Nos amis de l'Union pour la Région Normande ont fait leur compte et ils sont furieux ! Et l'Etoile de Normandie s'associe à leur colère !

 

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A quoi bon faire la réunification de la Normandie si nos élus bavards et finalement incompétents pour suivre les dossiers normands les plus stratégiques pour l'avenir de notre région, se montrent durablement INCAPABLES de négocier dans un rapport de force utile, les éléments les plus fondamentaux pour qu'une région normande soit enfin prise au sérieuse à côté des 12 millions d'habitants et des 600 milliards de PIB annuel de la région parisienne! Une région parisienne qui n'en a rien à foutre de l'idée de façade maritime et portuaire, qu'elle soit normande, belge ou néerlandaise, pourvu que les flux matériels ou non lui parviennent du Monde entier...

Pendant qu'on nous amuse la galerie sur la "capitale" et que certains nous prennent pour des imbéciles sur la question de savoir dans quelle ville accrocher la boîte aux lettres du futur président de région, à n'en pas douter et comme d'habitude, l'essentiel est ailleurs...

En effet, le vrai sujet de fond des prochaines élections régionales normandes gît dans ce gouffre d'inconscience collective:

Quelle utilité, quel intérêt pour un espace normand unifié, un tant soit peu autonome quant aux moyens, quant à l'action si c'est pour être à peine moins ce que nous sommes hélas devenu après plus de 40 années de déclin régional et métropolitain dans la division, à savoir, au mieux, un "espace servant" secondaire de la région parisienne avec des grandes filières économiques et des infrastructures vieillissantes, au pire, un angle-mort caché derrière la région parisienne, banlieue de la banlieue siphonnée par les métropolisations voisines?

Rappelons quelques réalités têtues:

  • La maîtrise de l'enjeu national de la Vallée de la Seine, (projet, gouvernance, financement) doit être TOTALEMENT NORMANDE !
  • Un port contrôle son hinterland et non l'inverse !
  • Les grands décideurs publics ou privés de la région parisienne ignorent l'économie maritime
  • L'Etat donne son argent à "plus fort la pouque" (ex: les Bretons...)
  • Urgence: la remise à niveau logistique globale de la vallée de Seine normande (fluvial, ferroviaire, routes et bases logistiques) pour faire enfin de la notion de "Gateway" autre chose qu'un hochet pour cuistre en goguette dans un colloque officiel et coupler cette remise à niveau avec le projet de canal Seine Nord Europe.

Il semble que le candidat tête de liste (UDI-LR) aux prochaines élections régionales Hervé Morin ait enfin perçu le danger en proposant justement d'associer les deux enjeux (Vallée de la Seine et SNE) au lieu de subir un énième arbitrage hollandien qui, au risque de favoriser définitivement un port hollandais, n'a pas voulu choisir  entre l'un et l'autre projet, entre le lobby socialiste fabiusien rouennais (laissant tomber Le Havre qui n'a pas voulu devenir fabiusienne) et le lobby socialiste nordiste (pour faire du SNE le grand projet d'armature nécessaire à la future grande région Nord-Picardie menacée par le Front National)

CPIER largement sous-financé; contournement autoroutier Nord -Est de Rouen à la charge des collectivités normandes; schéma stratégique risquant de satelliser la future Normandie à une vallée de Seine essentiellement parisienne; pilotage stratégique d'HAROPA toujours à Paris; flou ferroviaire quant au désenclavement du port du Havre vers l'Est; complexité teintée de mauvaise volonté francilienne pour déboucher le Mantois; restructuration du service des grandes lignes normandes de la SNCF; une LNPN pas avant... 2028 dans le meilleur des cas; deux contrats de plan régionaux normands prévus de s'ignorer jusqu'en 2020 et qu'il faudra fusionner en 2018... La liste des mépris infligés à la Normandie et aux Normands n'est pas exhaustive !

Et on comprendra ainsi mieux la provocation du géographe Jacques Lévy qui, sur une carte présentée lors de sa mémorable conférence au colloque de Cerisy le 13 juin dernier, faisait disparaître la Normandie dans une vaste région "Bassin parisien" de 18 millions d'habitants, sous prétexte qu'il n'avait pas encore eu la preuve d'une volonté normande suffisante désireuse d'exister enfin un peu par elle-même !

Le grand géographe normand Armand Frémont s'était alors emporté: "Jacques ! Tu n'as pas le droit de fouler aux pieds ce beau nom de Normandie!"

Oui, c'est bien de cela dont il s'agit !

Tout le reste n'est que billevesées et pipi de... cats !

 


 

 

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Communiqué  de Presse

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SIGNATURE  DU  CPIER  A  ROUEN

LA  MASCARADE  DU  25  JUIN

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     Le  26 juin 2015 en ouvrant leur journal habituel les Normands n'en sont pas revenus: UN milliard d'euros était promis à la Normandie à l'occasion de la signature la veille, à Rouen au Théâtre des Arts (tout un symbole!) du CPIER Vallée de Seine par le représentant de l'Etat, le Préfet Maccioni et les Présidents des deux régions normandes Mayer-Rossignol et Beauvais et celui de l'Ile de France Huchon. En ces temps de disette budgétaire - ont du se dire beaucoup de Normands- c'est toujours bon à prendre !

   La réalité  n'a malheureusement aucun rapport avec l'annonce très médiatisée du  25 juin et cette cérémonie de la « Signature » s'apparente plutôt à une mascarade si on considère la froide éloquence des chiffres et si on les replace dans le contexte qui doit être le leur.

  Le Contrat de Plan Interrégional (CPIER) Vallée de Seine est, suivant les termes officiels et ceux de MM. Beauvais et Mayer Rossignol en particulier, « la déclinaison financière » pour les années 2015-2020 du « Schéma Stratégique pour le Développement de la Vallée de la Seine » décidé par le gouvernement accepté et présenté par MM. Mayer-Rossignol, Beauvais et Huchon le 19 janvier 2015 à Caen. Il n'est pas question ici de faire une synthèse de ce document de 74 pages mais il faut en rappeler quelques grandes lignes en soulignant qu'il doit avoir, bien entendu comme tout document contractuel, une valeur contraignante pour les signataires (Etat -Régions normandes-Ile de France).

   La partie essentielle du « Schéma Stratégique » ( Chapitre III p.23 -59 ) est consacrée aux « orientations et actions » qu'il convient de mettre en œuvre pour atteindre l'objectif poursuivi par celui-ci et qui s'impose aux signataires du document. Dans ce chapitre III, un sous-chapitre 2 est consacré aux « flux et déplacements » et concerne les infrastructures de transport à créer dans le cadre de l'Axe-Seine  étant entendu que le financement de celles-ci devrait logiquement être réparti équitablement entre les différents partenaires.

Quelles infrastructures sont t-elles affichées dans le «Schéma Stratégique » comme relevant de la priorité nationale et déclarées comme telles par l'Etat ?

Dans le domaine routier le contournement routier Est de Rouen y figure en bonne place : «  La liaison A28 / A13 - y est-il dit (p.44) – avec la desserte de plate-formes logistiques multimodales du Sud de Rouen est une opération déclarée d'intérêt national retenue comme prioritaire par le Premier ministre en juillet 2013 »

    Dans le domaine ferroviaire, la Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) est également « déclarée prioritaire par le Premier ministre, ce projet est le seul à garantir la désaturation de l'axe ferroviaire historique » (p. 42 ) . Autre projet ferroviaire très important retenu par le « Schéma Stratégique Vallée de Seine », « la modernisation de l'Axe Serqueux-Gisors qui est indispensable à la massification des transports de conteneurs pour assurer la desserte des ports » (p.43)

   Bien entendu ces trois projets déclarés priorités nationales par l'Etat et inscrits comme tels par lui dans le « Schéma Stratégique Vallée de Seine » ont un coût:

Celui du contournement Est de Rouen est chiffré officiellement à 1,05 milliard € (source Préfecture Haute Normandie), le coût de la LNPN s'élève à 5,6 milliards € (coût 2012- source SNCF-réseau ) tandis que l'Axe Serqueux -Gisors  atteint 260 millions d'euros (source CPIER).

Ce qui fait un total minimum de 6,9 milliards € .

  Le CPIER qui est la « déclinaison financière » - selon MM. Maccioni Mayer-Rossignol et Beauvais - du « Schéma Stratégique Vallée de Seine »  nous donne t-il quelques informations sur les modalités de financement de ces infrastructures ? 

Quelle est, tout d'abord, le montant de l'implication financière de l'Etat dans le CPIER ?

Une simple lecture de celui-ci nous l'apprend : 219 millions € étalés sur 6 ans (36 millions par an !) 

La  majeure partie du  milliard d'euros annoncé le  25 juin 2015  sortira donc de la poche des Normands!

Les deux régions normandes tout d'abord, mais aussi les Conseils départementaux de l'Eure, de la Manche, les Grands ports maritimes du Havre, de Rouen … Le milliard médiatisé par MM. Mayer-Rossignol et Beauvais est pour l'essentiel un « cadeau » que les Normands se feront à eux-mêmes !

Mais ce n'est pas tout! Examinons d'un peu plus près la façon dont est « déclinée » financièrement les infrastructures retenues par le « Schéma Stratégique Vallée de Seine » :

En ce qui concerne la LNPN dont le coût, ainsi que cela a été mentionné précédemment, s'élève à 5,6 milliards €, le CPIER nous indique que l'Etat va s'impliquer dans son financement à hauteur de … 51,3 millions € ! (répartis sur 6 ans ). Cette somme complétée par l'apport des deux régions normandes, comprend en partie le coût des études relatives à la LNPN commencées en... 2012 et qui vont se prolonger jusqu'en... 2020 !!!

Du jamais vu dans les annales de SNCF -Réseau (ex RFF) en terme de durée mais qui a l'avantage pour l'Etat de différer indéfiniment le début des travaux donc l'engagement financier  de celui-ci !

Le CPIER déjà édifiant par ce qui y est indiqué, comme on vient de le voir, l'est aussi par ce qu'il ne dit pas. Il n'y est pas mentionné, par exemple, que les Normands paieront intégralement le contournement routier de Rouen -priorité nationale du « Schéma Stratégique »- qui a été  a été mis en concession en 2012 par M. Ayrault , c'est à dire que son coût de plus de 1 milliard € sera pris en charge par les Normands  qui le paieront comme usagers (péages) ou contribuables (subvention d'équilibre)!

Il n'est pas indiqué non plus que le financement de la Gare de Rouen- St Sever Rive Gauche (partie intégrante de la LNPN et relevant à ce titre de la priorité nationale) ne sera financé ni en études ni en travaux par l'Etat même d'une façon partielle.

Reste le financement de l'axe Serqueux-Gisors essentiel pour le Port du Havre. Le CPIER indique tout d'abord toutes les  raisons impératives qu'il y aurait à le réaliser : «  Le développement d'HAROPA (Ports du Havre-Rouen-Paris) – souligne t-il- en particulier pour le trafic des conteneurs- implique une croissance de l'offre de transport massifié par le fluvial et le ferroviaire (…) La réouverture au trafic de fret de la liaison Pontoise-Gisors-Serqueux  est l'unique opportunité de garantir la circulation entre l'Ile de France et le Havre ». On pourrait s'attendre après ces affirmations très explicites que le CPIER indique quelle part va prendre l'Etat au financement de cet équipement essentiel: Il n'en est rien !

Le CPIER, à ce sujet, ne mentionne aucun engagement de sa part reportant sur d'autres financeurs plus ou moins aléatoires et sur les collectivités normandes le soin d'assumer le financement de cet équipement.

En résumé  la mise en scène du 25 juin au Théâtre des Arts à Rouen orchestrée à l'occasion de l'assemblée générale de l'association des Régions de France par MM. Maccioni, Mayer-Rossignol et Beauvais ne doit  tromper personne et occulter le fait essentiel suivant : en ce qui concerne la Normandie, l'Etat se désengage massivement du financement des infrastructures de transport déclarées pourtant par lui « priorités nationales » dans le cadre de l'Axe-Seine et qui devraient donc impliquer  une participation significative de sa part .

La conséquence de ce désengagement aboutit naturellement à  faire financer ces infrastructures par les Normands d'une part, et à différer indéfiniment le démarrage  des travaux de la LNPN pour ne pas s'impliquer dans son financement d'autre part.

Les Normands qui s'exprimeront en décembre 2015 ne devront pas l'oublier et se devront de sanctionner non seulement le gouvernement qui est à l'origine de cet état de choses mais aussi ses représentants zélés en Normandie, MM. Mayer-Rossignol et Beauvais.

 

 Union pour la Région Normande

  A  Caen,  le 29 Juin 2015


 

  • Pour preuve que le Contournement autoroutier Nord-Est de Rouen (jonction A 28 /A13 permettant d'achever en partie la grande rocade autoroutière de la région parisienne entre Rouen et Orléans) est une PRIORITE NATIONALE qui sera financée... par les Normands, lire ce qui suit:

 

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Extrait du "Schéma Stratégique Vallee de Seine" fabriqué par Philizot sur directive de Valls et que Mayer-Rossignol et Beauvais ont présenté le 16 janvier dernier à Caen relatif, entre autres choses, au contournement autoroutier de Rouen et qui explique en quoi ce contournement est une "priorité nationale" (dixit Valls) lequel Valls a indiqué à Bercy qu'il fallait faire financer cette priorité nationale par les Normands qui ne sont pas malgré tout ce qu'on dit "près de leurs sous" et qui ont dit "amen" tout de suite (contrairement aux Bretons...)

  • L'analyse de nos amis de l'Union pour la Région Normande:

CONTOURNEMENT  ROUTIER « EST » DE  ROUEN         

L'ETAT  FAIT  PAYER  LE «GRAND PARIS » PAR  LES  NORMANDS

 

  OBJECTIF:

     Le contournement routier par l'Est de Rouen a pour objectif de relier les autoroutes A13 au Sud et A28  au Nord de Rouen et de décongestionner le trafic notamment des poids lourds qui actuellement pour leur transit traversant la ville. Selon le Préfet de Haute-Normandie Maccioni: « ce projet s'inscrit résolument dans la dynamique de développement de la Vallée de la Seine et favorisera un aménagement équilibré du territoire, et son attractivité économique ( …). Le Gouvernement fait siennes les conclusions de la commission « Mobilité 21 » qui a retenu ce projet parmi les premières priorités (…). L'Etat réaffirme son ambition de réaliser au plus vite cette infrastructure ». Comme l'indique explicitement le  représentant de l'Etat: "ce projet est une priorité nationale  qui s'inscrit de plus dans la dynamique de développement de la Vallée de la Seine voulu par l'Etat dans la perspective du Grand Paris ".

LE  FINANCEMENT  DU  PROJET:

      Ces considérations devraient avoir pour conséquence que l'Etat prenne le financement de ce projet totalement à sa charge ou tout au moins en prenne une part significative comme cela se fait ailleurs pour des projets similaires relevant de priorités nationales. Il n'en sera pas ainsi puisque l'Etat a décidé de ne pas assumer l'engagement financier qui devrait aller de pair avec cette reconnaissance de la qualité de double priorité nationale du projet. Ce sont donc les Normands qui paieront!

En effet le Gouvernement a décidé de mettre en concession la réalisation de cette infrastructure autoroutière. Ils paieront de deux façons tout d'abord comme usagers aux gares de péage de la nouvelle liaison qui sera notamment utilisée massivement par les habitants de l'agglomération rouennaise pour les déplacements quotidiens domiciles-travail. Les Normands paieront également comme contribuables puisque dans les concessions de ce type il est d'usage qu'une « subvention d'équilibre » soit versée au concessionnaire  pour que celui-ci puisse rentabiliser son investissement. Cette subvention correspond  en général  à 50% du coût global de celui-ci et est à la charge des collectivités locales.

Comme le montant de l'investissement correspondant au contournement Est de Rouen s'élève à plus de 1,2 milliard d'euros on voit que la charge qui reviendra aux collectivités normandes sera de plus de 600 millions d'euros. Dans la mesure  où la Métropole de Rouen-Normandie est dans l'impossibilité de mobiliser ce montant étant donné ses lourds engagements financiers dans le domaine des transports urbains dans l'agglomération de Rouen et ou le Département de Seine maritime a des compétences essentiellement sociales, ce montant sera acquitté par la nouvelle région Normandie.

      Union pour la Région Normande – Caen – 02 33 54 52 80 / 06 32 24 41 71

 

Commentaire de Florestan:

Interrogé par nos soins le 13 juin dernier lors du colloque de Cerisy, précisément sur la question du financement du contournement Est de Rouen, le préfet Philizot, délégué interministériel etc, etc... nous a répondu que si ce projet quoique "priorité nationale" n'était pas financé dans le cadre du CPIER, c'est qu'il n'était, je cite, "pas mûr" ! Voilà qui est prendre les Normands pour des pommes jusqu'au trognon !

 

 

 


 

  • A propos de l'inquiétude normande quant au Canal Seine Nord Europe, une table ronde de communication de crise s'est tenue hier, 29 juin 2015, au Havre. Eclairé par nos amis de l'URN, la lecture de ce compte rendu proposé par Normandie Actu n'en est que plus cruelle !

http://www.normandie-actu.fr/canal-seine-nord-une-table-ronde-au-havre-qui-ne-rassure-pas-les-detracteurs-du-projet_145453/comment-page-1/#comment-114668

Le Havre Canal Seine-Nord.

 

Une table ronde, au Havre, qui ne rassure pas les détracteurs du projet

Une table ronde sur le projet de Canal Seine-Nord s'est tenue au Havre, lundi 29 juin 2015. Une réunion pour informer et rassurer élus, parlementaires, et acteurs économiques.

Mise à jour : 30/06/2015 à 11:21 par La Rédaction

La réunion avec élus et acteurs économiques avaient pour but de rassurer sur l'avenir du Havre.

La réunion avec élus et acteurs économiques avaient pour but de rassurer sur l'avenir de l'axe-Seine et du port du Havre.

À l’horizon 2023-2025, le canal Seine-Nord devrait permettre de relier la Seine à l’Escaut, et de raccorder ainsi le Grand Paris aux ports du Nord tels qu’Anvers en Belgique, et Rotterdam aux Pays-Bas. Pesant au moins 4,5 milliards d’euros, le projet suscite la crainte de nombreux élus, parlementaires et acteurs socio-économiques de Normandie, qui voient dans ce projet se jouer l’avenir du port du Havre, qui serait en concurrence directe avec ses homologues belges et néerlandais. Pour répondre à leurs inquiétudes, une table ronde s’est tenue lundi 29 juin 2015, à la sous-préfecture du Havre (Seine-Maritime), sous la présidence de François Philizot, délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine.

Répondre aux inquiétudes

Ce projet de grande ampleur ne fait pas le bonheur de tous et suscite des inquiétudes, tant d’un point de vue financier, pour sa réalisation, que par le devenir des structures déjà existantes pour assurer le trafic de marchandises tant maritime que fluvial. La table ronde a réuni une soixantaine d’acteurs de la région, politiques et économiques, pour répondre aux inquiétudes de chacun. Parmi eux figuraient le président de la Région Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Roussignol, ou encore les députés, Édouard Philippe, Catherine Troallic, Estelle Grelier et Valérie Fourneyron.

À leurs côtés figuraient également le président de la Métropole de Rouen Frédéric Sanchez, ainsi que des représentants du CESER, de Haropa, et de syndicats. D’autres élus, quant à eux, se sont fait remarquer car absents. (ndlr: Hervé Morin)

Les députés PS présents à la réunion, font part de leurs « regrets », concernant ces absences. « Ils ont le canal Seine-Nord plein la bouche dans leurs meetings de campagne électorale, mais, lorsqu’une table ronde est organisée sur le sujet, ne daignent même pas venir. Ils n’ont sans doute pas voulu faire face à leurs contradictions. »

« Cette réunion vise à répondre aux inquiétudes », a commenté François Philizot. Ces inquiétudes concernent principalement les risques de détournement du trafic des conteneurs vers les ports du Nord, et sur les moyens qu’avait l’État de financer ce projet.

"Nous étions dans l’attente de la construction d’un plan interrégional État-Régions autour de l’axe-Seine. Il a été signé la semaine dernière à Rouen. En réunissant les élus haut-normands et les représentants de la place portuaire, nous avons voulu entendre les divergences de vue, et apporter des premières réponses." (sic !) 

Créer une confiance entre les partenaires

Parmi les sujets évoqués lors de cette réunion, le délégué interministériel estime « qu’il n’y a pas de différences significatives entre l’approche des priorités autour de l’axe-Seine, que ce soit au niveau des investissements pour la desserte de l’interland rapproché avec le bassin parisien, et l’amélioration du système ferroviaire, pour atteindre des marchés plus éloignés ». La réalisation d’une ligne nouvelle fret entre Serqueux et Gisors, est dans le projet global, tout comme des projets d’aménagement tels que l’achèvement de l’arasement du chenal et la jonction entre le port maritime et le port fluvial du Havre. Pour François Philizot, il reste encore à « créer la confiance entre les partenaires ».(sic ! et re- sic)

"Ils veulent être sûrs que ça va se faire. Nous voulons leur montrer que nous sommes dans le temps de réalisation du projet."

Le but est également de démontrer que le projet de canal Seine-Nord permettra à cet ensemble logistique de drainer plus de trafic. « L’enjeu est l’efficacité économique et les emplois. » Pour mettre en place ces mesures, le contrat de plan régional défini représente des engagements, en Haute Normandie, à hauteur d’un milliard d’euros, en termes d’infrastructures. 

"Plus 570 millions d’euros sur les deux ports de Rouen et du Havre sont pris en compte. S’y ajoutent des opérations sur l’axe-Seine comme la ligne ferroviaire Serqueux-Gisors, le port de Paris… soit plus d’un milliard d’euros, sur l’ensemble du plan.»

Des élus peu convaincus

À la sortie de la table ronde, les avis demeurent tranchés, dans les rangs des élus. Pour Jean-Paul Lecoq, maire PCF de Gonfreville-l’Orcher, et vice président de la Communauté d’agglomération du Havre : « De stratégie au service du développement maritime national, de volonté politique claire pour miser sur les ports français et favoriser leur empreinte écologique indispensable à leur attractivité, il n’en fut guère question de la part des représentants de l’État. » Ce dernier regrette l’absence de programme global, « simplement des investissements par petits bouts selon un calendrier non cohérent ».

"Cette réunion de communication n’aura trompé personne. Avec mes collègues élus communistes et républicains de Seine-Maritime, nous maintenons notre demande pour que le gouvernement établisse dans les meilleurs délais, avec toutes les collectivités concernées, un programme d’investissements portuaires, fluviaux et ferroviaires, destinés, à doter, sur cinq années, les ports normands et l’axe Seine Le Havre-Rouen-Paris, des outils nécessaires à la bonne conduite de leurs missions d’intérêt national, et ainsi favoriser le plein exercice au moment de l’entrée en service du nouveau canal Seine-Nord."

Pour le député-maire du Havre (LR) Édouard Philippe, la réunion n’a pas suscité l’enthousiasme escompté par les représentants de l’État.

"Une table ronde agréable mais inutile, qui n’a apporté aucune annonce nouvelle, qui n’a levé aucune des inquiétudes fortes exprimées par les acteurs économiques et politiques havrais et qui a coïncidé avec la publication par la Commission européenne, au même moment, de la liste des projets éligibles au financement dont le canal Seine-Nord !"

Pour les députés PS, l’heure est à la concrétisation de ces projets « dans les délais les plus brefs, pour gagner des parts de marchés par rapport aux ports nord-européens. Ces engagements ne doivent pas être remis en cause par le projet du canal Seine-Nord Europe. »


 

  • Du côté du GPM du Havre, dans le cadre d'HAROPA, la prise de conscience du retard logistique de la vallée de la Seine face à la concurrence des ports de la rangée Nord européenne est bien là: le groupe Panhard va aménager deux zones logistiques pour le traitement des marchandises conteneurisées juste derrière le port du Havre. Enfin ! on comprend que toute la logistique française ne doit pas être concentrée à ... GARONOR !

http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/seine-maritime/le-havre/le-havre-le-groupe-panhard-investit-pour-le-developpement-du-port-761406.html

 

 


 

Commentaire de Florestan:

 

 Si l'unité normande ce n'est qu'enlever le haut et le bas...