On se souvient que l'entreprise Guy Dauphin Environnement, installée historiquement en Normandie (à Rocquancourt au Sud de Caen) et spécialisée le difficile et indispensable métier de la récupération et du recyclage des déchets avait pris la décision plutôt humiliante de délocaliser son siège social dans la périphérie de Nantes non sans exiger l'ouverture d'une importante décharge de déchets industriels au coeur de l'Orne des haras, cela à moins d'un an des prochains jeux Equestres mondiaux... La mobilisation continue donc! La Normandie peine à attirer la matière grise... Mais pour les autres matières, pas de problème! Et bien non! ça pose problème!!!


 

 A cela il faut ajouter la désinvolture de l'Etat... Normal! On est en plein coeur du PLOUKISTAN Normand...

A lire sur le site de Tendance Ouest:

http://www.tendanceouest.com/alencon/depeche-53435-gde-a-nonant-pin-le-prefet-de-orne-a-pas-consulte-bon-rappor.html

 

GDE à Nonant le Pin : "le préfet de l'Orne n'a pas consulté le bon rapport"


Publié le 25-04-2013 à 17:04:49 par E.M



C'est en tout cas l'explication qu'avance l'hydrogéologue Pierre de Brétizel, quand le Préfet de l'Orne affirme le contraire de ce qui est dans son rapport.

 

Depuis plusieurs semaines, les opposants au site d'enfouissement de déchets de GDE à Nonant le Pin (61) brandissent un rapport de l'hydrogéologue Pierre de Brétizel (vous pouvez le lire intégralement ci-dessous). 

 

Pour le résumer trés succintement. GDE construit son site de Nonant le Pin sur une nappe phréatique, sur une faille géologique, à un endroit où il n'y a pas l'épaisseur d'argile qu'annonce l'entreprise pour garantir l’étanchéité de son site.

 

Ce rapport est décrié par le préfet de l'Orne, qui, le 18 avril dernier, a affirmé en conférence de presse et au micro de Tendance Ouest que "GDE avait tenu compte de la faille du Merlerault et avait construit le bâtiment de son site de tri à sa proximité, alors que les alvéoles de stockage en sont plus éloignées, qu'il n'y a pas de fossé tectonique, ni de nappe phréatique à cet endroit. Le représentant de l'Etat faisait alors référence à une carte et à des notices du Bureau de Recherches Géologiques et Minières, le BRGM, qui fait référence en la matière.

 

Pierre De Brétizel répond

 

Avant la nouvelle mobilisation des opposants à GDE, annoncée pour ce samedi 27 avril après-midi, Tendance Ouest a voulu savoir. Pourquoi cette divergence entre le préfet et Pierre de Brétizel ? Nous avons donc interrogé Pierre de Brétizel.

 

"Votre préfet, est-il hydrogéologue ?", s'agace ce dernier, avant de s'étonner que le représentant de l’État s'appuie sur des documents grand public, commerciaux, rédigés "par des fonctionnaires" et non par des sources scientifiques sérieuses, directement éditées par les hydrogéologues du BRGM. 

 

Sur la carte ci-dessous, celle du BRGM, la zone en bleu représente la nappe sub-affleurante. Le "rouge" et "l'orange": les zones très sensibles, le "vert", la sensibilité faible, ou très faible, à l'eau. Le lieu d'implantation du site GDE est cerclé en noir.


... Et la colère du principal élu concerné, à savoir Laurent Beauvais, président de région et président de l'intercommunalité d'Argentan qui annonce qu'il sera le samedi 27 avril aux côtés des opposants au projet de décharge de GDE:

A lire sur le site de Ouest-France:

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-GDE-Laurent-Beauvais-tres-decu-des-propos-du-ministre_40771-2186664-pere-bno_filDMA.Htm

 

 

GDE : Laurent Beauvais « très déçu » des propos du ministre

Environnement mercredi 24 avril 2013

 

Le président de Région sera samedi à Nonant-le-Pin pour s'opposer au projet GDE.

Le président PS du conseil régional de Basse-Normandie, Laurent Beauvais, a annoncé qu’il participera samedi 27 avril à la manifestation contre le projet GDE à Nonant-le-Pin. Manifestation à laquelle s’est déjà annoncé également l’animateur Thierry Ardisson, qui possède une maison à environ 5 km du site. « Je m’avoue très déçu par la position de la Ministre Delphine Batho qui ne répond pas aux interpellations faites à propos du moratoire et des études hydro-géologiques », précise Laurent Beauvais sur son blog. Fin mars en effet, Marylise Lebranchu avait confirmé que l’absence d’appel lors de l’autorisation d’exploiter en 2011 pesait lourd dans le dossier : « elle éteint toute marge de manoeuvre juridique pour l’État ». Des propos que contestent les anti-GDE.