13 février 2012
UNE ENFANCE NORMANDE...
Sur le site de PARIS-NORMANDIE: Publié le dimanche 12 février 2012 à 18H16
Présidentielle. Le candidat du PS, François Hollande, a passé une grande partie de son enfance en Normandie.

Année scolaire 1965-1966, classe de 5e M2 au collège Saint-Jean Baptiste-de-la-Salle. François Hollande (3e rang, 1er à partir de la gauche) et ses camarades ont tous apposé leur signature pour immortaliser l’instant. Il y effectuera encore deux rentrées avant de rejoindre Neuilly
D.R.
ROUEN (Seine-Maritime). De la part des élèves de 5e M2. La petite phrase est toujours inscrite au dos du disque de Jean Ferrat. Un cadeau qu’Armand Adem, professeur de français au collège Jean-Baptiste-de-la-Salle à Rouen (Seine-Maritime), s’est vu offrir en juin 1966 par ses élèves. Et parmi eux, un certain François Hollande , élève depuis une dizaine d’années dans cette institution rouennaise gérée par les Frères des écoles chrétiennes.
Celui qui est aujourd’hui candidat à la présidentielle a passé sa prime enfance et une partie de son adolescence à Rouen (Seine-Maritime) où il était scolarisé, à Bois-Guillaume où il habitait avec ses parents Georges et Nicole, et son frère aîné Philippe. « C’était un bon élève et un bon copain » assure un Rouennais qui a usé ses fonds de culotte sur les mêmes bancs que le dirigeant socialiste. « Lui était le premier de la classe, – il avait un an d’avance – moi plutôt du côté du radiateur » sourit l’ancien élève de J.-B. « François était très sympa, je me souviens d’être allé jouer au foot chez lui, à Bois-Guillaume, un jeudi après-midi. » Aujourd’hui, François Hollande est toujours un fan de ballon. A l’époque, avec son frère, il joue en minime, puis en cadet, au Football-Club de Rouen.
C’est en 1953 que la famille Hollande arrive à Rouen (Seine-Maritime). Philippe n’a qu’un an, François naîtra l’année suivante. Georges, le père, né en Charente en 1923, est médecin ORL. La famille s’installe rue des Carmes, le cabinet est situé en dessous de l’appartement. Ce n’est qu’en 1958 que la famille emménage dans une maison bourgeoise à Bois-Guillaume. Georges, lui, ouvre son cabinet médical dans un des immeubles de la reconstruction, place de la Haute-Vieille-Tour, dans le centre-ville de Rouen. Ce spécialiste « des maladies du nez, de la gorge et des oreilles », comme il est écrit dans l’annuaire de Rouen de 1965, y consulte tous les après-midis, sauf le mercredi.
Nicole, sa mère, infirmière de formation, assiste au début son mari, puis devient assistante sociale. Elle travaille dans deux entreprises de la banlieue ouvrière rouennaise, à Déville-lès-Rouen, partageant son temps entre la TRT, qui assemble des postes émetteurs pour l’armée française, et Vallourec, qui fabrique toujours des tubes en acier pour l’industrie pétrolière.
Alors que son frère est envoyé en pension, François passe toute sa scolarité à J.-B. Armand Adem, son prof de français pendant au moins deux ans, se souvient d’un élève brillant, mais aussi espiègle. « C’est quelqu’un qui prenait déjà ses responsabilités, mais aimait la petite déconne ».
François Hollande ne terminera pas son année de 3e chez les Frères, à Rouen. La famille déménage, rapidement, sans se retourner, suivant la volonté ferme du père, Georges.
C’est pourtant en Normandie, à Beaumont-le-Roger, dans l’Eure, qu’en 1979, le futur candidat adhère au PS. « C’est moi qui lui ai donné sa première carte, en tant que responsable de la section socialiste du canton. Ses parents avaient une résidence secondaire à Ecardenville-la-Campagne, se souvient Jackie Desrues, aujourd’hui conseiller général. Il est venu me voir au local, il avait l’air d’un jeune étudiant très bien. Il n’est pas resté très longtemps, juste quelques mois. » Juste avant la Corrèze, sa nouvelle terre d’élection.
L'ombre d'un père aux "idées contraires"
Lors du lancement officiel de sa campagne, au Bourget en janvier, François Hollande a évoqué sa famille normande « conservatrice », qui lui a cependant « donné la liberté de choisir par son éducation ». Il a même remercié son père, « aux idées contraires » aux siennes, qui lui a permis de s’affirmer dans ses convictions de gauche. Car dans les années 60, Georges Hollande est loin des idées socialistes.
Proche de l’extrême droite et de l’Algérie française, il est à deux reprises candidat aux municipales. En 1959 à Rouen, en 1965 à Bois-Guillaume. A Rouen, il est en 4e position sur une liste Anti-partis et rénovation municipale présentée par la Défense combattante de la France. Sur les 37 candidats, on trouve 26 anciens combattants, dont une petite dizaine d’Indochine. Pour cette élection, cinq autres listes sont en lice, dont celle du maire sortant Bernard Tissot et d’un certain Jean Lecanuet qui deviendra maire en 1968. La liste de Georges Hollande n’obtiendra que 4 % des suffrages et le docteur Hollande 1859 voix.
En 1965, c’est donc à Bois-Guillaume sur une liste de Rénovation et d’expansion communale, qu’il se présente. L’ancien maire entre 1942 et 1944, Roland Rénier, nommé par Vichy, figure aussi sur la liste qui obtient environ 500 voix au 1er tour, contre plus de 1 500 voix pour la liste de Pierre Quintard, le futur maire. « Je ne me souviens pas du tout du docteur Hollande » précisait il y a quelques jours celui qui fut maire jusqu’en 1987.
A l’époque, dans la commune des plateaux nord de Rouen qui ne compte que 8 000 habitants, le docteur Hollande est plus connu pour ses activités immobilières que pour ses activités médicales. Il est à l’origine de la construction d’un vaste ensemble d’appartements dans une résidence, le Clos du Hamel, située rue de la Haie, guère loin de la mairie et d’une autre, la résidence Saint-Nicolas, sur la route de Neufchâtel. Quand toute la famille part en 1968 pour Neuilly, Georges Hollande travaille un temps comme médecin de la Sécurité sociale. Aujourd’hui, il vit à Cannes.
Olivier Cassiau et Thierry Delacourt
Commentaire de Florestan:
La Hollande se souvient de la Normandie, mais va-t-elle pouvoir oublier la Fabiusie?
LNPN: UN BILAN DU DEBAT PUBLIC
Séminaire « Normandie », UP CAEN/ Collectif BEN Vendredi 10 février 2012
CRBN, abbaye-aux-dames, Caen
UN BILAN DU DEBAT PUBLIC
SUR
LA LIGNE NOUVELLE PARIS NORMANDIE
- Le Collectif citoyen et républicain « Bienvenue en Normandie » (Cahier d’acteur N°23)
- Pierre MOURARET, vice président du Conseil Régional de Basse-Normandie en charge du dossier ferroviaire.

Le scénario « AB » ou « AB+ » (avec le barreau en LGV de Bernay) : le scénario du consensus normand.
Ce scénario est apparu en cours du débat public pour tenir compte des intérêts de la Normandie centrale : le département de l’Eure
Les trois scénarii mis au débat public le 3 octobre 2011 :
- Scénario A :

- Scénario B :

Les deux scénarii qui risquent de ne pas être retenus pour des raisons opposées :
- Le scénario C : le scénario normand idéal mais trop coûteux et trop « impactant » sur l’environnement (ici en jaune)

- Le scénario « alternatif » du cabinet BG pour le compte d’Europe Ecologie Les Verts :
Avantage : Il est le moins coûteux en modernisant au maximum le réseau existant en n’ayant pas recours à des barreaux en LGV supplémentaires sauf dans le Mantois (sortie ouest de Paris)
Inconvénients : les trafics fret et voyageurs continuent à utiliser le même réseau et la dimension nationale et européenne des enjeux ferroviaires n’est pas prise en compte.
La nouvelle de gare de ROUEN Saint-SEVER: une gare pour toute la Normandie?



EXEMPLE d’UNE GARE METROPOLITAINE « de rencontre » ( Avec dans l'heure d'arrivée des trains Grandes Lignes, toutes les correspondances régionales disponibles)
La gare des Guillemins de Liège, conçue par l’architecte hispano-suisse Santiago CALATRAVA (inaugurée en septembre 2006)
MESSAGE POUR ALAIN LE VERN:
Pour justifier la dépense d'une nouvelle gare de Rouen Saint-Sever rive gauche, il faudra penser cet équipement à l’échelle de TOUTE LA NORMANDIE…
LNPN, débat public, les derniers échos…
(source: Chronique de Normandie, n° 260, 06/02/12)
Laurent Beauvais (Demi-région bas-normande) :
« Malgré les grandes incertitudes, nous espérons que notre territoire ne sera pas négligé. »
Alain Le Vern (Demi-région haut-normande) :
« La question du financement est aujourd’hui la grande inconnue et je dirais, l’échec de ces débats publics. »
Philippe Duron (Caen) :
« Il est essentiel de rester mobilisés sur des investissements réalistes et efficaces pour que demain les habitants de nos deux régions, de nos trois métropoles, connaissent enfin l’amélioration qu’ils attendent.»
Edouard Philippe (Le Havre) :
« Le projet est global, il doit être entendu, pensé et financé globalement. Phasage ne doit pas être saucissonnage. »
Michel Champredon (Evreux) :
« Le projet doit d’abord répondre à l’intérêt général, au delà des intérêts légitimes des territoires, des catégories de populations. »
Vianney de Chalus (CCI du Havre) :
« Ce projet doit être envisagé de manière globale puisque l’enjeu économique est de donner une façade maritime à l’Ile de France. S’arrêter au milieu n’a pas beaucoup de sens. »
Thierry Picard (AUPAES) :
“Cette ligne est indispensable à notre développement. Nous souhaitons qu’elle se fasse en totalité et en une seule phase. »
Jean-Michel Costasèque (Eure-Normandie +) :
« Ce n’est pas un simple projet d’infrastructure mais un projet de développement de l’axe Seine et des Normandie (sic !!). »
Franck Martin (Louviers) :
« Il suffisait d’entendre Laurent Beauvais et Alain Le Vern, chacun président d’une demi-Normandie, pour mesurer le gouffre qui les sépare,(…) une fois de plus, les Normands se montrent incapables de parler d’une seule voix »
commentaire de Florestan:
Laurent Fabius (Rouen): SILENCE...
Antoine Rufenacht (Haut commissaire au développement de la vallée de la Seine°: SILENCE... mais ACTION!
On attend le rapport Rufenacht pour le 15 février prochain...

