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François Hollande doit inaugurer le dimanche 28 avril 2013, à Rouen au musée des Beaux Arts, le lancement de la seconde édition du festival "Normandie Impressionniste", qui a pour thème : "au fil de l'eau..."

 

Normandie_impressionniste

 

 

Mais c'est dans la brume ou la tempête que le captinaine du paquebot France va faire escale à Rouen... sa ville natale.

A lire cet article paru sur Paris-Normandie:

http://www.paris-normandie.fr/article/rouen/les-militants-socialistes-livrent-leurs-impressions-avant-la-venue-de-hollande-a-rouen

Les militants socialistes livrent leurs impressions avant la venue de Hollande à Rouen

Publié le dimanche 21 avril 2013 à 11H17

ROUEN (Seine-Maritime).

Sale temps pour une visite présidentielle historique. L’affaire Cahuzac, la radicalisation des opposants au mariage pour tous, un chômage au plus haut, une croissance toujours en panne et pour compléter le tableau, Petroplus liquidée: c’est dans ce riant contexte qu’au plus bas de sa cote de popularité, François Hollande est annoncé le dimanche 28 avril  pour inaugurer à Rouen le festival Normandie impressionniste. Sa première visite en tant que chef d’Etat dans sa ville natale. La dernière en date, c’était en janvier 2012. Devant les salariés de la raffinerie de Petit-Couronne en lutte, le candidat en campagne s’était indigné: « Où est l’Etat, où est le gouvernement, où est le président de la République? »


Au Grand-Quevilly, le fief de Laurent Fabius, on a voté à 67,5 % pour François Hollande au 2e tour de l’élection présidentielle. « Nous à Grand-Quevilly, on a toujours été pour Laurent Fabius, et avant pour Tony Larue (ancien député puis sénateur-maire, ndlr). Ici on ne peut pas voter pour les riches… », assure Annick, 58 ans, sans emploi. Son avis vaut pour tous ou quasi parmi la clientèle d’habitués réunis au bar du Théâtre, près de l’hôtel de ville. Des retraités très indulgents vis-à-vis de la politique économique et sociale du gouvernement pourtant très contestée.


Annick comprend qu’une partie de l’électorat soit déçue mais maintient sa confiance au Président: « Il faut peut-être lui laisser le temps. » Quant à la raffinerie, eh bien « les présidents sont des hommes, pas des Dieux », philosophe cette ex-ouvrière du textile. Dehors, on croise Julien, 31 ans, pressé, dégoûté. « Au lieu de proférer de belles paroles, qu’il les mette à exécution. Gauche-droite, tous les mêmes. Une fois élus, ils ne pensent qu’à eux », lâche cet employé… de la Crea. Et voici, Jennifer, 33 ans, coiffeuse, qui dit regretter son vote: « J’aurais dû rester avec Sarkozy. »


Face au désaveu, les militants se serrent les coudes. Jean-Loup Gervaise, membre de la section du PS de Rouen, le reconnaît volontiers: « Avec l’affaire Cahuzac, j’ai reçu un électrochoc. » Mais « l’essentiel, c’est de remettre l’appareil productif en marche » et en la matière, « François Hollande fait le boulot », estime ce cadre retraité de France Télécom, citant la Banque publique d’investissement, le crédit d’impôts compétitivité emploi et l’accord sur l’emploi.


« La voie a été tracée par François Hollande, reste le redressement.Il n’avait pas caché qu’il y aurait des difficultés », rappelle Alexandre Canet, le secrétaire de la section rouennaise. En attendant la croissance, « les engagements se mettent en place les uns après les autres, comme le contrat de génération, le contrat d’avenir, le mariage pour tous… » Dans la tempête, l’équipage s’agrippe aux éléments de langage. S’il tient le même discours, presque mot pour mot, le coordinateur des Jeunes socialistes (MJS) de Rouen revendique l’indépendance du mouvement. La preuve, « si je devais lui donner un conseil (au Président, ndlr), je lui dirais: plus vite dans les réformes, et plus loin », ose Ibrahim Mabrouk. « Qu’il n’ait pas peur de s’imposer comme un président de gauche », renchérit Marion, 16 ans, militante au MJS depuis 9 mois. « Qu’il retrouve les valeurs de gauche », appuie Ludovic Haniven, adjoint au coordinateur.


Soigner le fond oui – « redresser la France et réorienter l’Europe » – mais aussi infléchir la forme, comme le dessine le député haut-normand et numéro 2 du PS, Guillaume Bachelay. « Le changement a commencé mais il doit être expliqué et appliqué. Il faut faire plus de pédagogie ». En pleine crise de confiance dans la parole politique, « montrer que les lieux de pouvoir sont encore des lieux de puissance, que la politique peut changer le cours des choses ». Sinon maintenant, peut-être demain.
 

Sandrine Grosjean (avec T.D.)


Commentaire de Florestan:

François Hollande visite la baronnie Fabiusienne à l'occasion de l'inauguration du festival "Normandie impressionniste". Il ne pleut pas. Le thème du festival c'est l'eau. On est à 79% en dessous de l'amer: la digue a cédé mais on colmate la brèche avec un choc de "moralisation". Le Cas Huzac était isolé... Vraiment?

- Alors comme ça c'est impressionnant la Normandie?
- La quoi?
- Normandie...
- Mais tout le monde s'en fout de la Normandie: regardez bien le logo Oh combien normand de la Fabiusie:

un demi léopard qui se noie dans la Seine en regardant vers Paris...

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Pétroplus? On dirait un nom marketing pour une méthode de naufrage...

Le thème "au fil de l'eau", vous a-t-on dit!