L'Etoile de Normandie a fait état dès que nous en avons eu connaissance, de la fracassante nouvelle du retrait complet d'Alain LE VERN de la vie politique. Mais pour des raisons élémentaires de prudence, nous n'avons pas souhaité rendre compte ici des raisons supposées ou véritables de ce départ aussi soudain qu'inédit, d'un des "grands barons" de la vie politique normande.

Cependant, alors que nous nous apprêtons à fêter ce 29 septembre 2013, la première fête des Normands, le jour de l'archange Saint-Michel, qui, rappelons-le, est chargé de chasser les démons, et sachant qu'en outre, à partir de lundi prochain (30 septembre) une réglementation beaucoup plus exigeante va s'appliquer pour l'encadrement et la publication du patrimoine privé des élus, il devenait de plus en plus difficile de continuer à vous cacher les questions que nous nous posons quant aux véritables motifs de la démission soudaine d'Alain Le Vern de tous ses mandats publics et de toutes ses présidences exécutives (pour mémoire, jusqu'au 30 septembre prochain, Alain Le Vern est sénateur de la Seine-Maritime, président de région, président de l'aéroport de Deauville, président du comité régional de tourisme de Normandie, président du port de Dieppe et président de l'opéra de Rouen...).

Bien entendu l'Etoile de Normandie n'a pas vocation à dérouler le tapis rouge sous les pas du sortant comme notre "confrère" de la Chronique de Normandie qui est à la presse normande ce que le quotidien du Peuple est à la presse chinoise...

Pas de flagornerie donc ici et d'autant moins qu'Alain Le Vern a fait gravement reculer l'idée d'un intérêt général normand à défendre et à promouvoir... Mais  pas de peaux de bananes non plus à déposer ici par pure vacherie contre l'ennemi public N°1 de l'unité normande depuis 15 ans. Car il est arrivé, parfois, qu'Alain Le Vern prenne de bonnes décisions pour l'intérêt de toute la Normandie: le choix de l'aéroport de Deauville comme aéroport régional normand en était une.

Mais nous nous posons des questions et nous ne sommes pas les seuls à nous les poser comme en témoigne l'article de l'Express ci-dessous qui s'interroge sur le "départ mystérieux" d'Alain Le Vern.

Ce départ subi et soudain n'est pas très glorieux, il faut bien le dire: il ressemble à une fuite et il permet surtout à l'intéressé d'échapper à la responsabilité de répondre aux questions légitimes sur le bilan de quinze années de présidence de région en Normandie: ce dernier point nous agace au plus haut point !

Pourquoi a-t-il démissionné?

Doit-on considérer, comme le laisse accroire l'Express, qu'Alain Le Vern était devenu encombrant ?

1) Encombrant pour Laurent Fabius qui souhaite réussir la métropole rouennaise en 2014 et qui a besoin pour cela de l'Union de la Gauche en Haute-Normandie à la veille d'élections municipales qui s'annoncent délicates pour la Gauche au pouvoir, avec un Front National partout en embuscade... Or on sait que depuis longtemps, les relations entre Alain Le Vern et le Front de Gauche sont exécrables du fait de la prétention d'Alain Le Vern de finir sa carrière politique en tant que maire de Dieppe, ville où il réside avec Sandrine Hurel, la députée PS de Dieppe, avec laquelle il s'est marié en 2009. On comprend bien que le jeune Sébastien Jumel (PCF) légitimement élu par les Dieppois n'ait pas envie de tout sacrifier au nom de l'union de la Gauche ! Si l'on en croît l'Express, le cas Le Vern a été tranché au plus haut sommet de l'Etat et Laurent Fabius a dû abandonner à son sort son ancienne créature...

2) Encombrant pour tous les socialistes normands, ensuite... D'abord du côté du conseil général de la Seine-Maritime où Didier Marie (le président PS du CG76) accepte de moins en moins de n'être que l'homme de paille qui assiste au plan de carrière de la dynastie Le Vern. En effet, d'après nos informations, Marie Le Vern (la fille de son père) qui doit se présenter prochainement à la mairie de Blangy sur Bresle, se verrait bien vice-présidente du conseil général... Encombrant aussi pour les socialistes bas-normands qui furent plus ou moins régulièrement humiliés par Alain Le Vern dans leur désir de socialiser avec leurs camarades haut-normands un intérêt général normand, sous prétexte qu'ils avaient le malheur d'habiter la Normandie occidentale où "on voterait à droite depuis... Guillaume le Conquérant" (cette formule idiote est de Louis Mexandeau). Ce sectarisme d'Alain Le Vern à l'encontre de ses "camarades" socialistes bas-normands a été très mal vécu par les intéressés...

3) Encombrant, enfin et surtout ... pour lui-même ! Le fait qu'Alain Le Vern démissionne brusquement de tous ses mandats et fonctions exécutives avant l'entrée en vigueur du nouveau règlement encadrant le patrimoine et la fortune privée des élus est, bien sûr, ce qui nous laissera le plus songeur...

Il va sans dire que nous reparlerons de tout cela très prochainement... Lorsque, par exemple, Alain Le Vern sera rentré au gouvernement au secrétariat d'Etat de la décentralisation... (On a envie de rire ! Tant la baudruche paraît énorme... Mais les baudruches dégonflent brutalement: on verra ça! Pour sûr...)

Recaser l'encombrant dans un ministère?

Franchement !  Voulez-vous que celui qui s'est opposé par tous les moyens à sa disposition pendant 15 ans, à l'idée d'une seule région normande termine tranquillement son parcours politique dans un bureau ministériel parisien chargé de la... décentralisation?

Pourtant, Jérôme Cahuzac, grand fraudeur du fisc, fut bien, quelques temps, le ministre chargé de réprimer la fraude fiscale... Comme quoi tout est possible ! Mais l'affaire Cahuzac a démontré qu'il y avait des citoyens alertes et lucides et des journalistes courageux et indépendants...


Lire ci-après l'article de l'EXPRESS:

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/haute-normandie-la-mysterieuse-demission-du-socialiste-alain-le-vern_1281502.html?cache=dd39b75f7676a474da90d22a732af550#ZgsRD0DVQv4KGpDL.99

Lire l'article paru sur le site de FRANCE 3 Haute-Normandie:

http://haute-normandie.france3.fr/2013/09/27/alain-le-vern-bientot-au-ministere-de-la-decentralisation-327261.html

 

Alain Le Vern bientôt au ministère de la Décentralisation ?

En visite deux jours en Seine-Maritime, la ministre Marylise Lebranchu a évoqué un possible avenir pour le président de région démissionnaire

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 27/09/2013 | 19:24, mis à jour le 27/09/2013 | 19:24
© France 3 Haute-Normandie
© France 3 Haute-Normandie

Conseiller dans un ministère ?

C’était le 12 septembre dernier. A la fin d’une conférence de presse, Alain Le Vern, président de la région Haute-Normandie et sénateur de Seine-Maritime, avait annoncé sa démission et son retrait de la vie politique. Dans un texte d’une page il détaillait son choix et écrivait :  "J’ai décidé d’ouvrir un nouveau livre. (…) J’ai besoin de temps et de liberté pour vivre d’autres expériences et écrire de nouvelles pages" .

Une quinzaine de jours plus tard,  et au moment où les rumeurs enflent sur une possible candidature de l’ancien président de région aux municipales de Dieppe, une indiscrétion de Marylise Lebranchu (ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction Publique) évoque une possible reconversion d’Alain Le Vern.
Selon l’Agence Normande d’Information, madame Lebranchu a déclaré  ce vendredi (27 septembre) qu’Alain Le Vern est  "prêt à travailler avec nous"  sur les ressources financières des régions dans le cadre de la future loi de décentralisation. Comme conseil et en "observateur neutre". La ministre a indiqué qu’ Alain Le Vern  "accepte d’y réfléchir".

Le cas dieppois

Voilà une annonce qui  va sans doute faire retomber les tensions entre élus socialistes et élus communistes de Dieppe où  les querelles entre Sébastien Jumel (le maire)  et Alain Le Vern (qui habite Dieppe) se succèdent et ont pris ces derniers jours une tournure de duel. Une tension PC-PS qui  a dépassé le cadre local pour remonter jusqu’à Paris, au siège des deux partis, où selon nos confrères des Informations Dieppoises  "le cas dieppois   commence sérieusement à embarrasser les caciques de la rue de Solférino". 

 

Haute-Normandie: la mystérieuse démission du socialiste Alain Le Vern

Par Manuel Sanson, publié le 13/09/2013 à  17:30

Le président (PS) du conseil régional évoque l'envie de "nouveaux horizons" pour justifier son départ. Une version sans doute trop simple... 

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Haute-Normandie: la mystérieuse démission du socialiste Alain Le Vern

 

Le socialiste Alain Le Vern, président du conseil régional de Haute-Normandie en 2004.

 

AFP

En Haute-Normandie, la surprise a été générale. Jeudi 12 septembre à 14 heures, le président (PS) du conseil régional et sénateur Alain Le Vern, 65 ans, annonçait par voie de communiqué de presse qu'il démissionnait de tous ses mandats électifs. La raison officielle? L'envie de "nouveaux horizons", a-t-il justifié... 

Cette décision, brutale et précipitée, laisse songeur. Même ses plus proches collaborateurs - au premier chef, son directeur de cabinet Sylvain Radiguet - n'ont pas été mis dans la confidence. Plus surprenant:le matin même de l'annonce, Alain Le Vern travaillait encore sur plusieurs dossiers d'importance pour l'avenir de la Haute-Normandie. "Rien ne laissait présager une telle décision", indique une source bien informée de la collectivité. 

Bisbilles avec les communistes

Que s'est-il donc passé ? Contacté par L'Express, l'élu n'a pas donné suite. L'hypothèse d'une maladie étant formellement démentie par l'intéressé, il faut tirer d'autres fils pour tenter de comprendre. Et se plonger, notamment, dans son agenda récent. Mercredi 11 septembre, Alain Le Vern était invité à la table du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en compagnie de ses homologues des autres régions françaises. Au menu, les contrats de plan Etat-Région... mais peut-être pas seulement. 

Depuis le début de l'été, Alain Le Vern empoisonne la direction nationale du Parti socialiste. En juin, il a retiré leurs délégations de vice-présidents - et les indemnités afférentes - à deux élus communistes qui s'étaient opposés à lui, en séance plénière, sur la question des primes des agents du conseil régional. Dans le même temps, il laissait planer le doute sur son éventuelle candidature à Dieppe contre le maire communiste Sébastien Jumel. Pas du meilleur effet au moment où les tractations allaient bon train entre la rue de Solferino et la place du Colonel Fabien en vue d'accords de premier tour PS-PCF aux municipales de mars 2014

Vers une candidature à Dieppe?

Le conflit a-t-il été abordé, le 25 juillet, lors du tête à tête entre François Hollande et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF? Nul ne peut l'assurer. "Il n'est pas à exclure qu'à Paris, on ait demandé à Alain Le Vern de rendre leurs délégations aux élus communistes", analyse Sébastien Jumel, l'un de ses meilleurs ennemis. Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que Céline Brulin, secrétaire de la fédération PCF de Seine-Maritime, s'est plainte de la situation auprès de la direction de son parti, ainsi que de plusieurs grands élus socialistes, comme elle le confirme à L'Express. 

Cela aurait-il conduit Alain Le Vern, connu pour ses sorties fracassantes et son caractère bien trempé, à tout plaquer plutôt que de se plier aux consignes parisiennes? "Cela fait partie des scénarios crédibles", suggère un élu socialiste en rupture de ban avec la fabiusie locale. Autre version possible, selon lui:une intervention du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius - toujours homme fort du PS en Seine-Maritime -, exaspéré par l'intransigeance de son ancien lieutenant. 

Christophe Bouillon, député (PS) et premier fédéral départemental, réfute ces interprétations et évoque, pour sa part, un "choix personnel et courageux". Le vice-président (PS) à la région Laurent Logiou écarte, lui-aussi, l'hypothèse d'une injonction parisienne. Mais laisse planer le doute sur les intentions "de son ami Alain". " C'est un homme d'action, je ne le vois pas tout couper. Il est désormais libre de faire ce qu'il veut et tout le monde sait qu'il est très attaché à la ville de Dieppe... " 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/haute-normandie-la-mysterieuse-demission-du-socialiste-alain-le-vern_1281502.html?cache=dd39b75f7676a474da90d22a732af550#6dArSHozSbb6AYQm.99

Haute-Normandie: la mystérieuse démission du socialiste Alain Le Vern

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Le président (PS) du conseil régional évoque l'envie de "nouveaux horizons" pour justifier son départ. Une version sans doute trop simple... 


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Haute-Normandie: la mystérieuse démission du socialiste Alain Le Vern

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Le président (PS) du conseil régional évoque l'envie de "nouveaux horizons" pour justifier son départ. Une version sans doute trop simple... 

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Le socialiste Alain Le Vern, président du conseil régional de Haute-Normandie en 2004.

 

AFP

En Haute-Normandie, la surprise a été générale. Jeudi 12 septembre à 14 heures, le président (PS) du conseil régional et sénateur Alain Le Vern, 65 ans, annonçait par voie de communiqué de presse qu'il démissionnait de tous ses mandats électifs. La raison officielle? L'envie de "nouveaux horizons", a-t-il justifié... 

Cette décision, brutale et précipitée, laisse songeur. Même ses plus proches collaborateurs - au premier chef, son directeur de cabinet Sylvain Radiguet - n'ont pas été mis dans la confidence. Plus surprenant:le matin même de l'annonce, Alain Le Vern travaillait encore sur plusieurs dossiers d'importance pour l'avenir de la Haute-Normandie. "Rien ne laissait présager une telle décision", indique une source bien informée de la collectivité. 

Bisbilles avec les communistes

Que s'est-il donc passé ? Contacté par L'Express, l'élu n'a pas donné suite. L'hypothèse d'une maladie étant formellement démentie par l'intéressé, il faut tirer d'autres fils pour tenter de comprendre. Et se plonger, notamment, dans son agenda récent. Mercredi 11 septembre, Alain Le Vern était invité à la table du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en compagnie de ses homologues des autres régions françaises. Au menu, les contrats de plan Etat-Région... mais peut-être pas seulement. 

Depuis le début de l'été, Alain Le Vern empoisonne la direction nationale du Parti socialiste. En juin, il a retiré leurs délégations de vice-présidents - et les indemnités afférentes - à deux élus communistes qui s'étaient opposés à lui, en séance plénière, sur la question des primes des agents du conseil régional. Dans le même temps, il laissait planer le doute sur son éventuelle candidature à Dieppe contre le maire communiste Sébastien Jumel. Pas du meilleur effet au moment où les tractations allaient bon train entre la rue de Solferino et la place du Colonel Fabien en vue d'accords de premier tour PS-PCF aux municipales de mars 2014

Vers une candidature à Dieppe?

Le conflit a-t-il été abordé, le 25 juillet, lors du tête à tête entre François Hollande et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF? Nul ne peut l'assurer. "Il n'est pas à exclure qu'à Paris, on ait demandé à Alain Le Vern de rendre leurs délégations aux élus communistes", analyse Sébastien Jumel, l'un de ses meilleurs ennemis. Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que Céline Brulin, secrétaire de la fédération PCF de Seine-Maritime, s'est plainte de la situation auprès de la direction de son parti, ainsi que de plusieurs grands élus socialistes, comme elle le confirme à L'Express. 

Cela aurait-il conduit Alain Le Vern, connu pour ses sorties fracassantes et son caractère bien trempé, à tout plaquer plutôt que de se plier aux consignes parisiennes? "Cela fait partie des scénarios crédibles", suggère un élu socialiste en rupture de ban avec la fabiusie locale. Autre version possible, selon lui:une intervention du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius - toujours homme fort du PS en Seine-Maritime -, exaspéré par l'intransigeance de son ancien lieutenant. 

Christophe Bouillon, député (PS) et premier fédéral départemental, réfute ces interprétations et évoque, pour sa part, un "choix personnel et courageux". Le vice-président (PS) à la région Laurent Logiou écarte, lui-aussi, l'hypothèse d'une injonction parisienne. Mais laisse planer le doute sur les intentions "de son ami Alain". " C'est un homme d'action, je ne le vois pas tout couper. Il est désormais libre de faire ce qu'il veut et tout le monde sait qu'il est très attaché à la ville de Dieppe... " 


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Par Manuel Sanson, publié le 13/09/2013 à  17:30

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Le socialiste Alain Le Vern, président du conseil régional de Haute-Normandie en 2004.

 

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Cette décision, brutale et précipitée, laisse songeur. Même ses plus proches collaborateurs - au premier chef, son directeur de cabinet Sylvain Radiguet - n'ont pas été mis dans la confidence. Plus surprenant:le matin même de l'annonce, Alain Le Vern travaillait encore sur plusieurs dossiers d'importance pour l'avenir de la Haute-Normandie. "Rien ne laissait présager une telle décision", indique une source bien informée de la collectivité. 

Bisbilles avec les communistes

Que s'est-il donc passé ? Contacté par L'Express, l'élu n'a pas donné suite. L'hypothèse d'une maladie étant formellement démentie par l'intéressé, il faut tirer d'autres fils pour tenter de comprendre. Et se plonger, notamment, dans son agenda récent. Mercredi 11 septembre, Alain Le Vern était invité à la table du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en compagnie de ses homologues des autres régions françaises. Au menu, les contrats de plan Etat-Région... mais peut-être pas seulement. 

Depuis le début de l'été, Alain Le Vern empoisonne la direction nationale du Parti socialiste. En juin, il a retiré leurs délégations de vice-présidents - et les indemnités afférentes - à deux élus communistes qui s'étaient opposés à lui, en séance plénière, sur la question des primes des agents du conseil régional. Dans le même temps, il laissait planer le doute sur son éventuelle candidature à Dieppe contre le maire communiste Sébastien Jumel. Pas du meilleur effet au moment où les tractations allaient bon train entre la rue de Solferino et la place du Colonel Fabien en vue d'accords de premier tour PS-PCF aux municipales de mars 2014

Vers une candidature à Dieppe?

Le conflit a-t-il été abordé, le 25 juillet, lors du tête à tête entre François Hollande et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF? Nul ne peut l'assurer. "Il n'est pas à exclure qu'à Paris, on ait demandé à Alain Le Vern de rendre leurs délégations aux élus communistes", analyse Sébastien Jumel, l'un de ses meilleurs ennemis. Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que Céline Brulin, secrétaire de la fédération PCF de Seine-Maritime, s'est plainte de la situation auprès de la direction de son parti, ainsi que de plusieurs grands élus socialistes, comme elle le confirme à L'Express. 

Cela aurait-il conduit Alain Le Vern, connu pour ses sorties fracassantes et son caractère bien trempé, à tout plaquer plutôt que de se plier aux consignes parisiennes? "Cela fait partie des scénarios crédibles", suggère un élu socialiste en rupture de ban avec la fabiusie locale. Autre version possible, selon lui:une intervention du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius - toujours homme fort du PS en Seine-Maritime -, exaspéré par l'intransigeance de son ancien lieutenant. 

Christophe Bouillon, député (PS) et premier fédéral départemental, réfute ces interprétations et évoque, pour sa part, un "choix personnel et courageux". Le vice-président (PS) à la région Laurent Logiou écarte, lui-aussi, l'hypothèse d'une injonction parisienne. Mais laisse planer le doute sur les intentions "de son ami Alain". " C'est un homme d'action, je ne le vois pas tout couper. Il est désormais libre de faire ce qu'il veut et tout le monde sait qu'il est très attaché à la ville de Dieppe... " 


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Le socialiste Alain Le Vern, président du conseil régional de Haute-Normandie en 2004.

 

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Cette décision, brutale et précipitée, laisse songeur. Même ses plus proches collaborateurs - au premier chef, son directeur de cabinet Sylvain Radiguet - n'ont pas été mis dans la confidence. Plus surprenant:le matin même de l'annonce, Alain Le Vern travaillait encore sur plusieurs dossiers d'importance pour l'avenir de la Haute-Normandie. "Rien ne laissait présager une telle décision", indique une source bien informée de la collectivité. 

Bisbilles avec les communistes

Que s'est-il donc passé ? Contacté par L'Express, l'élu n'a pas donné suite. L'hypothèse d'une maladie étant formellement démentie par l'intéressé, il faut tirer d'autres fils pour tenter de comprendre. Et se plonger, notamment, dans son agenda récent. Mercredi 11 septembre, Alain Le Vern était invité à la table du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en compagnie de ses homologues des autres régions françaises. Au menu, les contrats de plan Etat-Région... mais peut-être pas seulement. 

Depuis le début de l'été, Alain Le Vern empoisonne la direction nationale du Parti socialiste. En juin, il a retiré leurs délégations de vice-présidents - et les indemnités afférentes - à deux élus communistes qui s'étaient opposés à lui, en séance plénière, sur la question des primes des agents du conseil régional. Dans le même temps, il laissait planer le doute sur son éventuelle candidature à Dieppe contre le maire communiste Sébastien Jumel. Pas du meilleur effet au moment où les tractations allaient bon train entre la rue de Solferino et la place du Colonel Fabien en vue d'accords de premier tour PS-PCF aux municipales de mars 2014

Vers une candidature à Dieppe?

Le conflit a-t-il été abordé, le 25 juillet, lors du tête à tête entre François Hollande et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF? Nul ne peut l'assurer. "Il n'est pas à exclure qu'à Paris, on ait demandé à Alain Le Vern de rendre leurs délégations aux élus communistes", analyse Sébastien Jumel, l'un de ses meilleurs ennemis. Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que Céline Brulin, secrétaire de la fédération PCF de Seine-Maritime, s'est plainte de la situation auprès de la direction de son parti, ainsi que de plusieurs grands élus socialistes, comme elle le confirme à L'Express. 

Cela aurait-il conduit Alain Le Vern, connu pour ses sorties fracassantes et son caractère bien trempé, à tout plaquer plutôt que de se plier aux consignes parisiennes? "Cela fait partie des scénarios crédibles", suggère un élu socialiste en rupture de ban avec la fabiusie locale. Autre version possible, selon lui:une intervention du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius - toujours homme fort du PS en Seine-Maritime -, exaspéré par l'intransigeance de son ancien lieutenant. 

Christophe Bouillon, député (PS) et premier fédéral départemental, réfute ces interprétations et évoque, pour sa part, un "choix personnel et courageux". Le vice-président (PS) à la région Laurent Logiou écarte, lui-aussi, l'hypothèse d'une injonction parisienne. Mais laisse planer le doute sur les intentions "de son ami Alain". " C'est un homme d'action, je ne le vois pas tout couper. Il est désormais libre de faire ce qu'il veut et tout le monde sait qu'il est très attaché à la ville de Dieppe... " 


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Haute-Normandie: la mystérieuse démission du socialiste Alain Le Vern

Par Manuel Sanson, publié le 13/09/2013 à  17:30

Le président (PS) du conseil régional évoque l'envie de "nouveaux horizons" pour justifier son départ. Une version sans doute trop simple... 

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Le socialiste Alain Le Vern, président du conseil régional de Haute-Normandie en 2004.

 

AFP

En Haute-Normandie, la surprise a été générale. Jeudi 12 septembre à 14 heures, le président (PS) du conseil régional et sénateur Alain Le Vern, 65 ans, annonçait par voie de communiqué de presse qu'il démissionnait de tous ses mandats électifs. La raison officielle? L'envie de "nouveaux horizons", a-t-il justifié... 

Cette décision, brutale et précipitée, laisse songeur. Même ses plus proches collaborateurs - au premier chef, son directeur de cabinet Sylvain Radiguet - n'ont pas été mis dans la confidence. Plus surprenant:le matin même de l'annonce, Alain Le Vern travaillait encore sur plusieurs dossiers d'importance pour l'avenir de la Haute-Normandie. "Rien ne laissait présager une telle décision", indique une source bien informée de la collectivité. 

Bisbilles avec les communistes

Que s'est-il donc passé ? Contacté par L'Express, l'élu n'a pas donné suite. L'hypothèse d'une maladie étant formellement démentie par l'intéressé, il faut tirer d'autres fils pour tenter de comprendre. Et se plonger, notamment, dans son agenda récent. Mercredi 11 septembre, Alain Le Vern était invité à la table du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en compagnie de ses homologues des autres régions françaises. Au menu, les contrats de plan Etat-Région... mais peut-être pas seulement. 

Depuis le début de l'été, Alain Le Vern empoisonne la direction nationale du Parti socialiste. En juin, il a retiré leurs délégations de vice-présidents - et les indemnités afférentes - à deux élus communistes qui s'étaient opposés à lui, en séance plénière, sur la question des primes des agents du conseil régional. Dans le même temps, il laissait planer le doute sur son éventuelle candidature à Dieppe contre le maire communiste Sébastien Jumel. Pas du meilleur effet au moment où les tractations allaient bon train entre la rue de Solferino et la place du Colonel Fabien en vue d'accords de premier tour PS-PCF aux municipales de mars 2014

Vers une candidature à Dieppe?

Le conflit a-t-il été abordé, le 25 juillet, lors du tête à tête entre François Hollande et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF? Nul ne peut l'assurer. "Il n'est pas à exclure qu'à Paris, on ait demandé à Alain Le Vern de rendre leurs délégations aux élus communistes", analyse Sébastien Jumel, l'un de ses meilleurs ennemis. Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que Céline Brulin, secrétaire de la fédération PCF de Seine-Maritime, s'est plainte de la situation auprès de la direction de son parti, ainsi que de plusieurs grands élus socialistes, comme elle le confirme à L'Express. 

Cela aurait-il conduit Alain Le Vern, connu pour ses sorties fracassantes et son caractère bien trempé, à tout plaquer plutôt que de se plier aux consignes parisiennes? "Cela fait partie des scénarios crédibles", suggère un élu socialiste en rupture de ban avec la fabiusie locale. Autre version possible, selon lui:une intervention du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius - toujours homme fort du PS en Seine-Maritime -, exaspéré par l'intransigeance de son ancien lieutenant. 

Christophe Bouillon, député (PS) et premier fédéral départemental, réfute ces interprétations et évoque, pour sa part, un "choix personnel et courageux". Le vice-président (PS) à la région Laurent Logiou écarte, lui-aussi, l'hypothèse d'une injonction parisienne. Mais laisse planer le doute sur les intentions "de son ami Alain". " C'est un homme d'action, je ne le vois pas tout couper. Il est désormais libre de faire ce qu'il veut et tout le monde sait qu'il est très attaché à la ville de Dieppe... " 


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