L'outrecuidance des Fabiusiens rouennais n'a plus de limites... Voici qu'il se dit, à la veille de la présentation officielle, la semaine prochaine, du projet gouvernemental de réforme territoriale, que Rouen déjà métropole sur le papier, serait la capitale d'un euro-machin nommé "Région Littorale Nord Ouest" amalgamant la Normandie, la Picardie et le Nord Pas de Calais dans une confusion totale entre l'idée de région et l'idée d'espace de coopération interrégionale. On aimerait bien savoir ce que pense la lilloise Martine Aubry de ces prétentions aussi ridicules que vaines... 

En l'état actuel des choses, on mélange tout !  On mélange, par exemple, conseil régional (la collectivité territoriale) et préfecture régionale (représentation de l'Etat central sur les territoires) alors qu'il y aurait lieu de distinguer les vraies régions assises sur leurs vrais territoires avec un vrai conseil régional doté de vraies compétences et finances d'une conférence de coopération interrégionale animée par un préfet spécifique:

A ce titre, Rouen métropole avant tout normande, pourrait prétendre au siège d'une préfecture interrégionale de coordination des indispensables coopérations à mener entre une vraie Normandie, l'Ile de France et une région cohérente Nord Picardie.

Mais cette prétention ne pourrait se faire que si Rouen métropole est avant toute chose la préfecture d'une vraie région normande ou capitale régionale d'une vraie région normande au même titre que Lille pour le Nord-Picardie. La même problématique se pose pour le "Grand Ouest" que d'aucuns voudraient transformer en "région" alors qu'il ne peut s'agir que d'un espace de coopération privilégié entre une vraie Bretagne, une vraie Normandie avec un Val de Loire et un Poitou-Charentes rétablis dans leur cohérence territoriale. Là encore, Nantes, métropole bretonne, pourrait être le siège d'une préfecture interrégionale...


 

En attendant que certains cerveaux confus retrouvent quelques clartés, les Echos ont publié ça:

 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0203502760730-lyon-et-toulouse-les-deux-metropoles-preferees-des-cadres-671743.php

Lyon et Toulouse, les deux métropoles préférées des cadres

Par Les Echos | 19/05 | 06:00

Pour les cadres interrogés par l'Apec, ces deux villes allient le mieux « dynamisme économique et qualité de vie ».

Lyon et Toulouse, les deux métropoles préférées des cadres

Paris, attirante professionnellement mais où il ne fait pas bon vivre : c'est entre autres ce qui ressort de l'enquête publiée vendredi par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) et menée dans toute la France auprès de 3.430 cadres du privé sur « l'attractivité des métropoles ». Si, du fait de la concentration d'entreprises en Ile-de-France, la capitale est la ville jugée la plus prometteuse en termes de dynamisme économique et d'opportunités professionnelles, moins d'un sondé sur cinq la place parmi les métropoles où la qualité de vie est élevée. Ceux travaillant à Paris ou ses alentours ne les contredisent pas : seuls 52 % sont satisfaits d'exercer dans le Grand Paris. En comparaison, dans toutes les autres grandes métropoles, ce taux de satisfaction dépasse 80 %. Par ailleurs, la moitié des cadres dans leur ensemble se disent attachés à la métropole dans laquelle ils travaillent.

Brest et Rouen en bas de classement

Au final, quand on leur demande quelles villes allient selon eux le mieux qualité de vie et dynamisme économique, les cadres citent en priorité Lyon et Toulouse, devant Nantes, Bordeaux et Montpellier. Vient ensuite un troisième groupe composé de Paris, Lille, Aix-Marseille, Grenoble, Strasbourg et Rennes. Trois villes ferment la marche : Nice, Brest et Rouen, ces deux dernières arrivant en bas du classement, aussi bien sur la qualité de vie que sur l'intérêt professionnel.

Qu'est-ce qui rend, à leurs yeux, une métropole attractive ? Avant tout, pointe l'étude, la « proximité avec la nature » et un lien avec le réseau de transport national et international, suivi de la densité et de la diversité des entreprises du territoire, à quasi-égalité avec l'offre de loisirs. Ce qui témoigne d'une volonté de trouver un juste équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

Surconcentration

Au total, 54 % des cadres du privé exercent leur profession à proximité de l'une des 14 métropoles créées par la loi de décentralisation du 27 janvier 2014. Plus d'un quart (26 %) travaille au sein du futur Grand Paris - même s'ils ne sont que 18 % à y habiter. Cela témoigne de la concentration de cols blancs en Ile-de-France : la métropole arrivant au deuxième rang, Lyon, n'en regroupe que 5 %, peu ou prou comme Aix-Marseille et Lille.

Au sein des métropoles, les cadres travaillent davantage dans le secteur des services, tandis qu'en dehors, ils sont largement présents dans celui de l'industrie. Si les jeunes font plus volontiers part de leur satisfaction, lorsqu'ils exercent dans une métropole, en dehors ce sont les quadragénaires.

A. G.

 

Commentaire de Florestan:

Depuis plus de 40 ans Rouen a méprisé et gâché tous ses atouts normands. La division normande cumulé au manque d'ambition métropolitain rouennais depuis la fin des années 1970 explique ce piètre résultat. On se réjouira, par principe, que Rouen soit enfin reconnue par la loi MAPAM de janvier 2014 comme une métropole... Mais cette métropole n'est qu'un tigre de papier qui continue de s'en prendre fort stupidement aux léopards normands !

La seule chance pour Rouen d'être enfin une vraie métropole régionale sortant de l'ombre portée du Grand Paris, c'est le pilotage d'une seule, d'une vraie Normandie !