Une fois de plus, nous faisons le constat qu'il y a un quotidien régional de trop en Normandie... Comme il y avait aussi un conseil régional de trop en Normandie avec un certain Alain Le Vern ces 15 dernières années, il faut aussi faire le constat qu'il y a bien un quotidien régional de trop en Normandie et depuis trop longtemps du côté de ... Rennes qui prétend encore rayonner depuis Caen sur sur une "carpette" bas-normande de la Bretagne: preuve s'il en est, qu'après 40 années de Basse-Normandie, Caen n'a pas réussi à être réellement la capitale régionale médiatique de la Normandie occidentale !

A partir du 1er janvier 2016, l'Etoile de Normandie avec le collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie", proposera aux journalistes volontaires de la rédaction de Ouest France un stage de formation approfondi et accéléré aux réalités normandes !

D'ici là,  les "garçons vachers" de la PRAVDA ligéro-bretonne qui sévissent chez nous auraient intérêt à s'inspirer de leurs concurrents de Paris-Normandie...

La Normandie va réaffirmer son identité, reconstituer son reflet régional, unifier son marché régional des annonceurs et de la publicité. Le groupe multi-médias 100% normand et indépendant Leclerc-La Manche-Libre-Tendance Ouest associé depuis peu au Courrier cauchois a déjà pris les devants. Paris-Normandie n'est pas en reste et a fort bien compris que sa survie en terme de diffusion va dépendre de sa capacité de pénétrer la chasse gardée bas-normande de Ouest-France...

Le dinosaure ligéro-breton, qui a déjà la main sur tous les hebdos locaux normands via sa filiale "Publi hebdos" (plus le site internet Normandie actu) n'est pas candidat au rachat de Paris-Normandie: officiellement, le franchissement de la frontière pyschologique de la Seine fait peur... aux Bretons de Ouest-France (le groupe Ouest-France n'a plus les moyens financiers d'étendre vers l'Est sa zone de diffusion et c'est tant mieux pour les Normands...).

La question de l'unification du paysage médiatique normand en terme de PQR est donc clairement posée et il en fut question lors du récent colloque de Cerisy en juin dernier...

  • La position de l'Etoile de Normandie et du collectif "Bienvenue en Normandie" est claire:

Tout quotidien régional diffusé en Normandie qui continuerait par des voies aussi subreptices que mesquines à valoriser une autre région alors que nous avons un énorme travail collectif à mener pour que les acteurs de la société civile normande se connaissent et se reconnaissent davantage et reconstruire ainsi un espace vécu commun, n'a plus sa place en Normandie !

Raison de plus d'attribuer le COUP de COEUR de l'Etoile de Normandie à la rédaction de Paris-Normandie qui fait honnêtement et intelligemment son travail avec l'enquête suivante qui propose un dialogue fort intéressant entre deux petites villes normandes: VIRE et BERNAY...


 

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Les atouts de la Normandie : Bernay et Vire, deux petites villes aux frontières de la reconquête

Publié le 12/07/2015 á 23H14

Bernay et Vire ont la particularité d’être des villes frontières. La première - dans l’Eure – avec le Calvados, ce qui la place quasiment au cœur de la Normandie réunifiée. La seconde - dans le Calvados - avec l’Orne et la Manche, confortant sa réputation de nœud routier au cœur du bocage normand. Ces deux communes, bien différentes de part leur architecture, ont toutefois des points communs que l’on retrouve souvent dans les villes de taille moyenne qui ont la volonté de concilier cadre de vie, économie locale et développement.

À Vire, c’est l’odeur de l’andouille fumée qui parfume de ce gros bourg de 11 000 habitants fiché en haut d’un promontoire et entouré de vallons verdoyants. Vire, c’est bien évidemment la patrie du célèbre animateur Michel Drucker. Son père médecin a mis au monde une grande majorité des habitants du coin, dont le premier magistrat lui-même. Au chapitre économique, le bassin économique de Vire est l’un des rares en France qui a créé des emplois. Une réussite qui se traduit par l’implantation d’entreprises, comme en mai 2014 l’Américain High-tech, via sa filiale Emrovit. Des Américains qui installent leur siège social France en Normandie, ce n’est pas chose courante... High-tech propose des compléments alimentaires pour chevaux et bovins et vient rappeler ainsi que l’arrière-pays virois est une terre d’élevage et de production laitière. L’entreprise Guy Degrenne fait partie des « historiques » et fabrique, ici, depuis des années, ses couverts en acier.

Reconstruite comme auHavre

Lorsque l’équipementier Filtrauto a fermé son site d’Argentan pour se restructurer à Vire, la municipalité a mis les petits plats dans les grands : «Nous avons organisé une journée pour vendre la ville. Nous avons beaucoup d’équipements: un théâtre, une médiathèque, un conservatoire, un musée, des équipements sportifs, un golf, un bowling... Finalement une vingtaine de familles a accepté de venir travailler et vivre chez nous», raconte Marc Andreu Sabater. Un maire qui ambitionne de repeupler sa cité détruite par les bombardements alliés du 6 juin 1944. 500 morts et un traumatisme toujours vivace.

Le granit, puis le béton préfabriqué ont servi dans l’urgence à la reconstruction. Quelques vestiges ont survécu : l’église Notre-Dame, l’ancien couvent des ursulines et même la mairie reconstruite - classée au patrimoine du XXe siècle - et qui rappelle l’architecture Perret du Havre. Dans ce secteur de la Normandie, la seule ville moyenne qui gagne des habitants est Granville : une population exogène composée de retraités et de touristes attirés par le cadre de la station balnéaire.

Mais la périurbanisation ne compense plus la fuite des Virois. Les sept communes de la communauté de communes ont gagné 145 habitants en huit ans. «Nous, 820 entre2007 et2012», souffle Marc Andreu Sabater. Dans cette ville qui se vide, le défi est d’inciter les propriétaires à rénover les logements de la reconstruction qui ne sont plus aux normes du XXIe siècle. La Ville a signé une convention avec l’école d’architecture de Marne-la-Vallée pour valoriser son patrimoine. À soixante kilomètres de Caen, Vire - tout en cherchant un nouveau souffle - poursuit son développement endogène. Exister sans être à la remorque de Caen comme les villes de son agglomération.

Bernay se mobilise aussi depuis des années pour jouer un rôle économique. Avec l’A28 toute proche, Bernay n’est plus à l’écart. La zone d’activités a été la première de l’Eure labellisée zone très haut débit 400 mégabit/sec. Les entreprises ont suivi : Biolog spécialisée dans la traçabilité sanguine. Ou encore Protecop une entreprise de protection dans le cadre de la défense nationale.

La revanche des «ploucs»

Bernay, comme Vire, a une gare. Un atout crucial dans cette Normandie qui se réunifie. La municipalité a créé en face un centre d’affaires qui - quand la ligne SNCF ne connaît pas de perturbations - est à 1 h 20 de Paris. Attirer les chefs d’entreprise, les cadres et leur famille est aussi l’un des objectifs du sénateur-maire UDI, Hervé Maurey.

Une réussite comme le rapporte Fabrice Schoemaecker, opticien et nouveau président de l’association des commerçants. Comme son homologue Laurence Anger de « Vire Avenir », il constate que les commerces ont souffert de la crise depuis 2007. Et même si le projet d’agrandissement du Leclerc inquiète les commerçants, il voit les atouts de sa ville : «Bernay est touristique, les Parisiens sont là, les touristes aussi. Nous avons également 1000 personnes qui habitent à Bernay et prennent le train quotidiennement pour aller travailler à Paris. Des gens qui ont du pouvoir d’achat. Nous avons des magasins qualitatifs qui peuvent répondre à la demande, comme la brûlerie élue meilleure torréfacteur de France. Maintenant, le pouvoir d’achat est là, c’est à nous de donner envie d’acheter en travaillant tous ensemble sur l’attractivité de notre ville!» Offrir un cadre de vie agréable passe par un soutien à la centaine d’associations existantes. «Nous avons plus de 30 associations sportives, des associations culturelles, des équipements et un projet de théâtre. C’est ce qui nous rendra attractif!», souligne Hervé Maurey.

Il espère que réunification balaiera certaines idées reçues : «Fait unique en France, nous étions dans une région à deux départements, avec l’un plus puissant que l’autre. Nous avons toujours eu un complexe d’infériorité vis-à-vis de la Seine-Maritime. Certains - je pense à Hervé Morin et je veux bien reprendre l’expression à mon compte - vous diront que nous avons été souvent considérés comme des ploucs par la Seine-Maritime. Réunifier permettra de casser ce binôme inégalitaire, de se retrouver dans une même région avec des départements qui nous ressemblent plus que la Seine-Maritime. On aura moins le sentiment d’un département qui domine l’autre!»

Alain Lemarchand

a.lemarchand@presse-normande.com

Les chiffres de l’insee
n 11936 habitants à Vire, dont 6498 ont entre 15 et 64 ans.
n 20,3% pour le taux de natalité, 8,7% pour le taux de mortalité.
n 6636 logements, dont 155 résidences secondaires. Un tiers des logements sont publics.
n 8957 actifs dans la ville et un taux de chômage de 16,1%.
n 10376 emplois dans la zone, 39,6% des actifs sont des ouvriers, 26,5% des employés, 22,9% des professions intermédiaires et 9,1% des cadres.
n 7% des actifs ont un diplôme de l’enseignement supérieur long.

« 11 000 emplois pour 11 800 Virois »

Marc Andreu Sabater, 56 ans, est maire (PRG) de Vire depuis 2014. Ce Virois de naissance a fait basculer la commune à gauche, l’un des rares élus normands à avoir réussi ce challenge aux dernières municipales.

 

Quelle est la place de Vire en Basse-Normandie?

n « La dynamique est particulière et elle intrigue. Nous avons 11 000 emplois pour 11 800 habitants. Nous avons de l’agroalimentaire, du transport de la logistique, des équipementiers automobile de la mécanique. Cela nous caractérise par rapport à de nombreuses villes de notre taille. Il y a un paradoxe virois : d’un côté la dynamique économique et de l’autre un territoire qui s’affaiblit et qui perd des habitants. Une autre caractéristique est l’architecture. A Vire. Nous avons un parc social qui a une quarantaine d’années et qui faut rénover. Ce patrimoine de la reconstruction a tendance à se vider. C’est une architecture de qualité, solide, mais qui a un problème d’image. Nous allons signer avec la Région la première convention des villes reconstruites, le 17 juillet ».

Pour les villes rurales, le maire de Bernay parle «d’image de ploucs». Cela vous étonne?

n « Avérée ou pas, c’est l’image que les villes moyennes en Basse-Normandie peuvent renvoyer. Mais ce n’est pas ça. C’est peut-être plus les Rouennais qui pensent ainsi mais ils ont la même attitude avec les autres Haut-Normands... Quand la première approche chez nous est l’andouille c’est normal mais il y a autre chose dans notre ville. Des pépites industrielles, des équipements. Pour que l’on ne parle plus de nous comme des ‘ploucs’il faut valoriser ce que nous avons. Et ce n’est pas du marketing ! »

Quelles sont vos attentes sur la grande Normandie?

n « Je suis très proche du député Alain Touret. Un des plus fervents supporters de la réunification comme moi. Rassemblons-nous, fusionnons, mutualisons mettons les moyens en commun. J’en attends de ne pas être oublié. Mais nous avons le G7, sept villes moyennes de Basse-Normandie réunies pour voir comment elles peuvent exister et peser : Flers, Saint-Lô, Coutances, Bayeux, Avranches, Granville, Vire ».

Quels sont vos liens avec Caen, Cherbourg, Rouen ou LeHavre.

n « Avec Caen, des liens même si nous sommes peu dépendants. Les autres aucun, si ce n’est que mon frère habite à Rouen... »

Connaissez-vous Bernay?

n « Je ne connais pas Bernay, sauf la ligne ferroviaire puisque j’y passe régulièrement. Sur la ligne Paris-Granville nous avons aussi la chance d’avoir une gare. C’est essentiel pour nous ! La Région vient d’investir 300 millions d’euros dans de nouvelles rames TER ».

L’incontournable

L’andouille, évidemment

L’histoire raconte qu’une Viroise allait régulièrement à Paris vendre ses andouilles au XIXe siècle. « Voilà l’andouille de Vire ! » la surnommait-on alors trivialement. Une andouille qui colle à la peau de la ville mais qui est aussi un produit du terroir exceptionnel à partir de la ventrée de porc. Trois salaisonniers sont toujours installés à Vire, comme la famille Asselot depuis 1981. Un savoir-faire qui s’est transmis de père en fils. Ici, le montage de l’andouille se fait à la ficelle, dans le sens de la longueur. Contrairement à l’andouille bretonne de Guéméné reconnaissable à ses anneaux concentriques. Trois semaines de fumoir sont indispensables pour une qualité et un goût optimum.

« Nous sommes au cœur de la Normandie »

Hervé Maurey, 54 ans, est le maire (UDI) de Bernay depuis 2003. Ce chef d’entreprise est égalemnet sénateur en charge du développement durable, des infrastructures, de l’équipement et de l’aménagement du territoire.

 

Que représente votre ville en Haute-Normandie?

n « Nous sommes à la limite des deux Normandie, j’ai la prétention de dire au cœur de la Normandie. On espère et on veut cette réunification depuis longtemps pour valoriser la position de Bernay au cœur de la Normandie. Une réflexion, confiée à l’un de mes adjoints, est en cours avec les associations, les acteurs économiques pour voir comment valoriser l’attractivité de notre ville. Cela débouchera sur un colloque au deuxième semestre pour arriver à dégager un ensemble d’actions, de propositions et de réflexions. Bernay a un rôle important à jouer au sein de cette Normandie ».

Quels sont vos atouts justement pour tenir ce rôle?

n « Nous avons une gare sur l’axe Paris-Caen-Cherbourg. Nous avons cette situation géographique et une bonne desserte autoroutière avec l’A28. Nous sommes aussi la seule commune de l’Eure labellisée Ville art et histoire. Cela repose sur la qualité de notre patrimoine historique. Il y a du patrimoine bâti et naturel. C’est aussi le soin apporté en matière d’urbanisme, de restauration comme l’ancien moulin devenu médiathèque, la cidrerie devenue immeuble d’habitation ou l’ancien abattoir transformé en école de musique... »

Quelle est la situation économique de la ville?

n « On a des entreprises industrielles, nous avons eu longtemps une tradition dans la parfumerie et la cosmétique. Nous sommes aujourd’hui dans le cartonnage et le flaconnage, nous avons une belle entreprise dans le domaine du film plastique imprimé pour palette. Il manque des emplois, nous avons un taux de chômage autour de 11 %. La zone des Granges a été la première du département labellisée zone très haut débit ; c’est très important pour faire venir des entreprises ».

Quels sont vos liens avec Caen, Rouen, Évreux?

n « Nous avons assez peu de lien en termes de contractualisation Il n’y a pas de mise en réseaux, chacun est un peu dans son coin. Cela viendra peut-être. Il y a des choses à améliorer pour rééquilibrer le développement sur cette partie du département. Dans l’Eure, l’axe de développement c’est la vallée de la Seine ».

Connaissez-vous Vire?

n « Non, mais je ne demande qu’à réparer cette lacune. Si mon collègue veut m’inviter ce sera avec plaisir que je viendrai goûter l’andouille ! »

L’incontournable

L’église abbatiale

La construction de l’église abbatiale de Bernay est liée à la fondation autour de 1010 d’une abbaye bénédictine. Elle appartient à un vaste programme de nouvelles fondations d’abbayes, amorcé par les ducs de Normandie dès la fin du Xe siècle. L’édification de Notre-Dame de Bernay, confiée à Guillaume de Volpiano, constitue l’acte fondateur de la ville. De style roman sa conservation exceptionnelle, l’existence d’éléments de constructions novateurs pour la Normandie, un décor sculpté aux thèmes riches et variés, donnent à l’église abbatiale de Bernay une place prépondérante dans les courants architecturaux et décoratifs du XIe siècle.


 

Commentaires de Florestan:

Hervé Maurey met ses pas dans ceux de "Tatave" alias Gustave Héon, le sénateur-maire résistant historique de Bernay président du conseil général de l'Eure qui avait boycotté avec les autres élus de l'Eure, de 1972 à 1981, la nouvelle région de Haute Normandie précisément parce qu'il voulait... la réunification normande !

Sur le fond: il faudra mettre en oeuvre des jumelages voire créer un réseau des petites villes des arrières pays ruraux de la Normandie. Un "G7" des villes de l'ouest de la Normandie existe déjà. Cet article de Paris-Normandie nous permet d'argumenter l'évidence: le G7 en question ne doit pas rester "Bas" Normand comme pourrait l'envisager assez bêtement un "garçon vacher" échappé de la rédaction rennaise de Ouest-France...

La sortie du "Ploukistan" est  donc pour bientôt !