En 1790, avec la création du département de la Manche, les deux diocèses de Coutances (Cotentin) et d'Avranches (Avranchin-Mortanais) sont fondus en un seul: la cathédrale d'Avranches fut supprimée... Mais contrairement à celle de Lisieux qui subit le même sort dans le Calvados, la "belle Andrine" fut la victime pitoyable du vandalisme post-révolutionnaire d'un... prêtre avant de finir dynamitée sous le Premier Empire pour servir de carrière à matériaux.

Vues anciennes de la vieille ville d'Avranches dominée à l'Ouest par la "belle Andrine", autrement dit la cathédrale Saint André en bélvédère sur la baie du Mont Saint Michel.

Au XIXe siècle, comme dans de nombreuses villes épiscopales ayant vu leur cathédrale supprimée ou détruite après la Révolution, une grande église "basilique" de statut paroissial a été construite pour remplacer, un peu, la cathédrale disparue: à Avranches, sur la colline situé au Sud en face du promontoire originel, a été élevée la vaste église Notre Dame des Champs qu'un touriste non averti pourrait prendre pour une cathédrale...


Mais notre ami David Nicolas-Méry, l'historien de la ville a fait une récente découverte: la belle Andrine dévoile enfin son visage...

La belle andrine

Et ce visage est bien normand, caennais même, pourrait-on dire...

Les façades des deux grandes abbayes caennaises fondées par Guillaume le Conquérant, élevées à la toute fin du XIe siècle

Voilà pour les parents de la Belle andrine...

Et voici sa fille: la cathédrale de Dol de Bretagne, édifice directement influencé par son architecture par les modèles d'Avranches, de Coutances (élévation intérieure) et du Mont Saint-Michel