Angoisse chez les salariés de la raffinerie de Petit-Couronne: ce mardi 5 février à 17heures, le tribunal de commerce de Rouen devrait faire connaître le nom du repreneur, à moins qu'il n'y ait pas de repreneurs...  

PETROPLUS sera-t-il le FLORANGE des NORMANDS?

Il faut craindre de devoir répondre OUI hélas!

Cependant, le cas de l'imprimerie ex M'REAL d'Alizay dans l'Eure a démontré qu'à situtation exceptionnelle on pouvait imaginer des solutions exceptionnelles, à savoir une prise en charge temporaire d'une partie du site par une collectivité territoriale le temps de trouver une solution industrielle pérenne (dans ce cas, c'est Jean-Louis DESTANS qui a mouillé sa chemise en tant que président du conseil général de l'Eure et président de l'Etablissement Public Foncier de Normandie: ça aide...)

(crédit photographique: Dvelec photography)

Alors on se posera juste une question, car Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif qui fait certainement le maximum ne peut pas tout faire: Laurent Fabius, ministre "seino-marin" des affaires étrangères... sur ce dossier, il fait quoi?

 


 

La brève de l'Agence France Presse, bien documentée, est à lire ci-après:

Jour J pour Petroplus : l'angoissante attente des salariés


Publié le 05-02-2013 à 10:46:56 par AFP



Les 470 salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) attendent avec angoisse de savoir si des offres de reprise crédibles sur leur raffinerie vont être déposées ce mardi 5 février.

"C'est un dossier difficile sur lequel l'Etat s'est beaucoup mobilisé, mais les chances de succès sont limitées. Nous avons évoqué comment serait financé un plan social dans l'hypothèse où le tribunal ne jugerait aucune offre crédible", ont indiqué à la presse les services de Matignon après une rencontre de deux heures trente entre l'intersyndicale du site et les conseillers du Premier ministre.

Selon Yvon Scornet, porte-parole de l'Intersyndicale, les candidats à la reprise ont jusqu'à 17h mardi 5 février pour déposer une offre auprès de l'administrateur judiciaire qui le cas échéant  communiquera la ou les offres au tribunal de commerce de Rouen vraisemblablement mercredi matin. S'il y a lieu le tribunal de commerce fixera une date d'audience d'ici deux à trois semaines pour examiner les éventuelles offres, selon M. Scornet.

A la sortie de Matignon le syndicaliste, a indiqué que "La plus grosse discussion a été sur le fait de dire: 'demain (mardi, ndlr), ce sera peut-être une défaite', donc on va passer à autre  chose". "Pour eux, il n'y a pas de proposition qui émerge", a-t-il regretté. Toutefois, selon lui, le gouvernement a par ailleurs "annoncé qu'il discutait actuellement avec Shell", exploitant historique du site, qui avait cédé la raffinerie à Petroplus en 2007.

La piste la plus crédible aux yeux des salariés demeurait lundi 4 février celle de NetOil, basée à Dubaï et contrôlée par l'homme d'affaires libano-américain Roger Tamraz, et qui va "peut-être s'associer à d'autres", selon M. Scornet.
   
Redémarrage possible mais coûteux

Le représentant en France de NetOil, Dominique Paret, a confirmé à l'AFP lundi après-midi que la société comptait toujours déposer une offre. Mais vendredi des sources concordantes à Paris avaient estimé que celle-ci était loin du compte. L'intersyndicale évoquait en outre lundi de "nouveaux venus" et de possibles "fusions" entre différentes propositions.

Une piste sud-libyenne a ainsi émergé, avec une société baptisée Murzuk et basée dans la ville du même nom, a indiqué M. Scornet qui se bat depuis plus d'un an pour le site de Petit-Couronne. L'intersyndicale a en outre vivement critiqué dans un communiqué lundi après-midi le gouvernement lui reprochant d'avoir dissuadé une société iranienne de déposer une offre de reprise.

"L'Etat ne sera pas le repreneur"

L'Iranien Tadbir Energy Development Group "s'est retiré" car "le gouvernement a tout fait pour écarter cette offre", a dit M.Scornet. La piste iranienne est compliquée par les sanctions pétrolières en vigueur contre le régime islamique, selon plusieurs sources à Paris. Quant à la piste irakienne, évoquée encore vendredi avec Jabs Gulf Energy Ltd, "je n'y crois pas trop", a confié M. Scornet. L'intersyndicale a appelé à un "grand rassemblement" mardi midi devant le site pétrolier.   

L'hypothèse d'une nationalisation a également été évoquée ces derniers mois par l'Intersyndicale. Mais François Hollande, qui s'est rendu début janvier à Petit-Couronne, y a dit que l'Etat ferait son "devoir" mais ne pourrait être le repreneur.

"La mariée est moins belle"

Mi-décembre un contrat de six mois négocié avec Shell par l'ancien gouvernement lors de l'élection présidentielle a pris fin, entraînant la "mise sous cocon" de la raffinerie, dont le redémarrage reste possible mais coûteux. Du fait de cet arrêt, "la mariée est moins belle", avait fait remarquer vendredi M. Paret.

Un comité d'entreprise extraordinaire est prévu le 6 février après-midi. Ouvert en 1929, le site de Petit-Couronne est menacé depuis plus d'un an: dans la foulée de l'effondrement de sa maison mère Petroplus, la raffinerie a déposé son bilan le 24 janvier 2012. Elle a été placée en liquidation judiciaire le 16 octobre, avec poursuite de l'activité pour deux mois.