Pour le coup voilà donc un vrai clochermerle ! Les 56 cloches du carillon de la cathédrale de Rouen installées dans la Tour de Beurre vont être restaurées et refondues pour partie (ou recréees) par l'entreprise savoyarde Paccard près d'Annecy qui est, avec l'entreprise normande de Villedieu Les Poëles (Havard Cornille) la seule fonderie de cloches encore existante en France.

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Pour le coup, le clochemerle Haut-Normand VS Bas-Normand n'a donc aucun intérêt: la Savoie est une bien belle région avec, en terme d'histoire et d'identité, quelques points communs avec la Normandie... A savoir, une histoire européenne prestigieuse et être à l'origine dès la fin du XVIIIe siècle, de l'idée moderne et romantique de région touristique (la Normandie étant admirée pour son bord de mer et la Savoie étant admirée pour ses montagnes)


 

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Le carillon de la cathédrale Notre-Dame de Rouen va être démonté en vue d’être restauré

Publié le 08/04/2015 á 22H35

Événement. L’entreprise savoyarde Paccard a emporté le marché de restauration des 56 cloches de la cathédrale Notre-Dame. Le démontage - qui promet d’être impressionnant - commence lundi.

Le carillon de la cathédrale Notre-Dame de Rouen va être démonté en vue d’être restauré

Cinquante des cinquante-six cloches de la Cathédrale Notre-Dame - emmenées par leur grande sœur la Jeanne-d’Arc (environ 10 tonnes) - s’apprêtent à faire un grand voyage vers la Savoie. Comme l’annonçait le directeur régional des affaires culturelles Luc Liogier dans notre édition du 23 janvier dernier, la Drac (direction régionale des affaires culturelles) a donné, après une dizaine d’années d’attente, son feu vert à la restauration du carillon. Dès la semaine prochaine, les équipes de l’entreprise Paccard (Haute-Savoie) procéderont au démontage des cloches puis à leur dépose. Leur descente interviendra quant à elle à partir du 27 avril.

La cathédrale de Rouen possède un carillon (à usage musical) et une sonnerie de cloches à usage cultuel. L’ensemble a été installé et agrandi au cours de l’histoire, en 1914, 1954 et 1959. Le carillon de 1914 était composé de 29 cloches, tandis que la « sonnerie » comptait quatre cloches avec la Jeanne d’Arc (16 tonnes), la Caroline (3 300 kg), la Jean-Baptiste et la Petite Marie. Ces quatre cloches ont été détruites durant la Seconde Guerre mondiale, en juin 1944. En 1954, le carillon était restauré et passait à 50 cloches. Puis en 1959, la sonnerie était restaurée et la Jeanne refondue.

Six cloches à demeure

En 2015, seize nouvelles cloches vont faire leur apparition. «Parmi elles, certaines vont remplacer des cloches de 1914 dont la qualité musicale n’est plus suffisante aujourd’hui pour faire partie du carillon», précise Anne Paccard, directrice du musée de la fonderie familiale. Les anciennes cloches seront conservées. Six d’entre elles seront prochainement installées dans la Tour de Beurre, permettant à la cathédrale de ne pas rester muette pendant la durée de la restauration. Deux autres seront exposées dans la Tour Saint-Romain.

L’opération va se dérouler en plusieurs temps. Une fois descendues, les cloches vont rejoindre la région du lac d’Annecy.

Elles bénéficieront d’un grand nettoyage et seront équipées d’un système de transmission qui les reliera au clavier à coups de poing.

Au fil des mois, les seize nouvelles cloches seront créées par la fonderie Paccard. Quelques-unes, de petite taille, ont déjà été coulées la semaine dernière. Parmi les neuf autres grosses pièces seront coulés deux bourdons - cloches sonnant à la volée - de 5 et 3 tonnes.

Après la restauration, le carillon comptera 64 cloches, ce qui le placera en deuxième place des carillons de France, après celui de Chambéry (70 cloches), également signé Paccard. «Les musiciens apprécieront notamment les quatre octaves chromatiques possibles sur l’instrument, commente Anne Paccard. Le but du facteur de carillon est de donner toute l’expressivité possible à l’instrument qui doit être extrêmement réactif.» Le carillonneur en titre, Patrice Latour, pourra d’ici un an tester le nouvel ensemble.

Patricia Buffet

p.buffet@presse-normande.com


 

pratique
La fonderie Paccard est l’un des trois facteurs de carillon au monde. L’entreprise familiale fonctionne depuis 1796. Sept générations de fondeurs se sont succédé à la direction de l’entreprise.
Au total, ce sont plus de 120000 cloches signées Paccard qui rythment le quotidien de villes et de villages à travers le monde entier. La société a récemment livré à l’Opéra national de Paris un carillon de 25 cloches qui joue avec l’orchestre.
Le montant de la restauration du carillon de Rouen s’élève à 500000€. Elle durera environ un an.

L’association des Amis du carillon est située 3, rue Saint-Romain. Courriel: carillon-rouen@laposte.net


 

Commentaire de Florestan:

Aux Normands de Villedieu les Poêles la fonte de cloches isolées de grande taille... Aux Savoyards d'Annecy la fonte des cloches de carillon... Pas de clochemerle chez les fondeurs de cloches !