A nouveau, les projecteurs de l'actualité sont braqués sur Brecqhou et ses deux frères jumeaux tenanciers multimilionnaires qui avaient remué une armée d'avocats il y a 7 ans maintenant pour ne plus être les simples vassaux de leur seigneur légitime, à savoir Michaël Beaumont, 22ème seigneur de Sercq depuis le XVIe siècle...

Résultat de recherche d'images pour

Le drapeau de Sercq: avec à la hampe, dans le quartier du haut, nos deux cats normands, cantonnés à dextre d'une croix de Saint Georges anglaise...

L'îlot de Brecqhou (situé à l'ouest de Sercq) et son château néo-médiéval de style Tudor bâti par les deux potentats ci-dessous:

Frederick et David Barclay magnats multimillionnaires de la presse britannique qui, tout à leur désir enfantin de devenir seigneurs de Brecqhou jusqu'à contester avec succès le régime féodal de la seigneurie de Sercq fondée sur le droit normand devant la cour européenne des droits de l'Homme, ont imposé le principe des élections libres pour la représentation (jusque-là héréditaire) aux "chef plaids" de l'île de Sercq dans le but inavouable de pouvoir faire élire des députés qui leur devaient tout.

Sauf que les "Sarkies" ne se sont pas laissés faire ! Il y a certes des élections désormais à Sercq mais il y aura toujours un seul seigneur dont l'hommage continuera d'être reçu des mains de "notre duc", pour cette partie de cette Normandie ducale d'outremer, qui avec Jersey, Guernesey et Aurigny demeure toujours indépendante depuis 1204 !


 

http://www.courrierinternational.com/article/2015/02/18/swissleaks-scandale-au-daily-telegraph

MÉDIAS Swissleaks : scandale au "Daily Telegraph"

L'un des plus célèbres journalistes du quotidien londonien a donné sa démission pour dénoncer la censure faite par les responsables du journal sur l'affaire HSBC.
Un article du
Un article du "Telegraph" datant du 13 février : "Pour le directeur de HSBC, la polémique a été douloureuse" - DR
Le journaliste politique Peter Oborne, l’un des principaux chroniqueurs du grand quotidien britannique, a démisionné de son poste. Il dénonce l’absence de couverture de l’affaire HSBC (Swissleaks) par le Daily Telegraph. Pour Peter Oborne, le journal a failli à son devoir d’information pour protéger ses revenus, la banque britannique étant un important annonceur du quotidien.

Dans une lettre postée sur le site Open democracy et intitulée “Pourquoi j’ai démissionné du Daily Telegraph”, le journaliste écrit : “La couverture récente sur HSBC revient à une forme d'imposture vis-à-vis des lecteurs”.

Peter Oborne affirme que depuis le début de l'année 2013, le journal décourageait tout papier critique sur HSBC. La banque avait alors suspendu l'achat d'encarts de pub après la publication par le Telegraph d’une enquête sur les comptes d'HSBC à Jersey. Sir David et Sir Frederik Barclay, les propriétaires du journal, vivent sur l'île voisine de Sark, précise le Guardian, qui rapporte les propos d'Oborne.

HSBC est “l’annonceur que vous ne pouvez pas vous permettre d’offenser, au propre comme au figuré”, aurait déclaré, selon Peter Oborne, l'un des anciens dirigeants du journal.

"Si les grands quotidiens permettent aux entreprises d’influencer leur contenu par peur de perdre leurs revenus issus de la publicité, la démocratie elle-même est en péril", poursuit le commentateur. Le journaliste demande à la direction, dirigée par Murdoch McLennan, et aux propriétaires, les frères Barclay, d'expliquer la ligne éditoriale du journal. Il réclame l’ouverture d’une enquête par un organisme indépendant.

 

Peu d'informations sont disponibles pour traiter ce sujet passablement exotique pour beaucoup de la fin du dernier régime féodal d'Europe occidentale.

On trouvera néanmoins, un reportage intéressant diffusé il y a quelques années sur France Culture "les insurgés de Sercq" et qui vaut plus par les personnalités interrogées que par l'approche d'un journaliste parisien débarquant dans l'île de "Sark" depuis Saint Malo et pêchant les informations les plus élémentaires auprès d'un exploitant de carioles à touristes venu de... Bretagne !

http://www.franceculture.fr/emission-l-heure-du-documentaire-les-insurges-de-sercq-2012-08-02

 

Aucune allusion au particularisme institutionnel de notre "Normandie d'outremer" mise à part l'exemple de la possibilté de demander "la clameur du Haro" devant l'assemblée des "chief-please" (pour chef-plaids) et l'étonnement du journaliste de constater que dans les îles anglo-normandes on puisse parler une autre langue que l'anglais, à savoir un "patois" de français commun avec celui parlé sur la "côte française". De Normandie, il n'est donc jamais question !

Raison de plus de renforcer les coopérations économiques, sociales et culturelles entre la Normandie continentale française et notre Normandie d'outremer des îles anglo-normandes car pour les habitants et décideurs les plus lucides de Jersey, Guernesey, Sercq, Aurigny, seul le développement de ces liens avec la Normandie continentale française permettra de sortir les îles d'un paradis fiscal qui est pour la majorité de nos cousins d'outremer normand, une dépendance infernale de la City de Londres...

C'est le sens du grand accord historique de coopération qui vient d'être signé à Cherbourg en décembre 2014 avec le département de la Manche et le conseil régional de Basse-Normandie: souhaitons que cette coopération "internationale" spécifiquement normande sera l'une des priorités du futur conseil régional de Normandie.