On a déjà ici plusieurs fois amèrement remarqué que les médecins préféraient s'installer dans les régions où les malades ont la bourse pleine, où les 2000 heures de soleil par an sont garantis, où certains équipements culturels, sportifs, et éducatifs ou commerciaux de "haut niveau" sont présents... Pour les campagnes, l'officier de santé d'autrefois, à la fois médecin des hommes et des bêtes pourrait suffir. Mais Flaubert nous a prévenu: le pauvre Charles Bovary a bien eu des misères... Sa femme avait d'autres rêves que la santé pour tous dans le Pays de Caux.

Néanmoins, à la suite des recommandations salutaires du rapport Maurey (le sénateur-maire de Bernay) sur la question des déserts médicaux ruraux, les départements ruraux normands à commencer par celui de l'Orne ont décidé il y a quelques années d'une politique ambitieuse de "pôle de santé" locaux, notamment en zone rurale pour éviter l'isolement professionnel du médecin généraliste: cette politique commence à porter ses fruits à en croire l'article ci-dessous paru dans Ouest-France "Normandie" (Caen 29/11/13)

désert médical normandie


 

Commentaire de Florestan:

l'infographiste de Ouest-France étant toujours aussi borgne (il n'y a certainement pas assez d'ophtalmos en Normandie...) voici, ci- après, une couverture complète de la Normandie médicale:

http://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/basse-normandie_2013.pdf

http://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/haute-normandie_2013.pdf