Nous cessons de répéter ici que le potentiel d'économie maritime présent sur nos côtes normandes pourrait faire de la Normandie, la première région maritime de France... Dans le domaine innovant et prometteur des énergies marines renouvelables (EMR) on peut même dire, une fois n'est pas coutume, que les responsables institutionnels normands (entreprises, CCI comme les élus des conseils régionaux) ont pris les devants notamment dans le développement de l'éolien off-shore (à condition de ne pas nuire à l'autre grand potentiel normand: le patrimoine, la culture et le tourisme ou de ne pas nuire aux autres potentiels de l'économie maritime normande, à commencer par la pêche...).

Sauf que cette avance normande se fait en ordre totalement dispersé ou presque:

depuis Cherbourg pour la Basse et depuis Le Havre pour la Haute, notamment pour la construction et la maintenance des futurs parcs d'éoliennes off-shore (Courseulles, Fécamp et Le Tréport)...

La Basse-Normandie à, quant à elle, réussi la première étape de construire à Cherbourg une filière industrielle pour développer le potentiel exceptionnel des courants marins du Raz Blanchard au large de la Hague: un accord avec des entreprises écossaises vient d'être signé pour construire des "hydroliennes" et installer des "fermes expérimentales" dans le Raz-Blanchard.

http://www.cotentin-voile.com/raz-blanchard-et-raz-de-barfleur/


 

Hydrolien: les Bas-Normands nouent un partenariat avec les Ecossais

http://basse-normandie.france3.fr/2013/10/31/hydrolien-les-bas-normands-nouent-un-partenariat-avec-les-ecossais-349073.html

L'Ecosse a 10 ans d'expérience dans le domaine de l'hydrolien. Une délégation d'élus bas-normands a signé avec ce pays un accord de coopération dans le domaine de la formation, de l'industrie mais aussi de la recherche autour des énergies marines renouvelables.

  • Par Christophe Meunier
  • Publié le 31/10/2013 | 16:38, mis à jour le 31/10/2013 | 16:38
Une délégation d'élus bas-normands a signé un accord de coopération avec l'Ecosse dans le domaine des énergies marines renouvelables.
Une délégation d'élus bas-normands a signé un accord de coopération avec l'Ecosse dans le domaine des énergies marines renouvelables.
Le 30 septembre dernier, le président de la République annoçait le lancement d'un appel à manifestation d'intérêt pour la création de fermes hydroliennes pilotes au passage du Fromveur, dans le Finistère, et au raz Blanchard, dans le Nord-Cotentin. "Dans les dix ans qui viennent, des parcs installés sur nos côtés pourraient fournir trois gigawatts/heure ce qui représente trois réacteurs nucléaires", avait alors déclaré François Hollande, en visite à Cherbourg. 

De l'autre côté de la Manche, un pays a fait ce pari, voilà dix ans. D'ici 2020, 100% des besoins en électricité d'Edimbourg et du pays tout entier seront fournis par les énergies renouvelables grâce à l'éolien mais aussi l'hydrolien. L'Ecosse s'est doté du plus grand centre de test d'hydroliennes au monde sur les Îles Orcades (Les Orkneys en V.O) en mer du Nord. Les poids lourds du secteur y testent leurs équipements.

Les Bas-Normands aimeraient bien s'inspirer de l'exemple écossais et développer dans la région une véritable filière de l'hydrolien. "On doit pas seulement être un lieu où s'installent les industriels, on doit être un territoire où on produit de la valeur, des connaissances, on transfère de l'innovation", expliquait Laurent Beauvais, président de la Région, sur notre plateau ce jeudi. Pour stimuler le développement de cette filière, des fonds stratégiques de 6 millions d'euros pour la Basse-Normandie et de 5 millions d'euros pour le Département de la Manche vont être lancés.   

Les Bas-Normands semblent vouloir se donner les moyens de leurs ambitions et cherchent à bénéficier de l'expérience des précurseurs dans ce domaine; "L'Ecosse a dix ans d'avance sur nous, depuis déjà de longues années, ils ont misé sur les énergies marines renouvelables et ils ont acquis des compétences". Une délégation d'élus a donc fait le déplacement à l'occasion de la conférence annuelle de la European Ocean Energy Association (UE OEA), organisation de lobby au niveau européen pour l'instauration d'un cadre et d'un marché sur les Enérgies Marines Renouvelables, dont sont membres actifs l'Ecosse, la Basse-Normandie et Alstom.

Lors de cette visite, les élus bas-normands ont signé avec le ministre de l'énergie écossais un accord de coopération. Ce partenariat autour des énergies marines renouvelables englobent les domaines de de la formation, de l'industrie et de la recherche. Les Bas-Normands ont beaucoup à gagner de cet accord. Pour les Ecossais, l'alliance avec la Normandie permettra d'obtenir des financements de l'Europe plus importants.

D'ailleurs  l'émission de France 3 BN "la voix est libre" sera consacrée ce samedi 23 novembre 2013 au sujet des EMR
Mais pendant ce temps-là, on apprend, en lisant le dernier numéro de la "Chronique de Normandie " (N° 338  - 04/11/13)  que la demi-région de Hot Normandy se rêve d'être une "éco-région" tout comme la demi-région de Normandie basse...
Or, à l'instar du couple de bourgeois parisiens perfidement campé par Flaubert, Bouvard et Pécuchet qui découvrent dans un manuel d'agronomie comme devenir de parfaits "gentlemen farmers", voici que du côté du conseil régional de Haute-Normandie, on a besoin de commander une "étude" pour "déterminer le potentiel haut-normand " (sic !)  dans le domaine des EMR, afin d'identifier le potentiel naturel et le potentiel industriel pour développer des filières EMR avec "pourquoi pas celle de l'hydrolien en Basse-Normandie" (sic et re-sic !)
Faute d'une coopération structurelle inter-normande dès le départ, on a perdu du temps et on a perdu de l'argent:
Alain Le Vern, quand il a refusé la proposition de Laurent Beauvais d'expérimenter la gestion des fonds européens à l'échelle inter-régionale normande, a été bien plus terrible qu'un Bouvard ou un Pécuchet qui ne savaient pas que leurs expériences stupides faisaient souffrir bêtes et plantations: il savait, lui, ce qu'il faisait  et c'était un sabotage prémédité de l'évidence normande...
Gageons que Beauvais et Mayer-Rossignol n'insulteront pas, une seconde fois, cette évidence normande des Energies Marines Renouvelables: ils n'ont pas d'autres choix !