La fermeture de la raffinerie de Petit-Couronne ex Petroplus est l'occasion pour certains de jeter de l'eau sur le feu d'hydrocarbure politique qui fait que politiquement, la Normandie est une région classée SEVESO...

 

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Ségolène Royal attendue de pied ferme à Rouen par les "Petroplus"

Publié le jeudi 18 avril 2013 à 16H45

Après des mois de retrait, Ségolène Royal à la vice-présidence de la BPI_1

Ségolène Royal au Conseil de l'Internationale socialiste à Cascais, au Portugal, le 4 février 2013

 

ROUEN (Seine-Maritime). "Sauver Petroplus n'aurait pas été un bon business". La petite phrase lâchée, le mercredi 17 avril, à Caen (Calvados), par Nicolas Dufourcq, le directeur général de la Banque Publique d'Investissement (BPI) a immanquablement provoqué des remous jusqu'en Haute-Normandie. Et plus précisément à Petit-Couronne, ville où est implantée depuis des décennies la raffinerie mise en liquidation le mardi 16 avril par le Tribunal de commerce de Rouen.

Nicolas Dufourcq a bien "balisé" le terrain de Ségolène Royal, la vice-présidente de la BPI, attendue le vendredi 19 avril dans l'hémicycle de la Région Haute-Normandie. La présidente de la Région Poitou-Charentes, à l'invitation de son homologue socialiste haut-normand, Alain Le Vern, est censée, présenter aux acteurs économiques haut-normands ce nouvel organisme public dont la mission est d'offrir les instruments de financement au service de la croissance et du développement des entreprises.

Le casting prévu au sein de l'hémicycle régional devrait subir quelques modifications à la marge. Si l'intersyndicale de Petroplus n'annonce pas dans un communiqué sa venue à l'hôtel de Région, ce vendredi à 14 heures, il est plus que probable que des représentants de la raffinerie normande se déplacent.

" Voilà maintenant deux jours que nous avons appris la décision du tribunal de commerce de Rouen. Pour l’ensemble des personnes concernées cette décision est un crève-cœur. Nous condamnons fermement les propos tenus par le Directeur général de la banque publique d’investissement", souligne d'emblée l'intersyndicale.

" En effet lors des différents Rendez –Vous que nous avons pu avoir auprès du Président de la République il était acté que la BPI interviendrait de façon minoritaire en cas de reprise. Cette possibilité avait été rendue possible grâce au volontarisme et à l’abnégation dont a fait preuve le Député Guillaume Bachelay sur l’avenir du site de Petit Couronne et nous souhaitons le remercier vivement. Que veut dire cette cacophonie au regard des propos tenus ? Nous souhaitons donc profiter de la visite dans notre région de la vice-présidente de la BPI, Madame Ségolène Royal afin qu’un éclaircissement nous soit donné. Notre combat continue et continuera afin qu’un futur se dessine à Petit Couronne. Nous somme debout et Nous ne lâcherons rien !!!"

Ségolène Royal devra donc répondre aux questions des salariés de Petroplus qui depuis, mercredi soir, se sentent - en partie - floués.

Sénateur-maire PCF de OisselThierry Foucaud n'a pas apprécié, non plus, les propos tenus par le directeur général de la BPI. " C’est par voie de presse que j’ai « pris acte » des propos tenus hier par Nicolas Dufourcq, directeur général de la Banque Publique d’Investissement, interrogé en marge de la première réunion du Comité national d’orientation de la banque. Vingt-quatre heures à peine au lendemain du rejet des offres de reprise par le tribunal de commerce de Rouen, il argumentait la décision de la BPI de ne pas s’engager dans un sauvetage de l’usine.

Ainsi, pour le dirigeant de ce fonds public présenté comme le bras armé de la politique économique du gouvernement, sauver la raffinerie n’aurait pas représenté un « bon business ». Des déclarations intolérables pour les salariés à qui l’on avait jusqu’alors rebattu des promesses de « participation minoritaire de l’Etat pouvant aller jusqu’à 49,9% ».

C’est pourquoi j’en appelle publiquement au gouvernement à un éclaircissement quant aux contradictions relevées entre discours de terrain et décisions au sommet. Aux termes d’« arbitrage business », je fais pour ma part valoir les notions de « redressement productif » et de respect de la parole donnée."

Cette crispation provoquée par le '"DG" de la BPI ne perturbe pas Ségolène Royal qui, ce jeudi 18 avril, à 18 heures, confirme sa venue à Rouen sur son compte Twitter : "Demain lancement BPI à Rouen avec Alain Le Vern. Six PME témoignent."


commentaire de Florestan:

 

On croyait jusque là assez naïvement qu'ils étaient élus pour essayer d'agir, pour avoir prise sur le réél... On voit qu'ils étalent leur impuissance sinon leurs divisions.
La Banque Publique d'Investissement (BPI) est en cours d'installation...
 
En Normandie, pour plus d'inefficacité, il y en aura donc deux: une en Normandie basse et une autre en Normandie pas si haute alors que les chambres de commerce préparent leur fusion à l'horizon 2016, alors qu'une CCI Normandie internationale se met en place, alors qu'un ORECO (observatoire régional de la compétitivité et de la stratégie économique) se met en place à l'échelle de toute la Normandie, alors que le réseau bancaire régional s'organise à l'échelle normande (ex Caisse d'Epargne), alors que les experts-comptables viennent de s'organiser à l'échelle normande... etc, etc.