Une fois n'est pas coutume, le journaliste François SIMON dans les pages Normandie de Ouest-France, à l'occasion du 3ème volet d'une enquête sur le chantier de l'EPR de Flamanville a troussé ce billet d'humeur que nous aurions pu faire nôtre:

L'usine COGEMA dans la lande de la Hague: vision d'apocalypse?

Dans les piscines protégées de l'enceinte industrielle, des fûts de plutonium normand radioactif pendant 25 000 ans...

Le bocage du Cotentin hérissé de pylônes pour le passage de lignes THT à 400 000 volts dont les courants vagabonds provoquent des nuisances sur la santé des animaux dans les champs mais aussi sur les humains (migraines, nausées...)

 

Ohé, es t'y bon notre plutonion normand!

 

"Nos voisins et amis bretons sont formidables. Ils ont dit non au nucléaire avec force et panache, démantèlent très lentement Brennilis et ont réussi à garder les splendeurs de Plogoff inviolées, sauvages et telles que. Ils ont été réactifs aux réacteurs mais, fraternels, animés d'un bel esprit d'équipe, ont accepté sans traîner des sabots que la Normandie irradieuse, silencieuse leur livre l'électricité.

Oui, le premier couloir de lignes qui traverse la Manche et la défigure quand même un peu est pour vous, chère Bretagne. Chaque matin, elle chauffe solidairement son café avec du jus made in Flamanville. Chaque soir, elle éclaire des festou-noz, les falaises de Paimpol et les quais de Saint-Malo tout pareillement avec de l'énergie d'origine douteuse.

La Bretagne s'est sacrifiée, remarquez! Elle a pris deux lignes TGV et a laissé les trains de sénateurs à la Normandie éternelle. Elle a même décidé de la mise en chantier d'une centrale thermique au gaz, prévue à Landivisiau courant 2016. Mais la ligne d'acheminement du courant qui va courir Nord Sud délicatement enterrée, par pudeur sans doute, par spécificité culturelle peut-être.

Franchement, pendant que nous y sommes, on ne voit pas trop comment la Normandie pourrait refuser un jour de prendre sa juste part des odeurs suaves du lisier. Et de soulager sa voisine de son addiction aux algues vertes. C'est très joli les algues vertes, ça égaye..."

François SIMON - Ouest-France (26 juin 2013)


Dépôt d'algues vertes sur le littoral breton, en raison d'un excès de nitrates dans l'eau des rivières dû à la présence d'une agriculture intensive et d'un élevage porcin industriel...

Bref, Normandie, Bretagne... chacun sa merde ?