Le terrain de jeu des prochaines élections régionales normandes se met progressivement en place...

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  • Du côté de la majorité gouvernementale socialiste et de la majorité régionale socialiste sortante, la légitimité et la fierté d'avoir réussi à imposer la belle idée d'unité normande en panne depuis 1972 !
  • Du côté de l'opposition régionale de droite,  la légitimité désormais d'avoir à tirer les premiers en présentant le projet d'organisation de la future capitale régionale normande qui soit le plus bénéfique et le plus équilibré pour tous les territoires normands:

En toute objectivité, il faut dire que la proposition faite par Hervé MORIN (future tête de liste d'union UDI/UMP) d'équilibrer le chef lieu préfectoral à Rouen par un siège de conseil régional à Caen est plus pertinente que la proposition socialiste d'un retour à une capitale régionale unique à Rouen quoique tempérée par des déconcentrations à Caen, Le Havre ou Cherbourg...

Voilà où nous en étions récemment jusqu'à ce qu'apparaisse dans le terrain de jeu un "référentiel bondissant" plus intéressant qu'un simple ballon de foot: était célébré à Caen le 28 avril dernier, grâce aux propos du philosophe Michel Onfray (qui agace en ce moment du côté de Rouen ceux qui sont de mauvaise foi...) le grand retour "fédéralisme normand" ou quand l'histoire intellectuelle et politique de la Normandie pourrait nous aider à penser enfin en France, une capitale régionale "fédérative"  rompant avec le modèle dominant de la centralité jacobine !

Malheureusement, du "fédéralisme" normand, Bernard CAZENEUVE n'en dit mot !


 

http://www.ouest-france.fr/cazeneuve-pique-sarkozy-et-la-droite-3374925

Normandie 2016. Cazeneuve pique Sarkozy et la droite

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve n'épargne ni Nicolas Sarkozy, ni les élus de droite, dans un communiqué qui veut aussi rassurer les fonctionnaires territoriaux.

À droite, "beaucoup ont freiné, traîné les pieds"

" La réunification de la Normandie est un projet ancien", rappelle le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué, ce dimanche 3 mai 2015. Avant de passer à l'offensive : "Aucune majorité de droite n'a vraiment cherché à la faire aboutir. Lorsque Nicolas Sarkozy a mis sur le métier l'ambition du Grand Paris, ses soutiens parlementaires se sont abstenus de donner à la Normandie l'unité et la force à laquelle les Normands aspiraient. Bien au contraire, beaucoup ont freiné, traîné les pieds face au projet de réunification par décret alors envisagé par L'Élysée. "

"Ils n'avaient pas de projet d'ensemble"

L'ancien maire de Cherbourg va même plus loin : " Aucune initiative ne fut prise à l'époque, pour surmonter ces résistances, notamment pas par ceux qui souhaitent aujourd'hui exercer des responsabilités régionales. Pour une raison simple : ils n'avaient pas de projet d'ensemble pour la Normandie. Ce fut clair aux yeux de tous, lorsque Nicolas Sarkozy annonça, en 2009, un TGV Paris-Le Havre, oubliant dans son empressement à la fois Rouen et la Basse Normandie."

"Les fonctionnaires territoriaux demeureront en poste"

Sur la question des bouleversements que pourrait engendrer la fusion, Bernard Cazeneuve se veut rassurant vis-à-vis des acteurs du service public. Il "garantit" non seulement aux Normands "qu'ils continueront à bénéficier de services régionaux proches de leurs territoires", mais aussi que, pour ce faire, "les fonctionnaires territoriaux qui en auront la charge pourront demeurer en poste là où ils exercent aujourd'hui leurs missions ".

"Le plus parfait équilibre prévaudra"

Par ailleurs, Bernard Cazeneuve indique qu'il conduira lui-même "deux réunions à Caen et à Rouen, avec l'ensemble des élus concernés". Et annonce "d'ores et déjà prendre l'engagement que le plus parfait équilibre prévaudra dans la répartition des administrations déconcentrées de l'État, entre les deux anciennes capitales régionales".


 

Voir aussi:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/2015/05/03/normandie-unifiee-bernard-cazeneuve-rencontrera-les-elus-caen-et-rouen-717543.html

Normandie unifiée: Bernard Cazeneuve rencontrera les élus à Caen et à Rouen

Dans un communiqué relayé ce dimanche par la préfecture de la Manche, le ministre de l'Intérieur affirme que la réussite de la réunification normande repose sur l'équilibre entre les territoires. Il s'engage à rencontrer les élus locaux à Caen et à Rouen. 

Jean-Léonce Dupont, président UDI du Calvados qui réunit ce lundi ses homologues de toute la Normandie pour évoquer la future réunification, n'avait pas de mots assez durs cette semaine pour fustiger l'attitude du gouvernement dans la mise en oeuvre de la réforme territoriale et affirmait que le dossier normand était "sous très haute tension". Depuis plusieurs semaines, la Basse-Normandie, par le biais de ses élus (souvent de droite), tente de faire entendre sa voix. Mardi dernier, l'agglomération de Caen la Mer organisait le rassemblement "Caen cause normand" au Mémorial de Caen pour défendre la place de la capitale bas-normande. 

Dix jours après la nomination du préfet haut-normand au poste de préfet préfigurateur, chargé de préparer d’ici la fin juillet l’organisation territoriale de la nouvelle Normandie, Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, tente, dans un communiqué d'éteindre, l'incendie de la contestation. Non sans adresser, au passage, quelques piques à la droite en critiquant la politique menée par l'ancien président de la République.

"le plus parfait équilibre prévaudra"

L'ancien député-maire de Cherbourg estime que "c'est dans l'équilibre et la solidarité des territoires normands que l'unité de la grande Normandie doit trouver son énergie et sa force".  Dans son communiqué, le ministre de l'Intérieur prend "l'engagement que le plus parfait équilibre prévaudra dans la répartition des administrations déconcentrées de l'Etat, entre les deux anciennes capitales régionales". Il rappelle, à ce titre, que les préfets préfigurateurs doivent "engager une large concertation avec les élus locaux" et déclare qu'il conduira lui-même deux réunions avec ces élus à Caen et Rouen.


 Voir aussi dans Paris Normandie pour un compte rendu exhaustif avec le texte complet du communiqué de Bernard CAZENEUVE:

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/3099243/breves+normandie/bernard-cazeneuve-a-rouen-pour-la-concertation-sur-la-grande-normandie#.VUh2FZOjbK8

ROUEN (NORMANDIE). Il l’annonce dans un communiqué sans donner davantage de précisions pour le moment : Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, ancien député-maire de Cherbourg (Manche) animera prochainement à Rouen une réunion de concertation sur la future région Normandie. Il mènera la même démarche à Caen.

Alors que Joël Bruneau, le maire et président UMP de l’agglomération de Caen, est à l’offensive pour faire de sa ville le siège du futur conseil régional de Normandie et tandis que les cinq présidents de droite et du centre des départements de Normandie se mobilisent pour jouer la carte de l’équilibre du territoire et dénoncer la nomination du préfet de Seine-Maritime comme préfet préfigurateur, mettant en cause, au passage, son impartialité, le ministre de l’Intérieur tente d’apaiser le débat et répondre, au passage, à Jean-Léonce Dupont. Le week-end dernier, le président UDI du conseil départemental du Calvados estimait en effet que la réunification se réalise « sous très haute tension ». En ligne de mire : l’impression que Rouen, désignée comme chef-lieu provisoire de la région par un décret, va tout s’approprier au détriment de Caen.

La réponse de Bernard Cazeneuve est claire : « C’est dans l’équilibre et la solidarité des territoires normands que l’unité de la grande Normandie doit trouver son énergie et sa force. Chacun d’entre eux doit y trouver sa place. Chacun doit être reconnu et valorisé pour ce qu’il a de meilleur ». Au passage, le ministre de l’Intérieur ne manque pas de s’immiscer dans la campagne des élections régionales du mois de décembre. Selon lui, l’équilibre, la solidarité des territoires, « voilà les fondations pour un projet pérenne, que Nicolas Mayer- Rossignol portera avec toute la hauteur de vue, le talent et la ténacité qu’on lui connaît »

« Il me paraît enfin important de garantir aux Normands qu’ils continueront à bénéficier de services régionaux proches de leurs territoires et que pour ce faire, les fonctionnaires territoriaux qui en auront la charge pourront demeurer en poste là où ils exercent aujourd’hui leurs missions, avec esprit de service public et dévouement », ajoute le ministre de l’Intérieur, qui tacle aussi les élus de droite. « La réunification de la Normandie est un projet ancien, rappelle Bernard Cazeneuve. Aucune majorité de droite n’a vraiment cherché à la faire aboutir. Lorsque Nicolas Sarkozy a mis sur le métier l’ambition du Grand Paris, au cours de la précédente législature, ses soutiens parlementaires se sont abstenus de donner à la Normandie l’unité et la force à laquelle les Normands aspiraient. Bien au contraire, beaucoup ont freiné, traîné les pieds face au projet de réunification par décret alors envisagé par l’Elysée. Aucune initiative ne fut prise à l’époque, pour surmonter ces résistances, notamment par ceux qui souhaitent aujourd’hui exercer des responsabilités régionales. Pour une raison simple : ils n’avaient pas de projet d’ensemble pour la Normandie ». En ligne de mire : Hervé Morin, député UDI de l’Eure et candidat pour les élections régionales.

Le communiqué de presse de Bernard Cazeneuve

« La réunification de la Normandie est un projet ancien. Aucune majorité de droite n’a vraiment cherché à la faire aboutir. Lorsque Nicolas Sarkozy a mis sur le métier l’ambition du Grand Paris, au cours de la précédente législature, ses soutiens parlementaires se sont abstenus de donner à la Normandie l’unité et la force à laquelle les Normands aspiraient. Bien au contraire, beaucoup ont freiné, traîné les pieds face au projet de réunification par décret alors envisagé par l’Elysée. Aucune initiative ne fut prise à l’époque, pour surmonter ces résistances, notamment par ceux qui souhaitent aujourd’hui exercer des responsabilités régionales. Pour une raison simple : ils n’avaient pas de projet d’ensemble pour la Normandie. Ce fut clair aux yeux de tous, lorsque Nicolas Sarkozy annonça en 2009 un TGV Paris-Le Havre, oubliant dans son empressement à la fois Rouen et la Basse Normandie. Ce fut alors Laurent Beauvais qui rassembla les élus bas normands pour défendre leur territoire et Laurent Fabius qui réclama la desserte de Rouen.

Le gouvernement auquel j’appartiens a pris la décision de donner à la France des régions plus fortes et moins nombreuses. Dans la loi que j’ai personnellement portée au Parlement, il a fait le choix de redonner à la Normandie son unité. Par un amendement pertinent, soutenu par les parlementaires normands de la majorité, le député Alain Tourret a inscrit dans la loi le principe d’un équilibre entre les anciennes capitales régionales des collectivités fusionnées. J’ai donné, au nom du gouvernement, un avis favorable à cette proposition, qui permettra aux élus régionaux de choisir, in fine, le lieu des délibérations du nouveau conseil régional. Je ne doute pas que sur ce sujet, comme sur les autres, l’équilibre, la sagesse, l’unité prévaudront sur toute autre préoccupation. Il faut pour cela de la rigueur plutôt que de la polémique. Sur cette question, l’intérêt de la Normandie doit prévaloir sur toute autre considération.

C’est dans l’équilibre et la solidarité des territoires normands que l’unité de la grande Normandie doit trouver son énergie et sa force. Chacun d’entre eux doit y trouver sa place. Chacun doit être reconnu et valorisé pour ce qu’il a de meilleur. Voilà les fondations pour un projet pérenne, que Nicolas Mayer-Rossignol portera avec toute la hauteur de vue, le talent et la ténacité qu’on lui connaît.

Il me paraît enfin important de garantir aux Normands qu’ils continueront à bénéficier de services régionaux proches de leurs territoires et que pour ce faire, les fonctionnaires territoriaux qui en auront la charge pourront demeurer en poste là où ils exercent aujourd’hui leurs missions, avec esprit de service public et dévouement.

Désireux également que la répartition des grandes administrations déconcentrées de l’État soit absolument équilibrée, j’ai confié aux préfets préfigurateurs dans les sept nouvelles grandes régions le soin d’engager une large concertation avec les élus locaux. Je conduirai moi-même deux réunions à Caen et à Rouen, avec l’ensemble des élus concernés. Je recevrai tous ceux qui ont souhaité me rencontrer afin de me faire part de leurs attentes. Le ministère de l’Intérieur a en effet la charge de coordonner cette réforme dans la transparence».


 

 

Voir enfin: (attention le lien est payant et on risque de payer pour lire des sottises !)

Le dossier paru ce 4 mai 2015 dans le Parisien sur la "guerre des capitales régionales"...

On peut craindre que la solution "fédérale" à la normande ne soit pas abordée !

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/la-guerre-des-capitales-04-05-2015-4742713.php#xtref=http%3A%2F%2Fconnect.leparisien.fr%2Flogin-all%3Forigin%3Dhttp%253A%252F%252Fwww.leparisien.fr%252Fespace-premium%252Factu%252Fla-guerre-des-capitales-04-05-2015-4742713.php%24userInfosId%3DW7_TfwhgR-OYCwI3MDPaDg