A l'initiative du Conseil Régional de Basse-Normandie, voici une belle opération de valorisation des jeunes talents musicaux normands repérés par le réseau régional des Salles de Musiques Actuelles...

Un bel exemple avec le groupe GRANVILLE

Musique. Granville, des airs de made in Normandie

Le groupe s’appelle Granville, a joué samedi 18 août pour le festival Cabourg mon amour sur la Côte fleurie. Ce quartet de Caen entend chanter la Normandie comme la Californie. Portrait géographique.

« Cabourg, mon amour, non seulement, c’est un super nom pour un festival, mais ça ferait un chouette titre de chanson », s’amuse Sophian, le guitariste de Granville. A Cabourg, le groupe, formé à Caen, originaire de Flers, espoir de la scène pop française, retrouve un peu de ce qui a fait l’essence de son projet : la plage ensoleillée et le vague à l’âme. « Le nom Granville vient de nos souvenirs d’enfance, de nos premières vacances à la plage. Pour y aller, depuis Flers, où nous avons grandi, le plus simple, c’était de sauter dans un train de la ligne Paris-Granville, raconte le guitariste. La destination collait à l’idée que nous avions du groupe : de la pop estivale mais mélancolique. »

Il y a de ça dans le son du groupe : un équilibre entre le chaud (les mélodies cool) et le froid (le chant nostalgique de Mélissa) caractéristique de la Normandie. Si l’affaire n’est pas réfléchie, l’ambition du groupe, dès le départ, était de « faire de la Normandie une Californie à la française ». Un de leur titre, d’ailleurs, initialement intitulé Normandie a été rebaptisé Un parfum californien. Tout un symbole de la politique musicale du groupe caennais.

L’émergence d’une scène caennaise

Dans leur single Jersey, le refrain entêtant encourage l’auditeur à « tout recommencer à Jersey », « mon Hawaï à moi que j’aperçois de la plage de Granville ». Les compositions du groupe, fier de ses racines, « s’inspirent de tout ce qu’il y a autour de nous. Pour certains groupes, il s’agit de Paris, d’autres de Bordeaux ; nous, c’est la Normandie. »

Pour sûr, l’album produit par le label East West où les quatre Caennais ont signé début juillet puisera dans cette même atmosphère : « Nous avons enregistré dans le Perche (à la frontière de la Normandie), dans un studio qui s’appelle Le Hameau, explique Nathan, le bassiste. Il nous reste quelques jours d’enregistrement. Le disque devrait sortir début 2013. »

En un an et demi d’existence, Granville a contribué à l’émergence d’une scène musicale caennaise et a suscité de nombreuses attentes. Fin août, le groupe se produira à Paris, pour le festival Rock en Seine.