Décidément, nos "grands" élus n'ont toujours pas compris le mode d'emploi de la géographie urbaine normande...

Ce mode d'emploi est pourtant simple!

1) Un petit Paris de province à 200 km à l'ouest du Grand Paris c'est impossible (ça c'est pour les Rouennais)

2) Il y a trois agglomérations de plus de 200 000 habitants en Normandie: Caen, Rouen et Le Havre. Seule l'agglo de Rouen (CREA: 590 000 h) peut prétendre au noueau statut de "métropole régionale"

3) L'union fait la force: pour se faire entendre, il faudrait que les trois premières agglomérations urbaines normandes soient enfin capables de s'unir! Au lieu d'un seul POLE METROPOLITAIN il y en aura deux (Estuaire-Le Havre d'un côté Rouen-Seine-Eure de l'autre et Caen la Mer demeurant isolée...)

4) La vraie capitale de cette Normandie métropolitaine totalement désunie... C'est PARIS!

PARIS CAPITALE DE LA NORMANDIE... divisée par ses "grands" élus!

A lire ci-après le désolant constat fait dans cet article de Ouest-France, édition caennaise:

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Caen-la-Mer-une-petite-communaute-urbaine-_14118-avd-20130507-65102181_actuLocale.Htm

Caen-la-Mer, une petite communauté urbaine ? - Caen

mardi 07 mai 2013


Lors de l'élection du nouveau bureau communautaire en janvier. Le passage de 139 à 95 conseillers envisagé dans la réforme Lebranchu pourrait être plus sensible.

La réforme Lebranchu sur la décentralisation veut octroyer plus de compétences aux grandes villes. Où situer Caen-la-Mer? Et quelle représentation, demain, accorder aux communes et aux habitants?

Présentée début avril, la réforme Lebranchu sur la décentralisation présentait tellement de tomes qu'il a fallu la saucissonner. Le premier volet en cours de discussion porte sur les responsabilités dont pourraient hériter les grandes métropoles, comme Rennes ou Nantes. Caen, en dessous du seuil de 500000 habitants, est trop petite. Sauf à abaisser le seuil de population. « Pour l'instant, rien n'est tranché », explique Philippe Duron, député-maire PS de Caen.

Il distingue deux approches: l'une, quantitative, réduit à 6 ou 8 les grandes métropoles françaises qui, par leur taille, peuvent rivaliser avec les principales villes européennes. L'autre, plus qualitative, questionne « le fait métropolitain : qu'est-ce qui fait une métropole ? Sa compétence économique, la présence d'une université, de pôles de recherche ? » Dans ce cas, selon lui, Caen entre dans les critères.

« Le Département a empêché l'agglo de grandir »

Et comment articuler grosse métropole et département? Faut-il garder tous les étages du millefeuille territorial? Philippe Duron regrette « que le Département ait empêché l'agglo de grandir, estimant qu'elle devait rester sous les 300 000 habitants. C'était, je pense, une erreur. » Il reconnaît cependant le « paradoxe » français: les habitants réclament « toujours plus de rationalisation (moins d'étages dans la fusée administrative) tout en restant attachés à leurs institutions. Il faut donc avancer avec détermination et prudence. »

Autre débat en cours à Caen-la-Mer: la représentation démocratique au sein de l'agglo. Lors des prochaines élections municipales, en 2014, les délégués communautaires seront « fléchés » sur les listes candidates. Les gens sauront donc pour qui ils votent, y compris pour le pilotage de l'agglo. Mais cela ne règle pas tout le problème.

La réforme Lebranchu prévoit une diminution du nombre de conseillers communautaires. Caen-la-Mer passerait ainsi de 139 conseillers à 95. Caen raflerait 47% des sièges, contre environ 37% actuellement. « C'est ce que prévoit la loi, mais je ne souhaite pas que nous l'appliquions brutalement », précise Philippe Duron. Certaines communes se sont en effet émues de perdre dans la bataille une bonne partie de leurs représentants. « C'est vécu comme une régression. »

Une alternative existe. « Nous pouvons proposer une autre répartition au préfet, d'ici fin août. » Un groupe de travail a été constitué et planche sur cette difficile équation: équilibrer la représentation démographique (qui favorise Caen) et celle des territoires (au profit des communes). Pour Philippe Duron, « un débat est nécessaire et j'aimerais que nous trouvions un compromis fédérateur. Mais la ville-centre ne passera pas sous la table pour autant... » Une solution devrait être proposée début juillet.

Aurélie LEMAÎTRE.