Vous vous souvenez peut-être pour les plus anciens étoiliens de Pit et Rik qui dans les années 1980 nous refaisaient La Fontaine avec la Froumi qui ne voulait pas partager son "miam" ...

Allons bon! sur l'Etoile de Normandie, on manque vraiement d'imagination! On va encore vous causer de Le Vern et filer la métaphore animalière:

Ce week-end  la "froumi" Le Vern nous a encore fait un "caca" nerveux sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie et la froumi Le Vern pourtant socialiste n'est pas partageuse ni encore moins ambitieuse... 


 A lire, deux excellents articles parus dans Paris-Normandie...

Normandie : La LGV toujours sur les rails ?

Paris-Normandie, publié le samedi 14 juillet 2012 à 08H00

Deux visions de la LNPN s'affrontent

Deux visions de la LNPN s'affrontent

Le gouvernement pourrait renoncer à de nouvelles liaisons ferroviaires à grande vitesse, pour restaurer l'équilibre des finances publiques, a déclaré le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac. Le projet de ligne à grande vitesse reliant Paris à la Normandie (LNPN) serait-il menacé ?

La Cour des comptes a récemment pointé du doigt les projets d'infrastructures de transport du quinquennat de Nicolas Sarkozy, dont le coût cumulé est de 260 milliards d'euros, dont un tiers à la charge de l'Etat et plus d'un autre tiers pour les collectivités locales. La Cour vise les 14 lignes nouvelles à grande vitesse promises d'ici à 2020, la LGV normande représentant un budget évalué entre 10 et 15 milliards d'euros.
En février dans une interview accordée à Paris-Normandie, le futur chef de l'Etat, François Hollande, déclarait : « Il y a un consensus général pour que les travaux de modernisation de la ligne ferroviaire soient enfin engagés. » Une quasi-promesse déjà faite devant les élus réunis au Zénith de Caen.


Alain Le Vern : « rassuré »
Le président socialiste de la Région, Alain Le Vern, qui a provisionné vingt millions d'euros par an depuis trois ans pour faire aboutir ce projet, se dit « rassuré car on nous dit enfin la vérité. J'ai répété que c'était de la démagogie quand Nicolas Sarkozy promettait des kilomètres partout. Ce projet demeure mon objectif : il y a eu le débat public, il est partagé par la SNCF et RFF avec nos deux chantiers prioritaires qui sont les 25 kilomètres d'entonnoir du Mantois et la nouvelle gare de Rouen, les deux représentants un gain de temps de 25 minutes. Mon travail maintenant va consister à convaincre que ce projet est prioritaire, j'ai rendez-vous au ministère des Transports le 4 septembre, et deux ministres de poids du gouvernement avec moi », juge-t-il.
De son côté, le député PS et président du conseil général de l'Eure, Jean-Louis Destans, estime que face à une situation budgétaire compliquée, « la priorité reste le Mantois qui sert à tout le monde en Haute et Basse-Normandie. Je vois mal le gouvernement abandonner la LNPN, mais je ne sais selon quel calendrier. On connaît le problème que rencontrent les finances publiques. On va donc voir ce que décidera la commission d'arbitrage sur les différents projets. J'ai toujours dit que le financement de la LNPN serait difficile. »
Au Havre, le maire UMP, Edouard Philippe, évoque à demi-mot son désaccord de fond avec Alain Le Vern qui le lui rend bien sur le thème des aéroports normands. Pas question de se contenter du Mantois pour Edouard Philippe qui défend bec et ongles une vision « globale », celle qui « consiste à créer une ligne nouvelle à grande vitesse entre Paris et Le Havre, pour libérer des sillons anciens pour le fret, qui sont essentiels pour le développement portuaire. »

« La LNPN est prioritaire »
Antoine Rufenacht, commissaire du développement de l'Axe Seine, poursuit sur cette voie. « La LNPN est prioritaire parce que la Normandie est mal desservie avec, sur la carte de France, un trou entre Rennes et Lille, mais aussi pour le développement des moyens de transport en faveur du grand port maritime. Une solution tronquée n'aurait pas de sens, sur le plan économique et aussi du développement durable. »
 

Veronique Baud (Paris-Normandie)


 

Pour Le Maire, Le Vern "tire dans le dos" de la ligne à grande vitesse


Paris-Normandie, Mardi 17 juillet 2012
La droite à Evreux, représentée pleinement par Bruno Le Maire (à g.) après la contre-performance de Jean-Pierre Nicolas, n'a pas résisté à la vague rose sur laquelle le maire Michel Champredon a surfé (à d.)

Bruno Le Maire le 20/06/2012

Stéphanie Péron Jaume

Alors que Bruno Le Maire est en tournée en vue d'une probable candidature à la tête de l'UMP, il diffuse avec les conseillers régionaux Pour une Nouvelle Normandie un communiqué. Ils y écrivent vouloir "exprimer leur désaccord avec les propos du président de Région Haute-Normandie rapportés dans la presse du week-end".

Paris Normandie avait en effet interviewé Alain Le Vern samedi dernier. Pour lui, c'était "de la démagogie quand Nicolas Sarkozy promettait des kilomètres partout" (la Cour des comptes a récemment pointé du doigt les projets d'infrastructures de transport du quinquennat de Nicolas Sarkozy, dont le coût cumulé est de 260 milliards d'euros, dont un tiers à la charge de l'Etat et plus d'un autre tiers pour les collectivités locales) . Le président de Région se prononçait pour "deux chantiers prioritaires": les 25 kilomètres d'entonnoir du Mantois et la nouvelle gare de Rouen.


Voici le communiqué:

"La réduction importante des investissements dans les infrastructures ferroviaires à grande vitesse annoncés la semaine dernière au niveau national inquiètent au plus haut point les conseillers régionaux de la Droite et du Centre. Au niveau régional, les déclarations des socialistes et leurs alliés écologistes quant au sort réservé au projet de LNPN n’incitent guère à l’optimisme sur la poursuite de ce projet.

En limitant le projet de la LNPN au désengorgement du mantois et à la nouvelle gare à Rouen, le président socialiste de la Région montre à quel point il joue contre les intérêts de notre territoire régional.

Au moment où il est question d’établir une hiérarchie entre les divers projets de LGV au niveau national, c’est celui qui devrait défendre avec ardeur l’un des plus importants projets pour la Normandie depuis et pour des décennies, qui lui tire dans le dos !

Au lieu de plaider pour un projet global de ligne nouvelle de Paris jusqu’au Havre et à Caen, il défend auprès du Gouvernement une vision rétrécie de ce projet.

La LNPN ne peut se concevoir que dans sa globalité :

  • car elle est d’abord un élément de développement indispensable des transports pour le grand port maritime du Havre qui a vocation à s’affirmer comme la porte d’entrée de l’Ouest de l’Europe ;

  • car elle est la colonne vertébrale d’un projet global d’aménagement devant irriguer l’ensemble du territoire normand

  • car elle est essentielle pour relier la Normandie au réseau ferroviaire européen à grande vitesse.

Depuis maintenant 2 ans que Nicolas SARKOZY avait lancé au Havre ce projet tant attendu par le Normands, Bruno LE MAIRE et les élus régionaux hauts-normands, notamment Catherine MORIN-DESAILLY, Jean-Baptiste GASTINNE et Hubert DEJEAN DE LA BATIE n’ont eu de cesse, séance après séance, de rappeler que cette ligne nouvelle devait se concevoir dans sa globalité.

Ils tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme dans l’intérêt de tous les Hauts-Normands afin que ce ne soit pas eux qui, une fois de plus, regardent passer le train du développement économique."

Ce débat intervient à un moment où, avec l'alternance et la création imminente d’une commission qui aura la délicate tâche de faire le ménage dans le Schéma national des infrastructures de transports (le SNIT) né du Grenelle de l’environnement, la question de l'avenir de cette ligne à grande vitesse est plus que jamais posée.


Commentaire de Florestan:

Alain LE VERN est une fourmi stupide car en réduisant le périmètre du projet de LNPN, croyant en réduire le coût, il en réduit par conséquent l'intérêt de le financer...

Monsieur LE VERN ne semble pas savoir pourquoi depuis trente ans on ne fait rien ou presque sur des grandes lignes normandes que tous les pouvoirs publics à commencer par celui du CRHN ont eu la mauvaise habitude de considérer comme des lignes de... grandes banlieues:

s'il faut dépenser 4 milliards entre St Lazare et Rouen, et s'il n'y a pas d'autres ambitions formulées du côté de la Normandie on dira à la fourmi LE VERN de se contenter du prolongement du RER E jusqu'à Mantes!

Quand bien même il ait protesté du contraire plusieurs fois, on notera donc qu'Alain Le Vern, tout à sa logique d'une basse-Seine normande subordonnée à la Région parisienne, ne croit pas à l'intérêt global de la LNPN : c'est une fourmi localiste au lieu d'être une cigale socialiste ayant une vision de l'avenir de la Normandie à laquelle la fourmi Le Vern ne croit pas...

Mais bien au-delà du seul intérêt local rouennais voire régional normand, rappelons donc encore et encore que la LNPN est un projet d'envergure national:

1° car il s'agit de garder en France le premier potentiel maritime français sinon il fuira définitivement du côté d'Anvers (LNPN version fret)

2° car il s'agit de refonder un modèle ferroviaire français en proposant pour la première fois "une grande vitesse de proximité" (250km/h) pour la desserte du premier réseau régional de villes du Bassin parisien: la Normandie (LNPN version voyageurs)

Rappelons enfin et surtout que du côté de Réseau Ferré de France on souhaite vivement la réalisation de ce projet très particulier car il est réellement innovant et stimulant pour l'avenir ferroviaire français

Ces arguments que Monsieur Cuvillier, ministre des transports, aura dû  les entendre à Cherbourg de la bouche de MM. Beauvais et Cazeneuve mais la fourmi Le Vern peut-être vexée de ne pas avoir eu le ministre chez elle  ne veut plus rien entendre!

Devant la future commission nationale d'experts qui procèdera à la révision définitive du SNIT à l'automne prochain, c'est bien la LNPN projet national et européen qui vaut quinze milliards qui sera considéré et non pas le "projet" de la froumi Le Vern: une gare de grande banlieue à l'ouest de Paris  pour ... 5 milliards!