Sur l'Etoile de Normandie nous le soupçonnions depuis longtemps mais un ami étoilien a fait le travail indispensable de vérification objective...

Ouest-France, notamment dans son supplément "entreprises", n'en a strictement rien à foutre des entreprises bas-normandes pour ne même pas dire... normandes.

Se pose, une fois de plus, le manque de reflet de la Normandie sur elle-même de la part des médias qui touchent le "grand public": Ouest-France (pravda du Grand Ouest ligéro-breton), Paris Normandie (sombré dans le localisme rouenno-rouennais) ou les maigres restes du service public de la télé régionale. Alors que sur le terrain, s'affirment tous les éléments nécessaires à la présence concrète d'une seule Normandie notamment et surtout dans le domaine essentiel de l'économie... avec, entre autres, la création prévue au printemps prochain d'une marque identitaire "buy Normandie" pour la promotion des entreprises et savoir-faire normands.


Ouest-France face à une petite critique quantitative :

Quelques remarques à propos du guide 2012/2013 des entreprises de Basse-Normandie, édité par Ouest-France en décembre 2012.

 En feuilletant le supplément annuel du quotidien Ouest-France sur les entreprises régionales, on peut observer que les 96 pages ne sont pas entièrement consacrées… aux entreprises de la région.

Si l’on considère en toute logique qu’un tel supplément doit faire la part belle à la région auquel il est consacré, on pourrait penser que les entreprises, les publicités, les articles de sociétés bas-normandes devraient être pour le moins majoritaires, le reste étant consacré aux régions voisines. Pourtant, si on relève le code postal ou les coordonnées des sociétés faisant l’objet de publicité, le compte est vite fait.

 En terme de sujets ou d’annonceurs, vingt-quatre publicités concernent des entreprises bretonnes, autant que pour les entreprises normandes, treize pour les Pays de Loire. Quinze articles détaillent en particulier des sociétés bretonnes alors que l’on ne compte que neuf articles sur des entreprises normandes et deux des Pays de Loire.

Quinze pages (jamais entières à cause d’encarts publicitaires) sont consacrées à des listes d’entreprises bas-normandes classées selon leur chiffre d’affaire, leur secteur d’activité, leurs effectifs, en reprenant généralement les données publiées par la Coface et l’Insee. Le travail de recherche et d’information est donc nul alors qu’il devrait s’agir du cœur de ce livret. Enfin seules cinq pages (sur 96 !) sont consacrées à des entreprises bas-normandes ayant droit chacune à une quinzaine de lignes au sein d’une colonne… Destiné souvent à des lycéens et des collégiens pour leur orientation, ce document pourrait avoir été rédigé par eux ! Il est regrettable (voire plus) que ce document inonde les Centres de Documentation et d’Information (CDI) des établissements scolaires bas-normands où il est diffusé gratuitement, malgré un prix de deux Euros à la vente.

En terme de page ou de surface, les chiffres sont encore plus éloquents : l’équivalent de trente-quatre pages pleines vantent des sociétés bretonnes par des publicités ou articles divers, seulement vingt s’intéressent à notre région et quatorze pour les Pays de Loire. À cela, il faut rajouter environ quinze pleines pages d’information sur les entreprises normandes dont seulement cinq sous forme d’entrefilets…

Supercherie, maladresse, détournement ? Ce travers qui se répète chaque année est bien la preuve que le monopole de Sipa Presse, autrement dit groupe Ouest-France, nuit gravement à la santé de la région. Comment retenir nos jeunes diplômés à la recherche d’un premier emploi quand le supplément du seul quotidien régional les informe d’abord sur l’économie des régions voisines ?

Comment ne pas penser que le groupe Ouest-France ne sert pas, sciemment ou non, les intérêts de l’économie de la région où est son siège social, qu’il n’y a pas collusion de fait avec l’Institut de Lorcarn, avatar plus ou moins sympathique du nationalisme breton à l’origine du label « Produit en Bretagne »

Ouest-France nouveau phare de la pensée ?

JF Brisset

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