RRRZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ !!!

Chut ! il dort...

Chantons ensemble sur un air connu:

"Frère Jean-Charles, Frère Jean-Charles! Dormez-vous? Dormez-vous? Sonnez les matines ! Sonnez les matines ! Ding ding dong ! Ding ding dong!"

27_05_2015_23_41_18


 

Commentaire de Florestan:

Au titre du collectif "Bienvenue en Normandie" nous avions, il y a quelques mois, alerté Mgr Jean-Charles DESCUBES archevêque de Rouen, Primat de Normandie sur cette désastreuse affaire: nous attendons toujours sa réponse !

Pour mémoire, voici le texte du courrier que nous avions envoyé à Rouen le 9 février dernier:

http://www.tendanceouest.com/actualite-93494-eglise-fermeture-du-seminaire-de-caen.html

A Mgr Descubes, archevêque de Rouen, primat de Normandie...

Monseigneur,

Par voie de presse, nous apprenons la consternante nouvelle de la fermeture, semble-t-il définitive, du séminaire inter-diocésain « Saint Paul » de Caen qui accueillait pour cette année encore une dizaine de séminaristes venus des trois diocèses bas-normands. La décision est motivée par les difficultés financières habituelles. Mais ce qu'il y a de plus consternant c'est qu'on apprend que la formation pastorale de futurs prêtres devant exercer, si possible, en Normandie, est délocalisée en Bretagne à Rennes au séminaire « Saint Yves ».

Nous ne vous cacherons pas notre déception alors que l'église catholique avait été, non sans courage, pionnière dans le mouvement qui permet aujourd'hui, la renaissance de la Normandie puisque dès 2004, était reconstituée la région pastorale de Normandie, renouant ainsi avec une histoire institutionnelle culturelle et spirituelle prestigieuse à l'origine même de notre Normandie. Dans notre époque troublée et violente, il nous semble important que les institutions collectives renouent avec leurs principes et leurs racines : c'est l'église catholique qui a crée la Normandie il y a plus de onze siècles et il semble évident qu'avec la réunification normande, cette longue histoire doit s'enrichir d'un nouveau chapitre au XXIe siècle. Mais à condition que l'église catholique d'aujourd'hui ait encore quelque chose à dire et à faire dans cadre géographique, culturel, social et économique normand qui va affirmer son unité : au moment où nos concitoyens Normands se posent beaucoup de question sur l'avenir de leur région (par exemple : une capitale partagée entre Caen et Rouen avec les valeurs de coopération et de solidarité entre tous les territoires normands), la décision d'externaliser en Bretagne la formation de séminaristes bas-normands (comme celle des séminaristes haut-normands est externalisée à Issy les Moulineaux en région parisienne) peut être perçue comme un abandon ou comme une provocation...

Nous qui travaillons depuis des années à la définition d'un « projet normand » (en lien notamment avec le collectif des Quinze géographes universitaires normands) et quoique laïcs, nous comptions sur l'effet d'exemplarité de l'église catholique qui, en Normandie, peut représenter bien plus qu'une confession religieuse prise parmi d'autres... Aussi, si la fonction de « primat » de Normandie a encore quelques réalités, vous serait-il possible d'agir afin que les trois évêques bas-normands qui ont pris cette lourde décision, puissent revenir sur un choix qui va à l'encontre de l'intérêt général de tous les Normands qu'ils soient croyants ou non ?

Avec nos plus respectueuses salutations,

 

Voir aussi sous le même lien proposé par Tendance Ouest, la proposition d'un ... protestant normand:

Protestant, je suis l'évolution de l'enseignement supérieur chrétien en France, qu'il soit catholique, protestant ou orthodoxe. C'est avec déception que j'ai appris la fermeture du dernier séminaire de Normandie tant du point de vue chrétien que normand. Cela accroisse la polarisation de notre région par les villes extérieures (Paris et Rennes). La fragilisation du séminaire de Caen remonte à l'orientation prise lors de la fermeture de celui de Rouen : pourquoi ne pas avoir profité de la situation pour créer un séminaire provincial comme à Lyon ?

Si un séminaire n'est pas viable pour 17 séminaristes, il l'aurait été pour 30 ou 40 à l'échelle normande. Cela aurait permis de faire des "économies d'échelle". Le séminaire d'Issy-les-Moulineaux peut survivre sans les séminaristes haut-normands pas celui de Caen. "Les trois Évêques (…) précisent aussi que le Centre d’études théologiques sera maintenu et s’il fera l’objet d’aménagements, il demeurera un lieu de collaboration pour les trois diocèses et continuera d’assurer sa mission au service de la formation théologique." : le centre d'études théologiques dispense une formation poussée (baccalauréat canonique, 5 ans) parce que les séminaristes sont là. Quand ce ne sera plus le cas, les cours seront limités au soir et au week-end avec un bac+1 et au mieux un bac+3 comme c'est le cas à Rouen ou Grenoble. Un séminaire provincial aurait permis d'alimenter les centres théologiques de Rouen et de Caen.

(Calvin XXI posté le 30 avril 2015)