L'Etoile de Normandie

Le Magazine Internet des Normands, entre Traditions & Modernité - "Ce site s'inscrit dans la volonté de mettre fin à la division administrative de la Normandie, morcelée depuis 1956 par le bon plaisir de l'Etat, contre l'avis des élus et des citoyens".

29 février 2012

ENFIN un BEAU LIVRE DE REFERENCE sur LA CATHEDRALE de ROUEN

EDITION. Pour la première fois, la cathédrale Notre-Dame de Rouen fait l’objet d’un ouvrage monumental associant trente-deux historiens et chercheurs. Une référence.

Les arcades décoratives de la façade occidentale de la cathédrale de Rouen (©Pont de Vues / La Nuée Bleue)

 

Un ouvrage de référence ! Trente-deux historiens, archéologues, conservateurs et chercheurs ont rassemblé, depuis des mois, efforts et connaissances afin de livrer un document exceptionnel de 500 pages et 600 photos  ! Il n’en fallait pas moins pour évoquer la cathédrale de Rouen, l’un des symboles, avec le Mont-Saint-Michel, de la Normandie..
Le pari était ambitieux mais «cette proposition est arrivé au bon moment, confie Mgr Descubes, car la cathédrale ne possédait pas, jusqu’à présent, d’ouvrage de référence.»
Armelle Sentilhes qui fut directrice des Archives départementales de la Seine-Maritime prit la direction scientifique de l’ouvrage «sans savoir au tout début ou elle mettait les pieds» poursuit avec le sourire Mgr Descubes. Armelle ne dit pas le contraire : «C’était une aventure un peu folle parce qu’il fallait envisager un ouvrage de synthèse, un ouvrage tout public...  tout en ne se perdant pas dans les détails d’un édifice extraordinairement complexe mais admirable».
Ce livre -de 4 kg- (85 €)est construit en trois axes : Construction de l’ensemble cathédral, Merveilles de la cathédrale et Haut lieu de l’histoire normande... Autant dire que tout est détaillé à la loupe par une trentaine de spécialistes parmi lesquels l’historien rouennais Jean-Pierre Chaline ou l’ancien conservateur des Monuments historiques de Haute-Normandie...

Benoit Vochelet

(source: Paris-Normandie)


Commentaire de Florestan:


Comme nous l'avions déjà dit ici, la cathédrale de Rouen est l'un des symboles de l'unité normande notamment depuis que l'Eglise catholique a rétabli la région apostolique de Normandie en 2003. Comme le dit très bien Mgr Decubes interrogé par Paris-Normandie, cet ouvrage de référence vient à point nommé après le 11ème anniversaire de la Normandie et en cette année 2012, le 11ème centenaire du baptême du premier duc de Normandie Rollon... 

La cathédrale de Rouen est donc un "haut-lieu" de l'histoire normande (et non pas un lieu de l'histoire haut-normande: rappel à ceux qui font de la dyslexie normande du côté de la Caserne Jeanne d'arc siège du CRHN qui n'est effectivement pas un haut lieu de l'histoire normande)

 

 

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28 février 2012

TAXE GRENELLE: en 2013 LES COCUS DES ROUTES NORMANDES VONT PAYER PLEIN POT!

Un article paru ce mardi 28 février dans Ouest France édition caennaise nous rappelle une fois de plus que la NORMANDIE BASSE est  la DEMI-REGION des COCU(E)S NOTAMMENT sur les routes... Mais que les Haut-normands se rassurent ils sont tout autant profondément pris en charge que les Bas-normands...

Après l'affaire de la bretelle d'autoroute oubliée DEUX FOIS par la SAPN et le Con-seil général du Calvados (qui ne jure que par l'attraction hippomobile) pour aller à LISIEUX à partir de l'échangeur de Pont-L'Evêque, avec le serpent de mer du contournement autoroutier EST de Rouen, l'achèvement du Rouen-Dieppe toujours inachevé, la déplorable collection des nids de poule sur la RN Rouen-Beauvais, l'absence toujours prolongé du "maillon OUEST" de contournement de la région parisienne entre Rouen et Orléans, (le maillon manquant correspondant bien entendu au maillon faible de la Normandie divisée en deux, le pays de cocagne des cocus en déroute), avec la plus forte augmentation des péages des autoroutes françaises sur l'A28 entre Alençon et Rouen et une A88 pour faire moins de 40 km entre Falaise et Alençon pour plus de... 12 euros, avec un désenclavement toujours en cours pour les petites villes du bocage (Flers, Vire) ou pour Lisieux ou le pays d'Ouche eurois...

Avec un système portuaire qui occupe d'ores et déjà la 4ème place européenne, avec un port vide à Cherbourg, avec un port du Havre qui évacue à 86% ses conteneurs sur les routes alors qu'Anvers son concurrent principal fait 60% par le ferroviaire ou le fluvial, avec un maire d'Hérouville  peu clairvoyant qui préfère des marinas dans le canal de Caen plutôt que des porte-conteneurs afin d'éviter 25000 camions par sur les routes normandes entre Caen et Le Havre, avec à peine 1,56% des marchandises transportées par le train en Normandie Basse,

Avec des Ecolos qui sont contre la Ligne Nouvelle Paris Normandie

Avec des élus qui s'en foutent... (sauf dans la Manche)

EN 2013 AVEC L'APPLICATION PLEIN-POT DE LA TAXE TRANSPORTS ROUTIERS DU GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT (12 centimes d'euros le kilomètre) LA NORMANDIE SERA LE PAYS DES COCUS DE LA ROUTE AVEC UNE ECONOMIE EN DEROUTE DANS LE PANIER DE LA MENAGERE (répercussion de la taxe sur le prix final avec augmentation de 1,5% des marchandises) AVEC "Des petites routes cassées" comme l'affirme Michel Quincé, co-président régional de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) pour éviter de trop rouler sur les routes principales devenues payantes...

PENDANT CE TEMPS LA en BRETAGNE...

Les élus mobilisés ont obtenu une baisse de 40% de la taxe transport au motif de "l'éloignement de l'espace européen"


 les cocus bas-normands de la route

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25 février 2012

COLLOQUE à CAEN LE 14 MARS 2012: L'EVIDENCE NORMANDE EXISTE DEJA

   

Les premières « Rencontres Normandie Demain »


Un événement de réflexion prospective consacré à la Normandie et à l’innovation territoriale : « les Rencontres Normandie Demain ».
Ouest-France et la Maison de la Recherche en Sciences Humaines, Normandie Caen (CNRS-Université de Caen) s’associent, avec le partenariat du Crédit Agricole Normandie et la participation de France Bleu, pour organiser un événement de réflexion prospective consacré à la Normandie et à l’innovation territoriale, intitulé « les Rencontres Normandie Demain ».

Les territoires sont engagés dans un mouvement de transformation rapide et profond. L’économie des sociétés tant au niveau international qu’au niveau local connaissaient depuis vingt ans des changements et restructurations déjà importants, la succession de crises depuis 2008 a considérablement accéléré les processus. Les relations entre villes et campagnes, entre régions et entre régions et Ile-de-France connaissent elles aussi des évolutions significatives. L’économie n’est pas seule en jeu, ou plutôt il ne s’agit pas seulement de biens matériels, d’infrastructures, de sites et de productions, toutes choses très importantes, il s’agit aussi de perceptions des habitants, des cadres mentaux dans lesquels se projettent tous les acteurs, de générations, de secteurs d’activités différents. C’est de cette chair, de ces esprits dont sont façonnés les territoires.

Les changements, les bouleversements en cours portent leur lot d’inquiétude mais aussi  de possibilités, de nouveautés, d’innovation. Des centaines d’acteurs dans tous les milieux ont des projets plein la tête, ont des compétences, s’investissent à corps perdu et  réalisent une part de leurs projets. On voit chaque année naître dans les territoires, des succès dont on ne soupçonnait pas la possibilité.

Qu’en sera-t-il demain? Quelles réalités économique, culturelle, sociale, territoriale peuvent prendre forme? C’est le sujet des Rencontres Normandie Demain. Ce n’est pas  de la question institutionnelle, d’une ou de deux régions dont il sera débattu, mais de la  fibre, des germes, du ferment, dont les hommes et les femmes qui imaginent, créent, travaillent dans les Normandie, peuvent faire leur territoire demain.

L’événement se déroulera en deux temps et sur deux modes :


D’abord une série de dossiers publiés, dans les deux semaines qui précèderont, dans les pages Normandie de Ouest-France. Le deuxième temps sera une journée de tables rondes et de débats. Les tables rondes rassembleront des acteurs fortement engagés de différents secteurs d’activité des deux Normandie. Elles seront animées par Pascal Buléon CNRS MRSH Université de Caen et Jean-Jacques Lerosier Ouest-France ainsi que le débat avec la salle qui sera un moment important de ces rencontres.

Journée du 14 mars 2012

9H30 / TABLE-RONDE 1 : LES DÉFIS DE L’AGRICULTURE ET DE LA MER


11H00/ TABLE-RONDE 2 : LES NOUVELLES VOIES ÉCONOMIQUES


12H30 / COCKTAIL

 

13H45 / TABLE-RONDE 3 : LES CONNEXIONS DEMAIN

 

15H15 / TABLE-RONDE 4 : LA CULTURE UNE RESSOURCE

 

CONTACT ET INSCRIPTIONS: normandiedemain@gmail.com

Maison de la Recherche en Sciences Humaines, Université de Caen, CAMPUS 1

(entrée et parking: rue du magasin à poudre)


Commentaire de Florestan:

"Les Normandie" est une faute d'accord en langue française.

LA Normandie c'est une évidence sans faute!

Cette intiative est intéressante: elle démontrera que la Normandie réelle existe déjà sans attendre la reconstitution d'une Normandie institutionnelle toujours en miettes... Le processus est en cours, notamment autour de l'Estuaire et de l'Axe Seine.

Après sa démolition en 1944, sa reconstruction pendant 20 ANS suivis par encore 20 ans d'illusions de prospérité, car la Normandie a été reconstruite coupée en deux, ont suivi 30 années de déclin (1980- 2010)

Voici venir le temps des choix décisifs à l'occasion de la plus grave crise économique et politique que nous ayons à vivre depuis la fin de la Seconde guerre mondiale: en 2020 la Normandie sera-t-elle enfin unie? Aura-t-on la maîtrise de notre avenir dans UNE région qui peut encore compter en France, dans un monde plus solidaire, plus respectueux des hommes, des territoires et de l'environnement? Ou l'actuelle compétition qui nous fatigue tous aura-t-elle eu raison définitivement de nos vieux pays post-industriels, post-démocratiques, post -tout ce que vous voulez?

L'AVENIR EST AU "GLOCAL" : ça tombe bien, la Normandie est un BIEN PUBLIC qui existe depuis 11 siècles et qui participe aussi bien du local que du global. La France, ce vieil état-nation républicain doit se ressourcer à ses "petites patries" qui la constitue: les territoires où les projets concrets, où les "sujets de fond" se font avant que le parasitisme d'une caste politico-médiatique et technocratique parisienne ne se charge de les anéantir...

Michel ROCARD en 1966 en appelait déjà à la "décolonisation de la province".

Le moment est enfin venu d'avoir de vraies régions sur de vrais territoires avec les "vrais gens" (comme on dit à la TV) et leurs vrais projets!

 

 

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24 février 2012

Laurent Beauvais président de région en Normandie, à propos de la race bovine normande...

A lire sur le blog de Laurent Beauvais, président du conseil régional de Basse-Normandie


 

Promotion de la race normande

Hier et aujourd'hui a lieu à Briouze un grand rassemblement d'éleveurs de race normande organisé par l'association ornaise présidée par Pierre Mezieres.

Ce salon " terre de normandes " rencontre un grand succès

http://www.orne-conseil-elevage.fr/agenda/items/briouze-terre-de-normandes.html

 Présent, j'ai parlé des efforts que la région développait avec l'Organisme de Sélection de la race normande (OSN) mais aussi par le soutien à l'obtention de l'AOC "boeuf traditionnel normand".

Pourquoi cette race équilibrée et identitaire ne se développe pas plus en Normandie ?

Nous ne sommes pas assez volontaristes ? Les politiques publiques ne sont pas assez incitatives ? Les politiques d'AOC comme par exemple les AOC fromagères ne sont pas assez contraignantes ?

Ou bien faisons-nous fausse route et devons nous considérer qu'une politique de normandisation des troupeaux n'a pas ou plus d'intérêt dans le contexte actuel ?

Moi qui prône une politique renforcée de l'identité normande, je m'interroge,  me sentant un peu seul dans ce combat !

Race normande


Commentaire de Florestan:

Nul n'est prophète en son pays! Le plus grand troupeau de race normande est désormais au Wisconsin et en Colombie. Raison de plus de soutenir les pays naisseurs normands dans le cadre d'une politique régionale ambitieuse: on rappelera à Monsieur Le Vern qu'il y a aussi des troupeaux de normandes dans le pays de Bray...

Dommage que le "Bovines" d'Emmanuel GRAS nous présente des Limousines en Normandie et dommage que ce superbe documentaire en sortie nationale ce mercredi ne le soit pas vraiment dans les salles normandes...

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23 février 2012

LE PARI DE RUFENACHT: Mettre la NORMANDIE en SEINE AVANT LES PRESIDENTIELLES!

A lire dans les pages de Ouest-France, édition caennaise, les grandes lignes du RAPPORT RUFENACHT:

18 milliards d’euros pour la vallée de Seine

Aménagement du territoire mercredi 22 février 2012

« Paris Seine Normandie » ou « Grand Paris métropole maritime », le nom du Grand Paris jusqu’au Havre n’est pas encore arrêté. Antoine Rufenacht, ancien maire du Havre et commissaire général au développement de la vallée de la Seine, n’a pas attendu pour dévoiler, hier à Paris, les grandes lignes du rapport sur le développement de la vallée de Seine qu’il vient de remettre au Premier ministre.

Il prévoit quatre grands investissements : la Ligne nouvelle Paris-Normandie pour réduire le temps de trajet entre les deux Normandie et la capitale ; les lignes de fret, y compris en Ile-de-France, pour développer l’acheminement des marchandises par le ferroviaire et le fluvial et se préparer à la concurrence du futur canal Seine Nord entre Paris et Anvers en 2020 ; la liaison entre les autoroutes A28 et A13 avec le contournement Est de Rouen « vieux serpent de mer ». Enfin, une liaison fluvio-maritime immédiate entre Port 2000 au Havre et la Seine pour sortir de l’hégémonie du camion qui transporte 85 % des conteneurs débarqués dans le port normand.

Un investissement de 18 à 20 milliards d’euros dont la moitié pour la seule Ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN). « Un investissement lourd », reconnaît Antoine Rufenacht, « mais pour 10-15 ans ».

Prochaine étape : trois réunions interministérielles souhaitées par François Fillon, puis la mise en place d’une gouvernance. Un commissaire ou secrétaire général, qui devrait être encore Antoine Rufenacht, présiderait une conférence de trois collèges de 45 personnes : 15 pour l’Etat, 15 pour les collectivités locales (trois régions Ile-de-France, Haute et Basse-Nomandie, 7 départements et les grandes agglos) et 15 du monde économique.

Le 21 mars la commission nationale du débat public va remettre son rapport sur la LNPN. Réseau ferré de France, maître d’ouvrage, décidera avant le 21 juin s’il la réalisera ou non.

Quant au changement politique à la tête de l’Etat, qui pourrait survenir à la présidentielle de mai, Antoine Rufenacht a réaffirmé que « ce projet d’intérêt national ne peut être réalisé que s’il bénéficie d’un très fort soutien politique au plus haut niveau de l’Etat ». Mais il se veut confiant : « Il y a une dynamique. Jusque chez les Franciliens et les Bas-Normands qui veulent y être associés. La mayonnaise est en train de prendre. »

Xavier ORIOT.


Commentaire de Florestan:

mettre la Normandie en Seine sera l'affaire des Normands eux-mêmes, le choix du nom du projet sera déterminant. L'appellation "PARIS SEINE NORMANDIE" avait déjà été proposé par Alain LECOMTE le président du comité technique préparant le débat public sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie"... C'est le seul nom légitime qui puisse faire que la mayonnaise qui prend soit enfin dans le plat national et international.

C'est le GRAND PARI d'Antoine RUFENACHT qui animait déjà en 1985 un colloque au Havre sur le thème: "la Normandie, un enjeu national"

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22 février 2012

LA BISQUINE DE GRANVILLE SOUS PAVILLON BRETON

A lire sur le blog d'un ami animateur d'un groupe musical spécialisé dans les chansons de marins normandes et anglaises, bien connu sur Granville...
 
Mercredi 22 février 2012

normandie-rouge.jpgCeux qui aiment la Granvillaise et le patrimoine local, l'histoire de nos marins et de cette côte normande sont étonnés ( du sens "comme frappés par le tonnerre" ) par l'incompréhensible décision des Vieux Gréements granvillais de confier la gestion de notre bisquine par l'armement malouin de Bob Escoffier.

La bisquine de Granville sous pavillon breton ? Incompréhensible ! On invoque des difficultés de gestion. Pourquoi pas ! Mais n'y a-t-il pas sur le bassin de Granville assez de sociétés d'armement, faisant vivre et évoluer bateaux modernes et vieux grééments pour leur confier ce fleuron des vieux gréements de la Manche afin qu'il évolue à Brest sous les couleurs normandes ? Ils doivent bien rigoler les bretons !

Quand on voit qu'à Granville, on préfère exalter les falbalas d'un couturier parisien qui n'a jamais vécu ici, plutôt que l'histoire de la mer et des marins ! Quand on réalise avec quel enthousiasme on accueille et valorise la présence du Marité, dernier terre-neuvier normand ! Quand on se rend compte comment le patrimoine musical local, issu de la mer et des marins est traité ( dernièrement avec le carnaval et des chars de la celtitude, c'était Soldat Louis qui était invité ) ! on se demande si le Couesnon n'a pas fait une embardée à l'Est et mis toute la Manche en Bretagne.

Tant qu'on y est, une idée pour valoriser Saint-Paul : transformer le dôme en coiffe de bigouden, afin d'en faire un amer visible depuis Cancale et Saint-Malo. Après tout, ils sont ici chez eux, non ?

Et puis demander l'asile patrimonial où il reste de la Normandie. 

Granvillaise-bretonne.jpg

 (source: "le Mammouth manchois énervé", 22/02/12)

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BOVINES: un documentaire COUP de COEUR de l'Etoile de Normandie

BOVINES, un documentaire d'une heure sans paroles humaines tourné dans nos pâtures normandes qui célèbre l'autre plus belle conquête de l'Homme: LA VACHE

Un documentaire magnifique avec les lumières splendides des cieux très changeants de la Normandie toujours entre soleil et pluie...

A lire sur ALLOCINE:

Emmanuel GRAS capte à la loupe la vie de la vache, son moindre meuglement, le moindre frémissement de son poil, parfois ses entrailles lorsqu’elle met bas. Il cale sa caméra dans un mode focus extrêmement rapproché pour cerner au mieux chaque étape de la vie d’une vache. Ce documentaire est ainsi proche de l’expérimentation. Naissance, rumination, sommeil, découverte, mise en camion pour l’étape ultime : toute la vie de la vache ici-bas est retranscrite et, grâce et à travers elle, c’est toute la campagne normande qui est célébrée. Ce jeune réalisateur, né à Cannes en 1976 et parisien d’adoption, a réalisé différents courts-métrages : La motivation ! en 2003, Une petite note d’humanité, Tweety lovely superstar, et Soudain ses mains en 2008. Avec  Bovines , il se démarque du documentaire classique par l’esthétisme exceptionnel qu’il apporte.

Premier gros plan sur une parcelle de vache… La tonalité est donnée. La vache broute, rumine, elle ne fait que ça à vrai dire. Elle regarde la caméra, elle soupire, elle a l’air intriguée mais sans plus. Puis, c’est la vie du troupeau que la caméra englobe : un groupe bien soudé, qui se lamente d’un départ vers une dernière étape de vie, puis des identités prises à part : un veau qui s’isole, une vache qui déguste une pomme, une autre qui lèche sa semblable, une qui met bas ou qui renifle un sac en plastique égaré. Vie et mort imminente, plaisir quotidien, tristesse, meuglements, respiration nocturne, rien n’échappe au regard bienveillant d'Emmanuel GRAS, pas même le frémissement de l’herbe, le clapotis de la pluie dans une flaque, le grondement de l’orage, autant d’occasions de plus pour filmer de très près la vache mais aussi son environnement direct.

Blanches, au regard indéchiffrable mais jamais méchant, tendres d’un coup de langue, désespérées d’un départ, meuglant à la vie, à la mort, Emmanuel GRAS filme ces Bovines dont on ne peut que plaindre la destinée tragique et trop vite rappelée par cet étiquetage à l’oreille. Dans cette vie de vache paisible et sans heurts, dénuée de toute violence et en accord avec la nature, c’est le constat d’une douceur extrême et aussi d’une cruelle amertume sur la destinée de cette bête.

La campagne de Basse-Normandie est le terrain merveilleux où Emmanuel GRAS a choisi de poser sa caméra, et c’est ainsi un décor sans prix et d’une beauté naturelle époustouflante qui est filmé : chant du coucou, ciel nuageux et orageux, herbes folles et cousin géant. Le réalisateur joue sur l’échelle de valeurs et de tailles. Cette immersion profonde dans la nature, ce télescopage sur les pâturages, permet au spectateur d’approcher des beautés sauvages qu’il n’aurait peut-être jamais eu l’occasion de voir de si près. C’est une journée de la vie d’une vache que l’on suit, dans son caractère répétitif et ses événements perturbateurs, mais aussi une immersion dans la nuit pour assister à son sommeil, capturée qu’est la bovine alors auréolée de blancheur.

Dur de mettre en scène des vaches, de contrôler leur réaction, et aisé cependant de choisir un cadrage adéquat, une mise en lumière particulière… Emmanuel GRAS a bien compris que l’enjeu et la qualité de son reportage se devaient à son sujet mais aussi et surtout à la manière de l’exposer.

Emmanuel GRAS a bien le « savoir faire de cadreur orfèvre » qu’on lui attribue. Certains plans font penser à des tableaux de grands maîtres.

Une pomme qui tombe, une vache blanche qui avance perdue et minuscule dans la cadre immense de la prairie, puis grossie exagérément en plan rapproché de manière à voir son mufle, son regard ou ses pattes envahir l’espace de l’écran. Emmanuel GRAS réussit un coup de maître, une esthétique sans défaut. L’absence de son et de commentaire laisse l’entière place à l’image. Rien n’est à laisser, pas même le « besoin naturel » du bovidé que l’on accueillerait presque comme un élément supplémentaire de cette nature, de ce grand tout ici célébré.

Bovines est un documentaire qui laisse parler la vache et la nature qui l’environne. Ces Bovines nous apprennent d’elles-mêmes qui elles sont, qui elles aiment et où elles vivent. C’est captivant.


Commentaire d'Alphonse ALLAIS:

"Le manque de savoir-vivre chez l'Homme provient du fait de passer directement de la paille au lait en oubliant les vaches"

Commentaire de Florestan:

Dommage qu'il n'y ait pas sur l'affiche de ce film une vache normande

sortie nationale: mercredi 22 Février 2012

 

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21 février 2012

PRESSE QUOTIDIENNE: CAEN, ROUEN et LE HAVRE, FINISTERES ORIENTAUX de OUEST FRANCE?

Paris-Normandie : vers un dépôt de bilan ?

Par Sarah Rebouh  (France 3 Haute-Normandie) , Mardi 21 février 2012

Des tracts avaient été remis par les journalistes sur le marché de Sotteville lès Rouen.

Des tracts avaient été remis par les journalistes sur le marché de Sotteville lès Rouen.

La direction parle de "faire le point". Les syndicats craignent que Paris-Normandie dépose le bilan.

Les mots sont lâchés : "Dépôt de bilan." Mais seulement par le syndicat SNJ Snpei. De son côté la direction nie avoir utiliser ce vocabulaire. Elle parle de "faire un point sur la situation financière du groupe à l'occasion d'un Comité Central d'Entreprise", prévu le 27 février. 

 

Les premières informations ont été dévoilées sur le compte twitter du SNJ Snpei:

"procédure de dépôt de bilan engagée à Paris-Normandie, donc nomination dans les jours à venir d'un administrateur judiciaire"

Le dépôt de bilan, s'il est confirmé par la direction, intervient dans un contexte d'érosion continue de la diffusion, pourrait être annoncé à l'occasion d'un Comité Central d'Entreprise, selon le SNJ. Pour l'instant les parties concernées ne souhaitent pas témoigner de cette annonce avancée.

La bonne nouvelle c'est que les syndicats ont désormais des interlocuteurs pour négocier. Une procédure légale pointe le bout de son nez et elle leur permettra de discuter selon des conditions bien définies. Il faudra attendre lundi 27 février pour que l'information soit définitive et annoncée par la direction de Paris-Normandie.

 

"Les organisation syndicales sont déterminées"

 

Sur le site du SNJ, un communiqué a été publié mardi en fin d'après-midi.

 

"Les élus du comité d'entreprise examineront un « projet de dépôt d'une demande d'ouverture d'une procédure collective », en clair, un dépôt de bilan de la SNPEI (Paris-Normandie, Havre-Libre, Havre-Presse et Liberté Dimanche)" annonce le syndicat. 

"Plus que jamais aussi, les organisations syndicales sont déterminées à ce que GHM, et au-delà son actionnaire principal Philippe Hersant, assument leurs responsabilités dans cette crise" précise le texte.


Commentaire de Florestan:

Paris-Normandie qui avait encore dans les années 1970 une édition caennaise et qui couvrait l'actualité quotidienne de toute la Normandie sera-t-il racheté par les bretons de Ouest-France?

Ou par les manchois audacieux du groupe familial Leclerc qui possède la MANCHE LIBRE  et Tendance Ouest avec radio FM et surtout des gratuits qui ont du succès à Caen, Le Havre et Rouen?

La réunification du paysage de la presse quotidienne ou hebdomadaire normande devient une question d'actualité sinon géopolitique:

il n'y aucune véritable capitale ou métropole régionale qui ne soit pas le siège d'un grand groupe de presse ou de média (ex: Rennes/ Ouest-France; Bordeaux / Sud-Ouest; Lyon/ Le Progrès; Strasbourg/ Les dernières nouvelles d'Alsace DNA; Marseille/La Provence; Lille/La voix du Nord; etc...)

Après Caen, Le Havre et Rouen:

autres finistères orientaux du Grand Ouest France breton?


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CARNAVAL de GRANVILLE: ou l'art de se déguiser en CARPETTE BRETONNE

Voilà, c'était ce Mardi Gras 2012, la mort du 138ème bonhomme carnaval de Granville...

Il a bien flambé dans le port du commerce comme d'habitude mais pas trop près du Marité, ce terreneuvier trop haut-normand pour plaire dans ce port qui semble-t-il s'obnubile de la Bretagne juste en face...

Le bonhomme carnaval cette année s'appelait d'ailleurs "Marreduquai 1er", histoire de rappeler que certains à Granville n'apprécient guère le Marité qui occupe la majeure partie du quai d'Orléans dans le bassin à flot: avec une mairie qui ne s'en préoccupe guère, avec une bisquine "granvillaise" aussi normande que la "cancalaise" est limousine, qui pourrait un jour voguer sous les hermines de Monsieur Escoffier, un entrepreneur dynamique spécialisé dans la voile traditionnelle du côté de Saint-Malo (l'association granvillaise des vieux gréements n'ayant plus un sou vaillant...), avec un maire horticulteur de son état qui ne sait pas faire une jolie fleur pour valoriser le magnifique patrimoine maritime de l'un des plus beaux ports de France et de l'une des villes les plus authentiques de Normandie (transformer l'église St Paul en restaurant et galerie marchande plutôt que d'en faire un grand lieu culturel pour les expositions estivales et mettre en valeur les très riches collections du musée de la ville)... Granville prend l'eau dans le golfe armoricano-breton! (comme le Mont Saint Michel d'ailleurs...)

Et le carnaval de cette année 2012 (un cru plutôt médiocre par rapport à celui de l'an passé qui a fait preuve d'une certaine créativité politique plutôt acérée contre les promoteurs immobiliers et contre l'incurie édilitaire de la municipalité) de se déguiser en CARPETTE BRETONNE avec le groupe Soldat Louis invité d'honneur ou le char "des Poulbots" (l'un des 40 chars présentés par les associations de carnavaliers de Granville) qui cette année fêtait une CELTITUDE quelque peu frelatée avec force drapeaux, triskel et bande de joyeux lurons déguisés avec des faux kilts et fort heureusement équipés de cornemuses en plastique parfaitement muettes...

Sans compter avec un vengeur masqué capé d'un grand "blanc et noir" qui courait dans la foule jusqu'à ce qu'un quidam déguisé en Florestan normand lui demande: "connaissez-vous Morvan Marchal?"

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CARNAVAL 2012 Rue Courraye à Granville... sur les traces d'un vengeur masqué breton, devant le char du Mont Saint-Michel au péril des éoliennes. On est pourtant très à l'Est du Couesnon!

 

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19 février 2012

A 13 LISIEUX: LES VA NUS PIEDS DE 2012...

A voir sur le site de France 3 Basse-Normandie...

Publié le 18/02/2012 | 18:52

A13: manifestation pour une bretelle vers Lisieux

Ce samedi, les élus du Pays d'auge ont joint leurs voix à celles des chefs d'entreprise

Ce samedi, les élus du Pays d'auge ont joint leurs voix à celles des chefs d'entreprise

Les élus du Pays d'Auge ont rejoint ce samedi les chefs d'entreprise du bassin lexovien

le 6 février dernier, une trentaine de patrons du Pays d'Auge avaient bravé le froid et la neige pour réclamer la réouverture sur l'A13, dans le sens Paris-Caen, de la bretelle de sortie vers Lisieux. Ce samedi, de nombreux élus sont venus joindre leurs voix aux patrons lors d'une nouvelle manifestation, initiée par Bernard Aubril, maire de Lisieux.

Cette bretelle de sortie sur Lisieux existe. Elle a été supprimée lors des travaux de réaménagement de l'A 13 à Pont-l'Evêque. Dans cette affire, l'Etat, la SAPN et le Conseil Général se renvoie la balle.

 

Dans un courrier adressé au conseiller régional UMP Joël Bruneau, le ministre des Transports, Thierry Mariani, a confirmé l’abandon du projet de bretelle directe vers Lisieux, à la sortie de l’A13 au niveau de Pont-l’Evêque. Le ministre a donné son feu vert à une autre solution, jugée moins dangereuse, qui consisterait à implanter deux giratoires sur la D675 en guise de bretelle. Travaux qui seraient alors en partie à la charge des collectivités locales, a t-il précisé sans donner plus de détails.

 

Jean-Léonce Dupont, président du Conseil Général, estime que "si cette proposition devait être retenue, il incomberait à la SAPN d’en assurer intégralement le financement conformément aux engagements qu’elle a pris". Pour le président du conseil général, la réouverture de la bretelle ne pose en effet pas de problème de sécurité, comme l’évoque Thierry Mariani. Un point de vue sur la sécurité que partagent élus et chefs d'entreprise du Pays d'Auge.

 

 

Après avoir manifesté au pied de l'ancienne bretelle et avoir planté symboliquement un panneau "Lisieux", les manifestants sont montés sur l'autoroute en direction de Deauville pour distribuer des tracts. Les membres du Groupement des Industriels Lexoviens, présents ce samedi, rappellent qu'ils représentent 75 entreprises et 4000 salariés sur Lisieux.


Commentaire de Florestan:

face à l'arrogance des fermiers généraux (en l'occurence la SAPN) et à la technocratie parisienne toujours lointaine, les bonnes vieilles solutions reprennent de l'usage: grèves, blocage, jacquerie... Les Va-nus-pieds normands de 1636 refusant les impôts de Richelieu ont été durement réprimés et par la suite la Normandie a été divisée en trois (création de la généralité d'Alençon pour mieux tenir les pays normands rebelles du bocage à l'Ouche et au Perche)...

Aujourd'hui c'est la colère des Augerons et des élus et décideurs de la seconde ville du Calvados qui s'exprime face aussi à l'incurie d'une Normandie politique en miettes depuis 38 ans et qui n'a pas toujours achevé son désenclavement routier: faute de volonté et de moyens (les fonds FEDER se faisant rares tout comme tout argent public) les cocus normands et autres retardataires de l'aménagement du territoire doivent s'en remettre aux Ténardiers de l'asphalte, la SAPN qui n'en a visiblement rien à foutre de la Normandie puisqu'à la hauteur de la bretelle disparue pour Lisieux un panneau fort symbolique a été érigé:

 

NANTES SUIVRE CAEN

 

Donc trop c'est trop ils ont décidé d'agir et de manifester: il faudra aller jusqu'au blocage de l'A13 à la hauteur de l'embranchement pour Deauville et priver les Parisiens de quelques heures de Week end sur les planches car ceux du plancher des vaches en ont marre de se faire rouler dessus!

Faudra-t-il aller encore plus loin avec une démarche qui ne gênerait pas les autres usagers mais qui aurait un effet immédiat sur la SAPN:

ORGANISER UNE GREVE

COLLECTIVE ET NORMANDE

DES PEAGES SUR L' A 13

Posté par Collectif BEN à 00:08 - Coup d'humeur - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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