A quelques semaines de prochaines élections régionales normandes particulièrement importantes car il s'agit de préparer le retour historique à l'unité régionale, il est judicieux de faire le bilan critique de l'action publique régionale menée par les conseils régionaux normands et leurs majorités politiques sortantes...

L'Union pour la Région Normande (URN) proche de "Les Républicains", nous a envoyé le rapport critique suivant concernant le bilan régional des années LEVERN; DURON; BEAUVAIS et MAYER-ROSSIGNOL en Normandie...

Contrairement au bilan des quinze années d'un Alain LE VERN (1998 / 2013) à la tête de la région Haute-Normandie tout en étant furieusement opposé à l'unité normande au point de saboter toute possibilité d'approfondir les coopérations interrégionales normandes avec la Basse-Normandie, il faudrait nuancer positivement un bilan critique des années Philippe DURON/ Laurent BEAUVAIS (2004/2015) qui ont toujours été favorables au beau projet d'unité normande: or, précisément, c'est peut-être sur ce point que l'on pourrait trouver le sujet de critique le plus important mais aussi le plus stimulant pour notre réflexion normande.

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A lire ci-dessous:


 

    DURON-BEAUVAIS - LE  VERN- MAYER-ROSSIGNOL :

    LE  BILAN  NORMAND

                                                _____________                                                

                                          

 

       Dans le cadre de qu'il faut bien appeler la pré-campagne des élections régionales de la fin 2015 qui auront lieu dans le contexte d'une grande Normandie, les socialistes et notamment MM. Beauvais et Mayer Rossignol relayés par le Ministre de l'Intérieur Cazeneuve ont déjà commencé à développer sur la question normande (et notamment la réunification ) un « argumentaire » parsemé de contre-vérités qu'il importe de relever dès maintenant.  Quand on connaît le véritable bilan de la gauche régionale (au pouvoir depuis 2004 en Basse Normandie et depuis 1998 en Haute Normandie ) sur la question de la réunification normande et plus généralement des relations entre les deux régions normandes  il n'est pas exagéré d'accoler à cet « argumentaire » le terme d'imposture.

    Quels « arguments » sont-ils avancés par la gauche et plus précisément les socialistes concernant ces questions ?

 

–       1/ la réunification de la Normandie est l'oeuvre de la gauche 

 

–       2/ la droite s'est opposée dans le passé et par son vote au Parlement en 2014 à cette réunification

 

–       3/ depuis 2004 les deux exécutifs P.S au pouvoir en  Haute et en Basse Normandie ont mis en œuvre  une intense politique de coopérations  entre les deux régions

 

 

   1 - La gauche  artisan de la réunification normande ?

  

         Depuis 1998 la gauche détient la présidence du Conseil Régional de Haute Normandie (Le Vern -Mayer Rossignol) et depuis 2004 celle du Conseil Régional de Basse Normandie (Duron -Beauvais). Depuis 2004, donc, les deux Conseils régionaux normands sont aux mains de la Gauche. Une possibilité légale de réaliser la réunification normande s'offrait à celle-ci. En effet une disposition du Code Général des Collectivités Territoriales (C.G.C.T article L .4123 ) prévoit que «  Deux ou plusieurs régions peuvent demander à se regrouper en une seule par délibération concordante des conseils régionaux intéressés »

    Si la gauche qui détenait les deux Conseils régionaux l'avait voulu  la réunification de la Normandie aurait donc pu être réalisée dès 2004 en se saisissant de cette disposition du C.G.C.T. Comme on le sait il  n'en a rien été.

Circonstance aggravante : à la demande des deux Conseils régionaux un Rapport a été rédigé en 2008 par un Cabinet privé (EDATER) spécialisé dans l'évaluation des politiques publiques. Ce Rapport de plus de 200 pages « Evaluation des effets d'une fusion des régions de haute et de Basse Normandie » faisait ressortir l'intérêt majeur qu'aurait représenté une fusion des deux régions normandes pour celles-ci.

Malgré cela, MM. Le Vern, Duron et Beauvais tinrent pour nulles et non avenues les conclusions de ce rapport et maintinrent l'existence de deux régions normandes séparées. Dans la même logique de maintien de la division normande les trois présidents socialistes refusèrent la mise en oeuvre d'une réunification  de la Normandie préconisée à plusieurs reprises et publiquement sous le quinquennat précédent par Nicolas Sarkozy ainsi que la recommandation allant dans le même sens contenu dans le Rapport Balladur sur la réforme des Collectivités locales (2009).

MM. Le Vern, Duron et Beauvais « justifièrent » alors leur refus d'une grande Normandie par le fait qu'ils ne voulaient pas se voir dicter par l'Etat la mise en œuvre  d'une telle perspective.

  Ainsi cela est parfaitement clair : détenant le pouvoir dans les deux régions normandes depuis plus de dix ans les socialistes normands se sont obstinément et constamment opposés à la réunification de la Normandie.

  S'abstenant et pour cause de rappeler ces faits qui sont irréfutables les socialistes normands tentent d'accréditer l'idée que  la réunification normande est l'oeuvre volontaire de l'actuel gouvernement et de lui seul. Là encore les faits démentent cette version « arrangée » de l'Histoire :

 

–       En 2012 lors de la campagne des élections présidentielles   parmi les 60 engagements pris par le Candidat Hollande figurait l'engagement 54 annonçant « une nouvelle étape de la décentralisation »  dans laquelle n'est mentionnée aucune éventualité de redécoupage régional. La loi de Décentralisation préparée par la Ministre Lebranchu en 2012 et 2013 n'y fait pas davantage référence. C'est la Commission européenne qui, en 2013 et 2014 a « suggéré » a plusieurs reprises  et de manière impérative et explicite à la France de mettre rapidement en place des réformes structurelles et notamment une réforme des collectivités locales qui est véritablement à l'origine du redécoupage régional.

La dernière de ces « recommandations » de Bruxelles formulée le 2 juin 2014 intimait à la France d'avoir à « éliminer les doublons administratifs et de faciliter les fusions de collectivités ». On voit ainsi que c'est contraint et forcé que le Gouvernement Valls a du mettre en place la nouvelle carte régionale.

–       Quant à l'affirmation selon laquelle la gauche au  parlement aurait seule voté en faveur de la  réunification normande il s'agit là d'un autre mensonge propagé par les Socialistes. En effet les votes favorables au redécoupage régional (incluant la réunification normande ) à l'Assemblée nationale et au Sénat n'ont différé que sur le nombre de régions concernées par ce redécoupage , l'Assemblée nationale (majoritairement à gauche) ayant voté pour une nouvelle carte régionale à 13 régions, tandis que le Sénat (majoritairement à droite ) votait pour une carte à 15 régions comprenant une seule Normandie .

    

      2- La Droite opposée à la réunification normande ?

 

        Contrairement au P.S, sur la question de la réunification normande, la droite avec le centre est en droit de prétendre à une antériorité indiscutable de position favorable sur le sujet :

    ----> en 2000 – Dépôt d'une proposition de loi au Sénat et à l'Assemblée nationale en faveur de la réunification normande par des Sénateurs et Députés RPR et UDF

   ----> en 2000- Création d'une « Association pour la réunification de la Normandie » par un groupe d'Elus RPR et UDF

   ----> en 2008 – Création de la Commission Balladur par Nicolas Sarkozy

  Cette commission préconise les fusions de régions et notamment la réunification de la Normandie – Les conclusions de la commission ont été combattues par le PS.

    ----> en 2008 et 2009 – à plusieurs reprises et publiquement le Président de la République Nicolas Sarkozy préconise la réunification normande qualifiant d'« absurde » l'existence de deux régions normandes séparées. Comme cela a  été indiqué précédemment la proposition de  Nicolas Sarkozy est rejetée par Mr Le Vern et Beauvais qui affirment leur volonté de ne pas se voir imposer une décision de l'Etat.

     ----> en 2010 à l'occasion de la campagne des élections régionales, le 12 janvier, lors d'une conférence de Presse commune à Honfleur, Jean -François Le Grand et Bruno Le Maire têtes de liste de la Droite et du Centre en Basse et en Haute Normandie prennent l'engagement solennel de réaliser l'unification normande avant 2014 s'ils sont élus. Aucune autre liste ne prend un tel engagement notamment les deux listes PS  conduites par MM. Beauvais et Le Vern.

----> en 2014 la droite et le centre votent au Sénat en faveur de la carte régionale à  15 régions incluant la réunification normande. Les Sénateurs de gauche (Socialistes notamment) refusent de la voter alors que de l'avis général cette carte à 15 régions était reconnue comme la plus pertinente.

 

   3- Depuis  2004 des coopérations interrégionales fortes entre la Haute et  la  Basse Normandie ?

    A défaut de réaliser une réunification normande dont finalement ils ne voulaient pas  MM. Le Vern, Mayer-Rossignol, Duron et Beauvais ont-ils pratiqué une politique de coopérations fortes entre les deux régions normandes qui aurait pu constituer une sorte de pis- aller ou de substitut même imparfait à la perspective d'une réunification ? Là encore la réponse est totalement négative. Cette absence de coopérations entre les deux régions normandes depuis 2004 a été dissimulée par une pure politique de communication qui tentait de prouver le contraire par des annonces non suivies d'effet. Pour illustrer la duplicité  du P.S. dans ce domaine  il n'est pas inutile de revenir quelques années en arrière:

       2004 Les élections régionales amènent l'arrivée de Philippe Duron du Conseil Régional de Basse-Normandie (Alain Le Vern étant lui-même Président du Conseil régional de Haute-Normandie depuis 1998 ). Quelques semaines après leur installation les deux présidents se rencontrent à Touques (Calvados) le 18 mai. A l'occasion d'une prestation très médiatisée ils annoncent le lancement d'un programme très important de coopérations entre la Basse-Normandie et la Haute Normandie. D'autres rencontres de ce type tout autant médiatisées vont se succéder en 2005 et 2006 à Caen et à Rouen . Des nombreuses annonces faites au cours de ces rencontres aucune n'a été suivie de la moindre réalisation. Citons en quelques unes :

     Décembre 2005: MM. Duron et Le Vern annoncent le lancement d'une concertation afin « d'harmoniser » les schémas d'aménagement des deux régions normandes non suivie d'effet.

      Début 2006 de nombreuses « annonces-bidon » se succèdent : en mars au Havre lancement d'une "politique commune portuaire" dont on cherche 9 ans après à en mesurer les effets. Annonce de la mise en place prochaine d'un « Etablissement public d'entente interrégionale » (E.P.E.I) qui est en quelque sorte à la région ce que la Communauté de Communes est à la Commune unissant Haute et Basse Normandie.

Pour montrer que les deux présidents s'engageaient dans le concret sur ce sujet  M. Duron précise même à cette occasion s'être mis d'accord avec M. Le Vern sur le principe d'une « présidence tournante » de l'EPEI normand (Ouest-France- mars 2006 ). Bien entendu cette structure ne verra jamais le jour.

Toujours au mois de mars 2006 les deux présidents indiquent que la préparation des contrats de plan 2007-2013 se fera dans la concertation entre eux et avec un tronc commun aux deux CPER : là encore il n'en sera rien!

On pourrait citer d'autres exemples de cette politique de la poudre aux yeux ne comportant aucun contenu concret. Elle sera poursuivie à partir de 2008 par MM. Le Vern et Beauvais successeur de M. Duron à la tête du Conseil régional de Basse Normandie. S'ignorant mutuellement  pendant de longs mois les deux présidents se découvrent peu avant le débat public sur la Ligne nouvelle Paris- Normandie si proches l'un de l'autre qu'il tiennent une conférence de presse commune à Rouen le 7 septembre 2011 destinée à afficher le « renforcement » (sic) de leurs "coopérations" (sic) .

Comme précédemment aucun contenu ne suivra les annonces : le « Cahier d'acteur » qui devait être rédigé en commun dans le cadre du Débat public LNPN ne verra jamais le jour, la Haute Normandie pour sa part préférant le rédiger avec … l'Ile de France. L' « ambition partagée » affichée le 7 septembre concernant l'éolien marine qui devait déboucher sur des projets communs aux deux régions normandes ne débouchera sur aucune suite concrète chaque région jouant sa partition en solo.

  On pourrait multiplier les exemples qui montrent que depuis 2004 MM. Le Vern, Duron, Beauvais et Mayer-Rossignol non seulement n'ont pas fait avancer le dossier de la réunification de la Normandie mais se sont opposés dans les faits à une politique de coopération entre Haute et Basse Normandie qui, répétons le, aurait pu constituer un substitut même imparfait à un regroupement des deux régions normandes et  constituer une étape vers celui-ci.

 4 – Coopérations déséquilibrées au détriment de la Normandie avec les régions périphériques

    Parallèlement à cette absence de coopérations inter-normandes  depuis 2004 les présidents socialistes  de Basse et de Haute Normandie ont engagé des « partenariats » avec les régions périphériques à la Normandie (Bretagne- Pays de Loire pour la Basse-Normandie; Picardie -Ile de France pour la Haute Normandie ).

Du fait du déséquilibre entre les régions impliquées, ces « partenariats » ont abouti systématiquement à un inévitable déséquilibre concernant les retombées positives de ceux-ci au détriment des régions normandes.

Un exemple illustrant particulièrement les résultats d'une telle configuration est l'intégration de la Basse-Normandie dans le Pôle de Compétitivité breton « Pôle Mer Bretagne » décidé par M. Beauvais en 2010.

Cinq ans après, cette intégration baptisée d'« association » par celui-ci se révèle être un véritable marché de dupes au détriment de la Basse Normandie concernant les retombées de ce pôle.

De même l'acceptation par MM. Mayer-Rossignol  et Beauvais du dispositif de gouvernance de l'Axe Seine décidé par le Gouvernement  le 23 avril 2013 sous la forme d'une Délégation interministérielle à la Vallée de Seine  placée sous l'autorité directe du Premier ministre et visant à organiser les coopérations interrégionales en Vallée de Seine dans le cadre du Grand-Paris constitue, de par certains de ses objectifs, une grave  menace pour les intérêts des deux régions normandes. On pourrait citer d'autres exemples de « partenariats » interrégionaux décidés ou acceptés par les présidents successifs des deux régions normandes depuis 2004 lésant gravement les intérêts de celles-ci.

   CONCLUSION

     Adversaires résolus de l'unification normande jusqu'en 2013, opposés aux coopérations entre la Basse et la Haute Normandie, initiateurs de soi-disant « partenariats » lourdement préjudiciables aux intérêts normands avec les régions périphériques à la Normandie les Socialistes sont les derniers à pouvoir s'ériger en donneurs de leçons quant à l'émergence de la nouvelle région normande et à la défense de ses intérêts.

     Union  pour la Région Normande – Caen – 02 33 54 52 80 / 06 32 24 41 71

                                      www.union-region-normande.com


 

Commentaires sévères pour tout le monde... de Florestan:

On sera d'accord avec le qualificatif d'imposture utilisé ici tant l'opposition rabique de Monsieur Le Vern à toute action pouvant favoriser l'unité normande était forte, sachant que ses collègues socialistes bas-normands étaient demandeurs pour des coopérations inter-normandes approfondies: les Fabiusiens normands sont donc les premiers responsables du sabotage d'une belle idée, à savoir celle d'un "socialisme" territorial normand débouchant sur une unité solidaire.

On sera même plus sévère que l'Union pour la Région Normande quant à certains points présentés ici... Deux exemples:

La chronique de la préparation et de la publication du rapport EDATER en 2008 est une consternante ressucée de l'histoire de l'arroseur arrosé. Le rapport qui devait techniquement enterrer définitivement l'idée de réunification la valide totalement. Désemparé, Alain Le Vern a même caviardé en négatif le texte du rapport et s'est opposé à sa réception publique au point que c'est Laurent Fabius lui-même qui en imposera la publication en avril 2008... après les élections municipales !

L'échec de la tentative de Laurent Beauvais d'expérimenter avec la Haute-Normandie le co-pilotage en direct des fonds européens est une histoire humainement lamentable ! Nous n'en dirons pas davantage !

On rajoutera aussi, sur le sujet du déséquilibre territorial que la transformation de la trop petite région "Haute-Normandie" en super-département commencée en 2005 avec l'accord "276" pour ne plus faire de la coopération structurelle normande avec la Basse-Normandie une urgence a été une grave erreur, notamment vis-à-vis de la puissante région parisienne et tout particulièrement sur le dossier brûlant du ferroviaire: la Haute-Normandie banlieue de la banlieue ferroviaire parisienne, c'était, en effet un sacré risque pris par le soit-disant prudent et sage Alain Le Vern !

Pour finir, on pourrait rappeler que Monsieur Mayer-Rossignol lui-même n'était pas un chaud partisan de l'unité normande jusqu'à la fin du printemps 2014, préférant les pommes de terre picardes aux pommes normandes: mais on a le droit de changer intelligemment d'avis et c'est tant mieux !

En revanche, contrairement à nos amis de l'URN, nous ne donnerons pas un blanc-seing d'unité normande pour autant à la droite normande qui dans un passé pas si lointain était tout aussi frontalement opposée à l'unité normande que la gauche prétextant du noeud gordien de la capitale régionale pour déclarer l'unité impossible.

Que l'on se souvienne de l'opposition à l'unité normande d'un autre breton incrusté chez nous, un certain René Garrec président de la région Basse-Normandie de 1986 à 2004 même si sur la fin, ledit Garrec avait fini par comprendre que l'intégration de la Basse-Normandie à un Grand Ouest ligéro-breton était mortifère.

Inutile aussi de revenir plus longuement sur le match stérile D'Ornano/ Lecanuet sur fond de clochemerle Caenno-rouennais même s'ils n'ont pas été directement les responsables techniques de la division normande que l'on trouvera plutôt en la personne du très borné et très BAS normand Léon Jozeau-Marigné (1909- 2003), ancien président du conseil général de la Manche et, à partir de 1974, président de l'Etablissement Public Régional de Basse-Normandie crée en 1972 qui s'est opposé avec la dernière énergie à toute idée de faire une région normande unie avec les départements de l'Eure et de la Seine Maritime...

Que l'on se souvienne d'une autre réunion de Honfleur, le 2 juin 1975, pathétique celle-là, où le sort de la division normande fut définitivement scellé malgré la bonne volonté en faveur de l'unité normande affichée par les deux grands barons d'alors (D'Ornano et Lecanuet) à cause d'un Jozeau-Marigné intraitable laissant un Gustave Héon, sénateur-maire et président du conseil général de l'Eure toute à sa colère normande au point que le fonctionnement du tout nouveau Etablissement Public Régional de Haute Normandie en sera durablement perturbé jusqu'à l'arrivée d'un... certain Laurent Fabius à sa présidence en 1981 !

A tout seigneur tout honneur, rendons ici hommage à Antoine Rufenacht qui, dans les années 1980, créa la première association en faveur de l'unité normande mais qui, las de tant de mauvaise volonté de la part de ses amis de droite, leur imposa en 2009 le coup de force d'un Grand Paris Maritime déboulant jusqu'au Havre...

Plus récemment, on peut s'interroger sur la fibre normande d'un Bruno LEMAIRE, officiellement conseiller régional d'un groupe politique exigeant l'unité normande mais trop trop souvent absentéiste du conseil régional où il a été officiellement élu: il préfère d'ailleurs courir les ors de la république à Paris plutôt que de s'investir pleinement pour la Normandie !

Même remarque pour un certain Hervé MORIN avec une belle ellipse dans sa narration normande entre son serment d'Epaignes de 2006 dont peu se souviennent et sa candidature actuelle aux régionales de 2015 !

A noter aussi, et c'est un oubli partisan de nos amis de l'URN, que les Radicaux de Gauche Normands emmenés par MM. Tourret et Martin avaient participé eux aussi à la création de l'Association pour la réunification normande lancée par Hervé Morin en 2000.

On aura aussi quelques doutes sur la sincérité normande d'une Françoise Guégot, tête de liste "Les Républicains" en Seine-Maritime qui défend autant l'unité normande qu'un Grand Paris tendu jusqu'au Havre via l'Axe Seine...

Raison de plus de saluer le courage solitaire d'Edouard Philippe, le député-maire LR du Havre qui a voté OUI à la réunification normande lorsqu'elle s'est enfin présentée aux suffrages de la représentation nationale en novembre 2014... Hervé Morin préférant s'abstenir !

Les nouveaux convertis comme les ouvriers de la 25ème heure sont donc nombreux dans chaque camp !

La boucle est donc bouclée et en matière de réunification normande depuis 40 ans, le match entre la gauche et la droite est NUL...

TOTALEMENT NUL !!!