Enfin ! Pourrait-on dire... A l'occasion de la ratification prochaine de la charte européenne des langues régionales par la France et de sa transposition dans la Constitution de la 5ème République (histoire aussi de donner un os à ronger aux Alsaciens qui vont voir disparaître leur région et aux Bretons qui n'ont toujours pas obtenu leur réunification), France 3 Régions, la télé publique régionale normande ( de moins en moins) s'intéresse aux expressions encore vivantes et créatives qui se font dans la langue normande...

Langue, patois, parler... Qu'importe ! Une langue c'est une voie d'accès originale à l'universel. Plus les voies (ou voix) demeurent nombreuses, diversifiées, plus alors l'universel, le sera. Sauf qu'il faut s'alarmer d'une disparition de la diversité culturelle et linguistique aussi rapide et inquiétante que celle qui affecte la bio-diversité: l'universel s'appauvrit et à force de s'appauvrir, l'universel ne le sera plus car il ne faut pas confondre l'universel avec l'univoque (l'autre nom du totalitarisme...)

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Soutenir l'expression du "Normand" langue vivante régionale c'est donc un combat pour la Liberté !


 

Le normand, langue ou patois ? La voix est libre en parle samedi 20 juin à 11h30

http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/emissions/la-voix-est-libre-basse-normandie/actu/le-normand-langue-ou-patois-la-voix-est-libre-en-parle-samedi-20-juin-11h30.html

Comme il l'avait annoncé dans le cadre de ses promesses de campagne, François Hollande s'est engagé dans la voie de la ratification de la charte européenne régionale. Sylvain Rouil propose d'en parler ce samedi dans la voix est libre.

  • Par Catherine Gauberti
  • Publié le 17/06/2015 | 19:04 , mis à jour le 17/06/2015 | 19:04
© France 3 Basse-Normandie

© France 3 Basse-Normandie

► Le normand : langue ou patois ?
    La voix est libre en parle samedi 20 juin à 11h30


La charte européenne régionale devrait enfin d'être ratifiée par la France, François Hollande l'a annoncé récemment, après 23 ans d'attente. 
Elle devrait permettre de donner un cadre à l'enseignement des langues minoritaires et pour certaines, ce sera l'occasion d'une reconnaissance, tout simplement.
Le Normand ne figure pas à priori dans la "short list", mais rien n'est encore bouclé.

  • Faut-il intégrer le Normand dans les négociations?
  • Est-ce véritablement une langue? Ou un patois?
  • Est-il trop tard?
  • Qu'en est-il aujourd'hui dans notre région : combien de locuteurs? de classes?
  • Quels sont les enjeux à l'heure de la réunification des Normandies ?

 

Sylvain Rouil reçoit trois invités pour en débattre :

  • Eric Marie, professeur de lettres à la retraite, héritier de Cotis Capel, lexicologue, écrivain, spécialiste du Normand.
  • Rémi Pézeril, pilier de l'association Magène, très active dans le domaine folklorique et enseignant de normand au collège dans la Manche
  • Roger Jouet, écrivain, historien et universitaire

 

En résumé, que dit le traité de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires ?

Ce traité prévoit la protection et la promotion des langues régionales et minoritaires historiques. Son élaboration est justifiée, d'une part, par le souci de maintenir et de développer les traditions et le patrimoine culturels européens, d'autre part, par le respect du droit imprescriptible et universellement reconnu de pratiquer une langue régionale ou minoritaire dans la vie privée et publique.

Elle contient d'abord des objectifs et principes que les Parties s'engagent à respecter pour toutes les langues régionales ou minoritaires existant sur leur territoire : respect de l'aire géographique de chacune de ces langues, nécessité d'une promotion, facilité et/ou encouragement de leur usage oral et écrit dans la vie publique et privée (par des moyens adéquats d'enseignement et d'étude, par des échanges transnationaux pour ces langues qui sont pratiqués sous une forme identique ou proche dans d'autres Etats).

Ensuite, la Charte énumère toute une série de mesures à prendre pour favoriser l'emploi des langues régionales ou minoritaires dans la vie publique. Ces mesures couvrent les domaines suivants : l'enseignement, la justice, les autorités administratives et les services publics, les médias, les activités et équipements culturels, la vie économique et sociale et les échanges transfrontaliers. Chaque Partie s'engage à appliquer au moins 35 paragraphes ou alinéas parmi ces mesures dont un certain nombre est à choisir obligatoirement parmi un "noyau dur". De plus, chaque Partie doit spécifier dans son instrument de ratification chaque langue régionale ou minoritaire répandue sur l'ensemble ou une partie de son territoire à laquelle s'appliquent les paragraphes choisis.

L'application de la Charte est contrôlée par un Comité d'experts qui est chargé d'examiner des rapports périodiques présentés par les Parties.

Lettre de François Hollande du 1er juin 2015 à Jean-Jacques Urvoas sur la Charte européenne des langues régionales