En attendant le premier grand moment de vérité normande de l'année 2015 qui aura lieu le 12 janvier prochain à l'occasion de la présentation publique du rapport sur l'état des lieux des politiques publiques régionales avant fusion normande commandé par les deux actuels exécutifs régionaux aux deux CESER normands, présentation qui aura lieu devant une assemblée plénière générale des élus régionaux des cinq départements normands, l'Etoile de Normandie vous fait part, en avant goût du futur rapport des CESER, de la synthèse des travaux d'un séminaire d'étude sur la fusion normande qui s'est tenu au conseil régional de Basse Normandie, le 17 octobre 2014.

La rédaction de l'Etoile de Normandie a pu se procurer une version papier de ce document de travail plutôt édifiant quant aux représentations et idées que peuvent avoir nos élus sur les réalités normandes et les perspectives futures de la Normandie unifiée.

Nous vous proposons donc de découvrir ci-dessous ce document agrémenté des analyses de Florestan (commentaires critiques en italiques et "notes de la rédaction")Très grande

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CREATION DE LA GRANDE NORMANDIE (sic !)

Séminaire (hémiplégique) des élus bas-normands du 17 octobre 2014

Compte-rendu des ateliers

 

Premier commentaire de Florestan en guise d’introduction:

Est-il possible de faire en moins de deux ans (2014 – 2016) ce qu’on a refusé de faire pendant quinze ans ? (1998 – 2013) 

Réponse : Non ! Merci Alain Le Vern et à sa « région par la preuve » qui a mis notre région normande « à l’épreuve » car on risque d’avoir au 1er janvier 2016 une unité normande à plusieurs vitesses avec doublons provisoires, transitoires … suppositoires ! Merci encore à Alain Le Vern !

COMMISSION N°1 : personnels, finances et administration générale

Direction des Ressources Humaines :

Quelques caractéristiques concernant la Région Basse-Normandie dans le domaine des DRH :

-         Des régimes indemnitaires qui ont une structuration et un niveau de montant différents (ndlr : par rapport à la Haute Normandie qui est plus généreuse…). En effet, l’approche Basse-Normandie (sic !) est fondée sur la valorisation des métiers y compris pour la démarche évaluation annuelle.

(…)

     -     Quel niveau de convergences de ces dispositifs est-il souhaité ? Et à quelle échéance ? (maintien de dispositifs différenciés temporairement ?)

Commentaire de Florestan :

Il y aura certainement une « harmonisation par le haut » en prenant le meilleur dans chaque région. Mais il faudra du temps pour préparer l’harmonisation : la réunification à double vitesse est-elle la seule solution ?

-         En dehors du choix de l’approche RH qui déterminera les modalités de déclinaisons des dispositifs (régime indemnitaire, formation, évaluation) se pose également la question des modalités communes d’accompagnement au changement (missions, lieux de travail) dans le cadre de la fusion.

Commentaire de Florestan :

L’approche RH (sic !) ne peut se faire sans la concertation la plus étroite avec les personnels concernés, à commencer par leurs représentants syndicaux. La méthode actuellement utilisée de verrouillage de l’information entre les deux administrations régionales normandes appelées à fusionner dans moins de deux ans est très mauvaise : elle entretient un climat de suspicion, de doute, de rumeurs et d’inquiétudes totalement improductif alors que le projet de fusion normande est un projet collectif ambitieux et qui est vu favorablement notamment par les personnels du conseil régional de Basse-Normandie. Il faut espérer que les représentants syndicaux des personnels des deux conseils régionaux normands pourront enfin se rencontrer, échanger les informations pour travailler à une plate-forme de propositions communes dans l’idée d’un co-pilotage de la fusion normande avec les Directeurs Généraux des Services, bref ! faire une vraie « approche RH » parce que la Normandie le vaut bien !

 

Direction des Systèmes d’information :

(…)

Existant : 30 grands progiciels et sites web. Pour les cartographies applicatives, les progiciels sont identiques

Commentaire de Florestan :

Comme on partage la même géographie, on peut à tout le moins, partager les mêmes cartographies !

La synchronisation générale du système d’information n’est pas possible au 1er janvier 2016.

Les priorités à confirmer sont :

-         Un système d’information financière commun (arborescence budgétaire à définir découlant du choix des politiques publiques)

-         Un système de prise de décision (même progiciel mais pas la même procédure : instances cibles, quelle gouvernance pour les définir ?)

-         Un système RH partagé : un an pour effectuer le transfert des données.

-         Un intranet commun avant acculturation (sic !)

-         Problème de gouvernance : pilotage de cette mutualisation des systèmes ? Date butoir à définir mi-juillet 2015

-         2017 : un Schéma Directeur devra être redéfini, tous les métiers ont en effet des briques applicatives (sic !)

 

Commentaire de Florestan :

Merci Alain Le Vern ! Les informaticiens des deux conseils régionaux normands vont avoir des sueurs froides pendant deux bonnes années ! Quant à « l’acculturation » pas de souci ! Un Bas-Normand a 99% de chance de ressembler à un Haut-Normand (et vice- versa !) à moins de vouloir fusionner avec des Extra-terrestres ou avec un certain Alain Le Vern !

Les deux régions ont des visions différentes de certains segments de métier : exemple, les fonds européens sont ainsi déclinés dans les services en Basse-Normandie (logiciel PROGOS) approche différente en Haute-Normandie.

Commentaire de Florestan :

On rappellera aux opportunistes supporters actuels de l’unité normande qui ont, par principe, la mémoire courte, qu’Alain Le Vern avait refusé en 2010 d’expérimenter avec son collègue de Basse-Normandie qui le demandait pourtant, la gestion directe des fonds européens. Que de temps perdu !

Direction de la mutualisation et de la commande publique :

Des économies seront faites en informatique : mais les Régions sont des « marchés de niche » pour les fournisseurs. Quel sera l’impact sur les tarifs de la minoration du nombre de clients après la fusion des régions ?

Les gains de la fusion se feront sur les dépenses de fonctionnement.

Devra-t-on poursuivre les contrats en cours ? Du fait de la disparition de la personnalité juridique, un arrêt sera possible mais une réflexion doit être engagée…

Commentaire de Florestan :

Mieux vaut tard que jamais ! La réflexion qui va s’engager doit intégrer l’idée de préférence régionale normande quand sera lancé le futur appel d’offres.

 

Service des assemblées :

Les collectivités ont les mêmes outils mais une gouvernance à ce jour différente. La nouvelle gouvernance restant à définir.

L’organisation des relations entre Elus et services est différente (par ex : délai d’envoi des dossiers…)

 

Commentaire de Florestan :

Il y a clairement, en Normandie, une administration régionale plus habituée à la transparence démocratique qu’une autre… On vous laissera le soin de deviner de quel conseil régional il s’agit !

 

Direction du budget, des finances et du contrôle de gestion :

Passage à un budget unique, le 1er janvier 2016

La troisième loi de finance rectificative pour 2012 a modifié de façon pérenne la date limite de vote des budgets des collectivités territoriales. Le budget des régions peut être adopté jusqu’au 15 avril de l’exercice auquel il s’applique ou jusqu’au 30 avril l’année de renouvellement de l’assemblée délibérante. Dans le cas d’espèce, si les élections régionales sont maintenues en décembre 2015, la date limite du budget de la Normandie sera celle du 15 avril 2016.

(…)

Hormis les dépenses de personnel et les dépenses relatives à la dette, tout le budget régional est en AP/ AE (ndlr : Autorisation de Programmes en Investissement et Autorisation d’Engagements  en Fonctionnement dans le cadre d’une gestion budgétaire pluriannuelle)

A ce stade, le législateur n’a pas adapté ces règles à la fusion des Régions. Ainsi, même si l’on peut penser que les montants des deux budgets Basse et Haute Normandie seront agrégés, rien n’est indiqué en ce sens dans le projet de loi de fusion des Régions. Le CGCT (ndlr : Code Général des Collectivités Territoriales) devra être modifié en conséquence.

Commentaire de Florestan :

Le futur budget de la région Normandie ne serait donc pas la somme des budgets HN / BN… Ce serait vraiment trop simple ! Surtout quand on entend parfois que 1+ 1 devraient faire 3 !

 

Point important : la nouvelle collectivité pourra payer des crédits sur les Autorisations de Programmes antérieures mais il ne pourra y avoir de nouveaux engagements dans l’attente du budget 2016.

Commentaire de Florestan :

Question de Candide : cela veut-il dire que ce qui est actuellement programmé dans deux contrats de plan régionaux normands avec l’Etat en cours de négociation (deux CPER normands  qui s’ignorent mutuellement, merci Le Vern…) pourrait être remis en cause ?

Afin de liquider et mandater les engagements pris sur les AP/AE antérieures à 2016, il sera nécessaire de reprendre toutes les données (plusieurs dizaines de milliers, engagements, base tiers, arborescence unique, cadre de gestion, paramétrage marché), ce qui prendra plusieurs mois. Ce chantier devra donc être commencé le plus rapidement possible.

( …)

Commentaire de Florestan :

Travaux d’Hercule pour nettoyer les écuries de Monsieur Le Vern…

 

Structure du budget :

1° Le logiciel budgétaire et comptable et le suivi de la préparation et de l’exécution du budget :

Les deux collectivités possèdent le progiciel GRAND ANGLE de la société CGI. Elles ont toutes les deux basculé sur ce nouveau progiciel en 2013.

Commentaire de Florestan :

Enfin une bonne nouvelle !

 

2° La structure budgétaire :

(…)

L’architecture budgétaire des deux régions présente une différence importante :

- Celle de la Basse-Normandie est structurée en deux niveaux : programmes et opérations, celle de Haute-Normandie est structurée en quatre niveaux : politique – secteur – programmes – opérations.

Le regroupement par politiques reprend les grandes politiques publiques. Les deux premiers niveaux sont facultatifs et ont pour objet de consolider les programmes budgétaires.

La future région devrait logiquement avoir une architecture à quatre niveaux. La Basse-Normandie avait entrepris les premiers travaux nécessaires à cette fin, mais la démarche n’a pas abouti…

Commentaire de Florestan :

Maintenant nous savons pourquoi il y a une « Haute » et une « Basse » Normandie. Si les efforts « bas » Normands n’ont pas abouti, faudrait-il y voir aussi la conséquence d’un refus de coopération ou de transmission d’expériences de la part de la région de Haute-Normandie ?

 

Le nombre de programmes et d’opérations est supérieur en Haute-Normandie. En Basse-Normandie, on compte en dépenses :  81 programmes et 755 opérations et en recettes : 13 programmes et 118 opérations.

La convergence des architectures ou, plus exactement, la création et l’emploi d’une seule architecture est indispensable. Compte tenu de l’expérience récemment acquise des services de la région (ndlr : bas-normande), il est possible de  quantifier le temps de travail nécessaire à une convergence des architectures soit six mois.

Surtout, la définition d’une architecture d’ensemble suppose définis les programmes et les opérations, ce qui ne pourra survenir avant le 1er budget de la Région Normandie, soit probablement pas avant la fin avril 2016.

Le système de chacune des deux régions actuelles semble donc devoir cohabiter jusqu’à la mise en œuvre d’un nouveau budget.

Commentaire de Florestan :

La réunification normande à plusieurs vitesses est donc inévitable…

 

Compte tenu de l’antériorité des dépenses (les dépenses AP et CP, de fonctionnement et surtout d’investissement), la nouvelle architecture devra intégrer les données antérieures de chacune des deux régions. La charge de travail est estimée à environ douze mois et nécessitera le recours à une aide extérieure.

Commentaire de Florestan :

Et si on demandait un coup de main à un certain Monsieur Le Vern ?

N’y a-t-il pas en interne les personnels ayant les ressources et les expériences nécessaires dans les deux conseils régionaux normands  sans qu’il soit indispensable de facturer les services d’un prestataire extérieur (cabinet de gestion, expert comptable…) : il faudra bien, de toute façon, que les personnels administratifs spécialisés dans les deux conseils régionaux se rencontrent et échangent pour travailler ensemble, dès que possible !

 

3° Modalités de suivi des dépenses et recettes liées aux fonds européens :

Pour la Basse-Normandie, les fonds représentent 226, 68 millions d’euros (188, 68 millions d’euros sur le FEDER et 38 millions sur le FSE), soit des montants plus de deux fois supérieurs à l’ancienne programmation.

Pour la Haute-Normandie, les fonds représentent 289, 6 millions d’euros (226, 2 millions sur le FEDER et 55, 4 millions sur le FSE auxquels s’ajoute l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes qui n’existe pas en Basse-Normandie, dispositif qui s’adosse au FSE pour 8 millions d’euros).

Commentaire de Florestan :

Durant l’ère Le Vern, socialisme pouvait rimer avec égoïsme… normand !

 

Aujourd’hui, les régions ont le choix entre la création d’un budget annexe ( …) ou le suivi dans le budget principal, sachant que l’arrêté du 16 décembre 2013 relatif à l’instruction budgétaire et comptable M71 (ndlr : nouvelle norme de présentation comptable propres aux collectivités territoriales en vigueur depuis le 1er janvier 2010) applicable aux régions, crée un nouvel article fonctionnel, la fonction 6 : gestion des fonds européens. ( …)

L’objectif du nouveau programme opérationnel de la région a consisté à maximiser la contrepartie FEDER à hauteur de 65% de co-financement sur les politiques régionales. De fait, les fonds européens irriguent l’ensemble des politiques régionales, au travers des différents axes thématiques retenus.

Pour cette raison, la Basse-Normandie a choisi de ne pas retenir le budget annexe et d’intégrer au budget principal les différentes dépenses et recettes des fonds européens via la nouvelle fonction 6

( …)

La Haute-Normandie a préféré retenir la solution du budget annexe comme suivi et comptabilisation des fonds européens.

Commentaire de Florestan :

Où l’on voit qu’il y a sur la question essentielle des Fonds européens, une divergence de forme et de fond entre la Basse et la Haute Normandie : autant la première a souhaité mettre en œuvre une approche structurelle et volontariste autant la seconde s’est prudemment contentée d’une logique de guichet… On savait qu’Alain Le Vern avait du mal avec l’idée de région en Normandie, maintenant on sait pourquoi : il confondait région et … épicerie !

Pour le vote des comptes administratifs : une nouvelle assemblée se prononcera-t-elle sur les budgets des deux collectivités qui auront disparu ? Oui, l’organe délibérant de la nouvelle région serait compétent pour voter les comptes administratifs des anciennes structures.

( …)

Un travail multi-sites est possible, si on va plus loin dans la dématérialisation reconfiguration de la chaîne de production et développement de la visio-conférence.

Commentaire de Florestan :

En parler d’urgence aux élus locaux encore amateurs de clochemerles caenno-rouennais ou rouenno-caennais !

 

Direction de la communication :

Un site Internet commun aux deux régions vient d’être mis en place (Normandie2016.fr), il permet d’expliquer les grandes étapes de la réforme territoriale, donne les dates des réunions publiques, présente la vitrine de l’économie normande et permet aux Normands de contribuer au débat en déposant leurs commentaires.

A l’occasion de la réunification, une réflexion pourrait être engagée sur la création de la marque « Normandie » à laquelle les acteurs des différents secteurs concernés ( …) pourraient être associés. La CCIR avait mené une réflexion sur la création d’une marque commune « buy Normandie » sur un périmètre exclusivement économique, il pourrait servir de base de travail…

Commentaire de Florestan :

Rappelons que cette heureuse initiative « Buy Normandie » est malheureusement « mise en sommeil » suite à son sabotage délibéré par un certain… Alain Le Vern qui avait déclaré à son propos lors de sa présentation au CRHN courant 2012 : «L'identité normande,  j’en ai rien à foutre ! Je suis Breton… »(sic !)

 

Le développement d’une communication interne spécifique est en cours de définition.

Commentaire de Florestan :

C’est certainement pour ne pas gêner le travail des communicants qu’il n’est pas autorisé aux personnels administratifs des deux conseils régionaux normands appelés à fusionner dans moins de deux ans, de communiquer entre eux !

Suggestion : expérimenter la méthode de communication interne silencieuse par gestes préconisée par la règle de Saint Bruno, fondateur de l’ordre monastique des Chartreux.

 

Synthèse :

Les questions soulevées par les directions fonctionnelles nécessitent la mise en place de groupes de travail communs aux deux régions pour formaliser des propositions et obtenir des arbitrages politiques.

Commentaire de Florestan :

Ce vœu était pieux en octobre 2014 il semble qu’il le soit encore courant janvier 2015 : hâtons nous lentement ! Les personnels administratifs concernés par la fusion régionale normande et leurs représentants syndicaux doivent prendre l’initiative !

 

COMMISSION N°2 : aménagement du territoire, développement durable, numérique, transports et solidarités.

 

Aménagement du territoire :

Il ne faut pas occulter la dimension « consultative et démocratique » il faut mettre en place des dispositifs d’association du citoyen dans le développement des politiques.

Commentaire de Florestan : c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité ! Le collectif BEN fait ce boulot « d’association du citoyen » depuis presque 10 ans maintenant et se fait parfois rappeler à l'ordre par ceux qui voudraient consulter démocratiquement les citoyens !!

 

La question de l’équilibre territorial est au cœur du sujet. Quel aménagement du territoire mettre en œuvre ? La métropole s’appuyant sur Caen, Le Havre et Rouen est une bonne réponse mais ne doit pas être la seule. Le phénomène de métropolisation ne doit pas écraser le reste de la région et ce dans tous les domaines (…)

Commentaire de Florestan : nos chers élus auraient plu faire clairement allusion aux travaux du collectif des Quinze géographes universitaires normands.

 

Il faut avoir une vision (sic !). Le fait que les deux régions soient réunies ne change pas l’enjeu. Il faut garder la notion de maillage des villes moyennes en Basse-Normandie ( …) Le risque est que cette préoccupation ne soit pas prise en compte.

Commentaire de Florestan : on leur demande d’avoir une vision mais c’est celle que peuvent avoir des borgnes ! Il y a aussi beaucoup de petites et moyennes villes en Haute-Normandie, à commencer dans l’Eure où les préoccupations sont identiques à celles des élus Bas-Normands.

 

Il faudrait même mettre une alerte sur ce point de l’équilibre territorial (sic !)

Commentaire de Florestan : alerte anti-Fabius ?

 

Rajouter la mention « assurer l’équilibre et les solidarités territoriales » : renforcer le pôle métropolitain Le Havre / Caen / Rouen…

Commentaire de Florestan : surtout arrêter de saboter la création dudit pôle métropolitain…

 

Et renforcer les zones rurales structurées par la trame des villes relais au sens de la définition du CESER en vérifiant l’application de celle-ci sur le territoire haut-normand.

Commentaire de Florestan : inquiétude du borgne Bas-Normand sur l’état de son autre œil…

 

Au sein du territoire normand, le contraste existe essentiellement entre la Seine Maritime d’une part et les quatre autres départements normands d’autre part.

Commentaire de Florestan : assertion FAUSSE ! Ils confondent Seine-Maritime et Val de Seine…Bolbec Yvetot Lillebonne Fécamp Dieppe Eu Le Tréport Aumale Blangy St Saens, Envermeu Neufchâtel  etc… ne sont pas des métropoles à ce que l’on peut en savoir !

 

Transports :

Dans le domaine du ferroviaire, la situation entre Haute et Basse Normandie est différente. Les trains haut-normands sont plus fréquentés au moins 10% en plus. ( …) Les flux sont plus massifiés en Haute Normandie avec une prépondérance sur l’axe Vallée de la Seine et avec des logiques de mobilités périurbaines plus prégnantes.

Commentaire de Florestan : longue périphrase pour dire que les Haut-Normands sont des banlieusards ferroviaires de la région parisienne moins bien traités par la SNCF que ceux d’Ile de France. Quant aux mobilités périurbaines, parlons-en ! Il n’y a pas de train entre Rouen et Evreux !

 

Il ne faut pas être restrictif sur l’effet territorial de la LNPN et viser une irrigation de l’ensemble du territoire normand. Intégrer les liaisons interrégionales vers la Bretagne (sic !), les Pays de Loire et le Centre.

Commentaire de Florestan : les borgnes ont les visions qu’ils méritent ! Accoutumés à ne voir que l’angle mort bas-normand, nos élus ne voient que… la Bretagne ! Il faudrait qu’ils sachent que la ligne Paris- Le Tréport a les mêmes problèmes que la ligne Paris-Granville car il ne reste plus grand chose de l’ancien rayonnement balnéaire normand. Quant au fret ferroviaire à développer en Normandie, notamment en Basse : pas un mot ! Caen c’est trop loin de la mer…

 

Les deux aéroports de Caen et de Deauville ne visent pas les mêmes clientèles. Il peut donc être possible de les faire cohabiter. Pas de consensus sur l’objectif de 700 000 passagers (ndlr : il s’agit de l’aéroport de Deauville géré par les deux régions normandes)

Commentaire de Florestan : le GIE « Aéroports de Normandie » c’est pour Caen ? Et avec Ryanair à Deauville ?

 

Au sujet des routes, quelle est la politique de la Haute-Normandie pour la RN 12 ?

Réponse de Florestan : il n’y en a pas. Pas plus d’ailleurs pour la « route du blé » qui alimente le port de Rouen (axe Evreux –Dreux- Chartres- Orléans) et qui attend depuis des années une mise en 2X2 voies.

( …)

En matière de transport ce sont les questions d’intermodalités qui sont essentielles pour les bas-normands.

Commentaire de Florestan : d’autant plus que les Haut-Normands sont très en avance sur les Bas-Normands (par ex : la carte Atoumod pour une billettique unique) ça intéresse donc tous les Normands !

 

Ports : se doter d’une structure de gouvernance commune.

Commentaire de Florestan : Dieppe, Fécamp et Le Tréport ainsi que Granville doivent rejoindre Ports Normands Associés (PNA)

 

Numérique :

( …)

En matière de numérique, « les coups sont partis ». On ne modifiera pas les choix de chaque département ( …). Enjeu de la gouvernance et de la SCoRAN : la Basse-Normandie a un temps d’avance : une seule plateforme avec la Région et les départements. Ambition d’une filière numérique avec une thématique formation.

Commentaire de Florestan : il faudra un schéma régional prescriptif sur le numérique pour toute la Normandie.

( …)

Energie :

Le nucléaire n’est pas évoqué. Il ne faut pas oublier le potentiel industriel que cela représente de même que les raffineries.

Commentaire de Florestan : du nucléaire il y en a aussi en HN avec les centrales de Penly et Paluel.

 

On parle surtout de transition énergétique en Basse-Normandie en association avec les territoires, notion qu’il faut faire apparaître dans le document.

Commentaire de Florestan : la nouvelle ligne THT Cotentin-Maine qui balafre le bocage normand pour acheminer l’électro-nucléaire  du futur EPR de Flamanville (8 milliards d’euros ?) vers la Bretagne fait certainement partie de la « transition énergétique ». Effectivement on en parle beaucoup en Basse-Normandie !

( …)

Il faut mettre en avant beaucoup plus les EMR (ndlr : Energies Marines Renouvelables) qui doivent figurer comme un axe particulier et indiquer ce que cela veut dire.

Commentaire de Florestan : NMR doit certainement savoir ce que sont les EMR même s’il n’y aura pas d’hydroliennes implantées en Haute-Normandie. NMR a fait le grand effort de s’y intéresser.

 

Environnement et développement durable :

Absence du covoiturage (comme du vélo) à mettre dans le transport (cf supra). Il faudrait que les ambitions de la partie haut-normande soient de même niveau que celles de la partie bas-normande (sic !!!)

Commentaire de Florestan : suggestion d’une expérimentation pilote sur l’A 13 entre Caen et Rouen. Qu’un élu régional bas-normand emmène dans sa bagnole un collègue haut-normand et vice –versa !

 

COMMISSION N°3 : éducation, enseignement supérieur, jeunesse et sports, vie associative et culture.

 

Education

Plusieurs problématiques sont soulevées :

-         Baisse des effectifs lycéens à l’horizon 2018 – 2020

-         Problématique nationale (ndlr : voire régionale !) de sortie du système scolaire sans qualification. (ndlr : contexte d’un niveau d’illettrisme supérieur à la moyenne nationale en Normandie)

-         Problématique des moyens financiers des étudiants : question des dispositifs d’accompagnement et question d’équité notamment pour les étudiants qui doivent quitter le territoire pour suivre leurs études dans des régions limitrophes faute d’offre en région.

Commentaire de Florestan :

Consternante vision de dominés quasi coloniale ! Va –t-on s’insurger réellement contre ce véritable scandale qui consiste à laisser partir chaque année hors de Normandie près de 6000 jeunes Normands post-bac les plus talentueux et les plus ambitieux qui partent nourrir la croissance métropolitaine bretonne, parisienne ou de plus loin sans que cela ne profite réellement à la Normandie puisque ces jeunes formés et travaillant ailleurs ne reviennent pas ou peu. Il faut passer d’une logique d’accompagnement d’une réalité subie à une logique volontariste de transformation : un grand plan régional d’ambition pour la jeunesse qui passe par la relance d’une attractivité urbaine à Caen, Rouen et Le Havre seules villes qui pourraient fixer l’avenir de la jeunesse normande.

 

    -     Problématique de l’attractivité de la région : l’attractivité de la ville de Caen apparaît ainsi essentielle pour attirer et retenir les étudiants en région. (…) Il existe ainsi un déficit d’image de la Basse-Normandie véhiculé par certains étudiants…

-         Poursuivre les actions visant à rendre attractive la future grande région normande, en consolidant une offre de formation diversifiée sur le territoire

-         Inciter les jeunes bacheliers à poursuivre leurs études afin d’élever le niveau de qualification (meilleurs résultats au bac que la moyenne nationale mais faible taux de poursuite d’études).

 

Commentaire de Florestan :

Le dernier constat n’est que la conséquence de ce qui est dit plus haut, à savoir, le manque d’attractivité des grandes villes normandes qui a pour conséquence : des lacunes importantes dans l’offre de formation supérieure notamment dans les métiers métropolitains supérieurs (cadres dirigeants, ingénieurs, professions créatives et intellectuelles) métiers rares en Normandie y compris à Caen Rouen ou Le Havre ; peu ou pas d’écoles nationales supérieures en Normandie. A cela il faut ajouter que le périmètre bas-normand est un périmètre périmé en terme d’attractivité professionnelle (Caen n’a pas la taille critique à elle seule) et que s’il y a une mauvaise image de la Basse-Normandie c’est que Basse-Normandie rime avec bas salaires et que les élus Bas-Normands se sont montrés incapables et incompétents pour construire une politique efficace de reflet régional valorisant au point de laisser entrer gratuitement dans tous les lycées de l’académie de Caen la propagande ligéro-bretonne de Ouest France pour informer nos jeunes Normands sur les opportunités de poursuite d’études… à Rennes, Nantes, Angers, Lorient, Brest etc …plutôt qu’en Normandie !

Un seul point positif : la filière CAP Bac Pro BTS marche plutôt bien car la Normandie est encore une grande région industrielle. Il ne serait peut –être pas idiot de cesser de dévaloriser symboliquement les filières professionnelles et technologiques qui peuvent conduire aussi à l’excellence à condition d’un vrai rattrapage du retard normand en terme de salaires par rapport à la moyenne nationale. Un exemple positif la création récente au Havre d’une école supérieure d’ingénieurs informaticiens qui n’existait pas en Normandie, à l’initiative de la CCI…

 

-         Problématique de l’offre de formation : la région a choisi d’élaborer une carte des formations triennale (annuelle en Haute-Normandie) pour répondre à deux besoins : s’adapter à l’évolution des effectifs et aux débouchés professionnels.

-         Problématique de la relation éducation- entreprises. Il faut ouvrir les lycées au monde des entreprises.

-         Problématique de la mobilité des lycéens et étudiants : la spécialisation des lycées professionnels amène à la problématique de la mobilité des jeunes sachant que :

-         Le choix de formation se fait bien souvent en fonction de la distance au lieu de formation, environ 20% des élèves sont internes en Basse-Normandie

-         Il faut donc travailler sur la mobilité très en amont y compris à l’étranger pour inciter les jeunes à sortir de leur territoire « affectif » (sic !)

Commentaire de Florestan :

Circulez !  Y a pas d’avenir ici allez donc voir ailleurs ! Voilà le message dynamique et positif de nos élus à la jeunesse normande qui voudrait nous quitter définitivement. La mobilité c’est bien mais c’est quand même mieux quand elle se fait dans les deux sens : à savoir autant de jeunes qui partent que de jeunes qui arrivent ou qui… reviennent ! Quant à la mobilité infra-régionale, vu l’état des routes, l’état plutôt consternant de la qualité de la desserte en transports publics, il faudra faire plus qu’une simple « incitation à sortir du territoire affectif » : les liaisons inter-urbaines normandes sont catastrophiques ! Ne fonctionne véritablement correctement que le co-voiturage ! Vu la défaillance de la SNCF, le futur conseil régional doit d’urgence décider d’un schéma prescriptif des transports quitte à rétablir des lignes d’autocars express entre les principales villes normandes.

 

-         Etre attractif alors que le nombre de jeunes diminue, à l’échelle de la Normandie (ndlr : Normal ! On fait tout ici pour les faire partir !) ; inciter les jeunes bacheliers à poursuivre leurs études (ndlr : en Bretagne ?). L’enjeu est donc d’améliorer la qualité de l’offre de formation et des services aux jeunes à budget constant.

Commentaire de Florestan :

Mission impossible car on ne peut plus se permettre d’un simple accompagnement palliatif d’un contexte sociologique et économique subi par la jeunesse normande qui devient trop négatif. Il faut un changement structurel et volontariste avec des moyens financiers ambitieux : le recours aux Fonds européens serait la seule solution.

 

Enseignement supérieur :

(…) L’enseignement supérieur n’est pas une compétence réglementaire mais qui est l’objet d’un soutien fort de la région depuis de nombreuses années. (ndlr : la future loi NOTRe va certainement renforcer la présence du conseil régional dans l’accompagnement fonctionnel des universités)

La coopération interrégionale entre Haute et Basse-Normandie est une réalité (ndlr : depuis qu’Alain Le Vern ou Laurent Fabius n’y mettent plus leurs nez…) d’ores et déjà, en matière d’enseignement supérieur, en particulier au travers de la COMUE (ndlr : ex PRES Normandie Universités).

On parle de la « fusion des deux régions » mais il faut garder en tête l’importance des coopérations interrégionales avec les Pays de la Loire et le Centre en matière d’enseignement supérieur. Il est nécessaire de se sentir normand (ndlr : enfin !)  dans le projet et de développer une image forte (sic !) à l’extérieur de la Normandie (ndlr : voire plutôt en Normandie même !). Le rapprochement avec le bassin parisien ne correspond pas exclusivement au périmètre « Vallée de Seine » (Perche aussi) (ndlr : Y a-t-il une offre de formation universitaire dans le Perche ?)

Commentaire de Florestan :

Il serait extrêmement judicieux de faire enfin le bilan des diverses coopérations interrégionales réalisées depuis près de 20 ans maintenant par deux régions normandes qui se sont plutôt ignorées l’une l’autre, avec toutes les autres régions limitrophes de la Normandie. Vérifier notamment si ces coopérations sont équilibrées et que les régions normandes y ont trouvé leur compte notamment avec les deux régions voisines les plus ambitieuses voire envahissantes : la Bretagne à l’Ouest et l’Ile de France à l’Est. On craint de devoir formuler ici un vœu pieux car on risquerait de découvrir l’important drainage des savoir-faire et compétences stratégiques normands qui s’est fait et qui se poursuit encore à l’occasion de ces coopérations au profit notamment de la Bretagne et de l’Ile de France. On peut s’attendre à ce que le rapport des CESER normands sur l’état des lieux en Normandie avant fusion  s’inquiète tout particulièrement de cette situation occultée par les deux actuels exécutifs régionaux puisque la coopération interrégionale extra-normande a été la seule solution trouvée pour contourner 15 années de blocage sur le terrain essentiel de la coopération structurelle et fusionnelle inter-normande !

 

(…) En Haute-Normandie, les deux universités (Rouen / Le Havre) sont organisées par sites d’excellence alors qu’en Basse-Normandie le choix a été fait d’une seule université généraliste mais avec plusieurs sites distants. Cet ancrage territorial est un atout, y compris pour l’enseignement supérieur car il donne plus de chances pour les étudiants quelle que soit leur origine.

Commentaire de Florestan :

Les deux systèmes universitaires normands sont donc plus complémentaires que concurrents. Les coopérations universitaires normandes sont très anciennes (elles remontent aux années 1990) et elles ont été bien conduites et développées à l’initiative des universitaires eux-mêmes jusqu’à ce que certains grands élus viennent perturber inutilement le processus (cf. opposition stérile de Laurent Fabius contre le PRES Normandie Universités en 2010 – 2011 avec une nouvelle querelle débile entre Caen et Rouen pour la direction du PRES …). Le réseau territorial des IUT de l’université de Caen pourrait être généralisé à l’ensemble de la Normandie d’autant plus si l’académie de Caen retrouve ses cinq départements d’origine…

 

Toutefois, les deux régions sont confrontées à une problématique commune : le départ des étudiants vers la Bretagne principalement pour la Basse-Normandie et vers l’Ile de France pour la Haute-Normandie (sic et re- sic !!!)

Commentaire de Florestan :

l'herbe est toujours plus verte chez le voisin !

 

La question des transports est très importante (ndlr : alarmante ?) : l’offre de transport (train notamment) joue sur le choix des étudiants. Les conditions de ressources des étudiants guident leur choix (au moins cher). Il faut trouver un juste équilibre cependant dans les transports pour des raisons de coût et jouer sur l’offre numérique. Il peut ainsi, dans le projet normand, y avoir l’idée de développer le numérique dans l’enseignement supérieur pour limiter les déplacements.

Commentaire de Florestan : bonne idée que celle d’un grand portail internet de l’université normande pour le télé-enseignement mais qui ne dispense pas d’améliorer l’état lamentable des services publics de transports routiers et ferroviaires entre les villes normandes !

 

Politique Jeunesse et Sports :

(…) La politique jeunesse est forte en Basse Normandie (COPIL Jeunesse). Se posera la question de la transversalité et les missions des personnels dans la grande région (travail transversal entre élu et entre service). La Haute-Normandie a un dispositif relativement similaire à la Cart’@too mais elle ne semble pas avoir mis en place de politique d’accompagnement (culture, associations, sports…)

Commentaire de Florestan : Les élus régionaux Haut-Normands ont, il est vrai, une conception fort particulière du socialisme quand ils ne jouent pas la carte de l’égoïsme normand ! Pour preuve : la carte jeune Haut-normande est compatible avec la Picardie mais surtout pas avec la Basse- Normandie !

 

Sports :

Le lien avec le territoire est très important. L’accompagnement des clubs est important. En effet, les associations peuvent être rapidement en difficulté pour quelques centaines d’euros.

En Haute-Normandie, le dispositif « 276 » apparaît intéressant. Il consiste en une collaboration entre les départements et la région pour abonder un fond commun pour accompagner les investissements. ( …) En Basse-Normandie cette collaboration avec les départements existe aussi pour les ligues et se développe pour les clubs (seul le Département du Calvados ne s’y est pas associé pour le moment).

Commentaire de Florestan :

Où l’on voit les effets de la balkanisation politique de la Basse-Normandie avec notamment un Jean-Léonce Dupont qui est un vrai « Alain Le Vern So 14 » alors qu’à l’inverse, l’expérience du « 276 » en Haute-Normandie n’a été possible que par la forte cohérence politique de la Fabiusie ce qui peut générer d’autres inconvénients (Le Havre qui vote à droite est exclu de la Fabiusie…). Dans le cadre de la future conférence territoriale de l’action publique qui sera définie par la loi NOTRe, l’expérience du « 276 » est appelée à être généralisée à toute la Normandie.

( …)

Se posent aussi les questions de la proximité et de l’attractivité : un travail important est fait en Basse-Normandie sur la médiation et l’accompagnement. Il faudra que la grande région soutienne aussi les petits clubs, « vision d’excellence pour tous », « l’élitisme pour tous ».

Commentaire de Florestan :

Il faudra surtout que les ligues et fédérations sportives qui sont encore BAS ou HAUT normandes deviennent ou redeviennent tout simplement NORMANDES ! Les sports qui fonctionnent déjà à l’échelle normande peuvent proposer une vraie montée en gamme à leurs licenciés (ex : natation, handball, équitation, tennis, etc…). Il devra y avoir une politique d’incitation du futur conseil régional normand à une vague de fusions normandes du côté des fédérations sportives. Le cas du football étant le plus emblématique puisque la fédération normande de football créée en 1920 avait été obligée de se couper en deux dans les années 1980 à la demande de la fédération nationale…

Pour ce qui concerne les associations (ndlr : sportives) : il semble exister des différences entre les façons de faire en Basse-Normandie et en Haute-Normandie. En HN le financement est lié au niveau du club. En BN, il existe une coopération avec le niveau local et l’Etat, notamment sur les grands équipements. La politique de la nouvelle région normande doit assurer l’équité d’accès aux offres.

Commentaire de Florestan :

En matière de politique publique sportive, il y a, semble-t-il, une région normande plus socialiste que l’autre… Sur ce développement consacré aux politiques régionales sportives, aucune allusion à l’ancien CREPS d’Houlgate appelé à devenir le pôle d’excellence régional normand pour le sport professionnel.

 

Il faut donc continuer à développer la politique jeunesse dans la grande Normandie (sic !) : sujet transversal ( …) facteur d’attractivité et de dynamisme.

Commentaire de Florestan :

Les historiens savent qu’une lettre pastorale d’un évêque du Moyen-âge qui parle d’abstinence et de chasteté indique surtout que les prêtres de l’époque vivaient plutôt dans le concubinage. Il en est de même ici lorsqu’on parle de « facteur d’attractivité et de dynamisme » à propos de la jeunesse normande qui, dans les faits, choisit actuellement de fuir massivement la Normandie : du haut de la passerelle, certains capitaines eurent un certain mal à concevoir qu’une voie d’eau puisse  faire couler le … Titanic !

 

Culture :

Le budget consacré à la culture par habitant est plus élevé en Basse-Normandie (17 euros) qu’en Haute –Normandie (14 euros). Il y a aussi plus de bibliothèques, cinémas et centre d’art contemporain par habitant avec un véritable maillage territorial.

L’éducation artistique est très développée en Basse-Normandie il faudrait conserver cette spécificité tout comme un autre atout : les relais culturels régionaux, pour allier proximité et excellence.

Le réseau des musées constitue une des richesses de la Basse-Normandie (ndlr : de TOUTE la Normandie !). L’existence de l’EPCC (travail sur tous les patrimoines, les savoir-faire et l’appropriation par les populations) est aussi essentielle.

Commentaire de Florestan :

S’il y a un bien une plus-value bas-normande incontestable à la fusion régionale normande, c’est la meilleure qualité des politiques publiques régionales culturelles menées en Normandie occidentale (on pensera notamment à la politique du livre et de l’édition qui est étrangement oubliée ici). De même qu’il faudra enfin se lancer dans une politique « pro-active » d’affirmation de la culture régionale normande qui est méconnue, sinon méprisée pour des raisons stupidement idéologiques par certains élus régionaux. Il existe une création littéraire et musicale contemporaine d’expression normande, de Jersey au Pays de Caux qui, mise en résonance avec les liens culturels qui attachent certains pays étrangers à notre région (Canada, Angleterre, pays scandinaves, Sicile…), contribuerait au rayonnement national et international de la Normandie. Les Bretons ont inventé une « aura celtique »… Les Normands pourraient faire de même : le festival des Boréales ou la « fête des Normands » pourraient participer de cette nouvelle dynamique. Pour l’instant, les deux régions normandes se contentent de donner à peine quelques milliers d’euros par an à La Loure, une association spécialisée dans le collectage et le témoignage de traditions rurales en train de mourir ! Mais comme il y a beaucoup d’ouvriers de la 25ème heure qui s’activent en ce moment sur le chantier normand, on a peut-être de bonnes raisons d’espérer à une renaissance de la culture normande

 

Deux axes de développement seraient à envisager dans le cadre de la réunification : politique en direction des festivals et politique sur les territoires.

Commentaire de Florestan :

Il y a, en effet, urgence à ouvrir les agendas et à prendre connaissance de ce que les uns et les autres font en Normandie ! La version poprock du clochemerle caenno-rouennais est plutôt assez lamentable ! Une fois de plus la promotion de la culture normande en Normandie et hors de Normandie en France et à l’étranger est oubliée (aucune allusion par exemple au projet européen INTERREG IV Norman connections sur la promotion de l’héritage culturel et historique anglo-normand).

 

L’animation des territoires est très différente dans les deux régions.

Volonté partagée qu’en matière de culture, comme dans les autres domaines, l’aménagement du territoire soit bien pris en compte. Cette irrigation de tout le territoire sera d’autant plus importante que la réforme territoriale peut donner à certains un sentiment d’éloignement des centres de décision.

Commentaire de Florestan :

Il faudrait être plus concrets, messieurs les élus ! Et faire des propositions. En voici une : puisqu’il n’y a pas de label scène nationale d’opéra dans l’Ouest de la France (entre Lille et Bordeaux, un trou plus vaste que le trou normand), le théâtre de Caen et l’opéra de Rouen pourraient s’associer pour proposer un projet de scène d’opéra décentralisée à l’instar de ce qui existe déjà en Alsace avec l’Opéra national du Rhin. Un Opéra de Normandie Scène Nationale multi-sites serait un projet culturel parfaitement adapté aux spécificités de la géographie normande et aux  expériences déjà menées dans le domaine de la musique classique ou baroque.

 

On ne peut pas parler de fusion des Normandie (sic !) sans consulter les acteurs concernés et avoir un vrai débat démocratique (sic et re-sic !)

Commentaire de Florestan :

Raison de plus de consulter l’Etoile de Normandie et d’assister à nos réunions de l’université populaire de Caen pour éviter l’effet « pipeau » inévitable dans toute ballade ou « rossignolade… »

 

COMMISSION N°4 : Europe, coopérations, réunification, agriculture et pêche

 

Agriculture et pêche :

 

Même si la chambre d’agriculture est interrégionale (sic !) la situation entre les deux départements de Haute Normandie d’autre part et les trois départements de Basse-Normandie est très différente. Le nombre annuel d’installations de jeunes agriculteurs est en effet très sensiblement inférieur en Haute-Normandie.

Commentaire de Florestan :

Conseils à tous les élus régionaux normands : il serait plus qu’urgent à moins d’un an de faire l’unité normande, d’en finir avec la « Levernisation des esprits » en matière de division normande car la présentation caricaturale de spécialisations haut ou bas normandes antagonistes est à la fois stérile, inutile et contraire aux réalités normandes mille fois plus subtiles et contrastées. Non ! la Haute Normandie n’est pas seulement une région urbaine, industrielle  dominée par la grande culture agro-industrielle : que faites-vous alors du Pays de Bray où la race normande est plus à l’honneur que dans les bocages du Sud Manche ? Non ! la Basse-Normandie n’est pas seulement une région plus rurale centrée sur l’élevage laitier et une industrie agro-alimentaire à la remorque du pseudo modèle breton ! Que faire alors de la production linicole dans le Calvados et des nombreuses AOC normandes qui valident une qualité qui n’existe que rarement ailleurs ?

 

Pour autant, on peut penser que les politiques agricoles des deux régions vont converger car le plan de développement rural de chacune des deux régions rapproche les politiques car tous les objectifs du PDR sont imposés par l’Union européenne sans qu’il soit a priori possible d’en exclure

Commentaire de Florestan :

C’est la raison pour laquelle la région Haute-Normandie avait présenté en 2010 un schéma régional prévoyant le développement de la filière pommes de terre avec la Picardie tout en négligeant le renforcement de la filière laitière agro-alimentaire avec la Basse-Normandie. Cherchez l’erreur !

 

Des préoccupations convergentes sont perceptibles sur l’élevage et sur le risque de diminution des abattoirs en lien avec l’accroissement des grandes cultures et le problème de « vide rural ». Pourtant les abattoirs de proximité sont indispensables notamment pour le label bio et les circuits courts.

 

Commentaire de Florestan :

Des convergences avec la Basse-Normandie qui sont mêmes réclamées avec urgence du côté des éleveurs laitiers du Pays d’Ouche et du Pays de Bray totalement ignorés ou presque par la région Haute-Normandie très en retard dans le développement de l’agro-écologie qui est l’avenir de l’agriculture française.

 

La fusion des régions normandes et la proximité de l’Ile de France constitue une opportunité car la région IDF est une région à hauts revenus et à fort pouvoir d’achat offrant à la Normandie des perspectives intéressantes de débouchés. Un projet convergent sur l’ambition qualité et l’ambition bio  à sa place.

 

Commentaire de Florestan :

La chambre régionale d’agriculture de Normandie n’a pas attendu les deux régions à la traîne pour développer une telle politique avec l’IRQUA, le label « Gourmandie », la campagne « Normandivores ». Cette politique ne peut que monter heureusement en puissance au service des 13 AOC normandes afin de retrouver la place traditionnelle centrale de la Normandie au cœur du ventre de Paris.

 

Sur la question de l’autonomie protéinique, il y a une complémentarité également à rechercher entre les deux régions mais à condition de s’accorder sur le type de valorisation des sols qui devra être menée.

Commentaire de Florestan :

En clair, la région Haute-Normandie est très en retard sur la réflexion quant à la préservation des terres agricoles face à l’urbanisation.

 

En outre, des précédents en matière de réduction de la vulnérabilité du secteur agricole, liés aux cours volatils des intrants, ont déjà été réalisés sans succès (le plan luzerne a échoué devant la baisse des cours du soja décidée en réaction à ce plan). Toutefois, le sujet mérite réflexion et il faut signaler que les régions Bretagne et Pays de la La Loire ont demandé à l’INRA de travailler sur le sujet des protéines.

Commentaire de Florestan :

Pas sûr qu’une coopération renforcée avec la Bretagne soit le meilleur moyen de lutter efficacement contre le déplorable lobby agricole dominant FNSEA-SANDERS ! La seule solution est d’affirmer puissamment en Normandie un autre modèle agricole pour créer un effet d’entraînement à l’échelle nationale et ainsi obliger l’INRA à s’intéresser, à nouveau, à l’agronomie ! Un comble !

 

Sur les différences liées au statut de région en transition et de région dite développée, il faudrait peut-être rechercher des convergences puisque les taux maximum de cofinancement des fonds européens sont nettement supérieurs dans les régions en transition (…). On risque donc de créer des inégalités entre bénéficiaires normands. Les différences qu’il faudrait également harmoniser concernent aussi les thématiques retenues dans chacune des deux régions. Certes, au départ, la région Normandie va voir cohabiter deux séries de programmes, mais la révision à mi-parcours devra permettre une harmonisation.

Commentaire de Florestan :

Voilà peut-être l’une des conséquences les plus consternantes du sabotage anti-normand pratiqué dans la durée par Alain Le Vern : l’échec d’une belle et grande politique normande en matière de fonds européens et de lobbying européen ! Sous prétexte qu’il était peut-être préférable de partir à la pêche séparément pour soi-disant multiplier les chances d’attraper un gros poisson, arguant de la différence insurmontable existant entre les deux régions et de son expérience déjà confirmée en matière de fonds européens, l’ex président Haut-normand n’a pas souhaité répondre à la demande de son homologue Bas-normand Laurent Beauvais de faire Europe commune pour être plus efficace ensemble. La conséquence c’est que les Bas-Normands se sont débrouillés tous seuls et plutôt bien puisqu’ils ont obtenu le statut de « région en transition », qui permet un certain niveau de dotations européennes tout en prenant le risque de faire de la Normandie aux yeux de l’Europe une région à double statut : la réunification à double vitesse, nous y sommes donc ! Merci Le Vern !

(…)

Sur la pêche, une cartographie des ports et des zones de pêche serait nécessaire, ainsi qu’une étude sur l’exportation des produits par type, pour mieux appréhender le poids économique de l’activité des ports. La Normandie doit aider à garder les droits de pêche pour permettre à ce secteur de garder sa vitalité. (ndlr : dans une logique de préservation durable de la ressource, l’exemple de la coquille Saint Jacques en baie de Seine doit être réellement soutenu et défendu !)

Par ce littoral maritime étendu (ndlr : 610 km de côtes), notre région a par ailleurs une position stratégique entre la Grande Bretagne et la région Ile de France. Il peut être intéressant de faire jouer la complémentarité des différents ports grâce à l’effet de taille. Enfin, il convient de noter le potentiel de croissance sur l’aquaculture à organiser avec les conflits d’usage de la mer.

Commentaire de Florestan :

Il faut pour la pêche, aquaculture et conchyliculture l’équivalent de l’IRQUA : une agence régionale de la qualité maritime interlocutrice et organisatrice des efforts importants déjà fournis par les professionnels normands (ex : label « Normandie Fraîcheur Mer »). Quant à la complémentarité des différents ports normands, le potentiel est là mais il faut l’organiser et surtout être capable d’aller chercher des marchés et des clients qui seraient intéressés par le réseau portuaire normand, premier avant-port européen. Ports Normands Associés (PNA) avec timidité s’y emploie mais il est vrai qu’aller chercher au loin une clientèle n’est pas dans la culture administrative française ! Aucune allusion à HAROPA, à croire que la Basse Normandie est une région enclavée dans le centre de la France !

 

Europe et international :

 

Les Programmes Opérationnels vont coexister jusqu’en 2020 (ndlr : réunification normande à plusieurs vitesses…)

 

Il s’agit de pas en rester à « l’Union européenne s’engage en Normandie » mais d’insérer « l’Europe s’engage » dans l’identité territoriale normande. C’est une façon d’assurer la proximité de l’Europe avec la Normandie.

Commentaire de Florestan :

Oh mais quelle ambition ! Commençons déjà par n’avoir plus qu’une seule et vraie ambassade régionale à Bruxelles et que l’ensemble des futurs élus régionaux normands soient contraints à un stage organisé par l’Université de Caen qui valide, par ailleurs, un Diplôme d’Etudes Normandes, pour leur faire prendre conscience que la Normandie a une histoire européenne prestigieuse ! On est, bien entendu, parfaitement d’accord avec cette ambition : Enfin ! Oui il faut faire de la Normandie une région européenne et sortir de la logique de guichet qui est une logique de soumission. En ce sens, l’approche et l’expérience Bas-Normande est plus stimulante que l’approche Haut-Normande (voir supra).

 

La convergence en matière de développement rural / local devra être recherchée que ce soit pour le FEADER (LEADER) ou le FEAMP (DLAL)

-         Animation des pays, animation commune (ndlr : le maillage des pays normands fait partie de l’identité normande)

-         Mutualisation du réseau rural

-         Développement des coopérations territoriales infra-normandes pour faire contrepoint à l’existence de programmes séparés jusqu’en 2020. Ce contrepoint vaut d’ailleurs pour tous les programmes puisque les contre parties région aux fonds européens seront dans un seul et unique budget.

 

Commentaire de Florestan :

Faire la réunification normande pour enfin … coopérer ensemble ! C’est moins ambitieux que ce qui a été proclamé plus haut mais c’est plus conforme à  la réalité de deux régions normandes qui se sont longtemps ignorées et méprisées l’une l’autre…

 

Il sera également envisagé un outil pour la mise en œuvre des fonds européens afin de créer, grâce à la mutualisation des moyens, un accompagnement / conseil aux fonds européens en vue d’élargir les bénéficiaires de ces fonds.

Commentaire de Florestan :

C’est précisément l’acquis que nous aurait permis d’obtenir l’expérimentation de gestion directe des fonds européens si elle n’avait pas été stupidement refusée. Le Vern nous aura donc fait perdre un temps précieux !

 

La fusion des deux régions risque de provoquer une baisse des crédits européens sur le nouveau territoire normand d’où l’idée de développer une stratégie d’influence normande pour la préparation de l’après 2020 comme la Basse-Normandie l’a fait pour 2014. Cette stratégie d’influence portera les priorités de la Normandie.

 

Commentaire de Florestan :

Cet aveu des élus Bas-Normands démontre qu’il y avait bien un seul vrai conseil régional en Normandie : celui de Basse-Normandie qui, contrairement à son homologue Haut-Normand qui, pendant 15 ans, a été géré comme un super-département de la région parisienne, a toujours voulu porter un intérêt général normand, avec les moyens du bord ! On comprendra donc la crainte sinon l’amertume de certains au conseil régional de Basse-Normandie à l’idée que la future unité normande, pourtant si désirée, puisse être une « fusion –absorption » au profit d’un conseil régional de Haute-Normandie qui n’a jamais voulu ou su développer une vraie culture régionale normande !

 

Deux outils sont à créer :

-         Un groupe de travail élus et techniciens pour définir cette stratégie d’influence et les outils à mettre en place pour sa fonctionnalité.

-         Une nouvelle antenne via la fusion des antennes bruxelloises des deux régions et une affectation ponctuelle d’experts pour renforcer les compétences et la stratégie de la nouvelle équipe.

Commentaire de Florestan :

MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS !

 

Il sera également prévu de proposer un plan commun d’évaluation des indicateurs d’impact des deux régions ainsi qu’une uniformisation des modalités d’instruction des dossiers notamment pour que les bénéficiaires puissent s’adresser indifféremment aux deux « régions » (ndlr : on fait bien une fusion régionale ou non ?)

Commentaire de Florestan :

Cet aspect « étude d’impact » avait déjà été abordé par le rapport des cabinets d’audit INEUM et EDATER de 2008 sur les avantages et inconvénients d’une fusion régionale normande : que ces Messieurs ouvrent leurs armoires et archives !

 

Coopération Internationale

 

La naissance de la Normandie (ndlr : renaissance ?) devra s’accompagner d’une stratégie internationale en adéquation avec l’ambition qu’elle portera pour son développement territorial.

 

Commentaire de Florestan :

Il est parfois utile d’enfoncer des portes ouvertes ! Ainsi rappeler la notoriété exceptionnelle internationale du nom « Normandie » (7ème nom de lieu le plus partagé sur Facebook en 2014 !)

 

Il pourrait être envisagé la création d’une entité de portage transversale de la Normandie à l’international, type agence régionale pour la coopération et les relations internationales.

 

Commentaire de Florestan :

Cette promotion internationale de la Normandie était dans les attribution de l’agence « Normandie Développement » créée il y a longtemps à l’initiative de la DATAR avec la participation de l’Etat et de l’ensemble des grandes collectivités territoriales normandes (les deux régions et les cinq départements), jusqu’à ce que la région Haute-Normandie décide de s’en retirer en 2011 suite au désengagement financier de l’Etat laissant seule à la manœuvre, la région Basse-Normandie qui a dû s’appuyer sur une coopération interrégionale de type « grand Ouest » pour reconstruire avec la Haute-Normandie un outil à peu près comparable… La promotion internationale normande est donc aujourd’hui assurée par les CCI : on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! Là, encore, Merci Le Vern !

 

Trois axes peuvent être proposés :

 

-         Garder, voir développer les coopérations décentralisées liées à l’histoire et l’identité de la Normandie : îles Anglo-normandes ; Canada  (ndlr : et les Etats-Unis ?) ; Norvège (ndlr : autres pays scandinaves ?) ; Italie ; îles Britanniques.

-         Maintenir les compétences normandes en matière d’aide au développement déjà mutualisée comme avec Madagascar et l’élargir à la Macédoine

 

Commentaire de Florestan :

Exporter par exemple, les savoir-faire agronomiques normands, valorisation de la race bovine normande pour le développement rural et agro-écologique de certains pays en voie de développement en Amérique latine, en Asie centrale, en Afrique du Nord.

-         Développer les coopérations thématiques en Europe et dans le « grand International »  répondant aux besoins du territoire en matière d’innovation, de recherche et d’échanges économiques. En la matière les pays européens frontaliers seraient les mieux positionnés : Belgique, Allemagne, Italie, Angleterre. Les liens avec l’Asie et la Chine en particulier devront également être renforcés.

Commentaire de Florestan :

Là encore, les milieux consulaires et portuaires havrais n’ont pas attendu le réveil normand des élus régionaux pour s’inquiéter d’entretenir le lien privilégié maritime et commercial avec la Chine…

 

COMMISSION N°5 : Formation tout au long de la vie, développement économique, recherche et innovation, tourisme.

 

Recherche et enseignement supérieur :

 

L’enseignement supérieur et la recherche sont de la responsabilité de l’Etat. Toutefois, la région a engagé une politique volontariste de soutien aux établissements.

L’alignement des politiques des deux régions en matière d’enseignement supérieur, de recherche, d’innovation, d’économie, de formation et d’apprentissage, sur une stratégie de spécialisation renforcée, sera facilité par le fait que les stratégies de spécialisation intelligentes des deux régions sont assez proches.

Commentaire de Florestan :

Voilà le principal pseudo-argument des opposants à la réunification qui saute : ce n’est pas parce que les deux régions normandes ont des différences « spécialisées » que ces différences sont concurrentes et irréconciliables ! Bien au contraire, elles sont plutôt « complémentaires »…

 

Il est possible d’orienter l’enseignement supérieur et la recherche vers les domaines de spécialisation que l’on juge stratégiques pour le territoire, sans remettre en cause la pluridisciplinarité de l’université.

Commentaire de Florestan :

Ainsi, le couple des différences complémentaires Caen-Technopole / Rouen- Métropole ou encore Caen- Recherche Fondamentale / Rouen –Recherche Développement  trouve toute sa raison d’être pour en finir définitivement avec le clochemerle débile Caenno-rouennais !

 

Si l’on doit renforcer les spécialisations, il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas de concurrence interne sur le territoire de la future Normandie entre les parties HN et BN

Commentaire de Florestan :

Proposer d’urgence à tous les grands élus tentés par le « localisme » un séminaire pédagogique sur l’intérêt général normand : ce séminaire pourrait être ouvert aussi à certains grands ministres d’Etat encore en exercice…

 

Formation, apprentissage

 

Il faut rapidement travailler ensemble (BN/HN) sur le transfert des compétences en matière de formation professionnelle qui sera effectif dès le 1er janvier 2015, d’autant que la priorité en Basse-Normandie aux publics les plus éloignés de l’emploi ne semble pas être celle de la Haute-Normandie.

Commentaire de Florestan :

Comme quoi on vous disait qu’il n’y avait qu’un seul conseil régional… de gauche en Normandie !!!

 

Les approches des deux régions sont différentes sur la carte des formations et le Service Public régional d’orientation (SPRO)

 

La nouvelle Normandie aura à gérer la problématique de la sous-qualification de la main d’œuvre, qui est au cœur de la politique de formation bas-normande, même si ce sujet semble moins sensible en Haute-Normandie (plus d’ingénieurs, plus d’IUT)

Commentaire de Florestan :

Les besoins en qualification sont aussi urgents en Haute Normandie qu’en Basse Normandie : la présence de grandes entreprises internationales et de grandes agglomérations dans le Val de Seine ne doit pas masquer des besoins criants dans les petites villes du département de l’Eure ou du Nord Est de la Seine-Maritime ! Un grand plan régional de la formation pour les adultes est une urgence : ces trente dernières années, par rapport au reste de l’Ouest français, il y a eu un décrochage scolaire en Normandie et le manque de dynamisme engendré par l’émiettement institutionnel normand n’a rien arrangé (voir la cartographie édifiante proposée par Emmanuel Todd et Hervé Le Bras dans leur livre « Le mystère français »).

 

En revanche, les approches des deux régions sont plus proches concernant la formation qualifiante et il y a des facteurs de rapprochement : de nombreuses filières communes avec des besoins de main d’œuvre similaires, un premier projet de campus des métiers et des qualifications commun sur Propulsions, Matériaux et Systèmes embarqués. (ndlr : une complémentarité HN /BN qui existe par exemple pour la filière industrielle automobile)

Les différences observées entre les deux régions en matière de politique en faveur de l’emploi s’expliquent par le fait qu’il y a plus de jeunes en Haute-Normandie avec un taux de chômage plus élevé. En Basse-Normandie, c’est le taux de chômage des séniors qui est plus élevé. Les priorités sont donc différentes.

Commentaire de Florestan :

Et les urgences… complémentaires ! La Basse Normandie n’est donc pas dans une meilleure situation que la Haute-Normandie ou l’inverse ! Il faut cesser d’urgence de raisonner ainsi pour penser au plus vite « solidarité normande » !

 

Economie Innovation

 

Dans le domaine de l’économie, beaucoup de rapprochements existent déjà (ndlr : la Normandie concrète de la société civile existe déjà depuis longtemps, ainsi la Caisse d’Epargne de Normandie fusionnée depuis 2008) : des secteurs stratégiques communs avec des filières et des pôles de compétitivité parfois déjà normands (agriculture / agro-alimentaire en BN et chimie en HN mis à part ) des principes d’intervention en faveur des entreprises similaires, des partenaires similaires (ndlr : on appelle ça des « doublons ») des outils communs (CRT, NCI …)

Commentaire de Florestan :

Se pose le problème de la gouvernance normande des grands pôles de compétitivité présents en Normandie, (ex : Mo’véo)  qui reste une grande région industrielle française mais qui a perdu quasiment toute souveraineté directionnelle en la matière : la reconquête d’une souveraineté directionnelle en matière économique (ingénierie, encadrement …) devrait être l’objectif stratégique prioritaire de la future métropole rouennaise en lien avec le futur conseil régional normand.

Toutefois, les modes opératoires sont parfois différents : plus de délégation de la mise en œuvre , notamment à la BPI en Haute-Normandie, tandis que la région Basse-Normandie gère directement de nombreux outils d’aides aux entreprises.

Commentaire de Florestan :

Va t-on garder deux BPI ou une seule en Normandie ?Au delà de cette question, se pose la question sensible de l’évolution de la géographie des circonscriptions d’action des administrations et agences de l’Etat « déconcentré en région » : on peut craindre que l’acquis de l’unité régionale normande ne sera pas suffisant pour stopper l’habitude détestable de l’Etat d’approfondir le trou normand entre Lille et Nantes ou Rennes par le choix toujours fait d’une réorganisation interrégionale « Grand Ouest » ou « Grand Nord ». Les élus régionaux Normands vont devoir apprendre, par la force des choses, à faire la même chose que… les Bretons !

 

Les modes d’intervention sont similaires ou distincts selon les outils entre la Haute-Normandie et la Basse-Normandie pour l’Economie sociale et solidaire. Le soutien aux SCOP par exemple développé en Haute-Normandie pourrait être étendu à la Basse-Normandie

Commentaire de Florestan :

On va finir par comprendre qu’une fusion normande consiste à prendre le meilleur de la BN, le meilleur de la HN, pour les étendre à l’ensemble de la Normandie : c’est d’ailleurs ce que l’on fait avec la crème fraîche normande dans les meilleures recettes pâtissières…

 

Le travail commun sur le tourisme est effectif depuis longtemps. (ndlr : le CRT existe depuis 1987). On retrouve les mêmes principes sur les outils de soutien. Mais le « mode de faire » bas-normand, partenarial et concerté, pourrait être généralisé à l’ensemble du territoire normand.

 Commentaire de Florestan :

 La posture du « défaitisme bas-normand » nourrie de crainte d’ignorance et de mépris pour les Haut-Normands est la dernière imposture indigne des opposants à l’unité normande. Un conseil, en attendant : ne plus lire certains articles de Ouest-France !

 

Selon la logique de renforcement de la stratégie de spécialisation en matière d’innovation, il faudrait travailler au rapprochement des filières communes. La création de nouveaux outils de soutien en fonds propres communs et le développement du soutien à l’export en s’appuyant sur l’augmentation de la puissance de la région normande par l’effet de taille (ndlr : et surtout par effet qualitatif !) sont aussi des pistes pour « faire mieux ensemble ».

 Commentaire de Florestan :

 Révolution copernicienne : ce n’est pas la Normandie qui doit s’adapter à une institution politico-administrative régionale, c’est l’inverse !

 

A noter : les entreprises de Haute-Normandie sont de taille supérieure à celles de la Basse-Normandie donc l’export en volume y est logiquement supérieur. Relativement à leur taille, les entreprises bas-normandes exportent plutôt bien. Une partie de ce qui est comptabilisé en Haute-Normandie, notamment via Le Havre, relève en réalité d’entreprises bas-normandes. (sic !)

Commentaire de Florestan :

 Remarque ubuesque d’un borgne Bas-Normand découvrant que ses lunettes Bas-normandes le rendait … aveugle ! Le constat que les entreprises bas-normandes exportent via Le Havre plus que par Nantes Saint Nazaire devraient ôter les dernières écailles bas-normandes des yeux de certains élus régionaux franchement à la ramasse sur les réalités vécues par les acteurs de l’économie normande qui ont anticipé depuis longtemps l’idée d’unité d’action et de potentiel régional normand.

 

De grandes entreprises, autrefois présentes en Basse-Normandie ont disparu (ndlr : Moulinex, SMN …) il faudrait s’appuyer sur l’effet d’entraînement des grandes entreprises haut-normandes vis-à-vis des PME et de la sous-traitance en Basse-Normandie.

Commentaire de Florestan :

 Là encore les acteurs de l’économie régionale normande n’ont  pas attendu ce souhait tardif pour s’organiser ainsi. (cf. les filières automobiles et aéronautiques en Normandie)

 

En matière d’innovation, les structures institutionnelles sont sensiblement différentes (ndlr : égoïsme institutionnel plutôt stérile): en Basse-Normandie, la MIRIADE (EPL) est une agence de développement économique et de l’innovation et l’incubateur (Normandie Incubation) en est indépendant ; en Haute-Normandie SEINARI est un GIP, concentré sur l’innovation, avec un incubateur en son sein.

Commentaire de Florestan :

Voici là un grand désordre justifié par des logiques étrangères aux réalités économiques régionales normandes qui au lieu d’aider au développement a plutôt eu comme effet de le compliquer ou de le parasiter. On peut s’attendre à ce que le prochain rapport des CESER normands soit sévère sur cette politique régionale de développement économique « en miettes » ! Il faudra donc une grande agence régionale commune, reprenant le meilleur de ce qui a été fait de part et d’autre, intégrant tant l’incubation et la création d’entreprises que la question délicate de la sécurisation financière du capital  des entreprises normandes notamment lorsqu’il y a une reprise d’activité : chose déjà en partie prise en charge par « Normandie Investissement »  un fonds alimenté par les deux régions actuelles…

 

Identité et marque Normandie :

 

L’identité normande qui est naturelle à l’extérieure doit être mise en valeur à l’intérieur du territoire ; c’est un facteur clef d’attractivité.

Commentaire de Florestan :

Il paraît que les « Normands ne s’aiment pas » faute de se connaître assez pour se reconnaître. La question symbolique du « reflet régional » est l’une des plus stratégiques qui soit : ce « reflet régional » est particulièrement mal maîtrisé en Normandie, la presse quotidienne régionale et les médias audiovisuels diffusés en Normandie ne sont pas d’un grand secours voire font le contraire de ce qu’il faudrait faire : localisme de Paris-Normandie ou de la radio publique France Bleue; surplomb ligéro-breton parfois, souvent condescendant de Ouest-France ; point de vue hémiplégique entretenu par FR3) sous prétexte de répondre à la demande d’un public qui n’a pas l’idée régionale en tête faute de pédagogie nécessaire (sauf sur Internet).

 A cela il faut ajouter le sabotage en 2012 par un ex président de région de la seule initiative existante de créer une marque « identitaire » normande  proposée par les milieux consulaires. On se souviendra du mot méprisant d’Alain Le Vern lors de la présentation de cette initiative : voir supra.

C’est donc l’une des nombreuses questions prioritaires que devra traiter un futur conseil régional normand !

 

Il faut engager un travail sur la perception des Haut-Normands par les Bas-Normands et réciproquement (valeurs, facteurs d’identité) par exemple, dans les lycées et les collèges pour identifier les valeurs communes de la Normandie avant de travailler sur une marque et une identité « Normandie ».

 Commentaire de Florestan :

 Nous avons tenté cette expérience avec l’appui du collectif « Bienvenue en Normandie », en 2008 auprès de 300 lycéens Caennais : le résultat fut assez catastrophique ! Au mieux certains clichés éculés demeurent sur la Normandie (vache, pluie, camembert) avec le surplomb de 1944 au pire, il fallait constater la méconnaissance abyssale des bases de l’histoire et de la géographie régionale normande (par ex : citer correctement la liste des cinq départements normands).

Il s’agit d’une véritable reconstruction mentale et symbolique à laquelle il va falloir s’atteler en lien avec l’Education Nationale qui n’a jamais vraiment fait ce travail sauf dans les régions revendiquant une forte identité ( Bretagne, Alsace…). A noter cependant, dans ce désert symbolique déplorable, la remarquable étude réalisée en 2006 par le CRT sur le « portrait identitaire » de la Normandie et l’action très utile par son humour décapant et décalé de l’équipe d’Heula : une fois de plus, la société civile normande est en avance sur les milieux politico-institutionnels !

 Il faudra organiser à ce sujet un grand séminaire d’étude voire un colloque régional avec l’appui des ressources universitaires et intellectuelles normandes qui sont pourtant d’une grande qualité : le collectif Bienvenue en Normandie avait ainsi proposé à l’université populaire de Caen un séminaire sur l’histoire de l’identité normande avec l’historien François GUILLET à l’occasion du 11ème centenaire de la Normandie (2011) : aucun élu régional n’a cru bon venir à ces séances !

 

Enjeux fondamentaux :

 

-         Il existe un enjeu majeur d’organisation du territoire et de la présence de la nouvelle région sur le territoire, avec la nécessité du maintien d’une proximité vis-à-vis des TPE et PME

-         Il faut s’appuyer sur les compétences bas-normandes et le maillage territorial pour amplifier l’effet de synergie entre Haute et Basse-Normandie et développer les relations avec l’Ile de France.

 

Commentaire de Florestan :

« Last but not least » !Il était enfin temps d’en parler de cette relation avec l’Ile de France, privilégiée et malheureusement trop subie alors qu’il s’agit, par cette relation, de l’intérêt national voire européen de la Normandie : la chose essentielle est donc ici à peine effleurée vue de « l’angle mort de l’angle mort » (Bernard Cazeneuve à propos du périmètre périmé bas-normand).

Voilà qui pose donc un sérieux problème de méthode pour la définition d’un projet normand :

Il ne faut surtout pas partir d’un angle bas ou au haut-normand en projetant une vision bas ou haut normande sur l’ensemble normand.

De même, se contenter de prendre le meilleur du bas ou le meilleur du haut ne sera pas suffisant.

Il faut donc intégrer l’évidence normande à partir du constat juste objectif et concret que la Normandie par sa géographie économique, sociale et culturelle existe déjà et qu’il ne faut surtout plus la voir depuis  certaines institutions politico-administratives désormais périmées !

C’est pourquoi le rapport commandé par les deux CESER qui représentent la société civile régionale sera déterminant pour amorcer une « révolution copernicienne normande » qui pourrait s’articuler autour des trois principes suivants :

1)      Affirmer une grande région maritime

2)      Piloter et valoriser l’Axe Seine depuis la Normandie

3)      Affirmer la Normandie comme « la région douce » région identitaire à taille humaine, en tant que modèle alternatif d’aménagement du territoire conciliant une modernité métropolitaine innovante en réseau ouverte sur le monde et la qualité de vie dans une proximité rurale durable et solidaire.

 

Florestan, au titre du collectif citoyen et républicain « Bienvenue en Normandie »

Hudimesnil, le 1er janvier 2015