A lire dans les pages de Ouest-France, édition caennaise, les grandes lignes du RAPPORT RUFENACHT:

18 milliards d’euros pour la vallée de Seine

Aménagement du territoire mercredi 22 février 2012

« Paris Seine Normandie » ou « Grand Paris métropole maritime », le nom du Grand Paris jusqu’au Havre n’est pas encore arrêté. Antoine Rufenacht, ancien maire du Havre et commissaire général au développement de la vallée de la Seine, n’a pas attendu pour dévoiler, hier à Paris, les grandes lignes du rapport sur le développement de la vallée de Seine qu’il vient de remettre au Premier ministre.

Il prévoit quatre grands investissements : la Ligne nouvelle Paris-Normandie pour réduire le temps de trajet entre les deux Normandie et la capitale ; les lignes de fret, y compris en Ile-de-France, pour développer l’acheminement des marchandises par le ferroviaire et le fluvial et se préparer à la concurrence du futur canal Seine Nord entre Paris et Anvers en 2020 ; la liaison entre les autoroutes A28 et A13 avec le contournement Est de Rouen « vieux serpent de mer ». Enfin, une liaison fluvio-maritime immédiate entre Port 2000 au Havre et la Seine pour sortir de l’hégémonie du camion qui transporte 85 % des conteneurs débarqués dans le port normand.

Un investissement de 18 à 20 milliards d’euros dont la moitié pour la seule Ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN). « Un investissement lourd », reconnaît Antoine Rufenacht, « mais pour 10-15 ans ».

Prochaine étape : trois réunions interministérielles souhaitées par François Fillon, puis la mise en place d’une gouvernance. Un commissaire ou secrétaire général, qui devrait être encore Antoine Rufenacht, présiderait une conférence de trois collèges de 45 personnes : 15 pour l’Etat, 15 pour les collectivités locales (trois régions Ile-de-France, Haute et Basse-Nomandie, 7 départements et les grandes agglos) et 15 du monde économique.

Le 21 mars la commission nationale du débat public va remettre son rapport sur la LNPN. Réseau ferré de France, maître d’ouvrage, décidera avant le 21 juin s’il la réalisera ou non.

Quant au changement politique à la tête de l’Etat, qui pourrait survenir à la présidentielle de mai, Antoine Rufenacht a réaffirmé que « ce projet d’intérêt national ne peut être réalisé que s’il bénéficie d’un très fort soutien politique au plus haut niveau de l’Etat ». Mais il se veut confiant : « Il y a une dynamique. Jusque chez les Franciliens et les Bas-Normands qui veulent y être associés. La mayonnaise est en train de prendre. »

Xavier ORIOT.


Commentaire de Florestan:

mettre la Normandie en Seine sera l'affaire des Normands eux-mêmes, le choix du nom du projet sera déterminant. L'appellation "PARIS SEINE NORMANDIE" avait déjà été proposé par Alain LECOMTE le président du comité technique préparant le débat public sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie"... C'est le seul nom légitime qui puisse faire que la mayonnaise qui prend soit enfin dans le plat national et international.

C'est le GRAND PARI d'Antoine RUFENACHT qui animait déjà en 1985 un colloque au Havre sur le thème: "la Normandie, un enjeu national"