L'Etoile de Normandie vous fait part de l'excellent dossier préparé par Frédérick Casadesus sur la réforme territoriale qui vient de paraître dans l'hebdomadaire "REFORME", le magazine protestant d'actualités: le dossier se termine par une évocation pleine de finesse de la question régionale normande. Alors qu'on voit des âneries écrites un peu partour dans la presse en ce moment sur l'idée régionale en France, ce dossier proposé par Réforme est un vrai réconfort intellectuel et moral pour poursuivre notre mobilisation pour l'unité normande.

 

 

Réforme territoriale : le cas des deux Normandie

La Normandie est divisée en deux régions administratives depuis plus de cinquante ans. De nombreux citoyens militent en faveur de sa réunification et jamais leur objectif n’a paru si proche. Mais les projets gouvernementaux pourraient freiner le mouvement de l’Histoire.

Deux branches d’un même arbre espèrent qu’enfin le jardinier va cesser de les tourmenter. Haute et Basse-Normandie pourraient profiter du projet gouvernemental pour être réunies : les associations se mobilisent, un certain nombre d’élus soutiennent le projet. Tout est-il prêt ? Pas tout à fait…

Comme on le sait, à la Libération, la Normandie était dévastée, Le Havre et Caen en ruines, les champs impraticables. « Ma tante me racontait qu’elle avait appris à nager dans des trous de bombes, se souvient Philippe Cléris, coanimateur de « Bienvenue en Normandie », collectif qui milite pour la réunification. Sans jamais verser dans l’excès, les Normands de ce temps-là restaient traumatisés par la violence des combats. »

La reconstruction a demandé des efforts considérables. « Au milieu des années cinquante, de très nombreuses familles vivaient encore dans des baraquements », relate Dominique Brichard, également militante de « Bienvenue en Normandie ». Pour faire face aux exigences matérielles, la quatrième République a instauré un programme d’action régionale. Le haut fonctionnaire Serge Antoine, chargé de définir le tracé des nouveaux territoires, choisit de séparer les départements normands : le Calvados, la Manche et l’Orne d’un côté, la Seine-Maritime et l’Eure de l’autre. « C’était une façon de répartir équitablement les crédits de dommages de guerre », analyse Philippe Cléris.

Le choix de la division

Le pouvoir central a aussi voulu ménager la susceptibilité de deux élus MRP, rivaux sur le plan local : Jean Lecanuet à Rouen et Jean-Marie Louvel à Caen.

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http://www.reforme.net/journal/dossier/pomme-concorde