Dans l'antiquité, en Egypte à l'époque de Saint Antoine Le Grand et des ermites de la Thébaïde, les exploits de Siméon le Stylite étaient restés célèbres: cet anachorète désirant chercher Dieu un peu plus haut dans le ciel, a vécu quarante ans sur une plateforme installée en haut d'une ... colonne. Un artiste alençonnais se propose de faire à peu près la même chose mais moins longtemps, perché en haut d'un mât planté sur la côte... bretonne !

A cette occasion saugrenue qu'il nous soit permis ici de poser la question impertinente:

A quoi sert l'art temporain (parfois con) en Normandie?

Jusqu'à une période récente, il paraissait évident à tous que pour faire de l'art il fallait un minimum de culture générale, l'art du présent s'étant toujours inspiré de l'art du passé pour inventer l'art du futur. Aujourd'hui, les artistes ont acquis la liberté absolue de création, alimentant une économie de l'art qui fonctionne avec les règles du marketing de la notoriété.

Et le plus fun chez les plasticiens c'est la création sans oeuvre, voire la création sur soi à partir de soi (car la peinture sur soie, c'est d'un ringard !). On peut dire que l'artiste "performeur" de lui-même est le paradigme poussé jusqu'à l'absurde de l'individu auto-entrepreneur... Avec le cas du coureur cycliste dopé pour faire le Ventoux et le Tourmalet dans la journée, celui de l'artiste platicien "performeur" de lui-même est à proprement parler effrayant pour tout être humain n'ayant pas abandonné son bon sens, sa décence, sa mesure... son humanité!

Après la douloureuse expérience de cet artiste russe qui s'est exposé nu sur la place Rouge avec la peau de ses testicules agrafée au pavé, après cet Italien qui proposait à la vente, dès 1961, ses propres excréments dans des boîtes de conserve... Voici, donc le cas, certes plus mesuré, de cet Alenconnais (on a fait exprès d'omettre la cédille...) qui décide, tel Siméon le Stylite, de vivre percher en haut d'un mât sur le littoral breton, vigie inutile qui n'amusera que provisoirement les militaires professionnels de la sécurité civile et maritime !

http://www.bfmtv.com/international/moscou-un-russe-se-cloue-testicules-place-rouge-645086.html

http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/26/oeuvres-art-caca-artistes-osent-tout-excrements_n_3163548.html

Le cycle arthurien revisité à partir d'un étron canin...

 

Mais quand on voit le CV dudit "artiste", cela prête à rire ou à pleurer !

En poussant cette logique scabreuse jusqu'à son terme, c'est à dire le décès de l'artiste, un suicide réussi peut être élevé au rang des Beaux arts et être considéré comme une performance artistique, à l'instar de ces deux jeunes femmes, malheureuses artistes qui s'ignoraient, qui se sont récemment jetées du haut du Pont de Normandie pour certainement fêter le 20ème anniversaire de la construction de cet emblématique ouvrage !

http://www.ouest-france.fr/suicide-au-pont-de-normandie-la-femme-est-decedee-3428048

http://www.lepaysdauge.fr/2015/06/14/nouveau-suicide-au-pont-de-normandie/

 

(source: Ouest-France 17/07/15)

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Commentaires et questions de Florestan:

Au cas où cet Alenconnais ne souhaiterait pas être définitivement enterré vivant, soyons raisonnables ! voici de notre part, deux suggestions de performances artistiques "temporaines" que nous lui proposons:

  • Suivre, en le parcourant à genoux, le tracé de la limite orientale de la zone de diffusion de Ouest-France, du littoral vendéen et la plaine de Bressuire jusqu'à ... Honfleur !
  • Organiser une conférence de géographie utopique sur la future capitale régionale de Normandie, sur le territoire de cette commune augeronne désormais au "barycentre" de la Normandie réunifiée... Nu et perché dans un... pommier !

Pas sûr que cette dernière suggestion de "perfomance" puisse intéresser nos amis du collectif des Quinze géographes universitaires normands !

Autrefois, un artiste était célèbre parce qu'il faisait une oeuvre. Aujourd'hui, il fait une oeuvre pour devenir célèbre... à n'importe quel prix ! Le Christ ne s'était pas laissé cruellement crucifier il y a deux mille ans pour devenir un sujet de retable ! Hamlet a bien raison: il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark !

Questions (à la veille de la fusion des deux FRAC normands):

  • Combien d'oeuvres aussi débiles qu'inutiles d'art "temporain" peuvent traîner dans les deux FRAC (Fond régional d'art contemporain) que la Normandie a l'insigne privilège d'entretenir?
  • Quels sont les critères de la politique d'acquisition?
  • La Normandie fait-elle partie des critères officiels de sélection?
  • Combien certaines de ces conneries con-temporaines peuvent-elles coûter au con-tribuable?
  • Les artistes Normands vivant et travaillant dans notre région sont-ils bien représentés?

 

A vous aussi d'en juger par vous-mêmes grâce aux deux liens suivants:

  • L'intégralité de la collection du FRAC de Basse-Normandie peut être visionnée en ligne:

http://frac-bn.videomuseum.fr/Navigart/index.php?db=webbn&qs=1

  • L'intégralité de la collection du FRAC de Haute-Normandie est de même visible sous le lien suivant:

http://navigart.fr/frachn/#/

Quant aux conséquences de la réforme territoriale sur les FRAC, c'est pour l'instant le vrai casse-tête !

http://www.exponaute.com/magazine/2014/06/03/reforme-des-regions-frac-micmac/

Les deux FRAC normands devraient fusionner en toute logique et soutenir plus qu'ils ne l'ont fait la création artistique contemporaine normande !

http://www.cotecaen.fr/31689/quel-avenir-pour-les-institutions-culturelles-de-basse-normandie/comment-page-1/#comment-6628

Caen Quel avenir pour les institutions culturelles de Basse-Normandie ? (11/12/14)

Déménagement reporté du Frac dans le quartier Lorge à Caen, fermeture du Wharf à Hérouville, baisse de subventions... la culture est-elle en danger en Basse-Normandie ?

Il y a quelques semaines, Rudy Ricciotti était à Caen. L’architecte venait présenter son projet pour le site de l’ancienne caserne Martin. Aussi en charge du futur Frac (Fonds régional d’art contemporain) dans le quartier Lorge, il le disait abandonné, et même “torpillé” notamment en raison d’un coût de fonctionnement trop important, “il est passé de 600 000 euros à 1,3 million”. Une plus grande surface impliquant davantage de personnels.

Le projet de déménagement du Frac abandonné ?

Réponse de Pascale Cauchy, présidente du Frac et conseillère régionale en charge de la culture. “Non la Région veut réaliser le Frac dans le quartier Lorge.” Actuellement, les réflexions du Conseil régional portent sur la reconfiguration du projet. “Il comprend une première phase et une deuxième phase conditionnelle à moyen terme.”

Plus petit que les 2400 m2 d’abord envisagés pour un montant de 10 millions d’euros, le Frac serait tout de même moins à l’étroit que rue Vaubenard son site actuel. Et le nouveau projet permettrait de répondre à “un impératif de déménagement”, sans exploser les coûts de fonctionnement. Le Frac possède un millier d’oeuvres, organise des expositions, doit avoir des réserves et pouvoir accueillir du public.

Les discussions entre l’architecte et la Région autour du projet reconfiguré se poursuivent. Si Rudy Ricciotti ne tarde pas à répondre, les travaux pourraient démarrer à l’automne 2015, c’est le souhait de la Région.

Fermeture du Wharf : c’est définitif ?

La Région discute aussi d’un partenariat avec la Ville d’Hérouville, pour utiliser l’espace vide laissé par la fermeture du Wharf. Le Centre d’art contemporain de Basse-Normandie est installé dans l’enceinte du Théâtre d’Hérouville depuis sa création, en 1990, à l’initiative de la Comédie de Caen et de la Ville. Selon Pascal Cauchy, la Région aurait encore versé cette année une subvention de 60 000 euros pour faire fonctionner le Wharf. “Oui l’art contemporain est vraiment soutenu par la Région.” Mais la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) “s’est désengagée”. Une décision “collective” a été prise de dissoudre l’association qui gère le Centre d’art contemporain de Basse-Normandie.

Normandie réunifiée : quelle place pour la culture en Basse-Normandie ?

Dans le cadre de la fusion des deux Normandie, à partir de 2015, les Régions vont réfléchir à “comment harmoniser le budget commun” pour une application au 1er janvier 2016. “Cela ne nous empêchera pas de mettre en avant nos points forts comme les cinq Relais culturels créés en Basse-Normandie et permettant une équité territoriale et une proximité culturelle.” Dans le cadre de ces Relais culturels consacrés à la danse, la lecture publique, les arts plastiques, le spectacle vivant, par exemple, la Région finance le temps de travail rémunéré des intervenants. “En Basse-Normandie, nous avons un souci d’équité territoriale et nous sommes très forts donc nous ne devons pas le perdre.”

Quid des Arts florissants, soutenus depuis 25 ans, et que la municipalité de Caen arrête de subventionner ? “La Région a diminué la subvention de 15 000 euros. En 2016, nous ne savons pas encore ce qui sera décidé.”

Des rumeurs…

La réunification de la Normandie fait courir beaucoup de rumeurs, probablement générées par des craintes de voir disparaître une identité et des financements. Parmi ces rumeurs, celle d’une direction commune du Centre dramatique national de Haute-Normandie et de celui de Basse-Normandie. L’annonce du départ de Jean Lambert-wild ayant été plus vite que celle de l’arrivée de Marcial Di Fonzo Bo. Rumeur donc infondée (pour l’instant) puisque ce dernier a été nommé, cette semaine. Autre rumeur, celle du non-remplacement de Patrick Ramade à la tête du musée des Beaux-Arts de Caen. Infondée encore puisque Emmanuelle Delapierre vient d’être nommée.

Dans leur tribune signée au lendemain du vote de la loi entérinant la création d’une grande Normandie, les présidents de Basse et Haute-Normandie affirment que “Caen ne manque pas d’atouts notamment en tant que pôle tertiaire, d’éducation et de culture, d’enseignement supérieur et de recherche.” Reste maintenant à bien répartir le budget commun pour que Caen ne perde pas ses atouts et faire définitivement taire les rumeurs.