Un jeune Caennais a disparu à Rouen: L'Etoile de Normandie appelle à la mobilisation... Cette disparition, concerne tous les Normands. Solidarité pour Emmanuel Merle.


A lire sur Paris-Normandie, cet article avec une analyse intéressante du rôle des réseaux sociaux:

Une battue à Rouen le samedi 9 février pour rechercher Emmanuel Merle

Publié le vendredi 08 février 2013 à 20H59

Emmanuel Merle a disparu à Rouen

ROUEN (Seine-Maritime). « Les policiers sont lancés dans des investigations de fond », explique-t-on au parquet. Manière de dire qu’il n’y a pas d’avancées significatives dans l’enquête sur la disparition d’Emmanuel Merle ouverte le week-end dernier. Les policiers cherchent toujours à identifier les trois jeunes femmes sorties du Bar’ouf, à Rouen, en même temps que lui, mais pas avec, dans la nuit du jeudi 31 au vendredi 1er.S’il est établi que ce passionné de péniche est sorti alcoolisé de l’établissement situé rue Fontenelle et qu’il devait traverser un pont pour regagner son domicile rive gauche, nul ne sait ce qu’il a fait après. « Des vêtements retrouvés à droite à gauche par des particuliers ont été analysés, mais cela ne donne rien », explique-t-on à l’hôtel de police. Rien donc pour le moment.

Prévenu dès le vendredi de la disparition de son ami intime, au petit matin, Maxime Bidart, qui connaît bien Emmanuel, juge la situation inquiétante. « Les services de police, eux, ne peuvent pas se permettre de lancer un appel à témoin deux heures après une disparition », explique le Caennais, joint par téléphone. « En réagissant sur Facebook, j’ai voulu toucher un maximum de témoins en un minimum de temps. » En quelques heures, des centaines d’internautes partagent l’information, rapidement reprise sur la plateforme de micro-blogging Twitter. Un réseau social qui démontre la performance de son modèle médiatique, basé sur un accès universel à l’ensemble des informations postées, que ce soit par des anonymes ou des célébrités.

Dès le lundi 4, la journaliste et... première dame de France, Valérie Trierweiler, « retweete » ainsi l’avis de recherche d’Emmanuel. Deux jours plus tard, à 2 heures du matin, le rappeur Orelsan reprend à son tour l’information, en la transférant du fil d’actualité de France 3 vers son propre compte. Le jour même, le site Internet du journal Le Monde édite une tribune – « Pourquoi nous avons décidé de parler de la disparition d’Emmanuel Merle ». Le community manager de la page Facebook du média y explique avoir choisi de diffuser l’appel à témoins du fait de « l’importance de l’écho que peut avoir un compte comme [celui du titre], auquel460000 lecteurs sont abonnés ».

« Manque de fiabilité »

« L’usage des réseaux sociaux peut être précieux », réagit à l’État-major de Rouen le commandant Cyrille Robert. « Mais nous ne l’intégrons pas à nos outils d’enquête par manque de fiabilité. » « Les policiers nous ont conseillé de prendre nos distances vis-à-vis des commentaires que postent des centaines d’internautes », poursuit l’ami d’Emmanuel, Maxime Bidart, qui a appelé à une battue de grande ampleur ce samedi. « Nous attendons au moins 300 personnes, essentiellement des pilotes de kart », précise le sportif, affilié, comme son ami disparu champion régional, à la Commission régionale de karting, dont une partie du site s’est transformée en forum d’échanges sur la recherche d’Emmanuel et où est née l’idée d’une battue. Le rendez-vous est fixé à 9 heures ce samedi 9 février sur le quai Saint-Sever, rive gauche. Pour des recherches le long de la Seine, en forêts de Bord et de La Londe.
 


Commentaire de Florestan:

souhaitons que nous puissions retrouver Emmanuel MERLE mais qu'à cette occasion solidaire se soient aussi les retrouvailles entre Caennais et Rouennais au delà de certains préjugés, idées reçues que nous combattons ici au nom de l'intérêt et de l'unité de notre région!