Un adage dit: "les femmes font le pont mais pas la planche..." 


Depuis octobre dernier, les Rouennais avec l'incendie survenu sur le pont Mathilde, ont perdu le pont et la planche:

A moins d'installer un nouveau bac pour soulager celui du Duclair, pris d'assaut par les camions qui passent la Seine comme ils le peuvent en aval, à moins de creuser un tunnel, certains Tartuffes de l'écologie qui, c'est bien connu, n'ont jamais mis les pieds dans une voiture ou n'ont jamais ouvert de leur vie un colis acheminé jusqu'à leur paillasson par un camion, nous claironnent que les Rouennais doivent apprendre à se passer de Mathilde (comme ils devraient d'ailleurs se passer de Guillaume...)

Sauf que Rouen qui est LE point de passage de la Seine d'une rive à l'autre, est devenu le SAC de NOEUDS routier (et aussi ferroviaire) de toute la Normandie: la chambre de commerce de Rouen, à juste titre, tire la sonnette d'alarme. Les entreprises connaissent de vraies difficultés en terme de logistique, de temps de parcours alors que nous sommes, par ailleurs, en pleine crise!


A lire sur France 3 Haute-Normandie:

http://haute-normandie.france3.fr/2013/02/07/pont-mathilde-la-chambre-de-commerce-de-rouen-tire-la-sonnette-d-alarme-196027.html

Pont Mathilde : la chambre de commerce de Rouen tire la sonnette d'alarme

Quatre mois après la fermeture du pont Mathilde, la chambre de commerce et d'industrie de Rouen alerte l'Etat et les collectivités sur l'impact économique des restrictions de circulation et des embouteillages sur les entreprises du secteur.

  • Marie du Mesnil-Adelée
  • Publié le 07/02/2013 | 16:28, mis à jour le 07/02/2013 | 17:24
© France 3 Haute-Normandie
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Pour près d'un chef d'entreprise sur deux, la fermeture du pont Mathilde a un impact direct sur son activité. Ce chiffre se base sur une enquête de la chambre de commerce et d'industrie de Rouen,  menée en janvier auprès de 380 entreprises de la région.

28% d'entre elles déclarent une perte de chiffre d'affaires supérieure à 10% et une remise en cause de leur projet de développement.

La hausse du coût des transports est estimée à plus de 10% pour un tiers d'entre elles.

© France 3 Haute-Normandie
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Retards de livraison, annulations de rendez-vous professionnels, amplitude horaire élargie des salariés... 16% des entrepreneurs interrogés tirent la sonnette d'alarme. Ils estiment que leur activité est compromise.

La chambre de commerce et d'industrie craint une hausse de 7% des dépôts de bilan et réclame la mise en oeuvre d'un plan d'urgence avec la communauté d'agglomération. On évoque par exemple l'autorisation de passage des poids lourds sur les quais de Rouen.
Les écologistes dénoncent "des positions d'un autre âge"

Les élus Europe Ecologie - Les Verts de la ville de Rouen et de la CREA parlent de la défense d'une "attractivité en réalité réduite aux seuls intérêts étroits, de court terme (...) au prix de notre environnement, de notre santé ou de notre sécurité et au prix de la délégation durable de l'image de notre ville et de notre région."


Concernant le bac de Duclair:

http://haute-normandie.france3.fr/2013/02/07/seine-maritime-les-entreprises-penalisees-par-des-restrictions-de-circulation-sur-le-bac-de-duclair-195935.html

Seine-Maritime : les entreprises pénalisées par des restrictions de circulation sur le bac de Duclair

Après la fermeture du pont Mathilde et un afflux de circulation à Duclair, le conseil général a décidé de limiter l’accès des poids-lourds  au bac

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 07/02/2013 | 15:09, mis à jour le 07/02/2013 | 15:21
© France 3 Haute-Normandie
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Répercussions économiques

Limiter le franchissement de la Seine à certaines heures pour les poids lourds est une mesure appliquée depuis le début de l’année pour répondre à l’engorgement du bac de Duclair après l'incendie puis la fermeture du pont Mathilde de Rouen.
Mais ces restrictions de circulation ne sont pas du goût des entreprises, des exploitants de carrières, des agriculteurs, des transporteurs et des élus des communes des bords de Seine. Tous expriment la même inquiétude et veulent alerter les autorités des graves répercussions économiques qui découlent de cette interdiction de franchir librement la Seine. 
Autre souci : le projet de remplacement des bacs actuels de catégorie maritime,  en bacs de type fluvial. De futurs  bacs qui ne pourront plus embarquer ni de camions ni d’autocars… 
Une mobilisation avait lieu ce jeudi matin (7 février) à Duclair.