Nous vous avions relaté ici qu'il était semble-t-il possible de faire de l'andouille de Vire avec du porc allemand et de la crème d'Isigny avec du lait ... belge:

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les éleveurs normands bloquant le pont de Normandie ont su éviter cette infamie culinaire et gastronomique alors que deux fabricants bénéficiant du logo "Gourmandie" pour conduire le citoyen consomm'acteur normand dans les dédales de la grande distribution étaient pris en flagrant délit de... blasphème ! Ni plus ni moins !

Rebelotte ces jours-ci sur le port du Havre pour faire un travail que les douaniers n'ont visiblement plus trop le temps ni les moyens de faire: protéger l'authenticité et la qualité de la "Gourmandie" et partant, le revenu de nos exploitants agricoles !

Sur la zone portuaire du Havre, les agriculteurs en colère inspectent camions et entrepôts

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/3738306/newsletters/sur-la-zone-portuaire-du-havre-les-agriculteurs-en-colere-inspectent-camions-et-entrepots#.Vbo0ZvmD3v0

De la poudre de lait d'Amérique du Nord pour faire du yaourt... breton ! Grand merci à nos agriculteurs normands qui donnent ainsi un coup de main à leurs collègues de Bretagne tout en affichant les couleurs normandes !

BRAVO LES GARS !!!

Le pont de Normandie n’aura finalement été, hier matin, qu’un point de rendez-vous pour les 250 agriculteurs venus de Seine-Maritime, de l’Eure, de l’Orne et du Calvados. Plutôt que de bloquer de nouveau le franchissement de la Seine, les exploitants se sont répartis dans trois bennes de tracteurs pour aller inspecter des camions frigorifiques, des entrepôts de stockage et le point d’inspection communautaire, sur la zone portuaire du Havre.

«Le Foll (ministre de l’Agriculture) ne veut pas nous donner les noms des mauvais élèves, ceux qui importent massivement de l’étranger alors qu’ils sous-payent les agriculteurs français... Et bien, on va se la faire nous-même cette liste», indique Charles Vimbert, secrétaire des Jeunes Agriculteurs 76.

Une soixantaine d’éleveurs s’est ainsi rendue devant l’entreprise Cap Gel qui a fini par leur ouvrir ses portes. La température de -25 °C dans les entrepôts n’a pas arrêté les agriculteurs qui ont tenu à scruter chaque étiquette de lot, ce qui ne s’est pas révélé chose aisée en raison du froid, certes, mais surtout du codage en vigueur. Très vite, les manifestants se sont regroupés devant le Poste d’inspection frontalier/Point d’entrée communautaire. C’est ici que les services d’inspection vétérinaire et phytosanitaire vérifient que tous les produits d’origine animale sont conformes à la législation européenne.

«On a trouvé de la poudre de lait!», lance un agriculteur en pointant un camion en attente. Tous se rassemblent et ouvrent le conteneur. «Voilà des sacs de poudre de lait venue d’Amérique du Nord pour Lactalis, qui est toujours le dernier à vouloir payer les éleveurs, et qui était destinée à la Bretagne pour faire des produits alimentaires. On a aussi trouvé du mouton Néo-zélandais et de la viande sud-américaineetdu poulet polonais», confie Guillaume Burel, président des Jeunes Agriculteurs de Seine-Maritime.

Mais pas question, cette fois-ci, de jeter la viande. Les agriculteurs se contentent de noter et photographier les preuves. En revanche, les sacs de poudre ont vite été déchargés et éventrés.

«Grâce aux étiquetages, nous avons identifié les transformateurs qui nejouent pas le jeu. Nos prochaines actions seront pour eux. Et nous maintenons la pression tout comme l’information auprès des consommateurs», indique Julien Marre, membre du bureau national des Jeunes Agriculteurs.

M.-A. M.