la maison… mais aussi habiter le monde. Habiter le monde s’étire entre deux pôles aussi vastes l’un que l’autre et intégrateurs l’un de l’autre : le monde – planète et le monde-à-soi.

Le monde-planète, c’est l’écoumène des Grecs, la Terre-Patrie de Morin et Kern, la Terre-cité de Jean Viard.

Le monde-à-soi, c’est cet englobant à l’être constitué des réseaux de significations tissés au fil de la vie et des expériences, sans frontières précises, exclusifs de ce qui ne fait pas sens. Parler d’être-au-monde, c’est alors pointer les multiples interactions qui se jouent entre l’être et son environnement, interactions formantes, déformantes, transformantes, tant pour l’être que pour l’environnement. L’être reçoit de l’environnement tout autant qu’il agit sur l’environnement. Percevoir, penser, agir et constituer « son » monde au fil du temps.

Comment une identité "locale" peut-elle être aussi empreintée du monde de la matière et de la nature ? Comment le milieu personnel s’enrichit-t-il de la relation aux « choses », aux espaces, aux paysages ? Comment l’environnement perd-il son statut d’objet neutre, indifférencié, lointain quand il entre dans la composition de l’être-au-monde ?

On ne peut qu’insister sur le fait que seule la civilisation occidentale moderne sépare nettement les humains et les choses. Au-delà des lieux communs sur l’harmonie, vraie ou prétendue, de l’Homme et de la Nature dans d’autres cultures que la nôtre, il sera d’un grand intérêt de décrire des expériences d’éducation à l’environnement qui prennent réellement en compte les représentations autochtones de l’environnement.

Chaque éco-système sociétal interroge les relations des humains au monde, des humains à la nature, des humains à leur habitat.

Posté par Yuca 2 Taillefer à 14:46 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Divers faits en mer dans l'actualité

Les incidents, énigmes et épreuves de force se succèdent au large de nos côtes normandes. Une loi des séries ?

Le 15 mars : Le navire amiral de Greenpeace, l'Esperenza, tente d'entrer dans le port de Dieppe : il en est empéché par une flotille de marins-pêcheurs remontés contre l'association. La présence du navire n'est pas fortuit, à quelques jours de l'ouverture du débat public sur le projet d'EPR à Penly. Greepeace mène également une campagne contre l'exportation de matières nucléaires par Areva vers la Russie.
Le 16 mars : Le navire amiral de Greenpeace n'accostera pas à Dieppe. Il se rendra en début d'après-midi à Rouen

Port_Havre
Vue du port du Havre

D'autre part, un chalutier et un méthanier sont entrés en collision au large de Fécamp dans la nuit du 15 au 16 mars. Les dégâts ne sont que matériels.

Il y a quelques jours, un grand navire est immobilisé au Havre : il s'agit d'un pétrolier, l'énigme résidant dans la mort de trois marins sur ce navire, battant pavillon "paradisiaque" des Iles Marshall, en provenance de Chypre et en direction de Rotterdam.
L'enquête sur l'affaire du pétrolier russe Arionas donne son verdict : les 3 officiers du pétroliers avaient bu de l'alcool à brûler.

Reportage France 3 Normandie : L'Esperanza de Greenpeace va se rendre à Rouen
Reportage France 3 Normandie : Chalutier : collision au large de Fécamp

Posté par Yuca 2 Taillefer à 12:34 - Actualité - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Comment vont se dérouler les tractations de cuisine à Gauche ?

THEME : DEBAT ELECTORAL
En "Haute" comme en "Basse" Normandie, les tractations vont bon train entre le Parti Socialiste, Europe Ecologie, les Communistes... après le 1er tour et avant le 2ème.

serendipity
Surprise du Chef !

De laconiques communiqués très courts font juste état de leur UNITE pour le second tour...
mais une question : UNITE autour de quoi, ils n'étaient d'accord sur rien dans leur programme électoral.... ?
Les professions de foi sont-elles alors que des farces et attrappes ?
[Yuca de Taillefer]

Posté par Yuca 2 Taillefer à 11:22 - Débat - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le point de vue de la CGT Normandie sur l'emploi et des mesures prises

L'Etoile, pluraliste, pratique l'équité : étant donné que la parole fut donné au MEDEF Normandie (via le questionnaire "haut" normand aux candidats des Régionales), on donne maintenant la parole à la délégation CGT Normandie (regroupant haute et basse!).
le taux d'emploi et les conditions d'emploi en région sont aux centres des préoccupations actuelles.
[Yuca de Taillefer]

Source : ANI - Agence Normande D'Information.

L’augmentation du chômage en 2009 de 19,2 % dans l’Eure, de 17 % en Seine-Maritime ou encore de 21,5 % en Basse-Normandie, révèle « l’ampleur de la casse de l’emploi et la non efficacité des mesures prises », selon Thierry Lepaon, secrétaire régional CGT de Normandie. A l’occasion d’un point presse, mercredi au Havre, il a souligné que le chômage a particulièrement touché certaines zones d’emploi telles que la vallée de la Bresle (-9% d’emplois en quelques mois) et la zone de Verneuil-sur-Avre qui connaît un taux de chômage de 10,4 %, atteignant 54,8 % pour les jeunes. A la dégradation de la situation de l’emploi en Normandie s’ajoute la détérioration des conditions de travail des Pôle-emploi, dénonce encore le syndicat CGT de Normandie.

bouclier_fiscal
Humour : la bataille des différents "boucliers fiscals" par Vidberg

Phénomène relevé par le syndicat, la destruction de « l’emploi salarié demeure déficitaire » : 5.500 emplois salariés auraient ainsi été supprimés en Basse-Normandie durant le troisième trimestre 2009. Trois secteurs sont particulièrement touchés : l’industrie (baisse de 4,3%), le secteur de la construction (moins 2,4 %) et le tertiaire (d’environ 1%) où s’effondre l’intérim, selon la CGT. « Nous ne constatons pas de mutation ni de bouleversement de l’industrie vers le tertiaire », note Thierry Lepaon. A cela s’ajoute l’augmentation du chômage partiel, représentant l’équivalent de 3.200 emplois à temps plein en Basse-Normandie. Enfin, la baisse du nombre d’offres d’emplois a atteint près de 11% sur un an pour les emplois durables, de 3% pour les emplois temporaires et 33% pour les emplois occasionnels. Par contre, le syndicat constate « le retour en force des contrats aidés qui ne permettent pas aux salariés de vivre dignement et privent de moyens les caisses de notre système de protection sociale » : les contrats Initiatives emploi adultes ont ainsi augmenté de 58,3% en Haute-Normandie et les contrats d’accompagnement de l’emploi adultes de 56 % en Basse-Normandie.

La CGT propose deux mesures d’urgence : un allongement de six mois de la durée d’indemnisation du chômage, financé en taxant le recours au travail précaire qui constitue la première cause d’entrée au chômage ; l’assouplissement des conditions d’accès à l’Allocation spécifique de solidarité (ASS) - dont bénéficient actuellement 11.317 Haut-Normands -, de manière à ce qu’aucun demandeur d’emploi ne se retrouve sans revenu. « Cette mesure pourrait être financée, par exemple, en supprimant le bouclier fiscal et les heures supplémentaires qui plombent l’emploi. »

Par ailleurs, la CGT dénonce la dégradation des services rendus à l’usager par le Pôle-emploi, liée entre autres, selon Véronique Riesco, déléguée régionale CGT Pôle-emploi, à l’insuffisance de la formation, au recours à la sous-traitance et à l’externalisation ou à l’absence de suivi personnalisé avec la mise en place d’une plate-forme téléphonique : « Nous devenons une machine à refouler. » Le comble pour la CGT est que « des précaires accueillent des précaires qu’ils sont censés suivre : 10 % des salariés du Pôle Emploi en Haute-Normandie ont des CDD ou des contrats de transition professionnelle (CTP) et de première embauche (CPE) ». Autant de sujets qui ont été abordés hier, lors du meeting régional de la CGT sur l’emploi, les salaires et les retraites, au Centre des congrès de Caen. Un meeting qui se voulait « le point de départ d’une campagne qui durera plusieurs mois pour sensibiliser les salariés haut et bas-normands. »

Posté par Yuca 2 Taillefer à 11:03 - Débat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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