Au jeu de cartes, lorsqu'on est l'outsider avec un jeu limité, il est possible d'aller jusqu'au bout d'une partie quand on sait abattre la bonne carte au bon moment, a fortiori, lorsque dans un jeu limité, il y a surtout deux ou trois bonnes cartes !

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Pour une élection régionale en Normandie, avoir de bonnes cartes normandes en main (surtout après avoir manipulé d'autres cartes qui l'étaient beaucoup moins, il est vrai, dans une partie précédente...) c'est un atout et le véritable atout justement (on pensera au jeu du Tarot) c'est de penser en avance sur les concurrents aux originalités du jeu normand qui pourraient faire la différence : par exemple, l'unité normande se fera dans le respect de la diversité, le polycentrisme normand sera facteur d'unité plus que de division...

A condition de mettre en oeuvre réellement le type de gouvernance qui permettrait de réaliser concrètement une position, un discours "normand":

Cette gouvernance ne peut être que démocratique, ouverte, anti-autoritaire, transparente, non arbitraire, absolument non discrétionnaire... Bref ! l'exact contraire du mode d'emploi habituel du jacobinisme centralisateur à la mode de Paris depuis Louis XIV jusqu'à Nicolas Sarkozy (voire ... Hollande !) en passant, bien entendu, par le Petit Corse génocidaire de la paysannerie des provinces françaises sur le front russe en 1812...

Pour être clair, du point de vue d'une gouvernance "à la normande", le bilan d'Alain LE VERN qui fut pendant 15 ans un petit satrape jacobin haut-normand, est un très mauvais bilan. En revanche, en Basse-Normandie, de ce point de vue, des initiatives originales de coopération ont été prises avec, en autres, les pays et les bassins de vie de la Normandie occidentale: en terme de gouvernance "à la normande", le bilan de Laurent BEAUVAIS est estimable...

Nicolas MAYER ROSSIGNOL doit oser abattre clairement les bonnes cartes normandes au pays de Charlotte CORDAY:

Par exemple: oser le fédéralisme en proposant clairement une capitale régionale partagée entre Rouen, Caen et Le Havre (voir ci-après l'article de Paris Normandie: la position de NMR n'est pas encore totalement claire...)

Car la Normandie est ce pays "girondin" d'esprit "fédéraliste", authentiquement "démocratique" (c'est l'héritage de la pratique du droit normand) où la décision d'agir pour l'intérêt général doit reposer sur un débat public rationnel et approfondi afin que les droits individuels de tout un chacun soient respectés... (sinon c'est une "clameur de haro")

Hervé MORIN appartient à une tradition politique qui est pourtant directement issue de cette  lignée idéologique qui, depuis le meurtre de Marat par notre Charlotte préférée, est restée minoritaire en France: il devrait, lui aussi, abattre un jeu authentiquement normand à l'instar d'un Nicolas MAYER-ROSSIGNOL qui aura, plus que tout autre candidat aux prochaines élections régionales qui auront lieu les 6 et 13 décembre 2015, l'urgente nécessité de faire en sorte que ces élections soient nos premières élections générales normandes contre tous les candidats Jacobins qui voudraient "nationaliser" ce scrutin confisquant, une fois de plus, cet enjeu régional dont ils n'ont que faire ou dont ils se méfient !


Première épreuve: comment stopper le clochemerle sur la future capitale régionale normande?

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/2959082/breves+normandie/nicolas-mayer-rossignol-et-la-capitale-regionale--ma-position-est-bien-connue-et-n-a-jamais-change#.VS6gxJOjbK9

Nicolas Mayer-Rossignol et la capitale régionale : « Ma position est bien connue et n’a jamais changé »

Nicolas Mayer-Rossignol et la capitale régionale : « Ma position est bien connue et n’a jamais changé »

ROUEN (SEINE-MARITIME). La capitale régionale à Caen, le conseil régional à Rouen : depuis hier, le débat alimente les discussions, dans le milieu politique notamment. « Nous n’avons pas besoin de divisions, nous avons besoin de rassemblement, expliquait hier Nicolas Mayer-Rossignol [et ce matin dans les éditions papier de Paris-Normandie, Le Havre-Presse, Havre-Libre et Le Progrès de Fécamp, Ndlr]. La Normandie a trop longtemps souffert de divisions stériles. Sur le drapeau normand, il y a deux léopards. Ils doivent avoir la même taille », ajoutait le président du conseil régional de Haute-Normandie, tête de liste PS pour les Régionales des 6 et 13 décembre 2015.

Dès ce mardi matin, sur son blog, Nicolas Mayer-Rossignol a de nouveau réagi à la question de la future capitale régionale. « Certains tentent d’exploiter le sujet à des fins politiciennes. Faute d’avoir quelque chose à dire sur l’essentiel, c’est-à-dire sur le projet pour la Normandie, ils s’acharnent sur l’enjeu de la capitale en ajoutant de la confusion à la confusion et de la division à la division, en continuant d’attiser les vieilles querelles (Rouen contre Caen, Haute contre Basse...) qui ont fait tant de mal à notre région depuis si longtemps. Au moment où, avec Laurent Beauvais, nous rassemblons la Normandie, confusion et division ne me paraissent pas les meilleures conseillères », écrit le président de région.

« Sur le fond, ajoute-t-il, ma position concernant la capitale est bien connue et n’a jamais changé : il faut une organisation efficace et équilibrée de la Normandie. Je rappelle simplement que la carte publiée hier par une certaine presse n’a aucune valeur et que rien n’est décidé à ce jour. Le chef-lieu de la Normandie sera déterminé au plus tôt en juillet, pas avant. Tout simplement parce qu’il y a une procédure, précisément définie par la loi, que le Ministère de l’intérieur a opportunément rappelée hier dans un communiqué de presse ».

En effet, le ministère de l’Intérieur a indiqué hier lundi que « le 22 avril le gouvernement présentera les principes et le calendrier de la réforme de l’État en régions, à la suite de la nouvelle carte adoptée par le Parlement. Seront également arrêtées les mesures d’accompagnement des agents dans le cadre de cette réforme. Ces principes reposent sur la volonté de garantir une juste association des territoires à cette réforme. Aucun territoire ne doit rester à l’écart. Les fonctions des préfets préfigurateurs des régions seront déterminées, et les directeurs d’ARS et les recteurs désignés. Ils seront chargés de préfigurer et coordonner la réforme, de conduire le dialogue avec les élus et les organisations syndicales, pour arrêter le projet territorial à la base de la réforme. Durant l’été, c’est-à-dire après cette concertation, le gouvernement pourra arrêter par décret la liste des chefs-lieux provisoires, nécessaires à l’organisation des élections. Les chefs-lieux définitifs seront arrêtés en juillet 2016, après renouvellement des conseils régionaux en 2015 ».

Pour mémoire, il y a tout juste un an, en date du 12 avril 2014, dans une « Tribunes & Opinions » publiée dans les colonnes de Paris-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol proposait la création d’une « grande éco-région » regroupant l’ensemble de la Normandie et la Picardie. À l’époque, le gouvernement imaginait une carte de France à onze régions contre treize depuis la loi du 16 janvier dernier. Dans ce texte, NMR était clair et déterminé : « Quant à la capitale, écrivait-il, la loi de décentralisation du 19 décembre 2013 lève toute ambiguïté : il n’y a qu’une métropole entre Lille et Rennes, c’est la métropole rouennaise. Notre capitale régionale doit le rester ». « Un sujet sérieux, il faut l’étudier sérieusement, expliquait encore Nicolas Mayer-Rossignol. Sans tabou, sans démagogie, sans hypocrisie en prenant le temps de la concertation - un référendum serait évidemment indispensable - et en mettant tout sur la table. Ne cachons pas la poussière sous le tapis. Si l’État s’engage sur nos projets structurants, une grande éco-région autour de la vallée de la Seine, d’Avranches jusqu’à la Baie de Somme, avec pour capitale la métropole rouennaise, a du sens. J’y suis prêt. Je la propose ».

Le vote est ouvert sur paris-normandie.fr : Caen chef-lieu de la nouvelle Normandie ; le conseil régional à Rouen : cette perspective vous satisfait-elle ?


 

Commentaires de Florestan:

Revenons encore sur la question essentielle du traitement de l'information normande entre Paris Normandie et Ouest France.

Nous avons choisi délibérément de rendre compte de ce nouvel épisode de la question "capitale" à partir des articles de Paris Normandie et d'ignorer ceux de Ouest France, tant ce journal ( à Caen, pour ne pas dire Rennes) a pu faire preuve d'une duplicité malhonnête qui se poursuit encore aujourd'hui...

Pourtant, depuis lundi dernier et la confirmation par la presse nationale des informations que nous avions sur le cas particulier normand, les blaireaux de Ouest-France avaient intérêt à faire profil bas... C'est ce qu'ils firent: un articulet paru hier sous la forme d'une simple brève faisait écho de la solution d'une capitale normande partagée entre Caen et Rouen, parce qu'il fallait bien en parler !

Alors que le débat clochemerlesque devrait plutôt s'éteindre, Ouest France continue de prendre les Normands pour de grands enfants en proposant sur le site Internet du journal de nous ébattre dans le bac à sable virtuel suivant:

"Quelle capitale pour la Normandie: votez!" (avec un sondage incitatif diffusé dans l'édition caennaise du 15 avril 2015: 40% pour Caen, 31% pour Rouen)

Bref ! En Normandie, il faut absolument un match, avec du sang de la chique et du molard...

Ouest-France ne veut pas de l'unité normande ! Voilà ! cela devrait être clair pour tout le monde désormais en Normandie !

Vous conviendrez que la question proposée à ses lecteurs Normands par la rédaction de Paris Normandie est plus intelligente, ou tout simplement, plus honnête que celle qu'impose Ouest France à ses lecteurs Normands affligés !

Voir aussi NORMANDIE ACTU, le site officiel du CLOCHEMERLE NORMAND (une publication du groupe Ouest France, bien sûr !)

http://www.normandie-actu.fr/sondages-et-intox-caen-rouen-la-bataille-de-normandie-est-lancee_121621/comment-page-1/#comment-89225