Nicolas MAYER ROSSIGNOL a décidé de poursuivre un cycle de réunions publiques pour expliquer la fusion régionale normande. C'est louable et courageux de sa part.

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Sauf que pour l'instant, l'aire géographique où se déploie l'activité du prétendant de gauche à la présidence normande était celle, grosso modo, de la Fabiusie:

Nicolas Mayer-Rossignol ne pouvant pas faire une réunion publique en Basse-Normandie (pour des questions élémentaires de décence tant que le réunificateur normand Beauvais sera officiellement en poste) et n'ayant pas encore eu l'occasion d'en faire dans la grande vile portuaire rebelle à la Fabiusie, à savoir Le Havre. Ce sera chose faite ce soir !

En attendant cette réunion du Havre qui devrait marquer un tournant qualitatif dans le débat public régional non sans oublier que nos amis géographes du collectif des QUINZE organisent une nouvelle réunion ce soir à ROUEN (18h00 amphi 150 faculté de droit sur le thème central du développement économique régional), Nicolas Mayer-Rossignol défend dans les pages de Paris Normandie (oublions Ouest-France...) sa vision de la future Normandie qu'en toute objectivité nous ne pouvons que partager !


 

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/2528891/actualites+politique+regionales-2015/une-region-stratege#.VN4cNCxZJCQ

Politique. Nicolas Mayer-Rossignol défendra ce soir ses projets pour la grande Normandie. Et le rôle déterminant du Havre.

 

Au Havre, Nicolas Mayer-Rossignol défend une Région stratège
Nicolas Mayer-Rossignol :« La Normandie doit être faite par les Normands »

Le président PS de la Région Haute-Normandie vient expliquer et débattre des enjeux de la fusion des deux Régions. Interview.

Quel va être le calendrier de la fusion de la Haute et de la Basse-Normandie?

« La grande Normandie verra le jour au 1er janvier 2016 suite à la loi votée en décembre. Le Conseil constitutionnel l’a validée en janvier. Nous n’avons pas attendu la loi pour avancer. Il y a près d’un an, nous avions lancé avec Laurent Beauvais (NDLR : le président PS de la Région Basse-Normandie) un certain nombre de choses. En particulier la saisine du Conseil économique, social et environnemental, l’ouverture d’un site Internet de débat www.normandie2016.fr et une série de réunions publiques, dont celle que je tiens au Havre ce soir. C’est la quinzième en ce qui me concerne. La Normandie est faite pour les Normands. Elle doit être faite par les Normands et c’est le sens de ces rencontres. »

Concrètement, comment les deux Régions collaborent-elles déjà?

« Nous avons déjà beaucoup de politiques en commun : énergies marines renouvelables, tourisme, soutien à nos PME sur les salons à l’international, festival Normandie Impressionniste... Pour 2016, nous préparons d’ores et déjà un budget commun, nous travaillons sur l’harmonisation financière, administrative et informatique. »

Avez-vous défini les grands projets portés par la nouvelle Région?

« Oui. Nous en avons lancé sept. Je vais prendre un exemple qui touche Le Havre avec la politique de soutien à l’éolien en mer. C’est un grand atout pour la Normandie. En mars prochain, nous serons ensemble avec Laurent Beauvais pour porter la Normandie au Salon européen des énergies renouvelables, à Copenhague, au Danemark. »

Budget commun, rapprochement administratif... Peut-on s’attendre à des économies?

« Sans faire de démagogie sur le sujet, des économies d’échelle peuvent et vont être faites. Nous avons lancé un groupement de commandes commun pour l’achat d’électricité pour l’ensemble des lycées publics normands (80 en Haute-Normandie, 153 en Basse-Normandie). L’effet de volume permettra de dégager des économies significatives. Et cela peut se décliner dans d’autres domaines, tout en respectant le service public de proximité. »

Les compétences dévolues à la nouvelle Région vont-elles évoluer?

« Je ne suis pas partisan d’une Région qui s’occuperait de tout. Il ne faut pas substituer à l’État jacobin une Région jacobine. La Région doit être renforcée sur quelques compétences clés : le soutien à l’économie, aux PME, à l’innovation, la formation professionnelle, l’aménagement du territoire et les grandes infrastructures (ferroviaires, fluviales, routières et numériques) dans le cadre des contrats de plan avec l’État. »

Et au-delà de l’économie?

« Je pense également au rayonnement, aux grands événements culturels et sportifs. C’est pour cette raison que la Région a rejoint le Groupement d’intérêt public qui prépare Le Havre 2017, 500e anniversaire de la création de la ville. Notre collectivité soutient par ailleurs avec le Département le passage du Tour de France, qui traversera la Seine-Maritime le 9 juillet jusqu’au Havre. La Région se doit d’être une collectivité stratège. Son rôle est de préparer l’avenir du territoire. »

Rouen et Caen revendiquent la capitale de la grande Normandie. Et LeHavre?

« Ceux qui résument le projet normand à la capitale font une erreur. La métropole de Rouen, c’est 500 000 habitants. Celle du Havre 240 000 et autant pour Caen. La Normandie, c’est 3,3 millions d’habitants. Beaucoup ne vivent dans aucune de ces trois villes. J’ajoute que la loi ne parle pas de capitale, mais de chef-lieu. Et Le Havre, chacun connaît ses atouts. C’est le premier port français pour les conteneurs, une force industrielle considérable, qui jouera un rôle déterminant dans la future Région. »

Quel regard portez-vous sur le projet de pôle métropolitain de l’estuaire dans le cadre de la fusion?

« Il faut bien comprendre la distinction entre une métropole qui se substitue à une agglomération, et un pôle métropolitain, qui est un syndicat mixte supplémentaire et donc un échelon administratif de plus. Dans la situation de notre pays, je ne suis pas persuadé qu’un échelon administratif de plus soit judicieux. En revanche, il appartient aux élus locaux de s’entendre concernant d’éventuelles extensions de l’agglomération du Havre, dans le respect de l’équilibre entre les territoires. » 

Nicolas MAYER-ROSSIGNOL évoque aussi la situation ferroviaire normande:

Ferroviaire : le court et le long terme

« Sur les lignes Le Havre/Rouen/ Paris, Cherbourg/Caen/Paris, la situation est mauvaise. Je rappelle que ce ne sont pas des lignes régionales, mais des lignes intercités dont l’autorité est l’État. Elles sont exploitées par la SNCF. À long terme, la solution, c’est la Ligne nouvelle Paris-Normandie pour les voyageurs et le fret. Ce dossier est en haut de la pile des priorités régionales et Manuel Valls le redira ce vendredi, lors de son déplacement à Honfleur et Rouen. Il viendra signer les contrats de plan État-Région. Et il y a plus d’un milliard d’euros pour le développement de la vallée de la Seine et la liaison ferroviaire, réalisée d’ici 2030. »

« À court terme, on peut prendre le TGV du matin depuis Le Havre jusqu’à Rouen. Cela concerne plusieurs centaines d’abonnés. Concernant les lignes intercités, il y a trois sujets qui vont mal : la ponctualité, la composition des trains et l’entretien des toilettes. Sur la ponctualité, après mes demandes insistantes, la SNCF a mis en place un plan de redressement et nous dialoguons avec les associations d’usagers. Pour moi, la composition des rames est le point noir. Des moyens supplémentaires ont été affectés à ma demande à Clichy où est faite la composition des trains. Enfin pour l’entretien des toilettes, la situation devrait s’améliorer car la Région est intervenue pour qu’un poste soit ouvert à Sotteville-lès-Rouen. Cela permet d’éviter que les trains ne remontent tous à Paris pour ces opérations d’entretien. Sur tous ces sujets, nous devons rester vigilants et exigeants. »

Propos recueillis par Christophe Préteux


 

Commentaire de Florestan:

On souscrira aux analyses pertinentes de Nicolas Mayer-Rossignol sur une "région stratège" puisqu'il semble avoir pris la mesure de l'immense potentiel normand. Cependant, sur la question du pôle métropolitain de l'Estuaire et la question de bien utiliser l'outil du pôle métropolitain pour créer enfin le réseau métropolitain normand qui aura le seul à avoir la taille critique nécessaire pour dynamiser la Normandie et pour peser à l'échelle française et européenne, il faudra que le brillant étudiant néophyte en matière normande qu'il peut être travaille encore la question !

 


 

 

Évreux : Des tensions entre Nicolas Mayer-Rossignol (PS) et Guy Lefrand (UMP) lors de la réunion publique sur la Normandie réunifiée

 

 

Normandie. Les tensions politiques n’étaient pas absentes de la réunion publique de lundi soir, sur le thème de la réunification.

Évreux : Des tensions entre Nicolas Mayer-Rossignol (PS) et Guy Lefrand (UMP) lors de la réunion publique sur la Normandie réunifiée

 

 

Il est un sujet d’actualité sur lequel aucune trêve politique n’est attendue : la future région de la grande Normandie. La preuve lundi soir lors de la réunion publique qui s’est tenue à Évreux. Elle a notamment réuni Nicolas Mayer-Rossignol (PS), président de la Région Haute-Normandie - lire son interview -, Jean Louis Destans (PS), président du Département de l’Eure, et Guy Lefrand (UMP), maire d’Évreux, autour de deux questions : « Vers une grande Normandie ? Quelles priorités pour la Région ? ».

«Rouen capte tout»

D’entrée de jeu, dans une salle bien remplie, Guy Lefrand a sonné la charge : «Il y a lieu, ici, de dénoncer le comportement méprisant de Rouen. Elle capte tout, c’est un trou noir! L’Eure est complètement oublié!» Réponse cinglante de Nicolas Mayer-Rossignol : «Ce n’est pas exact. Il faut arrêter de fantasmer! Cette dualité avec la Seine-Maritime n’est plus d’actualité!»

En campagne pour la présidence de la future Normandie réunifiée, le socialiste s’est surtout employé à rassurer l’audience sur cette échéance territoriale, axant ses propos autour des atouts de la région, insistant sur les compétences - «Dans l’Eure, nous avons déjà une industrie et une agriculture très performantes» - et les moyens plutôt que sur les «problèmes de périmètre».

Ce proche de Laurent Fabius voit dans la réunification des deux actuelles régions normandes une occasion pour la Normandie de rayonner davantage dans le monde : «Partout ailleurs, la Normandie est aussi connue que la Californie. C’est une marque renommée, à nous d’en profiter!», estime Nicolas Mayer-Rossignol.

La séance a duré deux heures en tout et s’est terminée sans Guy Lefrand, parti une demi-heure avant la fin, mais avec Nicolas Mayer-Rossignol, qui a pris tout son temps pour répondre aux questions du public.


 

Commentaire de Florestan:

Nicolas Mayer-Rossignol a parfaitement mouché ce brave UMP ébroïcien qui comme ses collègues caennais et bas-normands n'ont strictement rien compris au film normand en préparation...

Notons que la posture de Guy Lefrand frise l'imposture ! Dénoncer comme ses collègues UMP bas-normands l'arrogance rouennaise, passe encore (et nous savons que ce n'est plus d'actualité puisque le principe d'une capitale normande double CAEN- ROUEN est acté) mais delà à vendre Evreux à la région parisienne avec de récents accords de partenariat et de développement économique avec des villes de l'Ouest francilien alors que nous préparons l'unité normande il y a une inconséquence qui équivaut à celle d'un Bruno Lemaire, ce "Fabius de droite" qui préfère courir la proie pour l'ombre sous les ors parisiens plutôt que d'avoir RDV à l'Histoire normande: au moins le vrai Laurent Fabius était en Normandie à Caen et à Rouen pour se soucier de l'avenir global de notre région !