Du côté de la Ligne Nouvelle Paris Normandie et du projet Vallée de la Seine, les choses avancent bien car les deux présidents de région normands ont enfin compris qu'ils étaient la locomotive qui va faire vivre le dossier: mais peut-être aussi que le dossier normand, étant ce qu'il est, impose peu à peu son évidence. Il faut une vision unifiée et une stratégie unique normande pour se dépatouiller dans la complexité francilienne occidentale.

N'en déplaise à Nicolas Mayer Rossignol qui voudrait nous seriner un air étrange venu des "affaires étrangères", la coopération normande de projets ne peut être que structurelle et, à terme, fusionnelle.

Laurent Fabius, le 7 février dernier dans Paris-Normandie l'a admis lui-même, du bout des lèvres, sans l'admettre: "il va falloir renforcer les coopérations entre Haute et Basse Normandie". Mais surtout ne pas dire pourquoi et dans quel but ! 

Pourtant, il va surtout falloir en finir rapidement avec ces fausses pudeurs hypocrites qui cachent mal des arrières pensées politiciennes qui n'ont plus lieu d'être car, après les municipales, avec des préfets qui seront entrés dans leur période de réserve à causes des élections dès le 20 février prochain, comment pourra -t-on avancer plus loin sur les différents dossiers normands de l'Axe Seine ?

A commencer par le futur Contrat de Plan Interrégional (CPIER) piloté par le délégué interministériel François Philizot qui prend ses ordres auprès du Premier ministre qui risque d'avoir, d'ici juin prochain, d'autres gros matous à fouetter que ces deux cats normands toujours incapables de sortir les griffes ensemble pour s'imposer vraiment.

Philizot sera-t-il de taille pour sanctuariser le dossier de l'Axe Seine d'ici avril prochain lorsque s'ouvriront des débats qui s'annoncent houleux et décisifs au parlement sur la réforme des départements et des régions ?

Fera-t-il son CPIER tranquillement alors que la question de la fusion normande reviendra au coeur de l'actualité?

Comment va-t-on articuler les deux Contrats de plan régionaux normands à ce CPIER si ces deux contrats continuent de s'ignorer l'un l'autre?

Ce bel exemple d'effet doublon aussi complexe qu'inefficace sera du meilleur effet au moment où se réunira, au plus haut sommet de l'Etat, le conseil stratégique de la dépense publique qui rendra ses arbitrages pour faire les fameux 50 milliards d'euros d'économie en trois ans: on rappelera que les collectivités territoriales seront dans le "second volet du tryptique" (dixit Pierre Moscovici sur France Inter le 9 février dernier) et que le ministre du Budget présidera à tous les arbitrages, es qualités: ça tombe bien ! Bernard Cazeneuve souhaite réaliser la fusion normande.

Et François Hollande aimerait, peut-être bien aussi, démontrer à Laurent Fabius qu'il n'est plus "Guimauve le Conquérant", mais bel et bien, le président de la République: la Normandie n'attend que cela pour en administrer clairement la preuve à tous ceux et celles qui aimeraient, enfin, en être convaincus ... avant 2017 !

Voilà donc pour le contexte politique afin d'apprécier au mieux ce qui suit...

 

LNPN ça avance

 

 


Commentaire de Florestan:

Une bonne nouvelle importante: la compatibilité LNPN / EOLE dans l'Ouest parisien est enfin prise en compte mais cela coûtera 38 millions aux Normands

Comme quoi ce dossier implique l'unité normande, cette phrase: "En attendant Laurent Beauvais et Nicolas Mayer Rossignol ont signé la participation de leur région..." 

Les coquilles de Ouest-France nous aident à entrevoir l'avenir parfois à moins qu'il ne s'agisse d'une petite facétie (fort sympathique) de Xavier Oriot...

Les deux "cats normands" avancent enfin dans le même sens...

On dira que le "cat" du haut s'appelle Laurent BEAUVAIS pour mieux surveiller le "cat" du bas qui s'appelle Nicolas MAYER - ROSSIGNOL... au cas où ce dernier voudrait faire de son cas, un cas particulier !