La sécurité justifie tout y compris le vandalisme le plus inadmissible conduit par des haut-fonctionnaires de l'Etat (préfets et direction des affaires culturelles) manifestement incompétents sur les questions archéologiques et patrimoniales...

Après l'affaire de la future cale d'accès trop haute (8 mètres) qui va faire comme une pyramide de béton devant le rocher du Mont à gauche de l'actuelle entrée de la barbacane médiévale, au prix de masquer en partie le seul pan de rocher naturel encore visible pour installer un parking insubmersible destiné véhicules de secours en station permanente (sous leurs casquettes à visière, les cerveaux préfectoraux ne tournent pas rond...) avec, pour conséquence, le risque de créer une cuvette piégeant la marée devant... l'entrée du Mont !!!

Voici venir maintenant l'affaire du "parcours piéton dans le rocher" pour "raisons de sécurité": une tranchée à tailler directement dans le rocher pour accéder depuis l'intérieur des remparts à la fameuse plateforme insubmersible en cas de marée haute...

Depuis des siècles, on n'avait jamais osé toucher à ce point à l'intégrité physique du monument naturel et spirituel que doit rester, avant toute chose, le Mont Saint Michel!

Au centre et à la base du Mont, entre la caserne Saint Gabriel à gauche et la barbacane médiévale d'accès à droite: le dernier pan de roche naturelle du Mont Saint Michel sur sa face Sud: c'est contre ce bout de rocher que va s'appuyer la future plateforme à 8 mètres de haut et dans le rocher, le fameux... trou !


A lire sur le site de la Manche Libre:

http://www.lamanchelibre.fr/avranches/actualite-44685-mont-saint-michel-le-conseil-municipal-vote-saignee-du-rocher.html

Mont-Saint-Michel : le conseil municipal vote la saignée du rocher

Le conseil municipal prend connaissance du dossier lors de la réunion extraordinaire de ce vendredi 26 juillet.

Mont-Saint-Michel : le conseil municipal vote la saignée du rocher

Vendredi 26 juillet, les élus du Mont-Saint-Michel ont donné leur feu vert à l'Etat pour qu'il débute les travaux d'un chemin piétonnier dans le rocher.

Pourtant classé au monument historique, le rocher du Mont-Saint-Michel sera percé par un chemin piétonnier de 1,40 m de large derrière l'office du tourisme.

Ce sentier est une issue de secours pour le public en cas de fortes marées (insularité du Mont). Il rejoindra la plate-forme insubmersible de 8 m dédié aux pompiers. Invoquant des raisons de sécurité, l'Etat via la Direction régionale des affaires culturelles, maître d'oeuvre, n'a pas cédé aux oppositions des associations de défense du patrimoine et de certains Montois. Ces derniers ont vivement critiqué l'atteinte au rocher, partie inétgrante du monument historique.

Il restait un rempart à ces travaux : la décision du conseil municipal du Mont-Saint-Michel. Ce vendredi 26 juillet, les élus ont à la majorité, donné leur accord pour que l'Etat lance le chantier, à six voix "pour", une abstention et une voix "contre". Étonnamment, sur cette question qui touche directement à la nature du Mont, son maire Eric Vannier était absent. Il avait donné pouvoir à son premier adjoint, Yann Galton.

Dans la salle ouverte au public se trouvaient, Henri Decaëns, président de l'association des Amis du Mont-Saint-Michel, Mme Manet présidente de l'Association des amis de Genêts et des environs de la baie du Mont-Saint-Michel (Ageb) et Philippe Cathonnet, représentant du collectif baie. A l'issue du vote, la Montoise Inès Lebrec a déclaré :"C'est une honte de confier le Mont-Saint-Michel à ce conseil". Un élément n'a pas échappé aux opposants : la présence d'un échafaudage le long du rocher où doit se dérouler les travaux. Il était monté bien avant le vote du conseil. "Le sort du rocher était déjà scellé", confie un amoureux du Mont venu voir les résultats du vote. "C'est complètement fou, ils vont faire une ouverture dans une ville fortifiée !"

Les associations de défense du patrimoine comptent envoyer un rapport à l'Unesco. Pour eux c'est la seule instance qui pourrait faire plier l'Etat.


 

Commentaire de Florestan:
Le seul recours? L'UNESCO et sa menace de déclasser le site de la liste du patrimoine mondial...