Préférez-vous que l'on dise Avernorhodalpie ou Rhône-Alpes-Auvergne? Seriez-vous plus sensible à l'Occitanie (quoique débordant largement sur la Gascogne, le Quercy ou la Bigorre, pays d'Aquitaine) ou adopteriez-vous, faute de mieux, le mystérieux sigle MPLR pour devenir un Aimpéelérien qui s'ignore? A moins que vous ne préfériez vous perdre en PCLA après avoir pu échapper à une Royalie "picto-ligérienne"! Dans l'Est ça ne sent guère mieux! Les Alsaciens se bouchent le nez à la moindre évocation de la future A-ARCHLOR qui ne faut pas, bien entendu, confondre avec ARSCHLOCH qui, en allemand, veut dire: "trou du cul"!

 Dans le Nord, les Normands que nous sommes avons échappé à une PIMANDIE plus fabiusienne que néo-neustrienne: "le Nord-Picardie", c'est déjà comme cela que cause la jeunette qui présente la météo à la radio! A l'Ouest, pas de chamboulement (du moins pas encore) mais alors que l'on supprime heureusement la bizarrerie baroque d'avoir affaire à deux Normandie sur la carte, voici que le législateur nous crée deux Loire(s) (déjà qu'il ne fallait pas confondre la Loire avec le Loir) avec la région "Pays de la Loire" et la région "CVL" pour "Centre Val de Loire": voilà qui ne nous aidera pas à mieux localiser le mystérieux territoire de "Loir Bretagne" dont se vante une célèbre mutuelle de l'Ouest (pour parler comme Ouest-France)...

"Mal nommer les choses c'est ajouter du malheur au Monde" disait Albert Camus. Et on y pensera avec en tête les beaux noms propres d'Anjou, le Berry, la Touraine, le Perche, le Valois, le Vermandois, la Brie, le Rouergue, le Périgord, le Quercy etc... alors qu'on nous impose une réforme régionale sans vraie région comme du chocolat sans cacao !

Dans les nouveaux machins néo-régionaux sans identité, où le localisme de replis communautaire pourrait se développer en créant des questions régionales qui n'existaient pas encore (le cas alsacien...), la campagne de "naming", comme on dit en bon français d'aujourd'hui, risque de ne pas être une partie de plaisir: les agences de com se frottent déjà les mains !!!

La seule nouvelle région à disposer déjà de son nom définitif comme par évidence, c'est bien entendu, la nôtre...

http://tempsreel.nouvelobs.com/nouvelles-regions/20141125.OBS6099/midi-d-oc-carla-bourg-comte-quels-noms-pour-les-nouvelles-regions.html

Ce seront aux futures assemblées régionales élues en janvier 2016 de décider du nom de la future collectivité régionale: cela ne sera pas facile car des petits malins ont déjà racheté pour quelques dizaines d'euros sur Internet les noms de domaine les plus évidents et les plus évocateurs d'une géo-histoire régionale méprisée par un pouvoir toujours aussi jacobin, dans l'espoir de les revendre des milliers d'euros à des élus ou des agences de com aux abois !

Ainsi, le cas pathétique du futur grand machin languedocien, occitanien, septimanien, midi-pyrénéen, etc... (et le Roussillon?):

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/20/1995178-quel-nom-pour-la-future-region.html

Quel nom pour la future région?

Publié le 20/11/2014 à 07:35

Réforme territoriale

La future grande région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon s'appellera-t-elle Midi-Roussillon, Pyrénées-Languedoc, Sud-Pyrénées ou même Midi-d'Oc ? Le choix n'est pas encore arrêté que des petits malins ont déjà réservé les noms de domaines. Ils ont acheté les adresses correspondant aux différentes hypothèses. Ces internautes ont déboursé une dizaine d'euros dans l'espoir de revendre ces adresses plusieurs centaines, voire milliers d'euros.

La pratique n'est pas nouvelle : Nicolas Sarkozy, Bertrand Delanoë, Jean-Louis Borloo et bien d'autres politiques se sont fait squatter leur nom de domaine. Certains ont dû aller en justice pour avoir gain de cause. Mais tous l'ont récupéré. L'achat de domaines est libre, mais leur utilisation est réglementée.


 

Le prestige historique normand devrait nous préserver de la médiocrité culturelle et symbolique des pubeux et de certains élus locaux...  "Normandie" et nos deux léopards d'or passant et gardant sur champ de gueule font l'unanimité: le logo normand est dans le domaine public depuis la fin du XIIe siècle!

Mais un petit malin a depuis longtemps déjà acheté le nom de domaine "Normandie.fr" pour le mettre à l'abri et pour la bonne cause d'ailleurs!

Il s'agit de l'avocat rouennais Daniel Lemoine, militant historique de la réunification normande et animateur de l'association "Normandie Demain"

http://www.normandie.asso.fr/

Il s'agissait, en effet, d'éviter la confiscation du beau nom de "Normandie" par l'une ou l'autre des deux demi-régions officielles, en mal de reconnaissance et d'image... Et cette précaution prise par ce vieux militant normand ne fut pas inutile avec un Alain LE VERN qui tout à sa morgue anti-normande avait poussé à ce point à bout son collègue de Basse-Normandie que ce dernier avait envisagé en 2013 de rebaptiser "Normandie" la Basse-Normandie, alors plus authentiquement normande que la Haute.

Et il est assez croustillant de relever que des élus régionaux Haut-Normands, autrefois farouches opposants à l'idée "médiévale" d'unité normande, seront obligés de payer à un vieux partisan de l'unité normande le droit d'utiliser le nom de domaine "Normandie.fr" pour le futur site internet du conseil régional normand.

Voilà une version numérique et moderne d'un cas qui aurait, jadis, déclanché la célèbre procédure de "clameur de Haro": que l'on se souvienne des circonstances rocambolesques dans lesquelles l'inhumation du Duc-roi Guillaume de Normandie a été faite en 1087 dans le choeur de l'abbatiale Saint Etienne de Caen...

http://jnmasselot.free.fr/Histoire%204/1087%20Obs%C3%A8ques%20de%20Guillaume%20le%20conqu%C3%A9rant.pdf