C'est la crise la plus grave depuis la dernière guerre mondiale, on nous annonce pour 2013 une poussée exceptionnelle du chômage tandis qu'un nouveau cycle de désindustrialisation sinistre des capacités industrielles françaises tombées à moins de 11% en valeur du PIB. Enfin, l'endettement s'accroît, les recettes fiscales malgré une hausse ciblée des impôts et des économies structurelles à faire (on pourrait par exemple supprimer le conseil régional qui est de trop en Normandie...) ne permettront certainement pas de nous faire parvenir au fameux moins de 3% de déficit public à la fin de l'année, une promesse de plus qui ne sera pas tenue! La prévision espérée d'une croissance du PIB à 0,8 % de croissance d'ici la fin du second semestre semble aussi irréaliste que les précédentes sous une autre majorité... 

Dans l'hiver, il font donc espérer au printemps ou à l'été pas encore présents... Et faire le voeu que l'hiver se terminera bien un jour en observant les prémices de la belle saison.

Sur l'Etoile de Normandie, nous faisons le constat que TOUTES LES RARES BONNES NOUVELLES ECONOMIQUES et INDUSTRIELLES concernant la Normandie sont des INITIATIVES, des PROJETS, des EXPERIENCES "100% NORMANDIE!"

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La carte de voeux d'un conseil régional en Normandie que nous avons améliorée par nos soins: les bonnes volontés normandes doivent être encouragées partout en Normandie en cette difficile année 2013


Plusieurs exemples d'un printemps économique normand en gestation...

1° CHERBOURG, un port normand qui se construit un avenir dans les énergies marines renouvelables et dans le cabotage fluvio-maritime avec l'ensemble du système portuaire normand à destination de la Région parisienne. Tandis qu'au large du TREPORT vient d'être confirmé le projet d'un nouveau champ d'éoliennes marines.

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PARIS,  15 sept 2012 (AFP) -

Le gouvernement va lancer d'ici à la fin décembre un nouvel appel d'offres pour la construction et l'exploitation de deux parcs d'éoliennes en mer, au large du Tréport (Seine-Maritime) et de Noirmoutier (Vendée), a annoncé ce samedi 15 septembre le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Cette deuxième mise en concurrence fait suite à l'attribution au printemps par le précédent gouvernement de quatre premiers parcs d'éoliennes maritimes.

"C'est un investissement très important, mais c'est un grand atout pour l'industrie française", a déclaré le Premier ministre.

Le choix de ces deux zones était attendu : Le Tréport avait déjà fait l'objet d'un premier appel d'offres infructueux en début d'année et Noirmoutier était pressenti de longue date, mais n'avait pas été retenu jusqu'ici en raison notamment de l'opposition à ce projet de l'ancien président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers.

Ces deux sites devraient représenter une puissance totale d'environ 1.000 mégawatts, contre 2.000 mégawatts pour les 4 parcs qui ont déjà été attribués. L'ancienne majorité avait fixé l'objectif d'atteindre une capacité totale de 6.000 mégawatts dans l'éolien en mer en 2020.

Lors du premier appel d'offres national sur l'éolien offshore, lancé en juillet 2011 et dont les résultats ont été annoncés début avril, EDF s'était taillé la part du lion en remportant trois des cinq zones mises en jeu, allié à Alstom comme fournisseur d'éoliennes.

Iberdrola, associé à Areva, avait remporté le quatrième site et le cinquième (Le Tréport), où GDF Suez était seul en lice, n'avait pas été attribué. Cette nouvelle mise en concurrence sera donc l'occasion pour GDF Suez, ressorti bredouille du premier appel d'offres, de retenter sa chance.

Ces appels d'offres gouvernementaux s'inscrivent dans les objectifs français et européens de lutte contre le réchauffement climatique. D'autre part, ils visent à faire émerger une nouvelle filière industrielle nationale, qui, outre le marché français, pourrait fournir des parcs éoliens maritimes en projet dans des pays voisins, comme le Royaume-Uni.

Alstom et Areva, qui se font concurrence dans la fabrication d'éoliennes, se sont engagés, à la suite du premier appel d'offres, à construire chacun deux usines en France.

 

2° La Normandie, principale plate-forme logistique française en tant que première région maritime: on commence enfin à le comprendre notamment en Basse-Normandie...

 

 

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commentaire de Florestan: les transporteurs routiers n'auront qu'une seule fédération régionale normande en 2013, la logistique normande doit fusionner elle aussi ( fusion FCLBN -Novalog) car si l'on veut vraiment faire de la Normandie une région logistique et en finir avec l'enclavement normand, il faut un lobby professionnel régional puissant qui puisse se faire entendre à l'échelle nationale. A  cette heure, les Bas-Normands sont des cacahuètes qui roulent dans le Grand Ouest et les Haut-Normands sont dans l'ombre technique de la région parisienne.

 

3° Les innovations qui préparent l'avenir sont possibles à l'échelle normande: la filière aéronautique normande, la filière du lin en tant que fibre technique, la chimie organique s'organisent et font des projets à l'échelle normande, quelques exemples édifiants ci-après (Normandie Magazine N° 254, p. 16)

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La Ligne Nouvelle Paris Normandie, ce projet de modernisation radicale et globale de la Normandie autour d'un nouveau concept de "grande vitesse de proximité" (250 km/h maxi) pour la desserte d'un réseau régional de villes dans le Bassin parisien, projet qui pourrait refonder un nouveau modèle ferroviaire français, ne peut être défendu qu'à l'échelle normande: (Normandie Magazine N°254 p. 10)

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Avec Philippe DURON, député-maire PS de Caen, président de la commission nationale de révision du schéma des infrastructures de transports qui doit décider quels projets garder ou non d'ici mai prochain, les grands élus bas-normands sont particulièrement mobilisés, à commencer par Laurent Beauvais, président de région, Clotilde Valter députée PS de Lisieux et l'ancien maire de Cherbourg et ministre des affaires européennes, Bernard Cazeneuve. Le contact est de haut niveau entre le président régional de Basse-Normandie et le président du Conseil Général de l'Eure puisque l'Eure est la porte d'entrée ferroviaire normande voire le coeur ferroviaire de la Normandie.

Le 13 janvier dernier à Tilly sur Seulles, devant les militants socialistes du Calvados Philippe DURON a confirmé son engagement en faveur de la LNPN "qui n'est pas un TGV de plus". A ce titre, il faudra trouver le financement et organiser le phasage dans le cadre d'un futur comité de pilotage. A noter aussi que le président François Hollande a confirmé la réalisation de la LGV ferroviaire entre Bordeaux et Toulouse: comme quoi certains peuvent argumenter sans complexe sur l'urgence ferroviaire. Aux Normands d'expliquer que la Normandie est un enjeu national.

Si la classe politique normande est encore en son hiver, les forces vives économiques normandes préparent déjà le printemps: elles ne demandent d'ailleurs qu'à prendre, de plus en plus, position dans le débat régional sur l'avenir de la Normandie pour être enfin entendues par la classe politique...

 

Ouf! en Normandie, il n'y a pas que lui...