Guillaume PEPY le PDG de la SNCF a, soit disant, "une dette" à régler à l'égard des usagers Normands. On apprend, grâce à un rapport secret qui ne pouvait le demeurer encore bien longtemps (car certains journaux, contrairement à d'autres, font honnêtement leur travail), que le PDG de la SNCF n'a finalement nullement l'intention de l'honorer... Au contraire !

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Surtout lorsqu'on apprend (en lisant l'article de Paris Normandie ci dessous) que l'Ex est encore à la manoeuvre pour saboter la Normandie!

Voici donc encore un sujet, et quel sujet ! où Nicolas Mayer Rossignol le Normand va devoir trainer un boulet... LE VERN !

Ci dessus: état probable d'une voie ferrée normande en 2030 après l'application du PLAN LE VERN en attendant l'arrivée de la LNPN...

Nous qui pensions que les récentes annonces de travaux pour remettre à niveau la desserte ferroviaire normande (à bout de souffle) étaient destinées à nous faire patienter la LNPN (et un communiqué de nos amis de l'URN posté ici nous rappelle qu'il faudra nous armer de patience...), voici que nous apprenons que sur ces voies passablement rénovées et sous les voûtes consolidées de ces tunnels, moins de trains rouleront... Beaucoup moins de trains qu'aujourd'hui alors qu'il nous faut assurer toujours plus de mobilité entre les villes normandes (pensons à la future capitale régionale multi-sites) et encore plus d'accessibilité vers une offre de transports qui ne soit pas que la seule voiture individuelle à l'arrêt devant une barrière de péage de la SAPN !

La Société Nationale du Cocufiage Ferroviaire (SNCF) ne nous apprendra plus à savoir nager comme Fernandel ! Et a clairement décidé de prendre les Normands (mais aussi ailleurs) pour des... cons-tribuables !

Alors faudra-t-il envisager des méthodes plus radicales pour instaurer un rapport de force (car il n'y a semble-t-il que cela de vrai...) pour que la SNCF, ce train devenu fantôme du service public ferroviaire continue d'honorer la République partout sur son territoire?

Doit-on s'en remettre à des compagnies ferroviaires privées? (d'ici 2019 comme le souhaite la Commission européenne néo-libérale) avec cette petite musique désagréable déjà entendue : si vous voulez un service dans votre Ploukistan vous allez devoir payer plus cher ou alors trouver un autre opérateur (privé et plus cher forcément...). Ce rapport fuitant dans l'Humanité, le quotidien préféré des cheminots de la SNCF, fait l'effet d'un gros méchant ballon d'essai pour savoir si l'ouverture à la concurrence privée du service ferroviaire peut être acceptée sans trop de remous !

Doit-on plutôt mettre le feu au siège régional de la SNCF pour la Normandie? (méthode bretonne)

Refuser de payer son titre de transport lorsque la SNCF vous met en retard à votre travail?

(la chose a déjà été faite et les comités de ligne vont certainement se mobiliser)

Ou encore, plus symboliquement, sequestrer Monsieur Alain Le Vern dans son bureau et donner son salaire aux nécessiteux abonnés réguliers à la banque alimentaire de Normandie !

Après un arbitrage sévère des procrastinations sur la LNPN en juillet 2013, le député socialiste normand ex-maire de Caen Philippe DURON, président d'une agence nationale de financement des infrastructures de transports sans ... finances (il attend d'être dupé par les sociétés d'autoroutes) va remettre ça: sabrer sévèrement dans les quelques 300 trains des lignes nationales "d'équilibre du territoire", au titre desquels on trouvera toutes nos grandes lignes normandes ou presque !


 

http://www.normandie-actu.fr/en-normandie-un-rapport-explosif-de-la-sncf-qui-preconise-la-suppression-de-trains_121057/comment-page-1/#comment-87964

Rouen En Normandie, un rapport explosif de la SNCF qui préconise la suppression de trains

« Quand la SNCF programme des déserts ferroviaires ». Un rapport confidentiel de la SNCF préconiserait la suppression de trains en Normandie. Explications.

Mise à jour : 11/04/2015 à 10:36 par La Rédaction

« Ce n’est pas la SNCF qui prendra la décision mais l’État », répond la compagnie ferroviaire suite aux révélations de l'Humanité. (Illustration)

« Ce n’est pas la SNCF qui prendra la décision, mais l’État », répond la compagnie ferroviaire suite aux révélations de L'Humanité. (Illustration)

C’est L’Humanité qui a lancé la bombe, mardi 31 mars 2015, avec un article titré « Quand la SNCF programme des déserts ferroviaires ». La journaliste, Kareen Janselme, y évoque « un rapport confidentiel qui préconise la suppression de plus de la moitié des lignes Intercités sur le territoire national ». Le quart nord-est de la France ou la Creuse ne seraient alors plus desservis par des transports nationaux, détaille L’Huma, listant des trains de nuit supprimés, des trajets réduits, des territoires non desservis…

Le député PS du Calvados, Philippe Duron, devra trancher

"Sur 300 trains concernés par l’offre actuelle, près de 160 seraient condamnés à disparaître en raison de leur coût et d’un taux de remplissage moyen de 50 %, selon elle insuffisant".

Auditionnée par la commission sur l’avenir des Trains d’équilibre du territoire (TET) – les Intercités - la SNCF aurait préconisé « un changement radical du paysage ferroviaire », pour faire des économies. « Alors que l’État, autorité politique responsable de ses trains depuis 2011, a prolongé d’un an sa convention avec la SNCF, le secrétaire d’État chargé des Transports a confié en novembre au député PS du Calvados, Philippe Duron, la présidence d’une commission pour réfléchir à ce sujet », explique L’Humanité. En janvier, la SNCF était auditionnée pour donner son avis. En est sorti ce rapport, explosif.


Contacté par Normandie-actu, le porte-parole de la SNCF à la direction régionale de Normandie semble irrité de ces fuites, et « ne fera aucun commentaire, car c’est l’État qui prendra la décision, pas la SNCF ». Les informations divulguées par L’Humanité n’ont pas été, pour autant, démenties.
Si les préconisations de la SNCF étaient reprises par cette commission consacrée « aux trains d’équilibre du territoire », l’addition, en Normandie, pourrait être salée, détaille Paris Normandie, dans son édition du samedi 11 avril 2015, citant l’axe Paris-Rouen-Le Havre, mais aussi Caen-Le Mans-Tours ou encore Paris-Caen-Cherbourg-Deauville où la fréquence des trains pourrait être revue à la baisse, sensiblement. Philippe Duron doit remettre son rapport fin mai. Drôle de calendrier. Vendredi 3 avril 2015, Guillaume Pepy, patron de la SNCF, était, à Rouen, à la préfecture, pour présenter le « plan impact des lignes de Normandie », consacré plus précisément à l’amélioration de la ligne Paris-Rouen-Le Havre. Il a promis que la SNCF investirait 375 millions d’euros pour cette ligne. Il a « oublié » de parler des économies à venir…

La Rédaction
Voir aussi l'article plus complet paru dans Paris-Normandie:

Lignes ferroviaires : un rapport de la SNCF préconise des mesures drastiques en Normandie

Publié le 10/04/2015 á 23H09
Lignes ferroviaires : un rapport de la SNCF préconise des mesures drastiques en Normandie
La ligne Paris-Rouen-Le Havre (ici sur le viaduc ferroviaire de Barentin)
est actuellement desservie par 23 allers-retours quotidiens de trains Intercités, dont treize jusqu’au Havre (photo Boris Maslard)

Guillaume Pepy, le président de la SNCF qui a dévoilé la semaine dernière son plan d’actions pour les lignes normandes, n’a pas levé le voile sur les mauvaises nouvelles qui pourraient survenir dans les prochains mois... Dans un rapport confidentiel remis récemment à la commission Duron, chargée par le gouvernement d’analyser l’offre globale des Trains d’équilibre du territoire (TET), autrement appelés Intercités (320 trains par jour, 34 millions de voyageurs par an et 335 villes desservies), la compagnie préconise des mesures radicales destinées à réaliser des économies comme le demande la Cour des comptes.

Plusieurs lignes normandes pourraient sortir du dispositif Intercités.

Pour d’autres, l’offre pourrait être réduite de moitié, comme sur l’axe Paris-Rouen-LeHavre. Objectif pour la SNCF: passer le relais aux collectivités locales. La commission Duron remet son rapport fin mai. Au gouvernement, ensuite, de décider.

«La SNCF n’est pas dans le déni. La situation n’est pas bonne». Il y a une semaine, Guillaume Pepy dévoilait à Rouen son « plan d’actions » pour améliorer les lignes normandes fréquentées chaque année par plusieurs centaines de milliers de voyageurs. A la clé, une enveloppe de 375 millions d’euros d’ici à 2020 avec, dès cette année, un engagement de 55 millions d’euros. Objectif : rétablir une situation anormale qui se manifeste, de l’aveu même de Guillaume Pepy, par «un problème par semaine».

Mais le président de la SNCF a-t-il vraiment tout dit vendredi dernier à la préfecture ? En fait, un rapport confidentiel de la compagnie nationale préconise des mesures radicales non pas sur l’amélioration des infrastructures mais pour diminuer les coûts et combler les déficits. La seule ligne Paris-Rouen-Le Havre serait dans le rouge de 7 à 8 millions d’euros par an selon Guillaume Pepy.

Paris-Rouen-LeHavre: moitié moins d’allers- retours

Ce plan drastique, qui a été présenté devant la commission Duron en janvier dernier par Alain Le Vern, l’ancien président de la Région Haute-Normandie désormais directeur des activités TER et Intercités à la SNCF, touche l’ensemble du territoire. Et la Normandie n’est pas en reste. Devant la commission chargée d’analyser les Trains d’équilibre du territoire (TET), autrement dit les Intercités, la SNCF dresse un état des lieux, ligne par ligne.

Sur l’axe Paris-Rouen-LeHavre, desservi par 23 allers-retours quotidiens, dont 13 jusqu’au Havre, la SNCF préconise de réduire de moitié le nombre d’allers-retours quotidiens, dont 4 jusqu’au Havre. Sur cette ligne-là, la SNCF réalise un chiffre d’affaires annuel de 98 millions d’euros. Quant au taux d’occupation moyen des Intercités, il serait de 57 %. Ce qui conduit la compagnie a juger l’offre «globalement surabondante» sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre. Abandonnant la moitié de ses liaisons Intercités à l’horizon 2018, la SNCF recommande un transfert vers les Trains express régionaux (TER) financés par les collectivités locales. Dans son rapport, la SNCF note, entre autres «points de vigilance», «la réduction importante des fréquences» et la perte de «7 allers-retours quotidiens sur Le Havre», d’où un «fort enjeu d’articulation des correspondances à Rouen avec les TER».

Autre axe, Paris-Evreux-Serquigny. La SNCF propose ex abrupto de faire sortir cette ligne-là, desservie par un aller-retour quotidien, du dispositif Intercités. Même sort pour la ligne Caen-LeMans-Tours opérée avec deux allers-retours chaque jour. Pour le Paris-Caen-Cherbourg-Deauville (15 allers-retours par jour), la SNCF propose de descendre la fréquence à dix allers-retours quotidiens d’ici à 2018. Parmi les points de vigilance, la réduction de la fréquence vers Cherbourg mais aussi la suppression des dessertes Intercités à Bernay ; pas sûr que cette perspective enchante le sénateur-maire de Bernay, Hervé Maurey, qui vient d’être nommé au conseil de surveillance de la SNCF... Quant à la ligne Paris-Granville, qui dessert Verneuil-sur-Avre, dans l’Eure, la SNCF considère que les cinq allers-retours quotidiens ne relèvent pas d’une offre nationale et préconise donc d’extraire cette ligne du système Intercités.

«aucun commentaire» à la sncf

Les lignes normandes vont-elles réellement perdre de leurs capacités ?

En lançant des «pistes de redressement de la trajectoire financière des TET qui se dégrade d’année en année», commission Duron dixit, la SNCF cherche à rationaliser - autrement dit faire des économies - et à envoyer la balle dans le camp des collectivités, notamment des Régions qui ont les transports dans leur champ de compétences. «Il n’y a aucun commentaire. Ce n’est pas la SNCF qui prendra la décision mais l’État», indique un porte-parole de la compagnie ferroviaire.

Quant à la Région Haute-Normandie, qui investit depuis des années des dizaines de millions d’euros sur le ferroviaire pour acheter du matériel et se substituer, parfois à la SNCF comme sur la ligne Dieppe-Rouen, elle ne dispose pas «d’informations particulières sur le sujet». «Mais il est hors de question de diminuer le service Paris-Rouen-LeHavre. Ce serait frontalement contradictoire avec tous les investissements qui sont engagés par la SNCF, l’État et la Région, à mon impulsion sur la vallée de la Seine. J’y serai personnellement extrêmement attentif», souligne Nicolas Mayer-Rossignol, le président du conseil régional de Haute-Normandie.

Rapport remis à la fin mai

De son côté, l’association Convergence nationale rail (CNR), qui défend les usagers et les cheminots, sera auditionnée mercredi prochain par la commission Duron. Et Pierre Ménard, son président haut-normand, entend bien défendre le service public et rappeler à la SNCF ses obligations pour rendre «équitable» l’accès aux transports. «Nous ne sommes pas d’accord pour que la SNCF se reporte sur les régions pour payer. Si deux régions voisines ne sont pas d’accord, l’offre de transports diminuera», souligne Pierre Ménard.

La commission Duron poursuit actuellement ses auditions et a lancé en parallèle une consultation du public. Elle remettra son rapport à la fin mai au secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies. Lequel aura sûrement en mémoire les préconisations de la Cour de comptes. En février dernier, à propos des Intercités, un service organisé depuis 2010 sous la responsabilité de l’État, elle appelait de ses vœux des «mesures énergiques de réduction des coûts de gestion de ces trains, mais aussi des choix en ce qui concerne leur périmètre et leur financement».

stéphane siret

s.siret@presse-normande.com

la commission « tet » lancée en novembre

«Intérêt national», «cohérence et identité»

La commission Avenir des Trains du Territoire (TET) a été lancée en novembre dernier par Alain Vidalies, le secrétaire d’État aux Transports. Selon un communiqué du ministère, cette «mission d’analyse et de propositions» doit permettre de «clarifier l’offre faite aux usagers» en matière de transport et «doter les TET d’une stratégie d’avenir». «Il est nécessaire que l’offre de transport ferroviaire TET conventionnée par l’État réponde à un besoin d’intérêt national clairement identifié et regagne en cohérence et en identité auprès des voyageurs», déclarait Alain Vidalies en novembre dernier. Présidée par le député PS du Calvados, Philippe Duron, la commission est composée de onze personnes, dont le président du conseil régional de Picardie, Claude Gewerc.


 

Voir enfin sur le site de Tendance Ouest Caen:

http://www.tendanceouest.com/actualite-101388-sncfsuppression-eventuelle-des-arrets-a-bayeux-carentan-et-valognes.html