Suite aux déclarations de Bernard Cazeneuve à Cherbourg et l'explication de texte claire qu'il nous a délivrée sur la question sensible de la future capitale régionale normande, suite à cette polémique stérile toujours agitée par Jean-Léonce Dupont le président UDI du Calvados le 9 mai sur le plateau de FR3 BN face à Alain Tourret, les élus socialistes de Haute-Normandie, Valérie Fourneyron (députée de Rouen) et Nicolas Mayer -Rossignol président de région et tête de liste socialistes pour les futures élections générales normandes, réagissent et confirment le détail qui fait polémique:

Les Fabiusiens qu'ils sont ou qu'ils furent ont beaucoup à se faire pardonner tant sur l'idée même d'unité normande (violemment combattue, par Alain Le Vern, il ne faudrait pas totalement l'oublier, il y a encore à peine deux ans...) que sur le principe de polycentralité urbaine qui fait l'originalité profonde de la Normandie puisque les Fabiusiens, Jacobins dans une terre normande plutôt girondine, auraient tendance à défendre la centralité hégémonique rouennaise...

On ne prête qu'aux riches !

Mais c'est cette majorité socialiste et fabiusienne qui marchant au canon derrière le Président de la République, le Rouennais François Hollande qui s'apprête à faire en moins de deux ans ce que la droite normande trop localiste pour être vraiment girondine a été incapable de faire en... 40 années ! A savoir, l'unité normande et la construction d'un fédéralisme urbain normand...

Etonnant ! Non?

UN CONSEIL REGIONAL, deux hôtels de région?

 

 

Alors c'est d'accord pour tout le monde: le Conseil régional de Normandie aura donc ses séances plénières à l'abbaye aux Dames de Caen si chère à notre Charlotte Corday dans le cadre d'une capitale régionale normande "fédérative"... Quant à l'hôtel de région, il se pourrait qu'il y en ait deux puisque les bombes américaines de 1944 n'ont pas détruit la Caserne Jeanne d'Arc de Rouen tout comme elles ont eu la bonne grâce d'épargner l'abbaye aux Dames de Caen.

Je propose de tirer au sort la ville normande à choisir pour le futur hôtel de région... sur le marbre noir de la tombe de la Reine Mathilde, épouse de Guillaume le Conquérant qui repose toujours dans le choeur de son abbatiale caennaise !


 

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/3136490/breves+normandie/future-normandie--ce-que-valerie-fourneyron-attend-du-rendez-vous-avec-bernard-cazeneuve#.VU_RhJOjbK8

Future Normandie : ce que Valérie Fourneyron attend du rendez-vous avec Bernard Cazeneuve

Future Normandie : ce que Valérie Fourneyron attend du rendez-vous avec Bernard Cazeneuve

ROUEN (NORMANDIE). Avant de s’envoler demain matin pour Montréal, Valérie Fourneyron sera dès 8 heures dans le bureau de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, pour évoquer la future Normandie et la place de Rouen. La députée PS de Seine-Maritime et ex-ministres de la Jeunesse et des Sports accompagne pour ce rendez-vous Yvon Robert, le maire de Rouen, et Frédéric Sanchez, le président de Rouen Métropole. Après avoir reçu la semaine dernière Joël Bruneau, le maire UMP de Caen, le ministre poursuit la concertation avec les élus des grandes villes de Normandie pour organiser le futur schéma institutionnel. Le chef-lieu provisoire est fixé à Rouen et la région pourrait s’installer à Caen. C’est ce que promet la droite en cas de victoire aux régionales de décembre 2015 et, de son côté, Nicolas Mayer-Rossignol, le président du conseil régional de Haute-Normandie et candidat PS, a pris cet après-midi, à Honfleur, « le siège des assemblées » dans l’actuelle capitale bas-normande en cas de succès en décembre.

À quelques heures d’un rendez-vous important dans le bureau du ministre de l’Intérieur, Valérie Fourneyron esquisse ce qu’elle attend de cette rencontre. « La gauche a inscrit la Normandie dans la loi française. Il faut maintenant nous donner les moyens de réussir collectivement un projet pour tous les Normands. Bernard Cazeneuve est un grand ministre de l’Intérieur dont j’ai pu apprécier au sein du gouvernement les qualités d’écoute et la justesse des décisions. Il a engagé avec tous les élus normands une phase de concertation essentielle pour guider le travail que conduit le Préfet préfigurateur. Il devrait nous en faire part. J’attends aussi qu’il confirme que le futur décret retiendra Rouen comme chef-lieu de la Normandie. Avec cette exigence pour l’État, que j’ai personnellement toujours défendue, d’une juste répartition de son organisation territoriale, valorisant l’excellence et les talents, dans un souci de plus grande efficacité de l’action publique au service de l’ensemble de la population et de l’avenir de notre belle Normandie. Peut-être enfin aborderons-nous le futur exécutif régional ? Je suis, pour ma part, comme les présidents Nicolas Mayer-Rossignol et Laurent Beauvais, favorable à ce qu’il puisse siéger à Caen s’il en décide ainsi ».


 

Les engagements de Nicolas MAYER-ROSSIGNOL à Honfleur, ce 10 mai 2015:

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/3136439/breves+normandie/elections-regionales--nicolas-mayer-rossignol-s-engage-a-installer-le-siege-des-assemblee-a-caen-en-cas-de-victoire#.VU_ZkZOjbK9

Elections régionales : Nicolas Mayer-Rossignol s’engage à installer le siège des assemblées à Caen en cas de victoire

http://www.paris-normandie.fr/documents/10157/0/image_content_general_18800530_20150510185050.jpg

ROUEN (NORMANDIE). Nicolas Mayer-Rossignol, avant de lancer une série de réunions thématiques lundi soir à Lisieux, vient de tenir son premier meeting de campagne à Honfleur, en présence de très nombreux responsables socialistes. « Lancement très réussi et plein d’envie », souligne Valérie Fourneyron, l’ancienne ministre des Sports, députée de Seine-Maritime, qui assistait cet après-midi à cette réunion.

Au cours de cette réunion, l’actuel président du conseil régional de Haute-Normandie a pris un engagement alors que la place de Caen dans le dispositif régional fait toujours débat : « Si la préfecture de région est à Rouen, le siège des assemblées sera à Caen, j’en prends l’engagement », a assuré le candidat. « La Normandie, a-t-il ajouté, il y a ceux qui en parlent, les diseux, et ceux qui la font, les faiseux ». Revenant sur sa désignation comme tête de liste PS pour les régionales et comparant sa situation avec la cacophonie qui continue de régner à droite, Nicolas Mayer-Rossignol ajoute : « Avec Laurent Beauvais, au combat des chefs, nous avons préféré les chefs au combat ».


 

Voir aussi:

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/3142562/breves+normandie/regionales-2015-en-normandie--mayer-rossignol-va-t-il-recouper-la-pomme-en-deux-a-saint-martin-de-la-lieue#.VVB_HJNqYaQ

Régionales 2015 en Normandie : Mayer-Rossignol va-t-il recouper la pomme en deux à Saint-Martin-de-la-Lieue ?

Régionales 2015 en Normandie : Mayer-Rossignol va-t-il recouper la pomme en deux à Saint-Martin-de-la-Lieue ?

 Nicolas Mayer-Rossignol lance le cycle des réunions « Bâtissons ensemble la Normandie » ce lundi 11 mai à 20 h 30 à Saint-Martin-de-la-Lieue à 4 km de Lisieux et à 14 km de Livarot, en pleine coeur de la Normandie

 

LISIEUX (Normandie). Drôle d’endroit pour lancer - officiellement - la campagne des Régionales 2015 en Normandie : Saint-Martin-de-la-Lieue. C’est dans ce petit village - 801 habitants selon le recensement de 2012 - du Calvados que Nicolas Mayer-Rossignol va inaugurer ce lundi 11 mai (20 h 30), en début de soirée, sa série de rencontres avec les Normands : « Bâtissons ensemble la Normandie »

L’actuel président socialiste de la Région Haute-Normandie rejoindra à Saint-Martin-de-la-Lieue son homologue de Basse-Normandie, Laurent Beauvais. Les deux hommes ont trouvé un accord depuis plusieurs mois afin que ce soit Nicolas Mayer-Rossignol qui soit le chef de file du PS aux Régionales (6 et 13 décembre 2015) en Normandie.

Dans le cadre de cette campagne, des réunions publiques sont organisées partout en Normandie jusqu’à la fin du mois de juin pour présenter le bilan de l’action régionale et échanger sur le projet à bâtir pour la Normandie.

La première se tiendra donc ce lundi 11 mai 2015 à 20h30, salle Pierre Delepine à Saint-Martin-de-la-Lieue (à 4 kilomètres de Lisieux et à 14 km de Livarot). Une partie de la soirée sera plus particulièrement consacrée à la thématique « Tourisme, image et attractivité ». Pourtant, même si l’activité principale du village se situe dans la rue du Commerce, il ne se passe pas grand chose à Saint-Martin-de-la-Lieue. Et ce village du Calvados tourné par Lisieux et Livarot, ne possède aucun monument historique digne de ce nom.

Mais c’est peut-être le blason du village qui a tapé dans l’oeil de Nicolas Mayer-Rossignol qui, depuis plusieurs semaines, tente de ménager tous les Normands, plaidant à chacune de ses sorties sur le terrain une juste répartition des rôles entre Rouen, Caen et Le Havre, pour ne citer que les trois principales villes de Normandie.

Comment Saint-Martin-de-la-Lieue parle d’elle sur son site Internet

Petite commune rurale, Saint-Martin de la lieue s’étend du nord au sud dans la vallée de la Touques. Elle tire son nom de la distance qui la sépare de Lisieux, capitale augeronne, une lieue soit environ 4 km. Les habitants de Saint-Martin de la lieue s’appellent les leucamartinois.

Autrefois, la vie du village s’organisait un peu plus au sud autour de son église, monument remarquable datant de la première moitié du XIème siècle, de l’ancienne poste qui était alors l’école et la mairie et de l’ancienne blanchisserie. Aujourd’hui, le bourg a migré vers le nord en direction de Lisieux et regroupe un bon nombre de commerces de proximité.

Le domaine Saint-Hippolyte, autour d’un superbe manoir des XVème et XVIème siècles, est aujourd’hui ouvert à la visite et fait découvrir aux visiteurs le savoir-faire local, un troupeau de vaches normandes sélectionnées et la fabrication des fromages régionaux.

Bien que n’ayant pas influé sur les affaires de l’état, ni de la région, le passé historique de Saint-Martin de la lieue est riche en anecdotes qui permettent de mieux comprendre certaines caractéristiques de sa configuration géographique et démographique.


 

Commentaires de Florestan:

Le blason de Saint Martin de La Lieue pose bien le problème effectivement: si nous avons deux pommes (par ex: deux magnifiques hôtels de région, l'abbaye aux dames à Caen et la caserne Jeanne d'arc à Rouen) pourquoi trancher en deux l'une des deux pommes ou en faire disparaître une au profit de l'autre?


La solution ne peut être que fédérative équilibrée mutualisée et coopérative: le centralisme jacobin bête et méchant ça ne peut pas fonctionner en Normandie que cela soit depuis la pomme caennaise ou la pomme rouennaise !

RAPPEL DES DONNEES DU PROBLEME et de sa solution...

Le futur conseil régional de Normandie aura deux sites: l'abbaye aux Dames de CAEN et la caserne Jeanne d'arc de ROUEN

1° C'est la future assemblée régionale qui décidera où mettre son lieu de réunion et le siège de l'administration régionale (hôtel de région): pour que le lieu de réunion et l'hôtel de région soient dans la ville déjà choisie par l'Etat pour le chef lieu- préfecture (Rouen), il faudrait une majorité des 3/5ème soit 60 conseillers sur 102 : autant dire que ce sera impossible à obtenir en Normandie durant cette mandature mais aussi sur la suivante car la procédure restera la même. (voir ici-même le texte de l'amendement Tourret)

2° Sur le lieu de réunion ordinaire de l'assemblée régionale, il y a désormais consensus gauche / droite: ce sera l'abbaye aux dames à Caen. Mais il y a débat pour la localisation de l'hôtel de région (grandes directions régionales) avec la crainte exprimée à Caen (JL Dupont président du Calvados) que ces grandes directions du conseil régional ne soient à Rouen pour être auprès de celles de la Préfecture régionale.

C'est le souhait d'un rapport d'inspection ministérielle récent qui dit aussi qu'il faut innover en assumant ce qu'exige l'autorité publique, à savoir expérimenter des capitales régionales "multilocalisées" dans un souci d'équilibre et de respect des territoires: il en va de la survie même de cette ambitieuse réforme régionale bien fragile au demeurant d'où le rôle exemplaire joué par la Normandie, seule véritable région dans la nouvelle carte...

3° D'où les deux solutions suivantes:

SOIT un conseil régional de Normandie avec deux hôtels de région avec partage équilibré des directions régionales spécialisées et non concurrentes (pôle principal dans une ville antenne dans l'autre en croisant de façon équilibrée pôles principaux et antennes entre Caen et Rouen) La répartition des directions régionales se faisant selon le profil et l'intérêt des deux villes (profil plus technopolitain et culturel à Caen, profil plus métropolitain et économique à Rouen)

SOIT un conseil régional de Normandie avec un hôtel de région principal à Caen et une antenne à Rouen

Bref! une capitale fédérative normande sachant , rappelons-le encore, que c'est l'assemblée régionale qui va décider de la localisation de son lieu de réunion et de son hôtel de région (relire l'amendement Tourret d'urgence SVP !)