Puisqu'un demi léopard s'obstine à vouloir se noyer dans la Seine en regardant vers la région parisienne, un demi-drakkar prend le risque de plus en plus grand de faire voile vers un naufrage dans la mer d'iroise ligéro-bretonne...


 

Dans Ouest France (édition OF caennaise, édition du 21/01/13) un entrefilet faisait état de la cérémonie des voeux 2013 de Laurent Beauvais, président du Conseil régional de Basse Normandie, samedi 19 janvier dernier à 9h30. Quelques 200 personnes avaient bravé les frimas de l'hiver pour entendre le seul véritable président de région que nous ayons en Normandie nous évoquer la "NORMANDIE de l'OUEST"...

Et le journaliste de Ouest France de commenter: "une évolution sémantique chez ce partisan de la réunification"


Une Normandie de l'Ouest? Mais pourquoi donc?

Parce que la Normandie de l'Est se refuse à elle-même et refuse d'intégrer avec l'Ouest l'évidence normande par la faute d'un forcenné qui s'est enfermé depuis plus de 14 ans dans une caserne à Rouen...

Pour résumer, depuis 2008, avec Le Vern c'est le...

-Refus de faire une présentation commune et un débat public commun sur les conclusions positives du rapport EDATER (2008) évaluant les conséquences d'une fusion des conseils régionaux normands.

-Refus de coopérer au plus haut niveau pour obtenir un tracé normand pour la future Ligne Nouvelle Paris Normandie

-Refus d'écrire un cahier d'acteur commun pour le débat public sur la LNPN malgré des déclarations publiques l'annonçant le 7 septembre 2011 à Rouen

-Refus de mener une prospective commune normande à l'horizon 2020

-Refus d'expérimenter en commun les fonds structurels européens après 2013

Rappelons qu'il s'agit là du bilan consternant de deux conseils régionaux socialistes refusant de socialiser un intérêt général régional commun, celui de la Normandie!

On comprend que dans ces conditions, il y ait un président de région de trop en Normandie et que le seul que nous ayons ait envie d'aller causer et voir ailleurs avec d'autres... Avec nos "amis" bretons par exemple! au risque du naufrage car les intérêts bretons ne recoupent pas les nôtres, bien au contraire! (par ex: le pôle Mer Bretagne ou le pôle Valorial)

Les Bretons, d'ailleurs, sont les premiers à vouloir coopérer avec une Normandie unifiée et puissante... histoire de sortir le Grand Ouest français de la situation de marge européenne dans lequel il se trouve à l'ouest de la puissante région parisienne, première région europénne en part de PIB (il faut le savoir...)

La coopération avec d'autres régions est une bonne chose mais la coopération interrégionale normande est prioritaire: elle est même vitale pour les deux moitiés de Normandie qui se regardent en chien de faïence avec pour conséquence, la marginalisation des conseils régionaux dans le pilotage de l'avenir normand qui est pris en charge soit par l'Etat lui-même (Axe Seine) soit par les grands décideurs économiques régionaux (par ex: les chambres de commerce, les grands ports maritimes) ou encore par les élus locaux métropolitains (lancement du pôle métropolitain de l'Estuaire).

Une remarque, en passant pour reprendre Remarque (l'écrivain allemand) qui disait: "à l'Ouest rien de nouveau!" 

On a maintenant la "Normandie de l'Ouest " parce qu'à l'Est rien de nouveau... 

(on ne parle évidemment pas de l'ex RDA...)


 

La position de l'Etoile de Normandie est la suivante:

La Haute -Normandie sans la Basse-Normandie n'est qu'une basse scène de la région parisienne

La Basse-Normandie sans la Haute-Normandie n'est qu'une basse cour du Grand Ouest ligéro-breton

L'intégration de l'évidence normande est une urgence vitale!