La séance plénière du Conseil Régional de Basse Normandie, abbaye aux Dames à Caen, le jeudi 26 février dernier n'a donné lieu qu'à un mince entrefilet paru dans l'édition caennaise du samedi suivant de Ouest-France:

Il n'est question que de l'approbation à titre consultatif du CRBN donnée au futur pôle métropolitain "Caen métropole Normandie" qui va maintenir (avec les pôles du Havre et de Rouen) au coeur d'une Normandie nouvellement réunifiée, l'antique passion pour la division politique.

En effet, alors qu'on nous amuse la galerie avec des bilevesées sur la future capitale normande avec le grand retour médiatique du match nul Caen vs Rouen, l'essentiel se passe ailleurs, comme d'habitude, et toujours discrètement...

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Réunification normande? ou...

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Noyade dans la Seine ?

Ainsi, ce fameux projet de Schéma stratégique de développement de la Vallée de la Seine concocté par les services de l'Etat programmant, à l'horizon 2030 l'émergence d'une véritable "trans-région" "Vallée de la Seine" qui ne manquera pas de rendre perplexe voire d'inquiéter tout honnête partisan de l'unité normande surtout lorsque ce projet s'empare de la notion sensible de "marketing territorial" ou de "labélisation" identitaire... au profit d'une unité territoriale à créer autour de la Vallée de la Seine, avec pour conséquence, la dilution de la spécificité normande aussi prestigieuse et illustre soit-elle dans une Vallée de la Seine naturellement porteuse de la lumière venue d'une "Ville Monde" tout aussi connue dans le Monde que la... Normandie !

Nous avons assisté à cette séance plénière et l'affaire présentée dans le début de l'après midi a été vite expédiée après une présentation rapide d'un quart d'heure faite par Jean-Karl Deschamps le premier vice-président.

Anne Marie Cousin et surtout Sophie Gaugain (maire UMP de Dozulé et chef de l'opposition régionale UDI-UMP) ont tenté de lancer, en vain, le débat de fond auquel nous invite ce texte important dès lors qu'on prend la peine de le lire: il faut donc croire, vu le peu de questions posées, que tous les élus régionaux du CRBN avaient lu les quelques 120 pages de cette prose officielle et l'avaient tellement parfaitement assimilée qu'ils n'avaient vraiment aucune question à poser !

La conseillère régionale UDI Anne-Marie Cousin inquiète du peu d'information sur ce texte au moment de sa présentation au vote demanda à Laurent Beauvais qui présidait la séance si ce document avait déjà été présenté et voté par le conseil régional de Haute-Normandie... La réponse du président de région fut plus qu'évasive après un bredouillement préliminaire. Personne, semble-t-il dans l'hémicycle du CRBN  n'avait d'informations précises sur ce point essentiel !

Renseignements pris, le CRHN avait déjà voté ce document à la mi décembre 2014... Cherchez l'erreur !

Le texte fut voté à l'unanimité (aucune question n'étant venue des bancs de la majorité régionale) et Sophie Gaugain, après le vote, prenait enfin la parole pour s'inquiéter de ce qui pourrait rester de la "patte normande" dans une stratégique de marketing territorial "Vallée de la Seine"...


 

Un autre point de vue et d'autres informations sur cette séance plénière au CRBN le 26 février dernier, celui que l'on trouvera dans NORMANDIE XXL qui nous propose la recette francilienne du pâté d'alouette ! Une petite alouette normande mixée avec un gros cheval parisien !

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=822

Vallée de la Seine : de Paris à Cherbourg et jusqu’au Tréport, pas mal de recyclage de projets connus

Economie. Au menu de la dernière Assemblée Plénière du Conseil Régional de Basse Normandie de très nombreux sujets comme l’agrément de la création du pôle métropolitain de Caen que nous vous avons déjà présenté, les emplois d’avenir, la formation et un gros morceau consacré à l’aménagement du territoire avec notamment le contrat de plan régional (CPER) et l’avant projet stratégique sur l’aménagement de la Vallée de la Seine qui s’inscrit dans le cadre du contrat de plan interrégional (CPIER) présenté par Jean-Karl Deschamps élu PS, premier vice-président.

Les annonces officielles du projet Vallée de la Seine ont été concrétisées en avril 2013, il s’agit de créer de Paris au Havre un vaste corridor économique qui transforme la capitale en ville maritime en développant simultanément les rives de la Seine, quelque chose dans la ligne du Grand Paris d’Antoine Grumbach de 2009. Toutefois le corridor a été élargi par rapport à l’idée initiale grâce aux élus locaux qui se sont battus pour que soit prise en compte toute la façade maritime et une bonne partie de la Manche. « Parce que la Normandie ne constitue, ni morphologiquement ni statistiquement, une simple périphérie de l’agglomération parisienne ; elle peut profiter de la dynamique créée par le Grand Paris » analyse le rapport. Donc la Vallée de Seine a pris une extension nouvelle comme le montre la zone orangée de carte.

Un ensemble économique équivalent au quart de la France

Ainsi conçue, la Vallée de la Seine compte 15 millions habitants pour les 3 régions dont les trois quart en Ile-de-France, soit plus d’un cinquième du total de la France métropolitaine, sur 5 % de sa superficie ; elle rassemble 7,3 millions emplois soit 28,5 % du total de la France métropolitaine et un million d’établissements économiques, soit un quart du total de la France métropolitaine. Le dossier continue l’énumération de la puissance ainsi regroupée avec par exemple un tiers du total des trafics maritimes et fluviaux. Première pour le tourisme, grâce à Paris, première région industrielle de France métropolitaine, première pour la Recherche et le Développement etc. la Vallée de la Seine cumule les performances. Ajoutons à cela 640 km linéaires de rivage pour la façade maritime et 460 km de berges pour le cours de la Seine.

A côté de ce tableau d’honneur flatteur, il est des chiffres moins plaisants : l’Ile-de-France, la Haute Normandie et la Basse-Normandie ont globalement perdu 74.000 emplois industriels entre 2008 et 2013, une baisse proche de la moyenne nationale. La Haute-Normandie est particulièrement touchée (-14 %), la Basse-Normandie affichant une meilleure résistance (-8 %) du fait de son tissu de PME très diversifié et de la bonne résistance de son industrie agro-alimentaire. Première région industrielle française, l’Ile-de-France a perdu à elle seule près de 50 000 emplois (-9 %).

Si les établissements se répartissent de Paris jusqu’à l’embouchure de la Seine, les sièges sociaux restent concentrés en Ile-de-France, alors qu’en Normandie on trouve une surreprésentation des fonctions d’exécution et une faiblesse des fonctions supérieures, qui crée une dépendance des établissements normands vis-à-vis de grands groupes dont les décisions sont prises en dehors du territoire.

La taille ne suffit pas à créer la richesse et la gageure c’est de mettre du lien dans tout cela et développer les synergies. L’objectif étant comme toujours de créer de l’emploi mais celui-ci n’étant pas un produit mais une résultante, il convient de trouver les chemins.

Un plan d’action qui recycle les grands classiques

Pour conforter le développement économique on se propose de favoriser le maillage de l’ensemble des territoires normands et franciliens pour le transport de voyageurs et de marchandises et développer l’offre foncière, immobilière et de services correspondants. On retrouve nos carences habituelles infrastructures en matière ferroviaire qu’une lointaine LNPN devrait combler. Pour développer l’hinterland portuaire on évoque une fois de plus le fret par voie fluviale et par train pour les conteneurs. Refrain connu mais dont le décollage peine à arriver.

On s’appuiera sur nos grandes filières reconnues que sont l’automobile, l’aéronautique, l’énergie avec ses facettes de l’éolien en mer et des énergies marines renouvelables pour valoriser les filières d’excellence, anticiper les mutations et développer des filières d'avenir en s’appuyant sur l’enseignement supérieur et la recherche.

Bien entendu la transition écologique est au programme pour développer l’activité et on rappelle notre richesse touristique qui devra être mieux exploitée pour profiter à plein de ce gisement d’avenir. On optimisera les synergies entre les multiples pôles de compétitivité. Le numérique est aussi au cœur des enjeux, la véritable question sur ce point étant de savoir s’il ne va pas plutôt détruire des emplois plutôt qu’en créer comme le craignent désormais certains spécialistes. Les axes de développement retenus sont donc ceux que nous évoquons sans arrêt au fil de nos articles.

Marketing et bases de données

Désormais notre Etat est devenu le roi du marketing alors on va créer un label qui renforcera l’identité de la Vallée de la Seine et l’attribution du label peut être accompagnée d’un financement public, soit au titre du CPIER, soit au titre d’autres sources de financement, y compris privé, qui correspondront davantage à l’objet du projet et/ou à son échelle de mise en œuvre

On créera aussi une base de données territoriales. La première étape de cette démarche consisterait en l’élaboration d’une base de données, recensant les sites patrimoniaux et les équipements culturels présents dans la région. (ndlr: laquelle?). Les Régions Ile-de-France, Basse-Normandie et Haute-Normandie ont, depuis le transfert, en 2004 aux régions, de l'inventaire général du patrimoine culturel, mené un effort important en la matière. Toutefois, ces institutions ne travaillant pas de façon concertée sur une problématique interrégionale, une instance de collaboration est nécessaire pour mener ce travail.

Encore beaucoup de rapport à venir donc, la tendance est grande à perpétuellement faire des analyses plus qu’à concrétiser.

Le nerf de la guerre

Le financement de tout cela s’effectue via le budget total du  CPIER Etat (dont opérateurs) qui, avec les 3 Régions, représente des engagements financiers à hauteur 412 millions d’euros sur 6 ans période 2015 / 2020

Part de l’Etat : 219,11 millions euros

Part de la Région Basse Normandie : 46,92 millions d’euros (7,82 millions  d’euros/an)

Part de la Région Haute Normandie : 94,73 millions d’euros

Part de la Région Ile de France : 51,316 millions d’euros

A cela s’ajoutent bien entendu des budgets CPER de chaque région

Une opposition sur la réserve

Lors de la séance du Conseil Régional Sophie Gaugain, élue de l’UMP, a regretté le grand flou dans lequel a été menée la réunification puisque les compétences de la région ne sont pas vraiment définies. « À 8 mois de la création de la grande Normandie : toujours pas de compétences connues à ce jour, toujours aucune précision de l’Etat sur la réorganisation de ses services dans les régions qui se regroupent » a souligné l’élue. Elle a aussi regretté que la mise sur pied des CPER n’ait pas été menée en concertation entre les deux régions normandes et considère que les élus n’ont pas été suffisamment associés à l’élaboration du schéma de la Vallée de Seine, point de vue qu’argumentera aussi Anne-Marie Cousin de l ’UDI.

Même les réunions sur le CEPIER n’ont pas le même timing dans les deux régions.

Pour Sophie Gaugain, les axes d’action retenus sont trop restrictifs et surtout le sud de la Normandie est largement exclu sans compter que les marges de manœuvre des régions semblent bien limitées. Laurent Beauvais mettra l’accent sur la liberté de coopération qui apparaît nettement sur la carte de campus où chaque établissement travaille avec l’organisme de son choix où qu’il soit en Vallée de Seine. La Région a aussi la liberté de travailler avec celles qui l’entoure et de rappeler : « les échanges qui existent entre Basse Normandie la Bretagne ou les Pays de Loire. »

Sophie Gaugain demande aussi une grande vigilance en matière de crédits et donne l’exemple des 63,7 millions d’euros pour le volet développement économique, enseignement supérieur et recherche où l’Etat apporte sur 6 ans, 26,73 millions d’euros, la région Basse Normandie 7,86 millions ce qui ne fait guère que 1,31 million par an. Sur cette somme 100.000 euros /an iront à la structuration des filières et au développement des pôles et 301.000 euros / an à l’enseignement supérieur. Alors qu’en Haute-Normandie, sur six ans ce seront 20 millions qui seront affectés au même objet et 5,8 millions en Ile de France.

Aussi recommande-t-elle : « nous devrons apporter une vigilance absolue sur le version définitive du CPIER. qui sera proposée à l'assemblée régionale en avril. »

Le regard des spécialistes

Du côté des géographes, l’un d’entre eux, se dit « impressionné par l’ampleur de la bibliographie, même s’il y a des lacunes, et par l’intérêt de la cartographie et de la documentation. »

Curieux, comme tout universitaire il précise : « on aimerait en savoir plus sur certains points : le bureau d’études ? Qui a tenu la plume? Comment la Haute Normandie a-t-elle conduit sa propre démarche? »

Mais surtout il faudrait pouvoir situer cela dans le cadre global de l’aménagement du pays « Comment la Normandie se situe-t-elle part rapport au coûteux projet Seine-Nord (5 milliards d’euros !) qui  risque d’avantager la Région Ile-de-France...et les ports du Waal plus que ceux de la Basse  Seine? »

Il se demande si « ce beau projet Axe -Seine est compatible, financièrement, avec les 24 milliards du Super - Metro parisien même si ce dernier sera  sans douté «  raboté », et s’il fait progresser l’idée d’un développement plus « autocentré » d’une région qui a surtout subi depuis 50 ans les impulsions externes ? Quelles mesures permettront de développer les PME et les moyennes entreprises indispensables pour notre région ?"

Comme les élus régionaux qui restent un peu sur leur faim de n’avoir pas participé à l’élaboration du projet il se demande : « comment impliquer davantage les acteurs locaux et le financement régional.

Pourquoi la Normandie ne serait-elle pas la première à lancer l’idée d’un grand emprunt régional associé à un Projet Normand?"

Belle proposition, en ces temps de crowdfunding ou financement participatif, il serait peut-être temps de sortir de l’éternel démarche étatique qui consiste à distribuer des richesses qui se font de plus en plus rares et de partager le pouvoir avec la société civile. Car qui paie contribue aussi à la décision.


 

Plus brutale mais ô combien nécessaire, la réaction de l'Union pour la Région Normande (proche de l'UMP) avec le communiqué à lire ci-dessous:

QUE  FAUT-IL  PENSER  DU « SCHEMA  STRATEGIQUE         

D'AMENAGEMENT   ET  DE  DEVELOPPEMENT

DE  LA  VALLEE  DE  LA  SEINE » ?

                                                 ___________

 

         Le 22 Avril  2013 un décret  du Premier Ministre Jean Marc Ayrault créait un Délégué interministériel au Développement de la Vallée de Seine , en la personne de François Philizot qui remplaçait Antoine Rufenacht « limogé » par le Gouvernement quelques mois auparavant et qui occupait depuis 2011  le  poste  de Commissaire général  au développement de la Vallée de la Seine.

      Au  Délégué interministériel placé sous l'autorité directe du Premier Ministre était adjoint un Comité Directeur composé des Présidents des Régions Ile de France, Haute Normandie et Basse Normandie et d'un Préfet coordinateur le Préfet de Haute Normandie Maccioni . A François Philizot  revenait la mission de concevoir pour l'année 2014 un « Schéma stratégique pour l'aménagement et le développement de la Vallée de la Seine ». Etant donné l'ambition affichée par ce document « stratégique » qui se voulait « un projet de développement à l'horizon 2030 » on aurait pu penser que les présidents des trois régions MM. Huchon ,Beauvais et Mayer-Rossignol, associés à sa conception auraient fait une large publicité à celui-ci afin que les habitants des régions concernées puissent donner leur appréciation sur un projet qui les concerne tous . Il n'en a rien été : la plus grande discrétion  pour ne pas dire le plus grand secret a présidé à son élaboration et le citoyen ordinaire n'a pu en prendre connaissance que d'une façon « non officielle » et avec difficulté au cours des semaines passées.

      Venons en maintenant au contenu de ce « Schéma stratégique »:

   Sur le principe, nul ne remet en question la nécessité d'une coopération des régions normandes et de l'Ile de France ayant pour finalité le développement de ce que certains ont appelé l' « Axe Seine », ce développement devant être profitable à celles-ci. Néanmoins il convient d'être très attentif à la forme que doit revêtir cette coopération et à son contenu afin que les intérêts de La Normandie (puisque dans quelques mois les deux régions normandes n'en feront qu'une) soient garantis .

     Or, à cet égard le contenu de ce « Schéma stratégique » est plus qu'inquiétant  pour notre région. Enumérons quelques raisons qui justifient cette inquiétude sans prétendre pour l'instant à l'exhaustivité (une analyse plus détaillée devant suivre ):

        sur le plan de la forme que doit revêtir la « coopération » Vallée de Seine aujourd'hui et pour le long terme celle-ci sera pilotée directement par  le Premier Ministre via le Délégué inter-ministériel et le Préfet coordinateur (préfet de Haute Normandie) – le « Comité directeur » ayant un rôle essentiellement consultatif – C'est donc le retour de l'Etat et du dirigisme à un moment ou on parle de décentralisation et de déconcentration -

 

        bien que cela ne soit pas formulé explicitement dans le document il est clair que la « coopération » Vallée de Seine vise à terme à prendre une forme institutionnalisée trans-régionale qui sera dominée inévitablement par les structures les plus puissantes (Etat -Ile de France )  → page 18 → « Organiser la gouvernance pour faire face aux défis d'aujourd'hui et de demain »

        toujours dans la même logique  l' objectif poursuivi par le « Schéma » est de ...

« nourrir l'affirmation d'une identité commune aux trois régions traduisant à la fois le partage d'éléments communs de morphologie tout le long de la Vallée... » (page 17)

        en cohérence avec cette vision trans-régionale il est, bien entendu, nécessaire - recommande le schéma - de « coordonner une démarche de marketing territorial pour renforcer l'attractivité de la Vallée de Seine (... ) en dépassant les fragmentations institutionnelles » (page  24-) on peut penser qu'au nombre des « fragmentations institutionnelles » figure, selon les concepteurs du « schéma », la région normande.                                                                                                  

        toujours dans la même cohérence de pensée le document préconise que cette nouvelle trans-région Vallée de Seine en gestation ( qu'il faut « identifier par un label » (page 17 ) se réapproprie à son profit des éléments du patrimoine culturel normand . Pour ne prendre qu'un seul exemple, dans le cadre du « renforcement du potentiel économique à travers le développement touristique et culturel »  (pages 34 -35-38...) le  « Schéma » re-dimentionne  la grande manifestation « Normandie -Impressionniste » organisée ces dernières années en Normandie sous un format « Vallée de Seine ».

        la lecture du « Schéma stratégique Vallée de Seine » permet de percevoir que la quasi totalité des domaines qui ressortent habituellement des compétences régionales (de la Normandie en l'occurrence) vont être progressivement du ressort d'une structure sans véritable légitimité et  ayant vocation à devenir une sorte de structure trans-régionale sans véritable identité autre que celle qui lui sera attribuée par une décision technocratique.

       La coopération  nécessaire dans le cadre de la Vallée de la Seine ne peut faire l'économie d'un large débat tant les enjeux qu'elle comporte sont importants pour l'avenir de la Normandie .