Il est désormais clair que la rédaction bretonne de Ouest-France (Rennes) a décidé de mener un combat d'arrière garde aussi vain que mesquin contre l'évidence de l'unité normande telle qu'elle s'imposera enfin à tous les acteurs institutionnels régionaux (souvent en retard sur la société civile) à compter du 4 janvier 2016.

Contrairement à son confrère Paris-Normandie le quotidien haut-normand qui propose depuis quelques mois une série d'articles pédagogiques ou des pages d'entretien avec des acteurs régionaux normands permettant au grand public de s'approprier les réalités et les enjeux de la "Grande" Normandie (on préfère dire ici la "vraie" Normandie), Ouest-France, dans ses pages "Normandie" de son édition caennaise, refuse, pour l'instant, toute information, infographie, présentation pédagogique régulière sur le projet normand (par ex: toujours pas de hors série "spécial réunification"), refuse systématiquement de donner la parole aux promoteurs et défenseurs de l'unité normande mais l'accorde tout aussi systématiquement à tous ceux qui mettent en doute le projet d'unité normande sans qu'il soit possible de leur apporter un droit de réponse (ce droit que la "Pravda ligéro-bretonne" continue de bafouer sans vergogne).

Dernière affaire en date, cette tribune libre parue ce lundi 2 février 2015, signée des noms de deux jeunes personnalités sincèrement soucieuses de l'avenir de Caen et de notre région normande qui ont, hélas, pris le risque de donner aux lecteurs caennais une leçon de Normandie qui risque de s'avérer contreproductive... en prenant le risque d'alimenter le clochemerle mortel entre les deux capitales historiques normandes et en diffusant des affirmations non vérifiées  faute de connaître les dernières évolutions de la question normande:

Ces deux contributeurs au débat publique normand doublement utiles en tant qu'idiots de Laurent Fabius et du pouvoir breton de Ouest-France qui refuse l'émergence d'une grande région sur le flanc Est de sa zone de diffusion, ont pour nom:

Sébastien CHABLE, jeune chargé de développement économique auprès de l'agence "Bretagne Développement Innovation", un Caennais qui s'est exilé à Rennes, faisant état sur sa page Facebook de son appartenance à un folklorique "Ministère de l'économie des Etats-Unis d'Armorique" (sic!): Ouest-France ayant fait plus sobre dans la présentation de cette excellence, nous avons développé la titulature de ce contributeur au débat public normand histoire de rendre la lecture de cette tribune plus savoureuse encore...

Nicolas ESCACH, enseignant chercheur agrégé de géographie habitant Saint-Quentin en Yvelines et enseignant à l'université de Versailles, ne fait pas allusion dans cet article aux travaux du collectif de ses quinze collègues géographes normands qui lui permettraient pourtant d'avoir une vision moins datée de l'Axe Seine et de l'aménagement du territoire normand. En effet, il ne faut pas transposer à ce début du XXIe siècle ce qui pouvait parraître évident en 1960 lors du lancement du Schéma de développement urbain de la Basse-Seine qui avait coûté à Rouen son rang de "métropole régionale d'équilibre" (1965). 

La Basse Normandie armoricaine n'a en soi pas plus d'existence qu'une Normandie séquanienne donc parisienne: Cette opposition entre deux "Normandies" chère à Ouest-France qui cherchera toujours à diviser pour régner, est aussi absurde que datée ! C'est bien la fusion des deux qui donne toute sa pertinence à la géographie normande qui n'a rien à voir avec le granit ou le calcaire, mais qui a tout affaire avec l'Histoire et la politique...

On se souviendra ici qu'un professeur d'Histoire émérite de l'université de Caen (d'origine bretonne) confondait déjà la géographie avec la géologie dans les pages de Ouest-France.

Il ne s'agit plus de défendre la Basse Normandie, carpette orientale de la Bretagne mais de proposer un projet normand prenant le meilleur de la Basse et de la Haute Normandie: mais cette idée est trop généreuse pour Ouest-France qui s'oppose à une "réunification heureuse"...  A la rédaction de Rennes (voire à celle de Caen) ils ont ainsi dix bonnes années de retard sur les réalités déjà vécues par les élites régionales normandes qui ont intégré l'évidence d'un réseau normand!

Messieurs Châble et Escach devraient donc cesser de lire Ouest-France pour s'informer de l'avenir d'une ville et d'une région qu'ils n'habitent pas ou plus ! Qu'ils découvrent d'urgence les travaux du collectif des géographes universitaires normands qui existe depuis 2010, de dialoguer sur l'Etoile de Normandie qui existe depuis 10 ans ou encore d'assister aux réunions publiques, libres et ouvertes à tous, organisées depuis 6 ans par le collectif Bienvenue en Normandie dans le cadre de l'Université Populaire de Caen... 

L'article suivant est donc particulièrement nocif:

1) Croyant bien faire, il inquiète (Rouen va bouffer Caen: tous les poncifs y passent car défendre une Normandie caennaise n'a pas plus de sens que défendre une Normandie rouennaise)

2) Il profère des contre-vérités (Rouen sera le siège de l'université normande alors que ce sera Caen)

3) Il méconnait les dernières évolutions du dossier normand (annonce prochaine d'une capitale bipolaire équilibrée entre Caen et Rouen) et bien sûr n'évoque la Normandie que pour défendre la Basse-Normandie (aucune allusion à des villes moyennes haut-normandes)...

Il est donc URGENT de passer rapidement à autre chose ! Même les apprentis sorciers "fabiusards" Rouennais l'ont compris: l'union de la gauche normande pour le premier tour des élections régionales de décembre prochain est désormais menacée !

 


 

C'est donc désormais clair pour nous et définitivement:

OUEST FRANCE JOURNAL

 

BRETON

 

ENNEMI DE LA NORMANDIE !

Sabotage_OF