01 février 2012
Elus en Normandie: TOUJOURS AUSSI NULS!! (2) Le cas LE VERN ENCORE...
LNPN : friction entre le PCF et le PS
Paris- Normandie, publié le mercredi 25 janvier 2012 à 07H27
POLITIQUE.Le député PCF du Havre, Daniel Paul, juge « inacceptable » la déclaration d'Alain Le Vern sur la façon d'aborder la future ligne à grande vitesse.
«Il faut commencer par le ferroviaire rouennais et le Mantois ». Cette déclaration d'Alain Le Vern, le président PS de la région Haute-Normandie, lundi matin dans nos colonnes à propos de la future Ligne grande vitesse Paris-Normandie, a fait sortir de ses gonds Daniel Paul.
Pour le député communiste du Havre, « cette position », qui consisterait, selon lui, à « traiter la traversée de l'Ile-de-France et le transfert de la gare de Rouen à Saint-Sever et après, on verra… », est « inacceptable ».
« Elle reviendrait, explique Daniel Paul, à améliorer la liaison entre Paris et Rouen et à reporter la prise en compte de la partie Rouen-Le Havre ».
En octobre dernier, au Havre, Daniel Paul avait « mis en garde contre cette même proposition faite par Laurent Logiou », conseiller municipal et président du groupe PS à la région. Pour le député, la ligne ferroviaire doit être traitée dans son ensemble par souci d'équilibre et d'efficacité. Daniel Paul craint, en fait, qu'Alain Vern veuille repousser le tronçon Rouen-Le Havre « aux calendes ». « Je souhaite, évidemment, qu'il rectifie sa déclaration », souligne-t-il.
S'agissant du financement du projet ferroviaire via un partenariat public-privé (PPP), Daniel Paul estime que ce n'est pas la solution. « La gauche doit rompre avec ces pratiques, dit-il. La Ligne Paris-Normandie, du Havre à Paris, est d'intérêt national. Elle doit donc être totalement financée par des fonds publics ; l'opération ne doit ni oublier une partie importante de la ligne ni servir à rentabiliser des fonds privés ».
ST. S.
Commentaire de Florestan: saluons le coup de gueule de Daniel PAUL et dénoncer une nouvelle fois le double jeu de LE VERN qui soutient ce projet comme la corde soutient le pendu...
Alain LE VERN reste incapable de toute vision normande globale des enjeux régionaux ou alors il se l'interdit pour des raisons inavouables qui ressortent de la basse politique... politicienne!
Heureusement qu'en Basse-Normandie les élus socialistes et communistes sont en parfaite intelligence sur le dossier de la LNPN: nous conseillons à Daniel PAUL de se mettre en relation directe avec Pierre MOURARET, maire PCF de Dives sur Mer et vice-président du conseil régional de Basse-Normandie ou avec Laurent BEAUVAIS, le seul véritable président de région en Normandie.
Elus en Normandie: TOUJOURS AUSSI NULS!!
A lire dans Ouest-France (01/02/12): remontage de bretelles et coup de pied aux fesses qui se perdent
Bretelle de l’A13 vers Lisieux : Jean-Léonce Dupont réagit
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Jean-Léonce Dupont, président du conseil général du Calvados.
Archives.
Jean-Léonce Dupont, président du conseil général du Calvados, trouve qu’il« appartient à la SAPN (Société des autoroutes Paris - Normandie) de trouver et de mettre en œuvre la solution la plus adéquate, solution que les usagers lexoviens attendent depuis maintenant 2 ans ! »
Dans un courrier officiel adressé au conseiller régional Joël Bruneau (UMP), le ministre des Transports Thierry Mariani a confirmé l’abandon du projet de bretelle directe vers Lisieux, à la sortie de l’A 13 au niveau de Pont-l’Evêque.
Le ministre donne son feu vert à une autre solution, moins dangereuse, qui consisterait à implanter deux giratoires sur la D 675 pour guise de bretelle. Travaux qui seraient pour partie à la charge des collectivités locales, a t-il précisé sans entrer dans les détails.
« Si cette proposition, moins satisfaisante qu’une réelle transparence, devait être retenue, il incomberait à la SAPN d’en assurer intégralement le financement conformément aux engagements qu’elle a pris », prévient Jean-Léonce Dupont.
L’annonce du ministre avait provoqué une série de réactions hostiles venant des élus du pays d’Auge, et d’entrepreneurs. Certains n’excluant pas d’appeler à bloquer l’autoroute A 13.
Pour Jean-Léonce Dupont, la réouverture de la bretelle ne posait pas de problème de sécurité, comme l’évoque Thierry Mariani. « Si l’on peut comprendre que le rétablissement de cette « transparence » par la construction (première solution envisagée par la SAPN) d’un toboggan à la fois coûteux et difficile à intégrer dans l’environnement ait été écarté, on ne peut que regretter la position de l’Etat qui s’apprête, semble-t-il, à refuser le rétablissement de la bretelle de retournement sous l’A132 qui a pourtant fonctionné sans incident notable pendant plus de 20 ans ! »
Commentaire de Florestan:
pour savoir ce que valent les rodomontades de Jean-Léonce DUPONT, relire tous les contes de Guy de Maupassant
FIN du débat public sur la LNPN: l'Estuaire NORMAND et les COCUS de l'AXE SEINE
Lundi 30 janvier de 19 à 22heures au centre des Congrès de Caen, se tenait le débat de clôture sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie avec plus de 500 personnes présentes dont de nombreux élus.
Les Havrais étaient venus en force: Edouard Philippe, le député-maire, Antoine Rufenacht le haut-commissaire au développement de la vallée de Seine, le président de la CCI, le président du Grand Port Maritime du Havre, de nombreux représentants des entreprises de l'économie logistique et maritime... L'air du large a donc puissamment soufflé dans la salle quitte a enrhumer les plus mesquins... Les élus bas-normands importants étaient presque tous là affirmant dans leurs déclarations une belle unanimité pour défendre le projet et l'ambition. Les Rouennais étaient là de l'autre côté de la salle, face aux Havrais démontrant ainsi aux Bas-normands présents et amusés ou ironiques que si l'unité normande n'existe pas encore, l'unité haut-normande n'existera jamais! Pierre Bourguignon, le maire de Sotteville les Rouen et président de l'agence de l'urbanisme rouennaise était présent pour représenter Laurent Fabius et pour affirmer intelligemment l'intérêt d'un réseau de villes normandes bien reliées entre elles par la voie ferrée.
Quatre belles et bonnes déclarations dans cette soirée:
1) Celle du délégué régional de la CGT Normandie, réaffirmant avec force que le projet avait pour but de "structurer la Normandie": l'enjeu national de la reconquête industrielle passe par l'émergence de la 4ème région industrielle de France et par la première région d'économie maritime de notre pays.
2) Celle du maire du Havre Edouard Philippe qui a insisté sur l'urgence et l'importance de l'enjeu: la Ligne Nouvelle Paris Normandie qui doit permettre une remise à niveau globale du ferroviaire normand doit surtout permettre de doter le port du Havre d'un vrai hinterland à l'échelle européenne car la seule desserte de Paris via l'axe Seine ne sera pas suffisante pour que Le Havre puisse lutter à égalité avec Anvers ou Rotterdam.
3) Celle de Laurent Beauvais, président de la demi-région bas-normande, très applaudi après avoir insisté sur l'idée de créer un réseau des villes normandes desservies par des trains suffisamment rapides et performants pour nous permettre la possibilité d'abandonner nos voitures. (regard vers les écolos...) avant d'ajouter contre les pleutres et les pusillanimes qui seraient tentés de ne faire que le plus urgent sans rien faire d'autre (à savoir: "déboucher le Mantois") qu'il ne peut y avoir de solidarité financière sans solidarité de projet. Comment, en effet justifier la dépense déjà importante de "déboucher le Mantois" si on ne fait que cela? La LNPN est un ENJEU NATIONAL.
4)Celle de Jean Callewaert président du CESER de Basse-Normandie qui a littéralement démoli en séance le projet alternatif de "revitalisation" de l'existant proposé par les écologistes, projet qui renonce en grande partie au principe de base qui justifie que l'on règle de façon décisive et pour les 100 prochaines années, le problème ferroviaire normand: Ne pas faire rouler tous les trains (voyageurs et fret) sur les mêmes voies. Outre l'impossibilité d'améliorer sensiblement le temps de parcours entre Caen et Rouen ou entre Evreux et Rouen, le projet alternatif écologiste oublie l'enjeu essentiel: la Normandie est l'hinterland logistique de la 4ème façade maritime et portuaire d'Europe...
Du côté des grincheux et des mesquins:
Alain Le Vern a fait l'effort de venir jusqu'à Caen: le temps de faire des remarques désagréables pour presque tout le monde sauf pour lui-même, comme d'habitude. Dénonçant la "dictature du chronomètre" sur le dossier en raison de l'objectif affiché en 2009 par le président de la République de mettre Le Havre à 1H15 de Paris, il n'a eu de cesse de se plaindre de l'absence de l'Etat dans le dossier notamment en matière de financement, de répéter que l'ensemble du problème était lié à la solution du "noeud rouennais" tout en se vantant d'avoir mis 400 millions d'euros sur la table pour le désenclavement ferroviaire du fret havrais (ligne Serqueux-Gisors). Enfin il s'est lancé quelques roses volées à d'autres en soulignant l'existence d'une "plate-forme commune aux deux régions normandes et un cahier d'acteur entre la Haute-Normandie et l'Ile de France": personne n'a relevé sur le moment la malhonnêteté du propos! Le 7 septembre dernier, ce triste sire nous avait pourtant promis un cahier d'acteur commun aux deux régions normandes... Le Vern, s'étant enfui entre deux portes bien avant la fin de la soirée, Laurent Beauvais a pu faire une déclaration qui permit d'oublier la médiocrité de vue de la fourmi qui campe depuis 14 ans dans la caserne Jeanne d'Arc à Rouen...
Les écologistes se sont exprimés une nouvelle fois mais en plus minables: on n'a pas entendu les élus écologistes normands mais ceux venus du conseil régional d'Ile de France qui confirmèrent que, franchement, du côté de la région Ile de France, l'axe Seine, on s'en fout! On ne parle de l'Axe Seine qu'ici en Normandie. En Ile de France, on cause plutôt du "Grand Paris"...
Très symboliquement d'ailleurs, le premier à prendre la parole fut un élu vice-président écologiste du conseil régional d'Ile de France qui devait prendre le dernier train pour Paris à... 20H24. Le second fit dans un lapsus assez révélateur la confusion entre Caen et... Cannes pour dire que la priorité des franciliens étaient surtout à la mise en ordre ferroviaire dans le Mantois et l'ouest parisien: si la LNPN peut y contribuer tant mieux mais Dieu que cela coûte cher... Le troisième s'emplafonna les 181 milliards programmés dans un Schéma national des infrastructures de transport provisoire et qui sera revu à la baisse en février prochain pour conclure qu'un projet classé 16ème sur 18 ne pourrait être réalisé: allégation totalement fausse puisque la hiérarchisation définitive du SNIT va se faire MAINTENANT:
IL FAUDRA DONC ARGUMENTER ET DIRE POURQUOI LA NORMANDIE ENJEU NATIONAL MERITE LA MEILLEURE SORTIE FERROVIAIRE DE PARIS
En 1985, Antoine Rufenacht réunissait déjà un colloque au Havre sur ce même sujet: les Havrais étaient nombreux lundi soir...
Il faudra attendre les interventions des élus du département du Val d'Oise très intéressés par l'effet de confluence entre la Basse-Seine normande et le futur canal Seine Nord Europe pour avoir une réflexion géographique qui dépasse ENFIN le périphérique PARISIEN et la banlieue de la petite couronne!
AINSI POUR RESUMER:
1) Beaucoup de confusion liée à un manque de vision globale surla Normandie et sur les enjeux de fond: localisme, voire esprit NIMBY sans même parler de la vision idéologique martelée par EELV (les écologistes) alors que la LNPN n'est pas un projet de LGV ferroviaire comme les autres.
2) Mais une forte mobilisation des forces vives normandes et notamment des Havrais: impressionnant et encourageant! La CGT a très bien parlé ("structurer cette région") mais aussi le maire du Havre.
3) Le Financement: "pas de solidarité de financement sans solidarité de projet", la formule de Laurent Beauvais est heureuse et elle souligne bien que face au manque d'intérêt de l'Ile de France, face à l'absence de l'Etat et face à la perspective d'une révision sévère du SNIT en février prochain, il va falloir SE MOBILISER TRES FORT. Face à la tentation de tout "phaser" et de ne faire que le Mantois, face à l'attentisme trop sceptique (pour être honnête?) d'Alain Le Vern, il n'y a qu'une seule chose à faire: prendre les devants sans attendre les vagues solutions proposées par RFF par exemple.
4) Il faut donc affirmer par tous les moyens qui sont à notre disposition que la LNPN répond à un enjeu national:
garder en France le 1er port français; anticiper la saturation de l'axe Lille Paris Lyon Marseille à l'échelle européenne, achever le contournement Ouest-Nord Ouest de la région parisienne, desservir le premier réseau régional de villes du grand bassin parisien.
5) Face à l'attentisme rouennais et aux divisions haut-normandes solubles dans le seul Axe Seine, la Basse-Normandie unie doit prendre les voiles avec les Havrais sur l'Estuaire. Malgré ses limites actuelles, Il faudra se servir du rapport Rufenacht sur l'enjeu national de la Basse-Seine normande qui sera dévoilé dans quelques jours et faire comprendre aux Havrais (mais aussi aux Rouennais) que face à la concurrence d'Anvers ou de Rotterdam, SANS LA NORMANDIE l'Axe Seine ne suffira pas car il faut aller au-delà de la seule desserte de la région parisienne pour ambitionner d'être le véritable avant-port européen...
6) Ainsi, pour défendre réellement les intérêts de la Normandie, il faut un union BASSE-NORMANDIE + EURE avec LE HAVRE, et faire passer l'idée auprès de François Hollande que la structuration de la 4ème grande région industrielle française est possible grâce à la LNPN dans le cadre d'un plan national de réindustrialisation.
7) C'est pourquoi, avec toutes les collectivités territoriales motivées et en lien avec les forces vives régionales (les CESER par exemple) avec le support scientifique de chercheurs (les géographes), le collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie" avait proposé la création d'un atelier du projet régional normand dans le cadre de l'espace de projet "Paris Seine Normandie" (idée d'Alain Lecomte) afin d'enrichir de façon décisive l'idée essentielle d'Axe Seine: la solution du financement deviendrait dès lors plus facile carla LNPNpourrait s'adosser à un vrai projet territorial qui pourrait émerger autour l'Estuaire (axe Caen-Le Havre) avant que d'être proposé à la métropole rouennaise.
QUESTION: LES COCUS DE L'AXE SEINE VEULENT-T-IL D'UN ESTUAIRE NORMAND DE LA SEINE? VEULENT-ILS ENFIN METTRE "LA NORMANDIE EN SEINE"?
Ci-après, le compte rendu de Xavier ORIOT paru ce 01/02/12 dans Ouest-France édition caennaise: