Ferait-il politiquement plus frais en Bretagne qu'en Normandie désormais? Le soleil réunificateur éclaire enfin l'avenir et réchauffe les consciences normandes voire, parfois, les échauffe ! On a donc enlevé le Haut et le Bas. Tandis qu'en Bretagne, on a tendance plutôt à les remettre pour s'y emmitoufler et passer le reste de l'année au chaud... faute de réunification bretonne en vue, notamment du côté de l'Ile et Vilaine département qui se cherche une identité propre sinon concurrente au sein de la Bretagne: l'appelation de "Haute Bretagne" correspondant grosso modo aux actuels départements d'Ile et Vilaine et de Loire Atlantique et à l'aire culturelle de la Bretagne Gallo (par opposition à la Basse-Bretagne bretonnante), et provient de la géographie française vue depuis la centralité parisienne.

Toutes les grandes provinces françaises furent divisées en Haut et Bas, le Haut étant plus près de Paris que le Bas: cela vaut pour quelques mois encore pour la Normandie comme cela a prévalu pour le Maine, le Languedoc, la Bourgogne, le Poitou et donc, la Bretagne... Sur ce zonage de la plus ou moins grande distance vis-à-vis de Paris, le pouvoir central a imposé sa carte administrative notamment pour mieux faire rentrer les impôts en maillant ainsi le territoire: raison de plus pour se débarrasser des Haut et des Bas !

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Un lecteur de l'Etoile de Normandie nous a envoyé ce cliché ci-dessus pris à Dinan.